Pourquoi Tim Hortons n’offre pas de café équitable ?

Dernièrement, la compagnie Tim Hortons diffuse une publicité télévisée sur ses partenariats avec les producteurs de café. Des partenariats qui semblent un paradis. Mais je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi Tim Hortons a besoin de se créer son espère de certification maison ?

Pourquoi Tim Hortons ne pourrait pas simplement passer par Transfair Canada et s’approvisionner de café équitable ? Ce serait une excellente avancée pour le commerce équitable et pour Transfair Canada si une telle compagnie très connue et présente partout au Canada embarquait.

L’un des pêchés du greenwashing tel que décrit par Terra Choice est la mise en place de certification maison.

Ne voyons pas du greenwashing partout. Tim Hortons semble faire des efforts pour réduire les déchets, favoriser le recyclage et le compostage. À suivre.

L’aveugle partisanerie de la politique

Je peux en parler. Je suis une ancienne partisane et je ne l’ai jamais caché. J’ai aussi souffert de l’aveuglement qu’engendre automatiquement le fait d’appuyer et surtout de travailler activement pour un parti politique. Je suis tellement heureuse d’en être sortie pour observer la politique de l’extérieur. Activité que je préfère grandement. C’est bien la politique active et partisane pour savoir de quoi on parle, mais à très petite dose. J’en parlais ici.

Lorsqu’on travaille pour un parti politique ou qu’on l’appuie fortement, on perd toute perspective et analyse critique. Je le note d’autant plus que j’étais comme ça lorsque je travaillais avec Pierre Bourque. Je le note auprès des gens que je connais qui travaillent pour l’un des trois partis municipaux de Montréal. Surtout quand une campagne électorale éprouvante tire à sa fin.

Ce matin sur Branchez-vous, je me risque à faire un pronostic car il faut bien prendre des risques et voir si on aura peut-être raison. Je dis que je prends un risque, car je prédis la victoire de Louise Harel, à la tête de Vision Montréal. Vais-je me faire accuser de prendre parti ? Même si je précise bien que c’est tout sauf une prise de position.

La semaine dernière alors qu’un membre de l’équipe de Louise Harel twittait pour elle alors qu’elle était en direct en débat à Radio-Canada. Je l’ai rewittait en signifiant l’aspect bizarre de la voir son nom écrire alors qu’elle parlait…Et bien je me suis fait accuser de faire de la politique par son équipe. De prendre parti pour Gérald Tremblay.

C’est facile de dire ça. J’ai l’un de mes bons amis, Carle Bernier-Genest qui est candidat dans Marie-Victorin pour Tremblay. Il est certain que j’encourage mon ami avec des mots, pas des gestes.

Hier j’ai remis en contexte la vidéo de Richard Bergeron. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour lui.

Ce matin je prédis la victoire de Louise Harel. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour elle.

Finalement, c’est ainsi quand on est partisan. Le moindre geste, la moins parole nous font penser à une prise de position. Même les journalistes (surtout) sont montrés du doigt. Je m’en souviens. À la moindre manchette, lorsque je travaillais en politique, mes collègues classifiaient le journaliste. Il est avec nous ou contre nous. J’avais beau leur dire que les journalistes ne sont avec personne, ils étaient aveuglés.

Il est certain que personne ne peut être objectif à 100 %. Impossible. On a tous et toutes une opinion. Mais on peut prendre du recul pour analyser la situation. Ce que la majorité des personnes partisanes ne peuvent faire. C’est l’une des raisons qui font que je suis sortie de la politique. Je ne voulais plus vivre avec des œillères.

Sondage de La Presse : une presque égalité à la mairie

Les chiffres du sondage de La Presse qui sort demain matin viennent de sortir. Incroyable. Du jamais vu. Les trois candidats à la mairie sont pratiquement à égalité: Louise Harel, 34 %, Richard Bergeron, 32 % et Gérald Tremblay 30 %. Bien malin qui pourra prédire qui sera maire dimanche soir…

Sur sa page Facebook, Richard Bergeron dénonce ce qu’il appelle la campagne de salissage de l’équipe Harel.

C’est quoi une nouvelle exclusive???

Ce matin, La Presse parle d’une étude sur le fait que Céline Dion pourrait chanter en espagnol et se faire des millions de nouveaux fans. L’article est chapeauté du mot: exclusif. C’est un peu tiré par les cheveux, non…

Il n’y a rien d’exclusif dans la nouvelle. En effet, les deux professeurs qui ont effectué l’étude en parlaient chez Christiane Charette en février dernier. La seule exclusivité est le fait que l’étude est terminée. Moyen.

Par ailleurs, dans le bulletin de l’Université de Montréal du 18 février on mentionne leur passage à l’émission. Il y a un article de La Presse canadienne sur Cyberpresse daté du 18 février aussi.

N’a-t-on pas l’exclusivité un peu trop facile ?

Dernier droit de la campagne: à boulets rouges sur R. Bergeron?

Plus que 2 jours et demi avant l’ouverture des bureaux de vote dans toutes les municipalités du Québec. Mais surtout à Montréal où personne ne se risque à faire des pronostics. Aucun sondage depuis la sortie de l’affaire Labonté. Enfin, il y en aura un demain dans La Presse.

Michel C. Auger soulignait que la grande interrogation reste le taux de participation. Plus il est élevé, plus les gens veulent du changement. Par ailleurs, la communauté anglophone qui vote généralement pour le maire Tremblay pourrait se tourner vers Projet Montréal et Richard Bergeron. Puisqu’il est hors de question de penser que des anglophones veuillent voter pour Louise Harel. Une séparatiste pour eux et la grande artisane des fusions forcées.

Quand aux francophones. Ce sera à voir. Vont-ils voter pour Harel ? Tremblay ? ou Bergeron ?
Bonne question. Même La Presse ce matin ne se prononce pas. Elle a seulement cité quelques candidats jugés intéressants dans chaque parti.

Mais il semble que les partis de Tremblay et Harel soient en mode panique et fouille dans le passé de Bergeron comme le dit Michel Dumais dans Twitter. D’ailleurs, ce soir j’ai reçu un courriel assez bizarre qui relatait le billet de Patrick Lagacé sur Bergeron. Une entrevue qu’il donnait à Michaële Jean en 1999 lors de la sortie de son livre: Les Québécois au volant c’est mortel.

Il n’utilise pas la langue de bois et souligne que son attitude était inacceptable lorsqu’il était chauffeur de taxi. Ce dernier ne dit pas que les femmes ne savent pas conduire, il dit qu’on leur a appris à conduire de manière différente des gars. Ce qui explique qu’elles ne savent pas déraper en hiver, on ne leur a pas appris. Je discutais de ça avec une amie tantôt, qui me disait qu’elle avait scrappé sa voiture à 16 ans, car son père ne lui avait jamais appris à déraper….Son frère n’a jamais eu ce type d’accident….Question d’éducation.

Dans ce courriel, vraisemblablement envoyé par des adversaires, on déforme les propos de Bergeron en les prenant hors contexte et on suggère un texte pour envoyer le courriel à plus de monde possible:

Voici une suggestion de texte de réseautage:«INCROYABLE…!!! Richard Bergeron frôle des piétons à 120 km/h pour leur donner des leçons, il estime que les femmes meurent en hiver parce qu’elles ne savent pas déraper au volant d’une auto, que l’on vend des autos d’hommes aux femmes et ridiculise le niveau de scolarité d’une classe de la population, les camionneurs! Et cet homme aspire à être maire? Non. Montréal a besoin de retrouver un peu de stabilité, pas d’être une risée…»

Il semble que le candidat de Projet Montréal soit devenu un vainqueur potentiel ou du moins sérieux puisqu’on l’attaque. Demain les sondages devraient nous le confirmer. Mais celui ou celle qui prédira avec justesse les résultats est un fin devin…Cela faisait longtemps que Montréal n’avait pas connu une telle fin de course! Quelles sont vos prédictions?

AJOUT: Patrick Lagacé précise que finalement c’est Jocelyn Desjardins, membre de l’équipe de Vision Montréal qui a fait le montage du clip qu’il a diffusé. Il souligne aussi que Projet Montréal accuse l’équipe Harel de salissage. C’est drôle, j’avais d’abord pensé que ça venait de l’équipe Tremblay. Mais en voyant ce courriel, je sentais le spin politique…

Je couvre autre chose que l’environnement…

Un peu d’auto-promo. Ce soir, une amie me disait que j’étais (évidemment) très identifiée à l’environnement comme journaliste. Mais je couvre autre chose. J’en profite donc pour rappeler tout ce que j’ai fait hors environnement…Car si j’aime couvrir l’environnement, j’apprécie aussi en sortir parfois. Et ce billet me permet de faire un survol et me rappeler ce que j’ai écris…

Ou ce que je fais aussi pour Workopolis actuellement, carrière, métiers. Mon dernier article sur les retraités qui doivent continuer à travailler est ici.

Mais j’ai couvert de nombreux sujets sociaux ( j’aime beaucoup et j’ai de nombreuses idées toujours et encore) comme les dossiers que j’avais fait pour la Presse (ahh c’était le bonheur ces dossier pour le cahier Actuel, qui n’existe plus) sur Cracher, le congé paternité, les politiciennes qui ont des bébés « en service », sur le bonheur à Repentigny, les femmes monoparentales qui vivent ensemble sur le modèle de La Galère, la folie du mariage du 7 juillet 07, les ingénieurs (femmes et immigrants), les immeubles vacants à Montréal, même un article sur les plantes aphrodisiaques, etc…

J’ai écrit de nombreux articles sur l’activité physique et le sport tant pour La Presse (cahier Actuel) que pour la revue Mieux-Être (pour laquelle j’ai arrêté d’écrire). Voici quelques sujets couverts: le yoga, l’aquaforme, le trapèze, trampoline, une nouvelle discipline peu connue: Nia, la Boxe ou la Savate, la randonnée automnale, la Gyrotonic, les cours de danse, le plein air, l’équitation, etc.

D’ailleurs, je m’ennuie du sport et du plein air. J’espère recommencer à écrire sur le sujet très bientôt.

J’ai aussi fait des entrevues, souvent pour Mieux-Être avec Josée Blanchette, Albert Jacquart, Jean Lemire, David Suzuki, etc.

Mais aussi la pyscho, la santé pour Guide Ressources (qui n’existe plus). J’avais écrit sur le célibat, la méditation, les ados et le cannabis, les défis de la vie de célibataire, l’industrie pharmaceutique, l’impact des jeux de rôles sur Internet, la méditation, la préparation à la naissance, la biodanza, la ménopause, la sclérose en plaques, et plusieurs autres…

Pour Femmes plus (qui n’existe plus), j’avais fait des articles sur les meilleurs CD de relaxation et sur les endroits pour se retirer dans le silence. Des articles que je devrais ressortir et réactualiser d’ailleurs. Car ce ne sont que quelques exemples…

Bref, il est temps que je publicise mon off-environnement. Car il n’y a pas que ça dans la vie. D’ailleurs, dans le prochain numéro de Coup de Pouce, celui de décembre 2009, je parle du don et des meilleures manières de donner. À suivre très bientôt. Il devrait sortir en kiosque ce vendredi ou le prochain.

Communauto s’aventure en banlieue

L’entreprise de partage d’automobiles, Communauto, est déjà présente en banlieue et dans certaines villes québécoises: Québec, Longueuil, Laval, Sherbrooke, Gatineau et Montréal, bien entendu.

Mais le 31 octobre, une première station ouvrira ses portes à Saint-Bruno, banlieue plus éloignée. Plusieurs banlieusards qui achètent une deuxième voiture par nécessité pourront ainsi utiliser ce service. Et vendre leur deuxième auto? Je l’espère. Plusieurs m’en ont déjà parlé.

À quand des stations Communauto à Boucherville, Mont-St-Hilaire, Drummondville, Rimouski, Blainville, St-Jérôme, Ste-Adèle et j’en passe ? Si Communauto attend que la demande se fasse sentir, ce sera long. Pourquoi ne pas en installer quelques-unes, offrir le service pour que les citoyens s’en prévalent ?

Par ailleurs, lorsque j’étais au Nouveau-Brunswick, au Salon du livre de la Péninsule acadienne, des citoyens m’ont souligné qu’ils avaient organisé leur propre petit Communauto. Ils ont une voiture qu’ils partagent à plusieurs. Et ça fonctionne. Pourquoi ne serait-ce pas une solution dans les petites communautés ? Avons-nous toujours besoin de NOTRE propre voiture?