Jouets séparés pour garçons et filles ? Pourquoi?

Je reviens d’un magasin de jouets à Issoire en Auvergne, avec mon neveu. Je suis encore estomaquée qu’en France on sépare les jouets pour garçons et filles. Les garçons inscrit en bleu et les filles en rose. Tout pour perpétrer les stéréotypes. Tout pour maintenir la femme à la maison et les hommes comme pourvoyeur.

Pourquoi séparer ainsi? Il y a de plus en plus de filles qui aiment les jouets que l’on dit pour les gars et le contraire. En cataloguant les jouets selon le sexe des enfants, on encourage la séparation et les rôles traditionnels. On prépare toujours et encore les filles à devenir des mères, des femmes d’intérieur, des hôtesses de l’air, etc. Tandis que les jeux virils et les métiers plus compétitifs sont réservés aux petits gars. Les filles jouent à la poupée, à la cuisine, etc. et les garçons ont des armes, des robots.

Pourquoi ne pas laisser les enfants choisir selon leur goût et non selon leur sexe ? Que se passe-t-il si une fille désire un jouet dans la section garçon ? On la traitera de garçon manqué. J’ai assez souffert de m’être fait traiter de garçon manqué toute mon enfance, je ne le souhaite à personne.

Pire, un garçon qui voudra un jouet dans la section filles subira certainement les quolibets, pourrait se faire traiter de fille, etc. Pas très agréable.

Bref, on n’encourage pas la liberté de choix pour les enfants, on favorise les stéréotypes au lieu de les laisser exprimer leur réelle personnalité, garçon ou fille. Évidemment, vous me direz que la majorité des garçons préfèrent les voitures et les filles les poupées. Peut-être mais je n’en faisais pas partie et les deux enfants de ma cousine non plus. Sa fille préfère jouer au foot et aux voitures tandis que son fils préfère les jeux plus tranquilles.

Pourquoi les Français sous-titrent les films québécois?

Photo prise hier soir durant la diffusion de CRAZY sur Arte

Hier soir, surprise. En furetant à travers les quelques chaînes que capte la télévision de ma mère en Auvergne, je tombe sur le film québécois CRAZY sur Arte. La surprise s’est vite transformer en déception. Certains passages du film étaient sous-titré en « français de France ».

J’ai trouvé ça insultant. Une amie me fait remarquer que le film les C’htis n’étaient pas sous-titré. Pourtant, les gens du nord de la France ont aussi un accent et des expressions particulières. Alors pourquoi les Français se sentent obligés de sous-titrer les films québécois?

Pourquoi aussi ont-ils doublé Minuit le soir? La fabuleuse série de Radio-Canada. En entendant la voix dont on avait affublé Claude Legault c’était indécent, ignoble, horrible et insultant.

Les Québécois parlent français. Un français différent, avec un accent typique, comme l’est l’accent du sud de la France, du nord, de la Suisse, de la Belgique et comme les Français ont un accent lorsqu’ils viennent au Québec.

Le Québec a aussi ses propres expressions comme plusieurs régions en France en ont. C’est ainsi.

Le Québec ne sous-titre pas les films français et ne les double pas. On accepte même des séries américaines traduites et doublés en France. Regardez Séries +. Quand on parle comme en France, avec le vouvoiement bizarre, les classes françaises etc. Les Québécois comprennent, ne se plaignent pas. Pourquoi les Français ne peuvent comprendre les séries ou films québécois?
Sont-ils moins intelligents que les Québécois? Plus durs d’oreille ? Ou simplement plus paresseux?

Même si je suis d’origine française, j’ai trouvé ça insultant de voir CRAZY sous-titré et des expressions québécoises « traduites ». Menteries est devenu mensonge, Criss traduit par putain et j’en passe…Presque risible.

Est-ce mieux de travailler pour une femme ou pour un homme?

Avez-vous eu plusieurs types de patrons. Des hommes et des femmes. Avez-vous une préférence?
Quels étaient les caractéristiques des uns et des autres ? Est-ce plus facile de travailler pour un homme quand on est une femme ou pour une femme quand on est une femme ? Ou le contraire?

En réfléchissant à tout ceci, je me rends compte que j’ai souvent eu des patrons mais peu de patronne. D’ailleurs depuis 6 ans, je suis ma propre patronne et je m’en porte très bien.

Le seul problème que j’ai eu avec une femme est qu’elle était plus vieille que moi et semblait avoir peur de moi et de mes compétences. Dommage. Mais c’est une seule expérience qui ne peut mettre toutes les femmes plus vieilles dans le même bateau.

Et vous? Racontez-moi vos histoires, je cherche des témoignages, des histoires par uniques mais plus larges et générales que la mienne. Si vous ne voulez la racontez en public, écrivez-moi par courriel: cecile.gladel@gmail.com

Ne rien acheter: possible ?

Silvia Galipeau pose la question: pour ou contre la journée sans achat? En fait, il faut aller plus loin que la seule symbolique de la journée. Car ne rien acheter aujourd’hui pour dépenser deux fois plus demain ne sert à rien. Bien entendu.

L’objectif est plutôt de se poser des questions sur sa consommation. De se remettre en question. Se demander si notre endettement est trop élevé? Si on achète plus que nécessaire? Si notre maison est encombré d’objets de toutes sortes acheté en vitesse pour combler un vide, une émotion quelconque ?

Bref la consommation est aussi très émotive. Ce que les publicitaires ont compris depuis longtemps. Ils jouent donc sur notre psychisme avec plaisir. Et nos émotions. Mais au bout du compte, avons-nous vraiment besoin de tout ce que les commerçants nous proposent?

Pour Noël, je fais très peu de cadeaux. Je déteste les fêtes programmées pour nous faire dépenser. Je n’achète jamais de manière obligée comme semble le faire tant de personnes. Dommage.

L’huile de coco comme carburant…

Utiliser la noix de coco comme carburant ou plutôt comme complètement au carburant. C’est ce que fait l’Île de Vanuatu dans le Pacifique. Objectif : limiter l’achat de carburant à l’extérieur de l’île et utiliser une ressource locale.

Excellent. Sauf que quelques points m’ont chicotée lorsque je regardais un reportage de France 2 sur le sujet. Les deux personnes en charge du projet étaient des blancs. Est-ce encore une fois des gens d’affaires de l’extérieur qui viennent exploiter une ressource locale ? J’espère que non. De telles initiatives écologiques et locales devraient être gérer par une coopérative afin de favoriser les travailleurs locaux et le partage des profits entre eux.

Par ailleurs, chaque fois que l’on propose un carburant alternatif, il y a le risque de voir cette ressource être sur utilisée sans chercher à trouver le moyen de réduire la consommation d’énergie. Un peu comme le souligne cet intervenant sur le forum de France 2.

Finaliste pour la Coupe de l’info – Votez pour moi !

Surprise et joie il y a quelques semaines. On m’annonce par courriel que mon blogue, ce blogue est finaliste dans la catégorie Développement durable pour la 4e Coupe de l’info.

Le tout se déroule les 22,23 et 24 janvier 2010 à Courchevel. Malheureusement je n’y serai pas. Je serai à Montréal. Mais j’aimerais bien que le tout soit diffusé sur l’Internet, je pourrais y assister via Skype, par exemple. À suivre.

Mais je suis toujours très surprise et très fière d’être simplement finaliste dans une catégorie où se côtoie des blogues de journalistes de L’Express.fr, Conso gonzo d’Eric Lecluyse, du Nouvelobs.com avec Planète de Guillaume Malaurie, de Rue89.com avec son blog Passage à l’acte (rédacteur Collectif), et d’un autre journaliste indépendant Laurent Samuel et son blog planète.

Les internautes peuvent voter en cliquant ici pour leur meilleur blogue. Évidemment je vous encourage à voter pour le mien mais je ne me fais aucune illusion. Mon blogue n’est pas typiquement en France, j’ai beaucoup d’infos québécoises, je ne l’alimente pas que d’info écolo et je suis une indépendante, je ne suis pas payée pour écrire sur mon blogue. Je ne peux donc pas y consacrer tout mon temps.

Mais le seul fait d’être finaliste me ravie et remplie de joie. J’ai aussi l’impression d’être de plus en plus reconnue dans mon pays d’origine, surtout depuis que que la version française de mon livre l’écolo écono a été adaptée.

Déneigement sur le Plateau: enfin des politiciens courageux.

Depuis la parution de l’article d’Éric Clément sur les modifications sur la pratique du déneigement dans l’arrondissement du Plateau, les élus de Projet Montréal se font attaquer. Et voila. On ne pense plus qu’à nos voitures et la circulation automobile.

Et pourtant la décision des élus du Plateau de ne plus charger la neige la fin de semaine et d’attendre qu’il en soit tombé 15 cm au lieu de 8 cm se défend tout à fait. Si bien entendu, on arrête de penser avec notre esprit d’automobiliste.

Il y a bel et bien une hystérie du déneigement. On vit dans un pays nordique. Quand la neige tombe, rangez donc votre voiture (un peu fou d’ailleurs d’avoir une voiture quand on décide d’habiter le Plateau, vive Communauto) et marchez. Car les trottoirs seront déneigés. Et oui, l’argent économisé servira à d’autres projets.

Les cols bleus sont contre. Évidemment ils perdront de nombreuses heures supplémentaires payées à temps double, parfois triple. Pourtant, ils devraient appuyer Projet Montréal qui veut limiter les contrats donnés au secteur privé.

Quand à l’aspect sécurité ? Ben voyons donc. De quoi parle-t-on ? Les camions de pompiers, les policiers et les ambulances arriveront toujours à se déplacer. Ce sera aux automobilistes de ne pas stationner leur voiture n’importe comment. Si tu prends la responsabilité d’être propriétaire d’une auto sur le Plateau, et bien tu as aussi la responsabilité de t’en occuper durant l’hiver et de ne pas la stationner tout croche, même par une tempête de neige…C’est ainsi.

Ah la maudite totale et complète dépendance à l’automobile…