Jouets séparés pour garçons et filles ? Pourquoi?

Je reviens d’un magasin de jouets à Issoire en Auvergne, avec mon neveu. Je suis encore estomaquée qu’en France on sépare les jouets pour garçons et filles. Les garçons inscrit en bleu et les filles en rose. Tout pour perpétrer les stéréotypes. Tout pour maintenir la femme à la maison et les hommes comme pourvoyeur.

Pourquoi séparer ainsi? Il y a de plus en plus de filles qui aiment les jouets que l’on dit pour les gars et le contraire. En cataloguant les jouets selon le sexe des enfants, on encourage la séparation et les rôles traditionnels. On prépare toujours et encore les filles à devenir des mères, des femmes d’intérieur, des hôtesses de l’air, etc. Tandis que les jeux virils et les métiers plus compétitifs sont réservés aux petits gars. Les filles jouent à la poupée, à la cuisine, etc. et les garçons ont des armes, des robots.

Pourquoi ne pas laisser les enfants choisir selon leur goût et non selon leur sexe ? Que se passe-t-il si une fille désire un jouet dans la section garçon ? On la traitera de garçon manqué. J’ai assez souffert de m’être fait traiter de garçon manqué toute mon enfance, je ne le souhaite à personne.

Pire, un garçon qui voudra un jouet dans la section filles subira certainement les quolibets, pourrait se faire traiter de fille, etc. Pas très agréable.

Bref, on n’encourage pas la liberté de choix pour les enfants, on favorise les stéréotypes au lieu de les laisser exprimer leur réelle personnalité, garçon ou fille. Évidemment, vous me direz que la majorité des garçons préfèrent les voitures et les filles les poupées. Peut-être mais je n’en faisais pas partie et les deux enfants de ma cousine non plus. Sa fille préfère jouer au foot et aux voitures tandis que son fils préfère les jeux plus tranquilles.

Pourquoi les Français sous-titrent les films québécois?

Photo prise hier soir durant la diffusion de CRAZY sur Arte

Hier soir, surprise. En furetant à travers les quelques chaînes que capte la télévision de ma mère en Auvergne, je tombe sur le film québécois CRAZY sur Arte. La surprise s’est vite transformer en déception. Certains passages du film étaient sous-titré en « français de France ».

J’ai trouvé ça insultant. Une amie me fait remarquer que le film les C’htis n’étaient pas sous-titré. Pourtant, les gens du nord de la France ont aussi un accent et des expressions particulières. Alors pourquoi les Français se sentent obligés de sous-titrer les films québécois?

Pourquoi aussi ont-ils doublé Minuit le soir? La fabuleuse série de Radio-Canada. En entendant la voix dont on avait affublé Claude Legault c’était indécent, ignoble, horrible et insultant.

Les Québécois parlent français. Un français différent, avec un accent typique, comme l’est l’accent du sud de la France, du nord, de la Suisse, de la Belgique et comme les Français ont un accent lorsqu’ils viennent au Québec.

Le Québec a aussi ses propres expressions comme plusieurs régions en France en ont. C’est ainsi.

Le Québec ne sous-titre pas les films français et ne les double pas. On accepte même des séries américaines traduites et doublés en France. Regardez Séries +. Quand on parle comme en France, avec le vouvoiement bizarre, les classes françaises etc. Les Québécois comprennent, ne se plaignent pas. Pourquoi les Français ne peuvent comprendre les séries ou films québécois?
Sont-ils moins intelligents que les Québécois? Plus durs d’oreille ? Ou simplement plus paresseux?

Même si je suis d’origine française, j’ai trouvé ça insultant de voir CRAZY sous-titré et des expressions québécoises « traduites ». Menteries est devenu mensonge, Criss traduit par putain et j’en passe…Presque risible.

Est-ce mieux de travailler pour une femme ou pour un homme?

Avez-vous eu plusieurs types de patrons. Des hommes et des femmes. Avez-vous une préférence?
Quels étaient les caractéristiques des uns et des autres ? Est-ce plus facile de travailler pour un homme quand on est une femme ou pour une femme quand on est une femme ? Ou le contraire?

En réfléchissant à tout ceci, je me rends compte que j’ai souvent eu des patrons mais peu de patronne. D’ailleurs depuis 6 ans, je suis ma propre patronne et je m’en porte très bien.

Le seul problème que j’ai eu avec une femme est qu’elle était plus vieille que moi et semblait avoir peur de moi et de mes compétences. Dommage. Mais c’est une seule expérience qui ne peut mettre toutes les femmes plus vieilles dans le même bateau.

Et vous? Racontez-moi vos histoires, je cherche des témoignages, des histoires par uniques mais plus larges et générales que la mienne. Si vous ne voulez la racontez en public, écrivez-moi par courriel: cecile.gladel@gmail.com

Ne rien acheter: possible ?

Silvia Galipeau pose la question: pour ou contre la journée sans achat? En fait, il faut aller plus loin que la seule symbolique de la journée. Car ne rien acheter aujourd’hui pour dépenser deux fois plus demain ne sert à rien. Bien entendu.

L’objectif est plutôt de se poser des questions sur sa consommation. De se remettre en question. Se demander si notre endettement est trop élevé? Si on achète plus que nécessaire? Si notre maison est encombré d’objets de toutes sortes acheté en vitesse pour combler un vide, une émotion quelconque ?

Bref la consommation est aussi très émotive. Ce que les publicitaires ont compris depuis longtemps. Ils jouent donc sur notre psychisme avec plaisir. Et nos émotions. Mais au bout du compte, avons-nous vraiment besoin de tout ce que les commerçants nous proposent?

Pour Noël, je fais très peu de cadeaux. Je déteste les fêtes programmées pour nous faire dépenser. Je n’achète jamais de manière obligée comme semble le faire tant de personnes. Dommage.

L’huile de coco comme carburant…

Utiliser la noix de coco comme carburant ou plutôt comme complètement au carburant. C’est ce que fait l’Île de Vanuatu dans le Pacifique. Objectif : limiter l’achat de carburant à l’extérieur de l’île et utiliser une ressource locale.

Excellent. Sauf que quelques points m’ont chicotée lorsque je regardais un reportage de France 2 sur le sujet. Les deux personnes en charge du projet étaient des blancs. Est-ce encore une fois des gens d’affaires de l’extérieur qui viennent exploiter une ressource locale ? J’espère que non. De telles initiatives écologiques et locales devraient être gérer par une coopérative afin de favoriser les travailleurs locaux et le partage des profits entre eux.

Par ailleurs, chaque fois que l’on propose un carburant alternatif, il y a le risque de voir cette ressource être sur utilisée sans chercher à trouver le moyen de réduire la consommation d’énergie. Un peu comme le souligne cet intervenant sur le forum de France 2.

Finaliste pour la Coupe de l’info – Votez pour moi !

Surprise et joie il y a quelques semaines. On m’annonce par courriel que mon blogue, ce blogue est finaliste dans la catégorie Développement durable pour la 4e Coupe de l’info.

Le tout se déroule les 22,23 et 24 janvier 2010 à Courchevel. Malheureusement je n’y serai pas. Je serai à Montréal. Mais j’aimerais bien que le tout soit diffusé sur l’Internet, je pourrais y assister via Skype, par exemple. À suivre.

Mais je suis toujours très surprise et très fière d’être simplement finaliste dans une catégorie où se côtoie des blogues de journalistes de L’Express.fr, Conso gonzo d’Eric Lecluyse, du Nouvelobs.com avec Planète de Guillaume Malaurie, de Rue89.com avec son blog Passage à l’acte (rédacteur Collectif), et d’un autre journaliste indépendant Laurent Samuel et son blog planète.

Les internautes peuvent voter en cliquant ici pour leur meilleur blogue. Évidemment je vous encourage à voter pour le mien mais je ne me fais aucune illusion. Mon blogue n’est pas typiquement en France, j’ai beaucoup d’infos québécoises, je ne l’alimente pas que d’info écolo et je suis une indépendante, je ne suis pas payée pour écrire sur mon blogue. Je ne peux donc pas y consacrer tout mon temps.

Mais le seul fait d’être finaliste me ravie et remplie de joie. J’ai aussi l’impression d’être de plus en plus reconnue dans mon pays d’origine, surtout depuis que que la version française de mon livre l’écolo écono a été adaptée.

Déneigement sur le Plateau: enfin des politiciens courageux.

Depuis la parution de l’article d’Éric Clément sur les modifications sur la pratique du déneigement dans l’arrondissement du Plateau, les élus de Projet Montréal se font attaquer. Et voila. On ne pense plus qu’à nos voitures et la circulation automobile.

Et pourtant la décision des élus du Plateau de ne plus charger la neige la fin de semaine et d’attendre qu’il en soit tombé 15 cm au lieu de 8 cm se défend tout à fait. Si bien entendu, on arrête de penser avec notre esprit d’automobiliste.

Il y a bel et bien une hystérie du déneigement. On vit dans un pays nordique. Quand la neige tombe, rangez donc votre voiture (un peu fou d’ailleurs d’avoir une voiture quand on décide d’habiter le Plateau, vive Communauto) et marchez. Car les trottoirs seront déneigés. Et oui, l’argent économisé servira à d’autres projets.

Les cols bleus sont contre. Évidemment ils perdront de nombreuses heures supplémentaires payées à temps double, parfois triple. Pourtant, ils devraient appuyer Projet Montréal qui veut limiter les contrats donnés au secteur privé.

Quand à l’aspect sécurité ? Ben voyons donc. De quoi parle-t-on ? Les camions de pompiers, les policiers et les ambulances arriveront toujours à se déplacer. Ce sera aux automobilistes de ne pas stationner leur voiture n’importe comment. Si tu prends la responsabilité d’être propriétaire d’une auto sur le Plateau, et bien tu as aussi la responsabilité de t’en occuper durant l’hiver et de ne pas la stationner tout croche, même par une tempête de neige…C’est ainsi.

Ah la maudite totale et complète dépendance à l’automobile…

Mon horaire du Salon du livre de Montréal

C’est le temps du Salon du livre de Montréal. Le plus gros au Québec. J’y passerai donc les prochains six jours, pratiquement du matin au soir. En effet, j’ai des séances en matinée avec mes livres jeunesse, les deux tomes du Pirate des caramels et l’écolo écono junior. Mais j’y serai aussi en soirée toujours avec l’écolo écono et les Pollutions invisibles.

Venez m’y voir au milieu de centaines d’autres auteurs. Beaucoup d’auteurs québécois qui valent la peine d’être découvert. Il n’y a pas que les auteurs vedettes mais des centaines d’autres. Talentueux même s’ils ne vendent pas 100 000 copies de leurs romans, même s’ils ne passent pas à Tout le monde en parle, même s’il ne s’agit pas d’une vedette qui a écrit sa biographie à 33 ans, même si…

En attendant mon horaire de présence est sur le site du Salon du livre et je vous le copie ci-dessous:

Mercredi 18 novembre
Le pirate des Caramels de 9h à 10h
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles)
de 15h30 à 17h et de 18h à 20h


jeudi 19 novembre

Animation Le pirate des Caramels
10h45 à 11h15
Le pirate des Caramels de 11h30 à 13h
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles) de 13h à 14h
Le pirate des Caramels de 14h à 15h
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles) de 18h à 20h

vendredi 20 nov
Le pirate des Caramels de 9h à 10h
IIntouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles de 13h à 15h et de 20h à 21h

samedi 21 nov
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles) de 12h à 14h
Le pirate des Caramels de 16h à 17h30
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles)de 19h30 à 21h

dimanche 22 nov
Le pirate des Caramels de 11h30 à 13h30
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles) de 13h30 à 14h30 et de 16h à 17h30

lundi 23 nov
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles)de 10h à 11h30
Le pirate des Caramels de 11h30 à 13h00
Intouchables (l’écolo écono, junior et les Pollutions invisibles)de 13h à 14h30

Donner, à qui et comment ? dans le dernier Coup de Pouce



Attention, auto-promotion. Dans le dernier numéro de la revue la plus vendue au Québec, Coup de Pouce, celui de décembre, j’écris un article sur le don. Une première collaboration pour cette revue. Très heureuse.

L’article n’est pas offert en ligne, puisqu’il est dans la revue imprimée et en kiosque en page 61.

De quoi parle-t-il ? Du don aux organismes en tout genre, aux fondations, aux causes diverses. La générosité est devenu une véritable industrie. On se bat pour obtenir notre argent et souvent on fait appel à nos émotions. Dans l’article, j’explique comment reconnaître la légitimité de l’oeuvre, comment vérifier la part des frais d’administration ( incontournables), les différentes manières de récolter des dons, et comment donner au mieux pour nous et pour les organismes.

Finalement, je termine avec la liste des organismes les plus riches…Grosse surprise. La liste est celle de l’Agence du revenu du Canada selon la liste des organismes qui reçoivent le plus de dons déductibles d’impôts. Je vous laisse aller en page 66 de la revue pour trouver ces 10 organismes où l’on trouve deux universités, un hôpital, Centraide du Grand Montréal qui redistribue ensuite à de nombreux petits organismes qui peuvent ainsi vivre. Mais je peux vous dire que leurs dons annuels se chiffrent de 62 millions pour le numéro 1 à 16 millions pour le 10e. Petite comparaison avec d’autres organismes: l’Association québécoise de la fibromalgie reçoit 821 $ tandis que l’Association québécoise de prévention du suicide 51 000 $.

Enfin, mes chiffres n’incluent pas les montants que certains petits organismes comme les deux cités ci-dessus pourraient recevoir de Centraide par exemple. D’ailleurs, pour connaître les quelques centaines d’organismes qui bénéficient de l’aide de Centraide, il suffit d’aller sur leur site internet.

Pour vérifier si l’organisme que vous souhaitez appuyer est un réel organisme de bienfaisance reconnu par le gouvernement fédéral, rendez-vous sur le site de l’Agence du revenu. J’explique comment vérifier les chiffres en page 66 de la revue.

Finalement, je parle aussi des causes plus populaires et plus « noble » et médiatiques. La cause de la santé mentale n’est pas aussi populaire que celle du cancer du sein par exemple.

Et vous, donnez-vous ? À qui ? Et comment ?

60 blogueurs et blogueuses pour 60 secondes pour la Planète

Voici une vidéo concoctée par Dominic Arpin pour reprendre la campagne mondiale Climate for Justice de Kofi Annan avant l’important sommet de Copenhague. Vous en connaissez certains, d’autres moins. J’en fais partie, je suis la 23e seconde et j’ai eu un grand plaisir à laisser mon objectivité journalistique de côté pour appuyer cette cause. Pas grande surprise…

Faites circuler et surtout agissez. Un petit geste, n’importe lequel qui en entraînera surement un autre. Éteignez le moteur, achetez moins, surtout à Noël et mieux, utilisez des objets réutilisables et surtout en dernière option, recyclez.

Maintenant, j’aimerais aussi que ces 60 blogueurs et blogueuses me donnent leur petit geste pour la Planète, pour montrer l’exemple…Je commence par moi. Je n’ai pas de voiture. Je me déplace en vélo et les autres ? J’attends 🙂

Sous la vidéo, j’ai ajouté la liste des blogueurs et blogueuses qui participaient. Ils se trouvent aussi dans les infos en haut à droite sur You Tube.

1. Caroline Allard – http://www.trashindigne.blogspot.com
2. Pierre-Léon Lalonde – http://www.taxidenuit.blogspot.com
3. Daniel Rondeau – http://www.danielrondeau.com
4. Jeff Lee – http://www.bombe.tv
5. Bob le chef – http://www.boblechef.com
6. Dominic Arpin – http://www.dominicarpin.ca
7. Josianne Massé – http://www.blogosphere.branchez-vous.com
8. Catherine Beauchamp – http://www.letapisrosedecatherine.tv
9. Maxime Tremblay – http://www.photosmax.blogs.com
10. Jean-Michel Vanasse – http://www.jeanmichelvanasse.tv
11. Martine Pagé – http://www.martinepage.com
12. Patrick Dion – http://www.patrickdion.ca
13. Laurent Maisonnave – http://www.zelaurent.com
14. Renart Léveillé – http://www.renartleveille.wordpress.com
15. Pierre-Luc Cloutier – http://www.dansmatele.ca
16. Catherine Perreault-Lessard – http://www.urbania.ca
17. Sylvain Grandmaison – http://www.fono.ca
18. Philippe Martin – http://www.nayezpaspeur.ca
19. Claude Malaison – http://www.emergenceweb.com
20. Laurent Lasalle – http://www.mesparolessenvolent.com
21. Carl Charest – http://www.carlcharest.com
23. Cecile Gladel – http://www.cecilegladel.blogspot.com
24. Josée Plamondon – http://www.joseeplamondon.com
25. Thoma Daneau – http://www.thomadaneau.com
26. Diane Nadeau – http://www.dianenadeau.ca
27. Diane Bourque – http://www.dianebourque.com
28. Marie-Julie Gagnon – http://www.marieju.com
29. Jonathan Villard – http://www.villiard.com/blog
30. Jean-François Bélisle – http://www.jfbelisle.com
31. Julia Vallelunga – http://www.alamodemontreal.com
32. Gabrielle Chalifoux – http://www.pretextes.ca
33. Jérôme Paradis – http://www.paradivision.com/blog
34. Sophie Peloquin – http://www.commensal.com/blogue
35. Catherine Lefebvre – http://www.lethnogourmande.blogspot.com
36. Véronique Desrosiers – http://www.mintbirdy.ca
37. Nathalie Rivard – http://www.twitter.com/indigonat
38. Alain Thériault – http://alaintheriault.com/startupcoach
39. Martin Lessard – http://www.zeroseconde.com
40. Maxime Dubreuil – http://www.thefoodfeed.blogspot.com
41. Marc Poulin – http://www.thefoodfeed.blogspot.com
42. Olivier Mermet – http://www.oliviermermet.com/blog
43. Katerine Rollet – http://www.tourisme-montreal.org/blogs
44. Christian Aubry – http://www.aubry.org
45. Marie-Louise Gariépy – http://www.videoqualia.blogspot.com
46. Mélanie Briev – http://www.ouvregrandtesailes.com
47. Julien Galtier – http://blog.baobaz.com
48. Cedric Essiminy – http://www.lebagelblog.wordpress.com
49. Paulina Podgorska – http://www.sosgarde.ca
50. Nicola Navratil – http://www.nicolanavratil.com
51. Christine Renaud – http://www.e-180.com
52. Frédéric Clairoux – http://www.fxstudiodesign.blogspot.com
53. Karl-Frédéric Anctil – http://www.ekorce.com/blog
54. Christelle Samson – http://www.twitter.com/christ_elle
55. David Hamel – http://www.davidhamel.ca
56. Martin Ouellette – http://www.provokat.ca
57. Yves William – http://www.yveswilliams.com
58. Adrien OLeary – http://www.b-unique.ca
59. Gina Desjardins – http://www.ginadesjardins.com
60. Michelle Blanc – http://www.michelleblanc.com

Hydro-solution dans l’eau chaude

Avez-vous vu cette publicité ? Un homme ou une femme chante sous la douche alors que de l’eau coule, coule et coule. Le message ? Ne manquez pas d’eau chaude avec Hydro-Solution. Sauf que…

Entre Eau secours et la Fondation One Drop de Guy Laliberté, n’avons-nous pas été assez sensibilisé à ne pas gaspiller l’eau ? Est-ce que le fondateur du Cirque du Soleil n’a pas assez répété son message dernièrement? Sans parler du gaspillage d’électricité pour chauffer cette eau. Ce n’est même pas du greenwashing, c’est anti-écolo.

Je n’en reviens pas qu’une compagnie comme Hydro-Solution puisse ainsi « promouvoir » en quelque sorte le gaspillage d’eau alors qu’on n’arrête pas de dire qu’il faut sauvegarder l’eau, ne pas la gaspiller. Au coin, en pénitence, Hydro-Solution, fournisseur du CAA Québec. Cette publicité mérite la poubelle, même pas le recyclage. Comment les responsables ont pu la laisser passer ?

Quand à l’agence de publicité Tam-Tam\TBWA, pas fort. Vraiment pas fort.

AJOUT: Marie-Soleil Michon en parlait d’ailleurs lors de l’émission du 22 octobre dernier de la Fosse aux lionnes. Elle aussi trouve que c’est plutôt une incitation au gaspillage d’eau.

Signeriez-vous ça ?

« Je cède à TVA tous mes droits, titres et intérêts (y compris les droits d’auteur) relativement aux Oeuvres passées, présentes et futures transmises ou à être transmises à TVA, le tout de façon exclusive, irrévocable, à perpétuité pour le monde entier et pour toute exploitation et reproduction d’une partie ou de la totalité des Oeuvres sur tout format et tout support (y incluant en format individuel, collectif, électronique, en recueil ou dans des banques de données). »

Mise à jour : il n’y a pas que TVA Publications qui fait signer de telles horreurs, les publications Charron aussi (La Semaine). Pour 65 $ le feuillet. Voici un extrait du contrat en question.

«À la réception des textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées, conformément au présent bon de commande, je transfère et cède de façon exclusive et perpétuelle, sans limitation de territoire, tous les droits, titres et intérêts sur ces textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies affiliées. De plus, je renonce, en faveur des Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées à tous les droits moraux que je pourrais avoir actuellement et dans l’avenir, aux termes de la loi sur les droits d’auteur ou de créateur commandé par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées conformément au présent bon de commande.

AJOUT: L’AJIQ, dont je fais partie du CA, a souvent dénoncé ce type de contrat et ce contrat en particulier. C’est ici, ici et ici. J’en parle aujourd’hui, car deux pigistes m’ont écrit dernièrement pour me dire que la pression s’accentuait pour signer.

J’ai écrit trois textes pour Clin d’Oeil et Passion en refusant de signer. Mais je n’ai plus de commandes depuis juin…Généralement les textes sont payés 100 $ et moins le feuillet. Pour céder tous ses droits, ça coûte beaucoup plus cher, très cher. Question de respect…

Autre texte sur le journaliste à la pige:
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Salon du livre de Rimouski et Montréal

Demain, départ pour Rimouski. Mon salon du livre préféré comme je le disais l’an dernier et l’année d’avant. Pourquoi? Car c’est le premier que j’ai fait. Nous sommes dans le même hôtel, ce qui permet à tous les auteurs de se retrouver comme au Saguenay. Mais, comparativement au Saguenay où nous sommes au milieu de nul part, à Rimouski, nous sommes proche du centre-ville, de ses multiples restos, face au fleuve et sa promenade, bref au milieu de l’action.

Rimouski est un salon motivant qui nous accueille à bras ouverts, nous amène au parc du Bic, nous bichonne. Bref, il réunit tout ce que j’aime dans un salon. Car j’aime Shippagan mais les auteurs sont dispersés. J’aime le Saguenay mais nous sommes au milieu de nul part et on ne nous emmène pas visiter les parcs voisins. J’aime l’Abitibi mais nous sommes éparpillés. Rimouski combine l’ensemble des plaisirs de participer à un salon du livre.

Tant que j’y suis, voici mon horaire chargé du plus gros de tous les salons du livre, celui de Montréal. Ne me cherchez pas du 18 au 23 novembre, je serai à la Place Bonnaventure, tous les jours sans exception.

J’ai vraiment mal à ma ville et à ma démocratie…

Montréal se réveille avec un gros mal de tête. Pour de nombreuses raisons, ces élections laissent tout le monde avec un étrange goût amer. Mais que se passe-t-il dans notre ville, qui je le rappelle est la métropole du Québec, la plus grande ville. C’est triste et grave.
Il est temps de changer le système électoral et le financement des élections. Aussi une enquête publique est de mise. On a besoin d’un grand ménage et vite.

Voici les différentes raisons qui font que j’ai mal à ma ville.

-Nous sommes lundi midi et beaucoup de résultats de bureaux de vote ne sont pas encore comptabilisés. Certains élus ne savent pas encore s’ils sont élus.

-Le maire de Montréal, Gérald Tremblay est élu avec 15 % du vote des citoyens inscrits sur la liste électorale. 15 %. Pincez-moi. Qu’il n’ose pas dire que c’est une victoire. C’est rien du tout.

-La fusion mal faite et les défusions ont affaibli Montréal. Le maire Tremblay est élu principalement par des anciennes villes de banlieue où on avait l’habitude de tourner les coins ronds. Rendez-moi ma ville.

-Des élus comme Michel Labrecque et André Lavallée, maitres d’oeuvre du plan de transport ont été battus. Un écolo a battu un autre écolo sur le Plateau. Dommage. J’ai l’impression que des candidats d’excellente valeur se sont fait concurrence et se sont éliminés alors que les moins bons sont récompensés. Dommage.

-Dans Rosemont, c’est l’organisation politique du parti québécois qui a fait la différence et pas le travail des élus en place. Anti-démocratique. (Je note ma non-objectivité ici car l’un de mes meilleurs amis, Carle Bernier-Genest se représentait dans le district de Marie-Victorin et a été battu. Je suis triste pour lui tout comme pour ma conseillère municipale, Carole Du Sault, une amie aussi).

-Quand je vois des maires être élus avec 82 % (Régis Labeaume à Québec) et 78 % ( Jean Tremblay à Saguenay) et que ce dernier affirme qu’une opposition est nocive à une ville. Que Gilles Vaillancourt, le monarque de Laval, affirme croire en la démocratie de proximité me rendent très cynique face aux élections. Ne sommes-nous face qu’à une simple mascarade de démocratie municipale. Une république de bananes.

Quelques points positifs, heureusement…

-L’élection de la première femme à la tête de Longueuil, Caroline St-Hilaire. Même si elle est minoritaire. On voit que lorsque l’opposition se divise comme à Montréal, le maire sortant en profite pour se faufiler entre les deux. Ne serait-il pas temps de changer de système pour avoir un scrutin proportionnel à deux tours comme en France ?

-L’élection de plusieurs élus de Projet Montréal, un parti différent, plus à gauche, plus environnementaliste, plus social. Et pas seulement sur le Plateau mais aussi dans Rosemont, Ahuntsic-Cartierville et, surprise, même l’ancienne ville de Lasalle.

-Le fait que les scandales aient fait tombés certains élus à Longueuil et Boisbriand est une bonne nouvelle. Parfois la démocratie parle. C’est sain.

Pourquoi l’ADISQ en même temps que les élections?

Vous avez remarqué que des élections municipales ont lieu aujourd’hui au Québec. Partout, dans toutes les municipalités. C’est ainsi depuis 4 ans, les élections municipales ont lieu en même temps dans la province, chaque premier dimanche de novembre. La date est donc connue depuis des lunes.

Malgré tout, l’ADISQ remet ses trophées ce soir. Pas fort. Une amie appelle ça anti-démocratique et non respectueux pour le processus électoral. Je suis d’accord. On a du mal à intéresser les citoyens à la politique, surtout municipale. Une soirée électorale est passionnante, intéressante et permet de sensibiliser les citoyens. Malheureusement l’ADISQ va les attirer ailleurs. Dommage, très dommage…