L’effet des pancartes électorales…

Avant cette campagne, je pensais honnêtement qu’on n’avait pas besoin de pancartes électorales. Maintenant que les partis municipaux montréalais ont décidé de ne pas en poser sur le domaine public (Union Montréal a lancé l’idée, Vision Montréal a suivi), je me demande si cela n’affectera pas le taux de participation…J’espère que non. Mais je me pose des questions.

Ironiquement, et je le disais hier, c’est le parti le plus écolo Projet Montréal, qui pose des pancartes. Et pas de belles pancartes, peu visibles. Par ailleurs, il y a très peu de pancartes sur les balcons.

À Longueuil aussi, peu de pancartes. Caroline St-Hilaire n’en a pas. Elle utilise les abris bus pour sa publicité. J’ai aussi remarqué des publicités de Louise Harel sur les abribus de Montréal. Une amie m’a fait remarqué que c’était une excellente idée puisque l’argent retournait ainsi dans un service public, le transport en commun. Très bon point. Je n’y avais pas pensé. Alors placardons donc les abribus !

Finalement, est-ce qu’un minimum de pancartes est nécessaire ou non ?

3 Réponses

  1. Faudra attendre de voir le taux de participation. Moi j'aime bien les élections sans pancartes et je trouverais bien que les partis doivent utiliser les supports publicitaires déjà existants (comme les abribus, les grands panneaux), même si c'est surement plus cher pour un niveau d'exposition moindre.Côté "visibilité de l'élection" je pense qu'il incombe en partie aux médias d'en parler suffisamment pour interpeller la population. Et je pense que pour Montréal en tout cas, merci aux scandales, ça semble bien parti!

  2. Idem dans ma ville : pas de pancarte. Soulageant. Ça m'agresse !Mais moi aussi je suis curieuse pour le taux de participation !On verra ! :0)

  3. Pour afficher dans les abribus, il faut de l'argent. Probablement beaucoup d'argent pour un parti qui se limite à 500 000 $ pour sa campagne électorale, comme Projet Montréal.Ainsi, pour se permettre d'afficher sur tous les affichages commerciaux, il faut pratiquement se tourner vers de grands donateurs (la loi autorise un maximum de 1000$ par personne), ce qui attire les contributeurs qui attendront quelque chose en retour après l'élection.Ces grandes contributions sont une source principale des problèmes de corruption qu'on voit aujourd'hui à Montréal.Aussi, les dépenses des partis sont remboursées à 50% par les contribuables, alors plus un parti dépense, plus il "flambe" l'argent des contribuables.Projet Montréal a décidé de plafonner ses dépenses à 500 000 $ pour s'assurer que l'argent public est bien dépensé. Les contribuables n'auront contribué que 250 000$ au parti en remboursement de dépenses, ce qui est suffisant pour faire une campagne électorale.En comparaison, Vision et Union vont récolter quelques millions de dollars, probablement plus de 10 à eux deux, ce qui fait que les contribuables auront payé minimum 5 millions pour les campagnes de ces deux partis.Si, avec seulement 500 000 $ Projet Montréal est capable d'atteindre les intentions de vote qu'on voit dans les sondages, comment justifier de dépenser au moins 5 millions pour chacun des deux autres partis?

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