Enregistrez votre tck et prenez position !

En décembre prochain, les dirigeants mondiaux se regroupent à Copenhague pour renouveler les accords de Kyoto. En fait, je résume, mais c’est surtout pour planifier l’après Kyoto. Une réunion de la plus haute importance et la première de Barack Obama.

Les organismes environnementaux de la Planète se mobilisent pour envoyer un message clair à nos politiciens en vue de cette réunion. Ils n’agiront certainement pas si les citoyens ne les poussent pas à le faire.

Un groupe fondé par Kofi Annan, Time for Climate justice, a lancé une horloge humaine qui symbolise le peu de temps qu’il nous reste pour agir. Je parlais ici du vidéo enregistré par plusieurs vedettes qui chantent Beds are burning de Midnight Oil.

Au Québec, les restaurants le Commensal mènent la campagne avec des groupes écologistes comme Équiterre. Outre le fait qu’ils vendent des sacs réutilisables (j’en ai vu à Pomme d’Api) et des bijoux TCK, le président encourage les Québécois à enregistrer leur TCK sur vidéo, une manière d’ajouter son nom à la pétition qui sera présentée à Copenhague. Il souhaite avoir plus de 25 000 TCK. Pour le moment, il n’y en a que 1500. Loin du compte.

Pour une fois, je vais laisser mon objectivité journalistique et j’enregistrerai mon TCK dans le cadre d’un projet dont je vous parlerai plus tard. Mais j’encourage tout le monde à enregistrer son TCK pour montrer sa sensibilité et surtout sa volonté de voir les politiciens prendre des décisions durables et écologiquement viables.

RueFrontenac explique ici l’implication du Commensal.

Energy Star faussement utilisé…et la construction verte qui cafouille

Misère. Lorsque le vert et la protection de l’environnement deviennent pertinent et presqu’obligatoire, de nombreuses entreprises en profitent. Surtout lorsque des vérifications indépendantes ne sont pas obligatoires.

Sophie Cousineau rapporte une étude américaine qui démontre qu’aucune vérification indépendante n’est faite auprès des fabricants d’électroménagers qui se certifient Energy Star eux mêmes. Bravo. Comment faire confiance à des fabricants qui veulent simplement nous vendre leur produit.

C’est tellement frustrant. On recommande aux citoyens de se fier aux certifications pour ensuite apprendre qu’on ne peut pas s’y fier. Au moins, la vérité est toujours mise à jour. Espérons maintenant que des changements surviendront. En tout temps, vérifiez les étiquettes qui indiquent la consommation d’énergie des appareils que vous achetez. J’espère qu’elles sont vraies…

Autre cas de greenwashing ou de fausse représentation verte. Hier l’émission la Facture diffusait un reportage sur la compagnie Apex qui construit des maisons écologiques bourrés de problèmes et pratiquement inhabitables. C’est qu’en matière de construction il y deux normes: le code du bâtiment et LEED. Le premier a priorité sur le second.

Identifié hier dans le reportage, le directeur général d’Apex, Patrick Payette qui justifie sa décision d’utiliser du bois vert alors que c’est interdit par le code du bâtiment. Je l’avais interviewé il y a deux ans lorsque j’écrivais un article pour la Maison du 21è siècle sur les finis extérieurs pour le bois. Je suis bien contente d’avoir apporté un bémol à ce qu’il me disait et de ne l’avoir cité qu’une seule fois.

Voici l’extrait de mon article où je le cite

«Du côté de Patrick Payette, directeur général d’Apex, la préférence se porte aussi sur trois essences québécoises plus résistantes : le mélèze, la pruche et le cèdre. « L’épinette et le pin doivent être mieux traités », ajoute-t-il

Une opinion que ne partage pas le Conseil canadien du bois pour certaines essences. «Le mélèze est moyennement résistant, tout comme le sapin de Douglas. La pruche n’est pas considérée comme étant résistante à la pourriture. Le cèdre est l’essence canadienne qui est la plus résistante naturellement. Le duramen (ou le bois de cœur) est aussi généralement plus résistant que l’aubier », mentionne Hugo Lemieux.»