40 km/h? Pourquoi pas?

À partir du 30 décembre, aujourd’hui, cinq arrondissements de la ville de Montréal, Lachine, Saint-Laurent, Ville-Marie (deux secteurs seulement), Pierrefonds-Roxboro, Rosemont-La Petite-Patrie, changent la limite de vitesse sur les rues résidentielles. Désormais ce sera 40 km/h partout sauf sur les rues principales.

Évidemment, les automobilistes crient. On dit que la ville ne veut que remplir ses coffres. Que nenni, si vous ne voulez pas contribuer, vous devez seulement lever le pied et rouler à moins de 40 km/h dans les quartiers résidentiels. Si cela peut faire migrer la circulation de transit vers les artères principales, ce sera un avantage pour les quartiers résidentiels aussi.

Ils ne sont pas fait pour la vitesse. Des enfants, des personnes âgés, des piétons de tous âges, des cyclistes. Il est temps d’en faire des lieux de vie sécuritaires, pas des pistes de course.

D’ailleurs, lorsqu’on suit les débats des conseils municipaux, on note que de nombreuses plaintes des résidents concernent la vitesse des voitures dans leur quartier. Tout le monde doit donc être heureux de la baisse de la limite de vitesse, non ? Chacun se plaint de la vitesse de l’autre mais appuie sur le champignon quand il n’est pas chez lui.

Aussi, autre point souvent mentionné par les policiers. Lorsqu’ils font des contrôles de vitesse, ils vont souvent arrêter des gens qui habitent le quartier.

Pourtant, la baisse de la vitesse de 10 km/h augmente grandement la sécurité selon les statistiques. Un avantage énorme. Si c’est pour sauver la vie d’un seul enfant, d’une seule personne, tant mieux.

Il est temps que les rues ne soient plus à l’usage exclusif de la reine voiture. Les automobilistes doivent apprendre à partager et à respecter les autres usagers. Les villes doivent être plus humaines, moins branché voiture. On devrait en profiter pour mettre en place un code de la rue pour dépoussiérer le code de la route, trop fait seulement pour les automobilistes.

Les policiers ont désormais un nouvel outil pour forcer les automobilistes à ralentir. Je n’hésiterai jamais à les appeler lorsque certains prennent ma rue pour une piste de course, surtout en été.

Que faire de ses vieux vêtements?

La fin de l’année est l’occasion de faire le ménage comme je le soulignais dans ce billet. Mais on se demande toujours que faire de nos vieilles choses. Voici quelques suggestions si vous faites le vide de vos garde-robe.

Si vous avez comme moi, un sac de vêtements trop usés, impossibles à donner, des trucs déchirés, des sous-vêtements, vous pouvez les donner à Certex une compagnie d’économie sociale qui récupère tant les tissus que les vêtements en bon état. Car les tissus se récupèrent aussi. Aucun besoin de mettre votre sac aux poubelles, donnez-lui une seconde vie.

Si vos vêtements sont en bon état, faites-en profiter d’abord vos amis ou alors amenez-les dans les Renaissance qui prennent aussi les objets en bon état. Vous avez aussi le Recyc-fringues que l’on trouve dans certains centres commerciaux. Il existe aussi de nombreux organismes locaux qui ramassent les dons: Petit frère des pauvres, sous-sol d’église, Armée du salut et j’en passe.

Ne mettez plus vos surplus à la poubelle, donnez leur une deuxième vie !

Un cas de SLAPP en France !

Ici au Québec, on appelle ceci des poursuites- bâillons. C’est à dire que des groupes, des organismes, des citoyens sont poursuivis en justice par des compagnies pour que ces groupes se taisent. En gros, il s’agit de les faire taire dans leurs critiques.

L’association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) en a été victime comme plusieurs autres groupes ou citoyens. Éco-société aussi dans le cas du livre Noir Canada. Le gouvernement du Québec a adopté le projet de loi 9 en juin 2009 pour éviter ces poursuites-bâillons.

En France, la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table assigne devant le Tribunal de Grande Instance le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) qui se bat contre les pesticides. L’organisation des JNE (journalistes et écrivains pour l’environnement), dont je suis membre, s’inquiètent de cette poursuite.

Voici leur communiqué:

Attaque contre la diffusion d’informations sur les pesticides : les JNE s’inquiètent

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table, suite à la publication d’analyses de pesticides dans les raisins de table réalisées en novembre 2008. Cette enquête a été menée par cinq ONG, dont le MDRGF pour la France, dans cinq pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont sur le site du MDRGF (http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html).

La Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table a assigné le MDRGF en février dernier devant le TGI de Paris contre la diffusion de cette enquête, jugée tendancieuse et entraînant une mévente du raisin de table, notamment. Elle demande la somme de 500 000 euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur le site Internet du MDRGF. La plainte a été jugée recevable et le MDRGF est assigné le 6 janvier 2010 devant le TGI de Paris.

L’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) s’étonne qu’une association puisse être assignée pour avoir diffusé les résultats d’une enquête qui semble en tous points sérieuse. Mais au delà de ce qui est reproché au MDRGF, les journalistes et écrivains membres des JNE considèrent que cette démarche crée un précédent dans l’atteinte à la liberté d’information dans notre pays.

Elle apporte donc son soutien au MDRGF et à son président, François Veillerette.