Hydro-solution dans l’eau chaude

Avez-vous vu cette publicité ? Un homme ou une femme chante sous la douche alors que de l’eau coule, coule et coule. Le message ? Ne manquez pas d’eau chaude avec Hydro-Solution. Sauf que…

Entre Eau secours et la Fondation One Drop de Guy Laliberté, n’avons-nous pas été assez sensibilisé à ne pas gaspiller l’eau ? Est-ce que le fondateur du Cirque du Soleil n’a pas assez répété son message dernièrement? Sans parler du gaspillage d’électricité pour chauffer cette eau. Ce n’est même pas du greenwashing, c’est anti-écolo.

Je n’en reviens pas qu’une compagnie comme Hydro-Solution puisse ainsi « promouvoir » en quelque sorte le gaspillage d’eau alors qu’on n’arrête pas de dire qu’il faut sauvegarder l’eau, ne pas la gaspiller. Au coin, en pénitence, Hydro-Solution, fournisseur du CAA Québec. Cette publicité mérite la poubelle, même pas le recyclage. Comment les responsables ont pu la laisser passer ?

Quand à l’agence de publicité Tam-Tam\TBWA, pas fort. Vraiment pas fort.

AJOUT: Marie-Soleil Michon en parlait d’ailleurs lors de l’émission du 22 octobre dernier de la Fosse aux lionnes. Elle aussi trouve que c’est plutôt une incitation au gaspillage d’eau.

Signeriez-vous ça ?

« Je cède à TVA tous mes droits, titres et intérêts (y compris les droits d’auteur) relativement aux Oeuvres passées, présentes et futures transmises ou à être transmises à TVA, le tout de façon exclusive, irrévocable, à perpétuité pour le monde entier et pour toute exploitation et reproduction d’une partie ou de la totalité des Oeuvres sur tout format et tout support (y incluant en format individuel, collectif, électronique, en recueil ou dans des banques de données). »

Mise à jour : il n’y a pas que TVA Publications qui fait signer de telles horreurs, les publications Charron aussi (La Semaine). Pour 65 $ le feuillet. Voici un extrait du contrat en question.

«À la réception des textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées, conformément au présent bon de commande, je transfère et cède de façon exclusive et perpétuelle, sans limitation de territoire, tous les droits, titres et intérêts sur ces textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies affiliées. De plus, je renonce, en faveur des Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées à tous les droits moraux que je pourrais avoir actuellement et dans l’avenir, aux termes de la loi sur les droits d’auteur ou de créateur commandé par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées conformément au présent bon de commande.

AJOUT: L’AJIQ, dont je fais partie du CA, a souvent dénoncé ce type de contrat et ce contrat en particulier. C’est ici, ici et ici. J’en parle aujourd’hui, car deux pigistes m’ont écrit dernièrement pour me dire que la pression s’accentuait pour signer.

J’ai écrit trois textes pour Clin d’Oeil et Passion en refusant de signer. Mais je n’ai plus de commandes depuis juin…Généralement les textes sont payés 100 $ et moins le feuillet. Pour céder tous ses droits, ça coûte beaucoup plus cher, très cher. Question de respect…

Autre texte sur le journaliste à la pige:
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Salon du livre de Rimouski et Montréal

Demain, départ pour Rimouski. Mon salon du livre préféré comme je le disais l’an dernier et l’année d’avant. Pourquoi? Car c’est le premier que j’ai fait. Nous sommes dans le même hôtel, ce qui permet à tous les auteurs de se retrouver comme au Saguenay. Mais, comparativement au Saguenay où nous sommes au milieu de nul part, à Rimouski, nous sommes proche du centre-ville, de ses multiples restos, face au fleuve et sa promenade, bref au milieu de l’action.

Rimouski est un salon motivant qui nous accueille à bras ouverts, nous amène au parc du Bic, nous bichonne. Bref, il réunit tout ce que j’aime dans un salon. Car j’aime Shippagan mais les auteurs sont dispersés. J’aime le Saguenay mais nous sommes au milieu de nul part et on ne nous emmène pas visiter les parcs voisins. J’aime l’Abitibi mais nous sommes éparpillés. Rimouski combine l’ensemble des plaisirs de participer à un salon du livre.

Tant que j’y suis, voici mon horaire chargé du plus gros de tous les salons du livre, celui de Montréal. Ne me cherchez pas du 18 au 23 novembre, je serai à la Place Bonnaventure, tous les jours sans exception.