Le lipdub de l’UQAM fait le tour du monde

Ce n’est pas nouveau, et non je ne suis pas en retard. J’ai vu cette vidéo il y a plusieurs semaines, après avoir visionné l’ouverture de la saison d’Oprah, le flash mob, qui se faisait sur la même chanson, que j’adore, I Gotta feeling de Black Eyes Peas.

Les deux étudiants réalisateurs de l’UQAM, Marie-Ève Hébert et Luc-Olivier Cloutier, qui sont à l’origine de ce fabuleux projet qui a eu des échos dans le monde entier et même jusqu’à CNN où ils ont été interviewés, sont en vedette dans La Presse cette semaine. Une nomination comme personnalité de la semaine qui est totalement méritée.

Regardez la vidéo, il faut le faire. C’était dans le cadre de la semaine d’initiation. Ce seraient de très bons invités pour Tout le monde en parle non? Mieux que Evelyne de Call TV, franchement…

En plus, les deux étudiants forment maintenant un couple. Romantique. Et le clip a été visionné 1,7 million de fois sur You Tube, ce n’est pas rien.

Pourquoi on fait encore si peu pour l’environnement?

Youppi, c’est la semaine de réduction des déchets. Y’a du travail à faire… Selon une caractérisation de nos déchets effectués en 2206-2007 par Recyc-Québec, 95 % de nos déchets sont valorisables et ne devraient pas être enfouis. C’est à dire que nous gaspillons ÉNORMÉMENT. Nous gaspillons des ressources qui sont reutilisables, recyclables ou compostables.

Pourtant on continue allégrement de jeter. Et de consommer. Car pour jeter il faut d’abord acheter et consommer…Chaque québécois jette 278 kg de matière par année.

Je le répète mais la réduction de nos déchets passe par la réduction de notre consommation.

Je suis à la veille de faire comme Hubert Reeves dans un sketche où, personnifié par Pierre Verville, il devient un anti-écolo, se dit que si on ne l’écoute pas, bien il s’en moque lui aussi et va profiter de la vie puisqu’il ne reste que 10 ans à la Planète. C’est ici, à écouter dans l’émission radio-canadienne À la semaine prochaine.

C’est de l’humour bien sur et jamais Hubert Reeves ne fera ceci. Sauf que je suis certaine que chaque écolo a ses forts moments de découragement en se demandant si on y arrivera, si ça vaut vraiment la peine…

Surtout quand on écoute Fabien Deglise cet après-midi à l‘Après-midi porte conseil. Il y parlait d’un sondage qui divise les Québécois en trois catégories: 33 % sont de véritables verts, 35 % sont des verts tendres et 32 % ne veulent rien savoir.

Alors on fait quoi ? Je peux bien faire des livres montrant comment être écolo, écrire des articles, des billets, faire des conférences mais je ne peux pas forcer les gens. Pourquoi on s’en moque?