La décennie où j’ai perdu mon père et réalisé mes rêves…

Quelle décennie. Je célébrais son arrivée en famille à Montréal avec ma soeur et mon beau-frère sur le Champs de Mars. Pendant que mon père et ma mère nous attendaient chez moi. Mon père était sorti à l’aventure à quelques rues de mon appartement de l’époque pour voir les feux d’artifices qui jaillissaient du Mont-Royal. En arrière de l’hôtel de ville de Montréal, on ne voyait rien, caché par les édifices. Mais tout le monde sortait le champagne, était joyeux et chantait dans le métro. Nous étions en l’an 2000.

J’ai commencé cette décennie avec mon père. Je la termine sans lui alors que la famille s’est enrichie d’un autre membre. Mon neveu s’est joint à nous à la fin de l’année 2000. La vie est ainsi faite. Joies et peines, bonheur et malheur se côtoient et se succèdent. C’est ainsi. Un équilibre. Les bas de la vie nous permettent de goûter et d’apprécier les hauts qu’elle nous envoie. Sinon c’est beige, c’est droit et c’est ennuyant.

Si j’ai vécu la plus grande peine de ma vie durant cette décennie, j’ai aussi vécu de grands bonheurs. Le 25 juin 2003, jour de la mort de mon père, restera marqué dans mon esprit mais rien n’égalera mon année 1998. Année désastreuse sur tous les plans.

Cette décennie a été le témoin de mon envolée professionnelle. Je suis revenue au journalisme, un métier que j’ai toujours voulu pratiquer. Je suis devenue une journaliste indépendante, travailleuse autonome libre de mes contrats (ou presque), de l’organisation de mon temps, de mes choix, de ma vie. Une liberté que je chérie chaque minute, que je savoure. Car je suis une allergique au 9 à 5, intolérante au moindre patron, indépendante totale. Je suis une fille libre qui ne tolère aucun bâton dans ses pattes. J’ai toujours été ainsi. Laissez-moi tranquille, la moindre tentative de contrôle m’enrage, m’exaspère, me fait fuir.

J’ai réalisé l’un de mes rêves à l’aube de mes 40 ans: publier mon premier livre. Ce n’est pas devenu un best-sellers. Je ne suis pas encore devenue riche avec mes livres mais le septième (déjà) est en préparation et, plaisir suprême, je me suis lancée dans la fiction.

Maintenant, tournons les yeux vers l’avenir, vers 2010. Si chaque fin d’année est l’occasion de jeter un coup d’oeil en arrière, il ne faut pas s’attarder. Car l’important est surtout le moment présent.

J’espère continuer ma percée professionnelle en 2010. Continuer à écrire pour une merveilleuse revue comme Coup de Pouce, continuer à faire de la radio comme au 98,5 FM, continuer à écrire pour le web comme Branchez-vous et Workopolis, continuer mes livres, fiction jeunesse et essais écolos, les envoyer en France et dans le monde entier, les faire traduire, les amener plus loin. Continuer à faire des conférences, à courir les salons du livre. Continuer cette folle série de voyages comme en 2009, l’année où j’ai le plus voyagé. Vous avez pu suivre mes péripéties sur ce blogue.

J’aimerais aussi aller plus loin, faire plus de recherche pour des émissions télé ou radio, pour des documentaires, faire des chroniques à la télévision, me lancer dans la vidéo pour le web, apprendre la scénarisation, la réalisation, aller ailleurs, toujours.

Attaquons chaque jour de 2010 comme si c’était le dernier pour vraiment vivre le moment présent sans se laisser engluer par le passé et sans attendre après l’avenir.

Un gros merci à tous les lecteurs et toutes les lectrices de ce blogue. Merci de passer par ici, de laisser votre trace, vos suggestions. Je vous souhaite le bonheur, la santé, la paix et l’amour en quantité illimitée pour 2010. Ne laissez jamais personne vous décourager à ne pas réaliser vos rêves, cela pourrait vous mener très loin. À l’année prochaine !

40 km/h? Pourquoi pas?

À partir du 30 décembre, aujourd’hui, cinq arrondissements de la ville de Montréal, Lachine, Saint-Laurent, Ville-Marie (deux secteurs seulement), Pierrefonds-Roxboro, Rosemont-La Petite-Patrie, changent la limite de vitesse sur les rues résidentielles. Désormais ce sera 40 km/h partout sauf sur les rues principales.

Évidemment, les automobilistes crient. On dit que la ville ne veut que remplir ses coffres. Que nenni, si vous ne voulez pas contribuer, vous devez seulement lever le pied et rouler à moins de 40 km/h dans les quartiers résidentiels. Si cela peut faire migrer la circulation de transit vers les artères principales, ce sera un avantage pour les quartiers résidentiels aussi.

Ils ne sont pas fait pour la vitesse. Des enfants, des personnes âgés, des piétons de tous âges, des cyclistes. Il est temps d’en faire des lieux de vie sécuritaires, pas des pistes de course.

D’ailleurs, lorsqu’on suit les débats des conseils municipaux, on note que de nombreuses plaintes des résidents concernent la vitesse des voitures dans leur quartier. Tout le monde doit donc être heureux de la baisse de la limite de vitesse, non ? Chacun se plaint de la vitesse de l’autre mais appuie sur le champignon quand il n’est pas chez lui.

Aussi, autre point souvent mentionné par les policiers. Lorsqu’ils font des contrôles de vitesse, ils vont souvent arrêter des gens qui habitent le quartier.

Pourtant, la baisse de la vitesse de 10 km/h augmente grandement la sécurité selon les statistiques. Un avantage énorme. Si c’est pour sauver la vie d’un seul enfant, d’une seule personne, tant mieux.

Il est temps que les rues ne soient plus à l’usage exclusif de la reine voiture. Les automobilistes doivent apprendre à partager et à respecter les autres usagers. Les villes doivent être plus humaines, moins branché voiture. On devrait en profiter pour mettre en place un code de la rue pour dépoussiérer le code de la route, trop fait seulement pour les automobilistes.

Les policiers ont désormais un nouvel outil pour forcer les automobilistes à ralentir. Je n’hésiterai jamais à les appeler lorsque certains prennent ma rue pour une piste de course, surtout en été.

Que faire de ses vieux vêtements?

La fin de l’année est l’occasion de faire le ménage comme je le soulignais dans ce billet. Mais on se demande toujours que faire de nos vieilles choses. Voici quelques suggestions si vous faites le vide de vos garde-robe.

Si vous avez comme moi, un sac de vêtements trop usés, impossibles à donner, des trucs déchirés, des sous-vêtements, vous pouvez les donner à Certex une compagnie d’économie sociale qui récupère tant les tissus que les vêtements en bon état. Car les tissus se récupèrent aussi. Aucun besoin de mettre votre sac aux poubelles, donnez-lui une seconde vie.

Si vos vêtements sont en bon état, faites-en profiter d’abord vos amis ou alors amenez-les dans les Renaissance qui prennent aussi les objets en bon état. Vous avez aussi le Recyc-fringues que l’on trouve dans certains centres commerciaux. Il existe aussi de nombreux organismes locaux qui ramassent les dons: Petit frère des pauvres, sous-sol d’église, Armée du salut et j’en passe.

Ne mettez plus vos surplus à la poubelle, donnez leur une deuxième vie !

Un cas de SLAPP en France !

Ici au Québec, on appelle ceci des poursuites- bâillons. C’est à dire que des groupes, des organismes, des citoyens sont poursuivis en justice par des compagnies pour que ces groupes se taisent. En gros, il s’agit de les faire taire dans leurs critiques.

L’association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) en a été victime comme plusieurs autres groupes ou citoyens. Éco-société aussi dans le cas du livre Noir Canada. Le gouvernement du Québec a adopté le projet de loi 9 en juin 2009 pour éviter ces poursuites-bâillons.

En France, la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table assigne devant le Tribunal de Grande Instance le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) qui se bat contre les pesticides. L’organisation des JNE (journalistes et écrivains pour l’environnement), dont je suis membre, s’inquiètent de cette poursuite.

Voici leur communiqué:

Attaque contre la diffusion d’informations sur les pesticides : les JNE s’inquiètent

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table, suite à la publication d’analyses de pesticides dans les raisins de table réalisées en novembre 2008. Cette enquête a été menée par cinq ONG, dont le MDRGF pour la France, dans cinq pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont sur le site du MDRGF (http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html).

La Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table a assigné le MDRGF en février dernier devant le TGI de Paris contre la diffusion de cette enquête, jugée tendancieuse et entraînant une mévente du raisin de table, notamment. Elle demande la somme de 500 000 euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur le site Internet du MDRGF. La plainte a été jugée recevable et le MDRGF est assigné le 6 janvier 2010 devant le TGI de Paris.

L’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) s’étonne qu’une association puisse être assignée pour avoir diffusé les résultats d’une enquête qui semble en tous points sérieuse. Mais au delà de ce qui est reproché au MDRGF, les journalistes et écrivains membres des JNE considèrent que cette démarche crée un précédent dans l’atteinte à la liberté d’information dans notre pays.

Elle apporte donc son soutien au MDRGF et à son président, François Veillerette.

L’homme de l’année aurait dû être une femme !

Le Times a choisi encore une fois un homme comme sa personnalité de l’année. Marie-Claude Lortie en fait sa chronique ce matin. Elle aurait aimé que pour une fois, le Times choisisse une femme. Imaginez-vous que depuis 1927 alors que Charles Lindbergh était choisi le premier Homme de l’année à l’époque, seulement quatre femmes ont eu cet honneur. Trop peu, vraiment trop peu.

Marie-Claude donne donc quelques suggestions dont les survivantes des crimes militaires au Darfour et au Congo. Elle mentionne aussi qu’au Québec, on ne fait pas mieux. Imaginez donc qu’une seule femme se trouve dans le top 10 !!! Il s’agit de Pauline Marois qui se classe derrière Carey Price, le jeune gardien fêtard du Canadien. Un peu ridicule non ??? Que fait Carey Price dans cette liste ? Qu’a-t-il réalisé à part des sorties arrosées dans les bars de Montréal ? Le Canadien n’a même pas été proche de remporter la Coupe Stanley. Je vous le dis R.I.D.I.C.U.L.E.

Tentons de refaire ces listes au féminin pour contrebalancer les nombreux oublis. Je compte sur vous pour combler mes oublis…Ce sera un billet avec ajout car j’oublie des femmes c’est certain…

Au niveau international: Nancy Pelosi, Martine Aubry, Hillary Clinton, Sarah Palin, etc.

Au niveau québécois: Caroline St-Hilaire, première mairesse de Longueuil, Karine Vanasse avec Polytechnique, Louise Harel, India Desjardins, Nathalie Provost, survivante de Poly, Isabelle Hudon, etc.

À vous… aidez-moi….

Bienvenue dans mon nouveau chez moi !!!

Ce blog change tranquillement et progressivement d’adresse et sera dorénavant mis à jour ici. Tout n’est pas prêt encore dans mon nouveau chez moi mais je m’y organise tranquillement. Vous savez dans tous les déménagements, il faut un peu de temps pour replacer les meubles et les objets. Mais l’essentiel y est. Tout mes billets et les commentaires qui s’y rattachent ont été déménagés. Photos aussi. Ne manque que la colonne de gauche, la décoration. Ça vient, ça vient.

En attendant, changez vos signets…

Tentative de changement

Actuellement mon blogue est sur Blogspot. Je tente de migrer vers WordPress. À voir si cela sera possible…