Le maire qui n’aime pas les livres et le dit….dans un salon du livre

Lors d’un Grand match d’impro BD dans le cadre du Salon, mon collègue des Intouchables et illustrateur (entre autres), Alexandre Girard, a relevé la gaffe du maire Tremblay avec humour.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, populaire autant pour son langage que sa prière lors des conseils municipaux, a beaucoup fait parler cette fin de semaine lors du Salon du livre du Saguenay auquel je participais.

Lors de l’ouverture officielle du salon, jeudi soir, ce dernier s’est mis les pieds dans les plats et dans la bouche, et bien plus en faisant une déclaration très surprenante. Devant des écrivains, des auteurs, des professionnels du livre, il a admis ne pas lire de livres québécois (merci pour l’encouragement), préférer la littérature américaine (double merci) et avoir hâte de s’acheter un livre électronique car il n’aime pas l’odeur du livre en papier (c’est la déclaration qui fait le moins mal).

Malheureusement, je n’étais pas présente. Dommage. Je l’aurai sifflé, hué. Quel manque de tact. Il semble que les gens étaient médusés. On le serait à moins.

Il est dommage d’entendre des politiciens tenir un tel langage. C’est son opinion, mais c’est un personnage public, élu et maire d’une ville où se déroule l’un des salons les plus populaires et agréables de la saison. Venir dire ces mots lors de l’ouverture du Salon du livre est un manque de discernement total et de respect. En plus, alors que le milieu littéraire rame au Québec, c’est une claque en pleine figure. Un peu de soutien ne ferait pas de mal!

Je cherche un enregistrement de ces paroles….Ça doit bien exister ?

MAJ: Selon ce que j’ai appris: Radio-Canada était ailleurs dans le salon, Vox n’a pas enregistré. Il ne reste que les caméras des étudiants de l’ATM que je cherche à rejoindre ou alors, en cette ère électronique, quelqu’un a du le filmer non ?