La décennie où j’ai perdu mon père et réalisé mes rêves…

Quelle décennie. Je célébrais son arrivée en famille à Montréal avec ma soeur et mon beau-frère sur le Champs de Mars. Pendant que mon père et ma mère nous attendaient chez moi. Mon père était sorti à l’aventure à quelques rues de mon appartement de l’époque pour voir les feux d’artifices qui jaillissaient du Mont-Royal. En arrière de l’hôtel de ville de Montréal, on ne voyait rien, caché par les édifices. Mais tout le monde sortait le champagne, était joyeux et chantait dans le métro. Nous étions en l’an 2000.

J’ai commencé cette décennie avec mon père. Je la termine sans lui alors que la famille s’est enrichie d’un autre membre. Mon neveu s’est joint à nous à la fin de l’année 2000. La vie est ainsi faite. Joies et peines, bonheur et malheur se côtoient et se succèdent. C’est ainsi. Un équilibre. Les bas de la vie nous permettent de goûter et d’apprécier les hauts qu’elle nous envoie. Sinon c’est beige, c’est droit et c’est ennuyant.

Si j’ai vécu la plus grande peine de ma vie durant cette décennie, j’ai aussi vécu de grands bonheurs. Le 25 juin 2003, jour de la mort de mon père, restera marqué dans mon esprit mais rien n’égalera mon année 1998. Année désastreuse sur tous les plans.

Cette décennie a été le témoin de mon envolée professionnelle. Je suis revenue au journalisme, un métier que j’ai toujours voulu pratiquer. Je suis devenue une journaliste indépendante, travailleuse autonome libre de mes contrats (ou presque), de l’organisation de mon temps, de mes choix, de ma vie. Une liberté que je chérie chaque minute, que je savoure. Car je suis une allergique au 9 à 5, intolérante au moindre patron, indépendante totale. Je suis une fille libre qui ne tolère aucun bâton dans ses pattes. J’ai toujours été ainsi. Laissez-moi tranquille, la moindre tentative de contrôle m’enrage, m’exaspère, me fait fuir.

J’ai réalisé l’un de mes rêves à l’aube de mes 40 ans: publier mon premier livre. Ce n’est pas devenu un best-sellers. Je ne suis pas encore devenue riche avec mes livres mais le septième (déjà) est en préparation et, plaisir suprême, je me suis lancée dans la fiction.

Maintenant, tournons les yeux vers l’avenir, vers 2010. Si chaque fin d’année est l’occasion de jeter un coup d’oeil en arrière, il ne faut pas s’attarder. Car l’important est surtout le moment présent.

J’espère continuer ma percée professionnelle en 2010. Continuer à écrire pour une merveilleuse revue comme Coup de Pouce, continuer à faire de la radio comme au 98,5 FM, continuer à écrire pour le web comme Branchez-vous et Workopolis, continuer mes livres, fiction jeunesse et essais écolos, les envoyer en France et dans le monde entier, les faire traduire, les amener plus loin. Continuer à faire des conférences, à courir les salons du livre. Continuer cette folle série de voyages comme en 2009, l’année où j’ai le plus voyagé. Vous avez pu suivre mes péripéties sur ce blogue.

J’aimerais aussi aller plus loin, faire plus de recherche pour des émissions télé ou radio, pour des documentaires, faire des chroniques à la télévision, me lancer dans la vidéo pour le web, apprendre la scénarisation, la réalisation, aller ailleurs, toujours.

Attaquons chaque jour de 2010 comme si c’était le dernier pour vraiment vivre le moment présent sans se laisser engluer par le passé et sans attendre après l’avenir.

Un gros merci à tous les lecteurs et toutes les lectrices de ce blogue. Merci de passer par ici, de laisser votre trace, vos suggestions. Je vous souhaite le bonheur, la santé, la paix et l’amour en quantité illimitée pour 2010. Ne laissez jamais personne vous décourager à ne pas réaliser vos rêves, cela pourrait vous mener très loin. À l’année prochaine !

40 km/h? Pourquoi pas?

À partir du 30 décembre, aujourd’hui, cinq arrondissements de la ville de Montréal, Lachine, Saint-Laurent, Ville-Marie (deux secteurs seulement), Pierrefonds-Roxboro, Rosemont-La Petite-Patrie, changent la limite de vitesse sur les rues résidentielles. Désormais ce sera 40 km/h partout sauf sur les rues principales.

Évidemment, les automobilistes crient. On dit que la ville ne veut que remplir ses coffres. Que nenni, si vous ne voulez pas contribuer, vous devez seulement lever le pied et rouler à moins de 40 km/h dans les quartiers résidentiels. Si cela peut faire migrer la circulation de transit vers les artères principales, ce sera un avantage pour les quartiers résidentiels aussi.

Ils ne sont pas fait pour la vitesse. Des enfants, des personnes âgés, des piétons de tous âges, des cyclistes. Il est temps d’en faire des lieux de vie sécuritaires, pas des pistes de course.

D’ailleurs, lorsqu’on suit les débats des conseils municipaux, on note que de nombreuses plaintes des résidents concernent la vitesse des voitures dans leur quartier. Tout le monde doit donc être heureux de la baisse de la limite de vitesse, non ? Chacun se plaint de la vitesse de l’autre mais appuie sur le champignon quand il n’est pas chez lui.

Aussi, autre point souvent mentionné par les policiers. Lorsqu’ils font des contrôles de vitesse, ils vont souvent arrêter des gens qui habitent le quartier.

Pourtant, la baisse de la vitesse de 10 km/h augmente grandement la sécurité selon les statistiques. Un avantage énorme. Si c’est pour sauver la vie d’un seul enfant, d’une seule personne, tant mieux.

Il est temps que les rues ne soient plus à l’usage exclusif de la reine voiture. Les automobilistes doivent apprendre à partager et à respecter les autres usagers. Les villes doivent être plus humaines, moins branché voiture. On devrait en profiter pour mettre en place un code de la rue pour dépoussiérer le code de la route, trop fait seulement pour les automobilistes.

Les policiers ont désormais un nouvel outil pour forcer les automobilistes à ralentir. Je n’hésiterai jamais à les appeler lorsque certains prennent ma rue pour une piste de course, surtout en été.

Que faire de ses vieux vêtements?

La fin de l’année est l’occasion de faire le ménage comme je le soulignais dans ce billet. Mais on se demande toujours que faire de nos vieilles choses. Voici quelques suggestions si vous faites le vide de vos garde-robe.

Si vous avez comme moi, un sac de vêtements trop usés, impossibles à donner, des trucs déchirés, des sous-vêtements, vous pouvez les donner à Certex une compagnie d’économie sociale qui récupère tant les tissus que les vêtements en bon état. Car les tissus se récupèrent aussi. Aucun besoin de mettre votre sac aux poubelles, donnez-lui une seconde vie.

Si vos vêtements sont en bon état, faites-en profiter d’abord vos amis ou alors amenez-les dans les Renaissance qui prennent aussi les objets en bon état. Vous avez aussi le Recyc-fringues que l’on trouve dans certains centres commerciaux. Il existe aussi de nombreux organismes locaux qui ramassent les dons: Petit frère des pauvres, sous-sol d’église, Armée du salut et j’en passe.

Ne mettez plus vos surplus à la poubelle, donnez leur une deuxième vie !

Un cas de SLAPP en France !

Ici au Québec, on appelle ceci des poursuites- bâillons. C’est à dire que des groupes, des organismes, des citoyens sont poursuivis en justice par des compagnies pour que ces groupes se taisent. En gros, il s’agit de les faire taire dans leurs critiques.

L’association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) en a été victime comme plusieurs autres groupes ou citoyens. Éco-société aussi dans le cas du livre Noir Canada. Le gouvernement du Québec a adopté le projet de loi 9 en juin 2009 pour éviter ces poursuites-bâillons.

En France, la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table assigne devant le Tribunal de Grande Instance le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) qui se bat contre les pesticides. L’organisation des JNE (journalistes et écrivains pour l’environnement), dont je suis membre, s’inquiètent de cette poursuite.

Voici leur communiqué:

Attaque contre la diffusion d’informations sur les pesticides : les JNE s’inquiètent

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table, suite à la publication d’analyses de pesticides dans les raisins de table réalisées en novembre 2008. Cette enquête a été menée par cinq ONG, dont le MDRGF pour la France, dans cinq pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont sur le site du MDRGF (http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html).

La Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table a assigné le MDRGF en février dernier devant le TGI de Paris contre la diffusion de cette enquête, jugée tendancieuse et entraînant une mévente du raisin de table, notamment. Elle demande la somme de 500 000 euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur le site Internet du MDRGF. La plainte a été jugée recevable et le MDRGF est assigné le 6 janvier 2010 devant le TGI de Paris.

L’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) s’étonne qu’une association puisse être assignée pour avoir diffusé les résultats d’une enquête qui semble en tous points sérieuse. Mais au delà de ce qui est reproché au MDRGF, les journalistes et écrivains membres des JNE considèrent que cette démarche crée un précédent dans l’atteinte à la liberté d’information dans notre pays.

Elle apporte donc son soutien au MDRGF et à son président, François Veillerette.

L’homme de l’année aurait dû être une femme !

Le Times a choisi encore une fois un homme comme sa personnalité de l’année. Marie-Claude Lortie en fait sa chronique ce matin. Elle aurait aimé que pour une fois, le Times choisisse une femme. Imaginez-vous que depuis 1927 alors que Charles Lindbergh était choisi le premier Homme de l’année à l’époque, seulement quatre femmes ont eu cet honneur. Trop peu, vraiment trop peu.

Marie-Claude donne donc quelques suggestions dont les survivantes des crimes militaires au Darfour et au Congo. Elle mentionne aussi qu’au Québec, on ne fait pas mieux. Imaginez donc qu’une seule femme se trouve dans le top 10 !!! Il s’agit de Pauline Marois qui se classe derrière Carey Price, le jeune gardien fêtard du Canadien. Un peu ridicule non ??? Que fait Carey Price dans cette liste ? Qu’a-t-il réalisé à part des sorties arrosées dans les bars de Montréal ? Le Canadien n’a même pas été proche de remporter la Coupe Stanley. Je vous le dis R.I.D.I.C.U.L.E.

Tentons de refaire ces listes au féminin pour contrebalancer les nombreux oublis. Je compte sur vous pour combler mes oublis…Ce sera un billet avec ajout car j’oublie des femmes c’est certain…

Au niveau international: Nancy Pelosi, Martine Aubry, Hillary Clinton, Sarah Palin, etc.

Au niveau québécois: Caroline St-Hilaire, première mairesse de Longueuil, Karine Vanasse avec Polytechnique, Louise Harel, India Desjardins, Nathalie Provost, survivante de Poly, Isabelle Hudon, etc.

À vous… aidez-moi….

Bienvenue dans mon nouveau chez moi !!!

Ce blog change tranquillement et progressivement d’adresse et sera dorénavant mis à jour ici. Tout n’est pas prêt encore dans mon nouveau chez moi mais je m’y organise tranquillement. Vous savez dans tous les déménagements, il faut un peu de temps pour replacer les meubles et les objets. Mais l’essentiel y est. Tout mes billets et les commentaires qui s’y rattachent ont été déménagés. Photos aussi. Ne manque que la colonne de gauche, la décoration. Ça vient, ça vient.

En attendant, changez vos signets…

Tentative de changement

Actuellement mon blogue est sur Blogspot. Je tente de migrer vers WordPress. À voir si cela sera possible…

Le supermarché santé Avril


Connaissez-vous le supermarché santé Avril? Il existe physiquement deux magasins; l’un à Longueuil et un autre à Granby. En magasin, on m’a souligné qu’un troisième ouvrirait sur la Rive-sud au quartier Dix-30 ( dommage car je déteste cet endroit où l’on ne peut se rendre sans voiture) bientôt puis un quatrième à Montréal. L’emplacement semble déjà trouvé dans la métropole mais la caissière n’a pas su me dire où. J’espère que ce sera dans Rosemont, sur la promenade Masson mais j’imagine que ce sera sur le Plateau…

Je ne connaissais pas les supermarchés Avril et pourtant j’apprends en lisant cet article de la Voix de l’Est que ce n’est pas vraiment nouveau. C’est un peu le pendant québécois des Whole Foods Market américains dont j’ai déjà parlé lorsque j’étais en Californie. Évidemment, je n’ai pas eu le temps d’étudier ce que vend Avril. Si leurs produits sont bien locaux, bios, plus écolos? Mes amis qui s’y approvisionnent n’en disent que du bien. Je me promets d’y retourner et de regarder attentivement les produits.

Toujours en lisant l’article de la Voix de l’Est, on constate que la philosophie tend vers le respect de l’environnement. Tant dans le bâtiment que dans les opérations des magasins et les produits vendus.

En furetant sur le site, je vois qu’ils vendent aussi sur Internet mais la sélection semble plus restreinte qu’en magasin.

En posant des questions à la caissière, j’ai appris qu’il s’agissait d’un couple d’affaires québécois, Rolland Tanguay et Sylvie Senay qui avait parti cette bannière santé et écolo. Tant mieux.

En lisant une vieille chronique d’Isabelle Huot datant de 2007, j’apprends que le premier Avril a vu le jour le 16 mai 2007 à Granby.

Belle histoire de réussite québécoise qui crée de l’emploi et encourage l’achat local et québécois. Espérons que ça continue…

Il y a 5 ans, le tsunami…Des journalistes québécois étaient sur place…

Il y a 5 ans, plusieurs collègues journalistes sont partis en catastrophe pour couvrir ce drame, le tsunami en Asie. À leur retour, j’ai recueilli leurs témoignages pour écrire mon premier article pour le Trente, la revue des journalistes !

Pour se rappeler ce qu’il s’est passé, voici l’article en question, vous pouvez le lire ici.

Mettez un frein au Boxing Day

Mais quelle est cette folie? On dirait que les commerçants utilisent à outrance la propension des êtres humains à vouloir dépenser à tout prix. La consommation est très psychologique et joue sur nos émotions. Le lendemain de Noël c’est pire que tout.

On nous fait croire que les aubaines seront incroyables et que l’on va économiser des milliers de dollars. N’importe quoi. Vous allez dépenser, pas économiser…

La seule bonne affaire c’est lorsque quelqu’un a besoin d’un objet, comme un réfrigérateur par exemple et que cette personne attend le 26 décembre pour acheter celui choisi qui sera vendu 100 ou 200 $ de moins. Sinon, en avez-vous vraiment besoin? Est-ce que les aubaines sont vraiment des aubaines ?

Hier, j’ai fait un petit exercice sur le web, puisque le boxing day commence le 24 décembre à minuit sur l’Internet maintenant. Pratique, plus besoin de se faire tuer dans la ruée vers les ventes, se faire marcher sur les pieds, se faire écraser par un consommateur en furie. On navigue et on vérifie les prix, on compare, pour se rendre compte que les aubaines ne sont pas si attirantes que ça.

Sur le site de Best Buy, je vois que plusieurs articles sont annoncés en vente pour le Boxing day. Je note que cette pile-boitier supplémentaire pour Iphone dont le prix est de 99,99$. Intéressant. Je vérifie pour m’assurer de l’aubaine sur le site de Apple. Ah ben c’est moins cher 99,95 $. Manqué.

Si je faisais le même exercice pour plusieurs objets, je suis certaine qu’on s’apercevrait que les aubaines ne sont pas des aubaines. On s’apercevrait que les commerçants utilisent aussi le Boxing day pour vider leurs entrepôts et nous refiler leurs vieux trucs…

On annonce de la pluie verglaçante. Restez donc chez vous et vous économiserez vraiment !

Joyeux Noël

Saviez-vous que ces fêtes de Noël augmentent le sentiment de solitude des personnes qui sont seules. L’agence Science presse explique que les psychologues le remarque chaque année. Notre société met tellement l’emphase sur le fait que l’on doive absolument être en famille et se faire bombarder de cadeaux à Noël, que les personnes qui ne « fittent » se sentent encore plus seules.

Noël vient mettre les projecteurs sur leur solitude. Évidemment, certaines personnes décident de leur propre chef de s’isoler et ne pas fêter Noël. Mais de nombreuses autres sont irrémédiablement seules dans la vie.

Que ce soit pour de multiples raisons, disputes, problèmes psychologiques, pauvreté, et bien d’autres, Noël peut s’avérer un désastre. Parfois, on oublie que tout le monde ne vit pas dans une famille heureuse et unie, que les familles sont désunies, éloignées. Les gens célibataires, immigrants sont aussi dans ce cas.

Faire du ménage, de l’air!

L’approche d’une nouvelle année est le moment idéal pour faire le ménage, ouvrir ses placards et faire le vide. Ce que je fais. En suivant les sages conseils du livre de Sophie Legault, Vaincre le désordre, que je conseille à tout le monde.

Outre le fait que Sophie donne des conseils sur comment procéder, son livre a des tableaux de conservation des aliments au frigo, au congélateur et les aliments secs. Très utile. J’ai malheureusement composté des céréales, fines herbes, farine, pois secs qui étaient passés date. J’ai aussi appris une leçon: tout utiliser pour ne pas gaspiller et surtout inscrire sur une étiquette le nom du produit (comment faire la différence entre du son ou de la semoule, du romarin et du thym, de la farine de sarrazin ou de lin) et la date d’achat.

Dans la cuisine, on fait aussi le ménage du frigo, du congélateur puis des autres placards. Il y a toujours des objets que l’on garde, mais que l’on n’utilise peu et parfois pas du tout. Alors on donne. Renaissance les accueillera avec plaisir.

Même chose dans le bureau. Les papiers, les coupures de journaux, les revues seront triés et recyclés, donnés.

Dans la salle de bains aussi, ouste les produits que je n’utilise plus, le maquillage passé date, le vernis séché.

Ensuite on passe aux vêtements, que l’on ne porte plus, qui sont trop petits.

Ce ménage est aussi l’occasion de faire un inventaire au lieu d’acheter sans penser. On retrouve des objets que l’on ne se souvenait plus posséder. On les utilise ou on les donne.

Sans parler du bien-être que procure le ménage, l’espace que l’on récupère. On fait le vide pour repartir sans traîner toute sorte de choses. Car même si ce ne sont que des objets, ils prennent de la place et nous empêche d’avancer. Allez ouste, faisons de l’air !

Attention aux cosmétiques bios !

Les avantages des cosmétiques certifiés biologiques sont pour l’environnement et pour la santé. S’ils sont effectivement sans produits de synthèse, sans produits chimiques. Mais sont-ils plus efficaces pour enlever les rides ? Surement pas.

Un reportage d’Envoyé Spécial diffusé en France en mars dernier et ce soir sur RDI nous apprend que les cosmétiques certifiés biologiques ne contiennent que de 99 à 3 % d’ingrédients biologiques. La majorité en contient environ 10 à 15%. Surprise donc. La seule solution pour éviter les mauvaises surprises pour les consommateurs ? Lire attentivement la liste des ingrédients.

Dans le reportage d’Envoyé Spécial que l’on peut voir sur le site Internet de l’émission phare de France 2, on explique que plusieurs cosmétiques certifiés biologiques renferment des paraben et surtout de l’alcool, un ingrédient qui assèche fortement la peau. Bref, on doit faire attention, même aux certifications comme Écocert et BDIH

On trouve sur le site de l’émission un lien vers une étude de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) sur les cosmétiques sans conservateur.

Aussi le livre de Laurence Wittner qui établit chaque année le palmarès des cosmétiques bios et un lien vers l’observatoire des cosmétiques.

Je ne saurais trop vous conseiller les livres de Rita Stiens: La vérité sur les cosmétiques naturels et La vérité sur les cosmétiques. Deux bibles d’une journaliste allemande à consulter souvent. Pour ne pas se faire avoir.

Le vrai savon d’Alep

Saviez-vous que l’origine du savon vient de la ville d’Alep en Syrie. Malheureusement, très peu de savons qui portent le nom d’Alep ne sont plus de véritables savons d’Alep. On remplace l’huile d’olive par de l’huile de palme et on y introduit plusieurs autres ingrédients qui n’ont rien à faire dans la composition du véritable savon d’Alep. Tout comme le savon de Marseille…qui n’est plus fabriqué à Marseille et qui souffre de nombreuses copies.

La merveilleuse et géniale émission de France 2 que j’adore, Envoyé Spécial, a fait une enquête sur le savon. Vous pouvez voir le reportage ici et vous trouverez aussi le noms des compagnies qui fabriquent le véritable savon d’Alep. Pour ne plus se faire avoir par ces entreprises qui veulent nous fourguer leur faux produits.

Si vous en connaissez d’autres ici au Canada, ne vous gênez pas pour les ajouter dans les commentaires. Et n’oubliez pas de vérifier les ingrédients. Pas de liste d’ingrédients ? Ne vous fiez pas au vendeur, n’achetez pas…

Offrez votre famille à Noël

Saviez-vous que tout le monde ne célèbre pas Noël en famille? Avez-vous vérifié autour de vous si quelqu’un était seul à Noël ? Car trop souvent on se réfugie dans son individualisme sans se soucier de ses propres amis. Ne sont-ils pas aussi notre famille au fait?

Évidemment, à titre d’immigrante célibataire, je suis la parfaite candidate pour passer Noël seule. Mais cela ne m’est jamais arrivée. En fait, si cela m’arrive c’est mon choix. Car Noël et sa surconsommation excessive et hallucinante me dégoute pas mal.

Mais aujourd’hui, pour la deuxième fois, une amie m’a appelée pour me demander ce que je faisais pour Noël. Elle sait que ma famille est en Auvergne et que je n’ai pas de chum et sa famille pour compenser. Gentille attention. Une attention qui est rare. Peu d’amis me demandent si je passe Noël seule.

Rassurez-vous, j’ai deux familles adoptives sans compter des amis fidèles. Je ne serai pas seule à Noël. Mais est-ce que quelqu’un autour de vous sera seul ? Vous êtes-vous posé la question ?
Pourquoi est-ce si nécessaire de n’être qu’en famille à Noël, excluant tous les autres ? Ne peut-on faire une petite place aux amis ? Après tout ne sont-ils pas aussi notre famille ?

Choisissez les auteur-e-s québécois !

Le monde de la littérature est immense. Les livres sont nombreux et constituent de fabuleux cadeaux de Noël. Surtout que la plupart sont maintenant imprimés sur du papier respectueux des forêts. J’en parlais hier avec Canopée. Avant de faire vos emplettes de Noël, lisez la suite et inspirez-vous !

J’encourage les gens, comme le fait Steve Proulx, à n’acheter que des livres pour Noël, que des livres d’auteurs québécois. J’aime la littérature de tous pays mais en investissant dans des livres québécois, on encourage la littérature d’ici. Qui en a bien besoin. Car trop souvent, les gens achètent les mêmes livres, ceux dont on entend toujours parler, les mêmes tout le temps. Plus un livre a du succès, plus on en parle, plus il a du succès, plus il est visible dans les librairies, plus on en parle. La roue tourne et laisse derrière de nombreux livres qui méritent tout autant qu’on en parle…

En faisant la tournée des salons du livre, je rencontre plein de collègues auteurs très talentueux mais dont on parle moins. J’ai décidé de vous en parler. Évidemment, je vais sûrement en oublier…N’hésitez pas à combler mes oublis. j’inclus aussi les suggestions que j’ai reçues via Facebook et Twitter. Fouillez sur le site Livres québécois, vous trouverez des merveilles. Et demandez aux libraires, allez chez les indépendants qui encouragent plus la culture québécoise. Ne vous arrêtez pas aux seuls livres des palmarès et dont vous entendez parler car sur les rayons en arrière, bien caché, il y a plein de trésors qu’on laisse dormir…Allez fouiller, osez.

Dans les livres jeunesse, c’est incroyable la liste d’auteurs québécois dont on parle peu. Et pourtant…

-J’ai acheté trois Djak à mon neveu de presque 9 ans et il les adore. Texte et illustration de Pascal Élie.

-Les livres de Katia Canciani dont celui que j’ai entre les mains, Samuel la tornade. Son dernier livre: Lettres à Saint-Exupéry, et d’autres comme Jardin en Espagne. Elle écrit autant pour les jeunes que pour les plus vieux, les adultes…

-Bruno St-Aubin, un autre auteur jeunesse que j’ai rencontré à Shippagan.

-Nadine Descheneaux, ma collègue journaliste qui était une auteure jeunesse avant d’être une (Z)imparfaites avec Nancy Coulombe.

-Pour ses Justine et Juliette et ses princes et princesses, Pascal Henrard est un incontournable. À offrir aux enfants.

Auteurs jeunesse plus vieux, genre ados:
Tout le monde connait India Desjardins que j’adore. Mais il y a de nombreux autres auteurs pour les ados dont on parle moins.

La série le Cratère de Steve Proulx. J’ai adoré.

Sylvie-Catherine de Vailly qui publie les Loups aux Intouchables, également une série que j’ai adoré, Les enfants de Poséidon. Vraiment génial. Sans oublier la série Intime de Sylvie-Catherine qui plaira beaucoup aux adolescentes.

-Sa soeur Corinne de Vailly est également très prolifique avec sa série Celtina mais aussi Mon premier livre de contes du Québec chez Goélette qui a reçu un super bel accueil.

-Les soeurs de Vailly écrivent la série Phoenix chez Trécarré.

-Michel J. Lévesque est un auteur qui a fait son chemin tranquillement mais sûrement. Plus de 100 000 copies vendues d’Arielle Queen, ce n’est pas rien. Dire qu’on ne parle que de Twilight alors qu’on a une version québécoise. Il a une nouvelle série Soixante six.

-Aux Intouchables, Sylvain Hotte est à lire pour sa série Darhan et la plus récente, Arena.

-Mario Francis avec Léonis. Son illustratrice de Patof, Julie Minville, qui est la mère des Affreux.

-Patricia Juste et sa série Tila, qui parle d’une pirate !

-Rock & Rose de Marie-Hélène Poitras, Sophie Bienvenue à la Courte Échelle.

-Benoit Lacroix suggère Carole Tremblay, avec Bill et le dragon et Les aventures de Fred Poulet.

-Natasha Beaulieu dans le fantastique.

-Nathalie Collard suggère le prix TD 2009 de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse. : Chère Traudi d’Anne Villeuneuve.

Catherine Girard-Audet et l’ABC des filles 2010.

Dans les illustrations et livres pour tout le monde, ma voisine Élise Gravel a commis plusieurs bouquins, dont le dernier en compagnie de l’auteure des Chroniques d’une Mère indigne, Caroline Allard, Les joies de la maternité.

Dans les livres pour adultes, il y a une flopée que vous verrez moins dans les palmarès. Des auteurs qui ne font pas des livres de recettes…qu’on utilise jamais de toute manière.

– Un livre magnifique, celui de Marie-Christine Bernard, Mademoiselle Personne.

-Geneviève Lefebvre et son roman génial, Je compte les morts.

Pierre-Léon Lalonde et son taxi.

-Marie-Julie Gagnon et sa Mama Cool mais également Cartes postales d’Asie que j’ai dévoré et adoré.

Danielle Goyette, ses caramels et ses nombreux romans.

Josée Bilodeau qui est une écrivaine de grand talent (à suivre la sortie de son livre au printemps) me suggère le livre d’Annick Charlebois: Peut-être que je connais l’exil, un superbe roman qui met en scène un couple mixte Salvadorien et Québécoise. Intelligent, drôle et touchant. (finaliste au prix de la relève Archambault!).

-Josianne Massé suggère Pascal Blanchet, Danny Plourde, Emcie Gee. Son fils aime beaucoup François Gravel, il n’est pas le seul.

François Bellavance et l’Escouade des initiés chez Michel Brûlé.

La poésie de Pierre Labrie et son roman Mais moi je dormais.

Michel Jean et Un monde mort comme la lune.

-Suggestion de Sylvie-Catherine de Vailly: Yanik Comeau et Danielle Vaillancourt, Amy Lachapelle, Claude Champagne et Mathieu Fortin.

-Suggestion de Carle Bernier-Genest: Les éditions Alire pour la science fiction, la Fantasy et le policier. Ce sont tous des québécois sauf un. Francine Pelletier, Ester Rochon et évidemment Élisabeth Vonarburg (que je n’aime pas tout le temps…)

Caroline Barré et son héritière de Salem et les auteurs des éditions JKA.

Les livres des Malins. Un maison d’édition super !

-Les Intouchables pour ses livres jeunesse mais aussi ses essais dont ceux de Johanne Blais et Martin Bisaillon et Isabelle Maher.

-Les livres d’Écosociété pour réfléchir dont Vers un pacte de l’eau de Maude Barlow.

Et je vais terminer par ma nouvelle maison d’édition, Goélette. Outre le livre de contes de Corinne, on y trouve mes livres, le Pirate des caramels…bien entendu.

Ce n’est pas complet. Je complèterai et je compte sur vous aussi.

LA SUITE

Il s’agit de Tristan Demers et Gargouille qui parcourt le Québec. Une belle collection qui fait un super cadeau.

-Toujours pour les jeunes, Sylvie Marcoux avec son Anaïs et sa Victoria.

-Je ne peux passer sous silence ma super collègue du pirate, Eva Rollin qui a une longue liste de livres dans sa hotte. L’hilarante série Mademoiselle, Les Guerrières du slip avec Adeline Blondeau et Chloé arrive en ville. Déjanté, drôle, vivant.

-Annie Talbot et les deux tomes de sa série: Moins une.

Nicolas Langelier a quelques livres dans sa sacoche dont Quelque part au début du XXIe siècle qui permettra de clôturer cette décennie du début du 21e sicle. Aussi Dix milles choses qui sont vraies.

Minou Petrowski et sa magnifique histoire, Prends-moi dans tes bras.

-Ma copine Marie Charbonniaud et ses livres guides. Celui sur l’infertilité et celui sur comment préparer son enfant à l’école.

-Jean-Guy Arpin et ses merveilleux poèmes.

-Pour transformer nos jeunes en magiciens, les livres de Marc Trudel.

-Les guides restos de Marie-Claude Lortie sont des must mais également celui qui nous réapprend à Mangez ! toujours d’actualité.

-Josée Blanchette et les textes de son blogue dans Je ne suis plus une oie blanche.

-Géronimo, adoré par les enfants.

-Évidemment, le livre très utile pour tous les célibataires, Les Québécois ne veulent plus draguer, de Jean-Sébastien Marsan et Emmanuelle Gril.

-Puis, ils ont du succès mais je les nomme quand même car j’aime ce qu’ils font: Stéphane Dompierre, Patrick Sénécal, Bryan Perro dont les deux tomes des Créatures fantastiques du Québec superbement illustrés par Alexandre Girard.

Et puis si vous devez acheter des films sur DVD, préférez les films québécois dont les deux À vos marques co-scénarisé par Martine Pagé.

Chronique environnement au 98,5 FM: cadeaux écolos

Pour entendre ma chronique environnement à Isabelle le matin, c‘est ici.

Je vais ajouter quelques suggestions pour un Noël plus écolo, qui s’ajoute à celles que je faisais hier. Ce n’est pas complet, il y en a sûrement que j’oublie. Ne vous gênez pas pour en ajouter.

Oxfam Québec nous offre toujours des choix écolos et équitable: à voir. Leur campagne sans emballage est diffusée à la télévision en ce moment avec plusieurs vedettes.

L’échofête, le festival environnemental de Trois-Pistoles offre aussi son écho-Noël. Des conseils pour dépenser moins d’électricité avec ses décorations de Noël. Pensez-y, vous économisez !

Autre organisme intéressant, Canopée, anciennement Éco-initiatives. Un organisme qui se bat pour sauver nos forêts et faire imprimer nos livres sur du papier plus écologique. « Canopée travaille principalement avec les éditeurs de livres, de journaux et de magazines et les imprimeurs à travers l’Amérique du Nord pour qu’ils intègrent des pratiques écologiquement responsables dans leurs opérations et en fassent une priorité. Notre but est de mettre fin à l’exploitation des forêts menacées et à l’utilisation de blanchissants toxiques, de diversifier l’offre de fibres de papiers et de réduire la consommation globale de papier.»

Saviez-vous que Harry Potter a été le livre le plus vert ? Il y a plus de 600 éditeurs qui changent leurs pratiques d’affaires. Car il n’est pas question de faire disparaître le livre, le journal et la revue mais d’imprimer de manière plus responsable. Car acheter un livre, un journal, une revue permet de faire vivre tout une industrie culturelle et journalistique. Au Québec, 43 éditeurs collaborent avec Canopée. Choisissez parmi leurs livres pour faire vos cadeaux de Noël.

Une boutique en ligne que je découvre et qui propose de merveilleux produits: eNanoo. À visiter.

Comment vivre un Noël plus écolo?

Voici une liste de lien pour aider les consommateurs à acheter plus écolo pour Noël. C’est une suite à ma chronique environnement que je livre à 10h45 au 98, 5 FM à Isabelle le matin qui est animée par Dave Parent.

Je rappelle que le premier est de réduire sa consommation. Arrêtez d’acheter plein d’objets qui seront inutiles et ne feront plaisir à personne. Moins est mieux. Il y a aussi le Buy nothing Christmas pour ceux qui ne veulent rien acheter.

Achetez le plus local possible, recyclé, réutilisé. N’oubliez pas de ne pas emballer vos cadeaux dans de multiples papiers qui seront jetés. Utilisez du tissu, du papier journal, des sacs réutilisables.

Équiterre, Ethiquette.ca et la Ville de Montréal offrent plusieurs conseils et suggestions pour un Noël plus écolo et équitable.

Pour les compagnies, voici une liste que vous pouvez allonger et que j’alimenterai plus tard. Le choix écolo est de plus en plus vaste.

En allant sur le site de la Biosphère et du salon des artisans récupérateurs qui avaient lieu au début du mois de décembre, vous trouverez plus de 52 artisans qui offrent un vaste choix de cadeaux de toute sorte.

Les lutins verts qui offrent des jouets récupérés et recyclés.

Achetez des livres des auteurs d’ici. Je pense bien entendu à mon livre jeunesse, le Pirate des caramels.

Mais à plein d’autres amis écrivains dont je vous promets une belle liste d’ici quelques jours.

L’arroseur arrosé: Quebecor se bat pour ses droits d’auteur et moraux!!!

Je parle souvent de la situation peu avantageuse des journalistes indépendants et du peu de respect des droits d’auteurs et moraux de nos textes. TVA Publications, propriété de l’empire Quebecor, a reçu le prix citron de l’AJIQ pour leur contrat indigne et totalement inacceptable.

En effet, tel que je le dénonçais ici, TVA Publications oblige les pigistes à signer un contrat qui nous dépouille de nos droits d’auteurs et moraux pour l’éternité et le monde entier.

Sauf que parfois, le balancier nous revient. Rue 89 résume l’histoire d’un millième lipdub produit par les jeunes de l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy en France. La chanson utilisée l’a été sans l’autorisation de Musicor, qui fait partie de la grande famille de Quebecor. Il semble que le droit d’utiliser la version de cette chanson de Luc Plamondon interprétée par Marie-Mai avait été refusé. L’UMP l’a quand même utilisée. L’avocat de Musicor leur a rappelé que des droits d’auteur et moraux ça se respectent.

J’aimerais que les dirigeants de Quebecor se rappellent que les droits d’auteur et moraux des journalistes indépendants, ça se respecte aussi et se rémunère dignement. Pas à coups de tarifs au feuillet plus bas que le salaire minimum.

Polytechnique: un film à voir!

Depuis sa sortie le 6 février 2009, je n’avais pas encore le courage de voir le film Polytechnique qui se base sur l’assassinat de 14 jeunes femmes le 6 décembre 1989 parce qu’elles étaient des femmes. Dimanche dernier, on se rappelait, 20 ans plus tard, cet événement, cette tragédie. Beaucoup de choses ont été écrites sur la tragédie. Radio-Canada propose un dossier dans ses archives. À voir et lire pour les personnes qui ne savent pas de quoi je parle. Je conseille aussi le texte de Michèle Ouimet de samedi dernier qui a parlé avec des policiers et le coroner qui sont intervenus ce soir là. C’était il y a 20 ans…

De mon côté, j’étais de la génération des victimes, elles avaient mon âge, elles étaient à l’Université comme moi. J’étais en Science politique à l’Université d’Ottawa quand j’ai appris le drame. Comme beaucoup de femmes, mais aussi d’hommes, j’ai perdu quelque chose ce jour. Mon innocence.

J’avais parlé du film et de la nécessité de faire ce film lors de sa sortie sur Branchez-vous. Après l’avoir vu et avoir pleuré à la fin, je suis toujours et encore plus persuadé qu’il fallait le faire, qu’il faut continuer à parler de cette tuerie.

Car dans le film, il est très clair que le tueur avait préparé ses gestes et a tué ses femmes très froidement sans arrière pensée. Il était clairement anti-féministe et détestait les femmes. Surtout celles qui « osaient prendre », selon lui, la place des hommes…En le voyant chercher les femmes, les poursuivre et les tirer à bout pourtant, on ne peut se cacher derrière sa folie. J’étais figée devant mon écran, mon sang se glaçait. Et j’ai peur. Peur des hommes comme les masculinistes qui entretiennent une haine des femmes et surtout des féministes en les rendant responsables de leurs problèmes au lieu de les assumer. Ils entretiennent le ressentiment, la frustration et la violence. Grave, très grave.

J’étais très heureuse de pouvoir voir sur Internet l’entrevue de Nathalie Provost et Francine Pelletier à Tout le monde en parle. J’étais en France et n’avait pu la voir. Quelle maturité et clarté dans les propos de ces deux femmes. Nathalie Provost est une des victimes de Marc Lépine, le tueur. Dans le film, on peut facilement l’identifier au rôle joué par Karine Vanasse. Elle a d’ailleurs participé au film.

Durant l’entrevue, les deux femmes soulignent que le féminisme existe pour l’égalité et non contre les hommes comme le martèlent trop d’ignorant. Ce qui m’a particulièrement touché est le fait que Nathalie Provost est celle qui avait dit à Lépine qu’elles n’étaient pas des féministes. Elle ne se pensait pas féministe à l’époque, elle s’affiche fièrement maintenant.

Je ne peux qu’être totalement d’accord avec sa déclaration. « Le jour où on aura autant d’hommes que de femmes qui s’affichent comme féministes on aura réglé cette question. La notion de féministe c’est souhaiter l’égalité entre les hommes et les femmes», a lancé Nathalie Provost à Tout le monde en parle.

Guy A. Lepage s’est déclaré féministe durant l’émission d’ailleurs.

Partager son véhicule perso et voitures électriques

Communauto, le service de partage d’auto, a connu une croissance extrême. Au cours des cinq dernières années, le nombre d’usagers est passé de 5 700 à 20 000. Le nombre de voitures en location de 300 à 1 000.

Communauto a deux autres projets dans sa manche: les PEP, Prêts entre Personnes et l’achat de véhicules électriques dans la flotte de l’entreprise. Les PEP permettraient à des gens qui possèdent une automobile de la rendre disponible aux usagers de Communauto contre rémunération.

Pas évident car certaines personnes tiennent tellement à leur véhicule et ne veulent pas le prêter. Mais ceux et celles qui ont une voiture pour la fin de semaine, qui ne l’utilisent pas beaucoup, qui ne sont pas des freaks de leur char pourront sûrement y trouver de nombreux avantages.

C’est très intéressant de lire des projets innovateurs, innovants et surtout non habituels. Essayons, tentons, innovons pour trouver des solutions qui semblent impensables au premier abord.

Le greenwashing de Copenhague!!!

En lisant les nombreux articles sur le Sommet de Copenhague, en regardant les multiples émissions spéciales et reportages télévisées, on pourrait penser que le monde entier a enfin compris. Vraiment?

Rue89 parle du greenwashing et de l’utilisation de la publicité par les entreprises sur le dos de Copenhague. Tellement. Quand on prend l’exemple de McDo, on ne peut que lever les yeux au ciel. McDo veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre? Que la compagnie s’engage à mieux payer ses employés, à réduire ses quantités astronomiques de déchets, à servir des produits locaux exclusivement, à réduire le nombre de hamburgers utilisant du boeuf, à utiliser des véritables frites, faites de vraies pomme de terre produites localement, etc. Sinon tout ce que dit McDo n’est que de la poudre aux yeux.

Comme toutes les autres entreprises. Y compris les médias. J’en parlais la semaine dernière. Ces médias qui en parlent pour les deux prochaines semaines et qui se taisent ensuite. Je vais vous donner un bon exemple des médias qui disent parfois n’importe quoi. Un tout petit exemple qui m’a fait sauter : Le Nouvel Obs offre un spécial Copenhague avec Daniel Cohn-Bendit à titre de rédacteur en chef.

En fin de revue, on trouve les 23 gestes écolos faciles. Le numéro 14 est de recycler les piles, les ampoules et les capsules Nepresso. Je m’excuse mais les capsules Nepresso sont un gaspillage éhonté. Ça ne devrait pas exister. La journaliste souligne qu’il est impossible de se passer de Nepresso. Franchement. On aurait du dire, éliminer l’utilisation de produits jetables comme le Nepresso. Point à la ligne. Le recyclage est vain si on ne favorise pas d’abord la réduction !

Seul blogue du Québec en lice pour les blogs de l’info en France !

Je vais vous reparler périodiquement de la Coupe de l’Info et de l’élection des blogs de l’info d’ici la fin du vote sur Internet le 23 janvier. Je donnais les grands points ici. Je vous rappelle que je suis l’une des cinq finalistes dans la catégorie blogue développement durable. La seule québécoise (oui je suis aussi française, mais c’est le seul blogue du Québec) parmi les six catégories. Et l’une des quatre journalistes indépendantes. Les autres finalistes sont des blogues de journalistes de grands médias français.

Chaque fois que je regarde les finalistes, que je pense à ce concours, mon étonnement, mon ravissement et ma fierté augmentent d’un cran. Pas au point d’avoir la grosse tête. Simplement contente et heureuse.

Car les journalistes indépendants n’ont pas les moyens d’un gros média et que je milite depuis longtemps pour la reconnaissance des journalistes indépendants. Car je suis très fière de représenter le Québec. Car je n’ai jamais eu de grandes prétentions pour mon blogue. Car je suis heureuse que mes compatriotes français m’offrent une certaine reconnaissance.

Finalement, mon seul regret est de ne pouvoir me rendre à Courchevel le 23 janvier prochain pour la soirée qui dévoilera les gagnants. À moins qu’une compagnie aérienne ne veuille me commanditer?

Avez-vous voté?

Élection de miss France, totalement ringard et dépassé…

En discutant sur Twitter avec des collègues qui sont en France comme moi et suivent aussi l’élection de Miss France sur TF1, comme Anabelle Nicoud, je me rends compte que c’est totalement ringard cette élection.

Les dix commandements des miss ressemblent au parfait manuel de la petite femme des années 50 ou les dix commandements de l’église envers la parfaite épouse. On demande aux femmes d’être gentilles, douces, attentionnées, souriantes, se maintenir en forme, être élégante, minces, attentives aux autres, ne jamais dire non, parfaites petites femmes quoi.

Oubliez les revendications féministes, les femmes sont maintenus au rôle de jolie poupée dans ce type d’élection. Sans oublier la valorisation de la minceur à tout prix, de la beauté plastique, de la grandeur ( les miss mesurent toutes plus de 1m70) et la jeunesse (la plus vieille à 23 ans).

Mais pourquoi les gens regardent ce concours? Mon neveu de 9 ans ne comprenait pas et se demandait pourquoi ça n’existe pas pour les hommes. Ma mère voulait le regarder mais est partie se coucher avant la fin. Alors quoi? Ça sert à quoi ce flafla, cet argent, cette énergie de nombreux bénévoles? N’y a-t-il pas de causes plus importantes et plus valorisantes pour la femme actuelle. Le pire: la miss France 2009 a assisté à l’assermentation de Barack Obama. Mais que faisait-elle là ?

Quand on apprend que 80 % des tâches ménagères reviennent aux femmes en France, on ne peut s’en surprendre quand on voit qu’on garde les femmes dans un carcan très féminin-féminin.

Pourquoi ne pas manger moins de viande?

Il semble qu’il y a eu une grande discussion sur la viande au Québec la semaine dernière. On en parle sur le blogue du Commensal.

À en juger pour les commentaires de Mario Dumont et ses questions, il semble que la consommation de viande ne soit pas près de baisser. Et pourtant. Ce ne serait que du bénéfice pour l’environnement et sa santé.

Sauf que chaque fois qu’on parle de diminuer sa consommation de viande, les carnivores convaincus pensent repas sans saveur, luzerne seulement et plein d’autres préjugés envers le végétarisme.

Mais on ne parle pas du tout de rendre les humains végétariens, on parle seulement de diminuer sa consommation de viande. Rien de très drastique. Une journée par semaine sans viande. Que ce soit le lundi ou un autre jour de la semaine, peu importe. L’important est de diminuer au moins légèrement sa consommation hebdomadaire de viande.

Un gros carnivore qui mange de la viande à TOUS les repas peut commencer pas éliminer la viande d’un seul repas, puis un autre. Il n’est pas question de lui demander d’éliminer la viande de TOUS ses repas. Juste un. Ce n’est pas la mer à boire non ?

Peu le savent, mais la consommation de viande a un impact fort sur l’environnement. Pour élever un animal pour le manger ensuite, il faut des céréales. Des plantes que l’on fait pousser à grand renfort de pesticides, eau et pétrole (la machinerie) pour nourrir des animaux, qui ensuite termineront dans nos assiettes. Si ces céréales servaient à nourrir les êtres humains, on éliminerait une étape et on nourrirait plus d’humains…

Sans compter le méthane émis pas les ruminants. Sans compter le transport de la viande.

On peut aussi en manger moins et choisir de la viande locale et biologique.

On peut choisir de devenir végétarien. Mais c’est un choix de vie comme certains choisissent d’être carnivore et manger de la viande. Chacun son choix et personne ne doit l’imposer à d’autres.

J’entends trop souvent des végétariens qui font la leçon, qui méprisent les carnivores, qui se permettent des jugements de valeur très dérangeants. Même chose du côté des carnivores qui dénigrent tout ce que disent les végétariens. Il serait temps de respecter le style de vie de l’autre sans tenter de l’imposer.

Alors, êtes-vous prêt à manger moins de viande, à la manger bio et/ou locale? En plus, vous économiserez puisque les céréales, les légumineuses, le tofu coûtent moins cher que la viande. Et avec les économies, achetez de la viande bio !

Le salon des artisans récupérateurs


Vous voulez baisser l’impact de votre consommation de Noël sur l’environnement. Vous voulez des produits et cadeaux originaux qui utilise en grande partie des matériaux récupérés et réutilisés? Alors rendez-vous au salon des artisans récupérateurs qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche à la Biosphère à Montréal.

Vous y trouverez des cadeaux, des idées, des astuces, des auto-entrepreneurs qui ont un rêve et l’ont réalisé. Comme quoi, la consommation responsable n’est pas austère mais veut aussi dire beau et utile.

C’est aussi la preuve que l’environnement crée de l’emploi. Allez-y et découvrez les multiples talents qui peuplent le Québec.

Voici les photos que j’y avais prises l’année dernière.

Les femmes françaises toujours esclaves du ménage!!!

Aucune surprise. Je le constate à chaque visite en France. Les femmes françaises assument encore les tâches domestiques. Les chiffres de l’Institut national d’études démographiques (Ined) le confirment: les femmes assument 80 % des tâches domestiques.

Les femmes assument près de 80 % des tâches domestiques en France [1] et le déséquilibre est d’autant plus prononcé qu’il y a d’enfants dans la famille et que le dernier est jeune [2]. Les inégalités persistent dans ce domaine comme le montre l’enquête Étude des relations familiales et intergénérationnelles (Erfi) (encadré 1) [3]. En 2005, parmi les femmes en couple âgées de 20 à 49 ans, 8 sur 10 s’occupent « toujours » ou « le plus souvent » du repassage, 7 sur 10 de la préparation des repas, la moitié de l’aspirateur et des courses d’alimentation et 4 sur 10 de la vaisselle et de la tenue des comptes (figure 1).

L’organisation sociale de la vie du ménage (invitations, organisation des sorties) est plus souvent partagée à égalité, bien que cette tâche revienne généralement aux femmes lorsque ce n’est pas le cas.

Ces messieurs sont encore traités comme des pachas…

Je sais que j’exagère un peu car je connais des gars qui en font, un peu. Mais ils aident seulement. Ils ne prennent pas la part qui leur revient dans le ménage.

Mais j’ai une question? Est-ce que les femmes les laissent prendre leur part? Est-ce que les femmes n’arrêtent pas de les critiquer lorsque les hommes osent faire le ménage, la vaisselle, la lessive, s’occuper des enfants? Car parfois les femmes aiment que cela soit fait exactement comme elles le souhaitent. Hors de leur méthode point de salut.

Si les gars sont souvent heureux de s’en tirer à bon compte et estiment que les femmes aiment les tâches ménagères, il faudrait aussi que les femmes fassent leur part et stoppent les critiques.

Mais les chiffres augmentent lorsque le couple a des enfants. Les femmes se retrouvent toujours en première ligne quand il s’agit de s’occuper des enfants. Toujours et encore. Pourtant lorsque les enfants se font à deux, les deux parents devraient s’en occuper. Et les pères en sont tout à fait capables. Les pères homoparentales ou monoparentales le prouvent chaque jour.

Est-ce que le Québec est mieux? Un peu sûrement. Mais je suis certaine que les femmes assument encore la majorité des tâches ménagères.

Pour ou contre les manifs de Greenpeace

Greenpeace lutte pour la protection de l’environnement et utilise parfois des méthodes très démonstratives et vigoureuses. Rien de violent cependant.

Si Steven Guilbeault, l’ancien DG de Greenpeace au Québec a déjà escaladé la tour du CN, l’organisme se fait moins radical au Canada qu’en France.

En 1985, il y a eu l’histoire du Rainbow Warrior. Le bateau de Greenpeace France était en route pour protester contre les essais nucléaires de la France dans l’océan Pacifique. Des espions français l’ont fait couler. Rien de moins. Belle démocratie.

Aujourd’hui, Greenpeace a envahi l’Assemblée Nationale à Paris. Slogan criés, bannières déployés, une militante est même descendue au rang des députés dans l’hémicycle.

Gros mots du côtés des députés, surtout ceux de la majorité, du parti du président Sarkozy. L’un les traite de clown, l’autre les accuse de bafouer l’institution et la démocratie et l’un les traite de voyou. Rien de moins.

Ont-ils raison? N’est-ce pas des mots un peu fort pour qualifier ce petit intermède? Franchement, est-ce nécessaire de déchirer sa chemise pour une bataille très réelle que mène Greenpeace pour l’environnement? Alors que le gouvernement français semble, comme les autres, dormir au gaz? Mais l’enflure verbale n’a jamais manqué aux politiciens…

Pendant ce temps les élus verts applaudissaient. Ont-ils raison? Peut-on encourager de telles actions? Est-ce anti-démocratique?

Noël Mamère, un député vert a souligné que pendant que le gouvernement tentait de détourner l’attention en parlant d’immigration et de minarets, on ne parlait pas des changements climatiques. Bon point qui vaut aussi pour le gouvernement canadien.

Alors les manifs de Greenpeace sont-elles si dangereuses? N’est-ce pas ceci, aussi, la démocratie? Pouvoir manifester sans violence? Pas de quoi fouetter un chat…Les députés devraient se garder une petite gène et s’indigner pour la planète et non pour cette petite manifestation. Non?

Les médias s’emballent pour Copenhague!!!

Ici en France, les médias préparent avec grands moyens la couverture du Sommet de Copenhague. À grands frais et à grands effets de serre ou de pollution.

Le journal Auvergnat La Montagne y consacrait une page spéciale hier tandis que la présentatrice vedette du journal télévisé de TF1, Laurence Ferrari, le présentera du Groenland demain. Les émission de carbone de ce voyage ont été compensées.

Si les médias s’intéressent de moins en moins à l’environnement. Fait confirmé par Influence communication. COP15 comme on l’appelle dans le jargon ou le Sommet de Copenhague semble raviver la flamme. Espérons seulement que ce ne sera pas un feu de paille. Il serait intéressant que les médias s’y intéressent de manière quotidienne.

D’ailleurs, il semble que TF1 ira plus loin qu’une simple couverture de la grande réunion. Selon un article de La Montagne, repiqué: « Chaque mois, à partir du 7 décembre, TF1 rappellera aux Français quel est leur impact individuel sur le réchauffement de la planète…».

Très bien mais pourquoi ne pas leur donner des trucs au quotidien pour passer à l’action. J’en profite pour reprendre la promo de mon livre, l’écolo écono sorti en France en avril 2008 chez Michel Lafon. Toujours d’actualité et encore plus, mon livre de recettes pour devenir plus écolo, un pas à la fois, un jour à la fois…Il est à la FNAC et certainement dans plusieurs librairies françaises. Hyper pratique.