Pourquoi Tim Hortons n’offre pas de café équitable ?

Dernièrement, la compagnie Tim Hortons diffuse une publicité télévisée sur ses partenariats avec les producteurs de café. Des partenariats qui semblent un paradis. Mais je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi Tim Hortons a besoin de se créer son espère de certification maison ?

Pourquoi Tim Hortons ne pourrait pas simplement passer par Transfair Canada et s’approvisionner de café équitable ? Ce serait une excellente avancée pour le commerce équitable et pour Transfair Canada si une telle compagnie très connue et présente partout au Canada embarquait.

L’un des pêchés du greenwashing tel que décrit par Terra Choice est la mise en place de certification maison.

Ne voyons pas du greenwashing partout. Tim Hortons semble faire des efforts pour réduire les déchets, favoriser le recyclage et le compostage. À suivre.

L’aveugle partisanerie de la politique

Je peux en parler. Je suis une ancienne partisane et je ne l’ai jamais caché. J’ai aussi souffert de l’aveuglement qu’engendre automatiquement le fait d’appuyer et surtout de travailler activement pour un parti politique. Je suis tellement heureuse d’en être sortie pour observer la politique de l’extérieur. Activité que je préfère grandement. C’est bien la politique active et partisane pour savoir de quoi on parle, mais à très petite dose. J’en parlais ici.

Lorsqu’on travaille pour un parti politique ou qu’on l’appuie fortement, on perd toute perspective et analyse critique. Je le note d’autant plus que j’étais comme ça lorsque je travaillais avec Pierre Bourque. Je le note auprès des gens que je connais qui travaillent pour l’un des trois partis municipaux de Montréal. Surtout quand une campagne électorale éprouvante tire à sa fin.

Ce matin sur Branchez-vous, je me risque à faire un pronostic car il faut bien prendre des risques et voir si on aura peut-être raison. Je dis que je prends un risque, car je prédis la victoire de Louise Harel, à la tête de Vision Montréal. Vais-je me faire accuser de prendre parti ? Même si je précise bien que c’est tout sauf une prise de position.

La semaine dernière alors qu’un membre de l’équipe de Louise Harel twittait pour elle alors qu’elle était en direct en débat à Radio-Canada. Je l’ai rewittait en signifiant l’aspect bizarre de la voir son nom écrire alors qu’elle parlait…Et bien je me suis fait accuser de faire de la politique par son équipe. De prendre parti pour Gérald Tremblay.

C’est facile de dire ça. J’ai l’un de mes bons amis, Carle Bernier-Genest qui est candidat dans Marie-Victorin pour Tremblay. Il est certain que j’encourage mon ami avec des mots, pas des gestes.

Hier j’ai remis en contexte la vidéo de Richard Bergeron. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour lui.

Ce matin je prédis la victoire de Louise Harel. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour elle.

Finalement, c’est ainsi quand on est partisan. Le moindre geste, la moins parole nous font penser à une prise de position. Même les journalistes (surtout) sont montrés du doigt. Je m’en souviens. À la moindre manchette, lorsque je travaillais en politique, mes collègues classifiaient le journaliste. Il est avec nous ou contre nous. J’avais beau leur dire que les journalistes ne sont avec personne, ils étaient aveuglés.

Il est certain que personne ne peut être objectif à 100 %. Impossible. On a tous et toutes une opinion. Mais on peut prendre du recul pour analyser la situation. Ce que la majorité des personnes partisanes ne peuvent faire. C’est l’une des raisons qui font que je suis sortie de la politique. Je ne voulais plus vivre avec des œillères.

Sondage de La Presse : une presque égalité à la mairie

Les chiffres du sondage de La Presse qui sort demain matin viennent de sortir. Incroyable. Du jamais vu. Les trois candidats à la mairie sont pratiquement à égalité: Louise Harel, 34 %, Richard Bergeron, 32 % et Gérald Tremblay 30 %. Bien malin qui pourra prédire qui sera maire dimanche soir…

Sur sa page Facebook, Richard Bergeron dénonce ce qu’il appelle la campagne de salissage de l’équipe Harel.

C’est quoi une nouvelle exclusive???

Ce matin, La Presse parle d’une étude sur le fait que Céline Dion pourrait chanter en espagnol et se faire des millions de nouveaux fans. L’article est chapeauté du mot: exclusif. C’est un peu tiré par les cheveux, non…

Il n’y a rien d’exclusif dans la nouvelle. En effet, les deux professeurs qui ont effectué l’étude en parlaient chez Christiane Charette en février dernier. La seule exclusivité est le fait que l’étude est terminée. Moyen.

Par ailleurs, dans le bulletin de l’Université de Montréal du 18 février on mentionne leur passage à l’émission. Il y a un article de La Presse canadienne sur Cyberpresse daté du 18 février aussi.

N’a-t-on pas l’exclusivité un peu trop facile ?

Dernier droit de la campagne: à boulets rouges sur R. Bergeron?

Plus que 2 jours et demi avant l’ouverture des bureaux de vote dans toutes les municipalités du Québec. Mais surtout à Montréal où personne ne se risque à faire des pronostics. Aucun sondage depuis la sortie de l’affaire Labonté. Enfin, il y en aura un demain dans La Presse.

Michel C. Auger soulignait que la grande interrogation reste le taux de participation. Plus il est élevé, plus les gens veulent du changement. Par ailleurs, la communauté anglophone qui vote généralement pour le maire Tremblay pourrait se tourner vers Projet Montréal et Richard Bergeron. Puisqu’il est hors de question de penser que des anglophones veuillent voter pour Louise Harel. Une séparatiste pour eux et la grande artisane des fusions forcées.

Quand aux francophones. Ce sera à voir. Vont-ils voter pour Harel ? Tremblay ? ou Bergeron ?
Bonne question. Même La Presse ce matin ne se prononce pas. Elle a seulement cité quelques candidats jugés intéressants dans chaque parti.

Mais il semble que les partis de Tremblay et Harel soient en mode panique et fouille dans le passé de Bergeron comme le dit Michel Dumais dans Twitter. D’ailleurs, ce soir j’ai reçu un courriel assez bizarre qui relatait le billet de Patrick Lagacé sur Bergeron. Une entrevue qu’il donnait à Michaële Jean en 1999 lors de la sortie de son livre: Les Québécois au volant c’est mortel.

Il n’utilise pas la langue de bois et souligne que son attitude était inacceptable lorsqu’il était chauffeur de taxi. Ce dernier ne dit pas que les femmes ne savent pas conduire, il dit qu’on leur a appris à conduire de manière différente des gars. Ce qui explique qu’elles ne savent pas déraper en hiver, on ne leur a pas appris. Je discutais de ça avec une amie tantôt, qui me disait qu’elle avait scrappé sa voiture à 16 ans, car son père ne lui avait jamais appris à déraper….Son frère n’a jamais eu ce type d’accident….Question d’éducation.

Dans ce courriel, vraisemblablement envoyé par des adversaires, on déforme les propos de Bergeron en les prenant hors contexte et on suggère un texte pour envoyer le courriel à plus de monde possible:

Voici une suggestion de texte de réseautage:«INCROYABLE…!!! Richard Bergeron frôle des piétons à 120 km/h pour leur donner des leçons, il estime que les femmes meurent en hiver parce qu’elles ne savent pas déraper au volant d’une auto, que l’on vend des autos d’hommes aux femmes et ridiculise le niveau de scolarité d’une classe de la population, les camionneurs! Et cet homme aspire à être maire? Non. Montréal a besoin de retrouver un peu de stabilité, pas d’être une risée…»

Il semble que le candidat de Projet Montréal soit devenu un vainqueur potentiel ou du moins sérieux puisqu’on l’attaque. Demain les sondages devraient nous le confirmer. Mais celui ou celle qui prédira avec justesse les résultats est un fin devin…Cela faisait longtemps que Montréal n’avait pas connu une telle fin de course! Quelles sont vos prédictions?

AJOUT: Patrick Lagacé précise que finalement c’est Jocelyn Desjardins, membre de l’équipe de Vision Montréal qui a fait le montage du clip qu’il a diffusé. Il souligne aussi que Projet Montréal accuse l’équipe Harel de salissage. C’est drôle, j’avais d’abord pensé que ça venait de l’équipe Tremblay. Mais en voyant ce courriel, je sentais le spin politique…

Je couvre autre chose que l’environnement…

Un peu d’auto-promo. Ce soir, une amie me disait que j’étais (évidemment) très identifiée à l’environnement comme journaliste. Mais je couvre autre chose. J’en profite donc pour rappeler tout ce que j’ai fait hors environnement…Car si j’aime couvrir l’environnement, j’apprécie aussi en sortir parfois. Et ce billet me permet de faire un survol et me rappeler ce que j’ai écris…

Ou ce que je fais aussi pour Workopolis actuellement, carrière, métiers. Mon dernier article sur les retraités qui doivent continuer à travailler est ici.

Mais j’ai couvert de nombreux sujets sociaux ( j’aime beaucoup et j’ai de nombreuses idées toujours et encore) comme les dossiers que j’avais fait pour la Presse (ahh c’était le bonheur ces dossier pour le cahier Actuel, qui n’existe plus) sur Cracher, le congé paternité, les politiciennes qui ont des bébés « en service », sur le bonheur à Repentigny, les femmes monoparentales qui vivent ensemble sur le modèle de La Galère, la folie du mariage du 7 juillet 07, les ingénieurs (femmes et immigrants), les immeubles vacants à Montréal, même un article sur les plantes aphrodisiaques, etc…

J’ai écrit de nombreux articles sur l’activité physique et le sport tant pour La Presse (cahier Actuel) que pour la revue Mieux-Être (pour laquelle j’ai arrêté d’écrire). Voici quelques sujets couverts: le yoga, l’aquaforme, le trapèze, trampoline, une nouvelle discipline peu connue: Nia, la Boxe ou la Savate, la randonnée automnale, la Gyrotonic, les cours de danse, le plein air, l’équitation, etc.

D’ailleurs, je m’ennuie du sport et du plein air. J’espère recommencer à écrire sur le sujet très bientôt.

J’ai aussi fait des entrevues, souvent pour Mieux-Être avec Josée Blanchette, Albert Jacquart, Jean Lemire, David Suzuki, etc.

Mais aussi la pyscho, la santé pour Guide Ressources (qui n’existe plus). J’avais écrit sur le célibat, la méditation, les ados et le cannabis, les défis de la vie de célibataire, l’industrie pharmaceutique, l’impact des jeux de rôles sur Internet, la méditation, la préparation à la naissance, la biodanza, la ménopause, la sclérose en plaques, et plusieurs autres…

Pour Femmes plus (qui n’existe plus), j’avais fait des articles sur les meilleurs CD de relaxation et sur les endroits pour se retirer dans le silence. Des articles que je devrais ressortir et réactualiser d’ailleurs. Car ce ne sont que quelques exemples…

Bref, il est temps que je publicise mon off-environnement. Car il n’y a pas que ça dans la vie. D’ailleurs, dans le prochain numéro de Coup de Pouce, celui de décembre 2009, je parle du don et des meilleures manières de donner. À suivre très bientôt. Il devrait sortir en kiosque ce vendredi ou le prochain.

Communauto s’aventure en banlieue

L’entreprise de partage d’automobiles, Communauto, est déjà présente en banlieue et dans certaines villes québécoises: Québec, Longueuil, Laval, Sherbrooke, Gatineau et Montréal, bien entendu.

Mais le 31 octobre, une première station ouvrira ses portes à Saint-Bruno, banlieue plus éloignée. Plusieurs banlieusards qui achètent une deuxième voiture par nécessité pourront ainsi utiliser ce service. Et vendre leur deuxième auto? Je l’espère. Plusieurs m’en ont déjà parlé.

À quand des stations Communauto à Boucherville, Mont-St-Hilaire, Drummondville, Rimouski, Blainville, St-Jérôme, Ste-Adèle et j’en passe ? Si Communauto attend que la demande se fasse sentir, ce sera long. Pourquoi ne pas en installer quelques-unes, offrir le service pour que les citoyens s’en prévalent ?

Par ailleurs, lorsque j’étais au Nouveau-Brunswick, au Salon du livre de la Péninsule acadienne, des citoyens m’ont souligné qu’ils avaient organisé leur propre petit Communauto. Ils ont une voiture qu’ils partagent à plusieurs. Et ça fonctionne. Pourquoi ne serait-ce pas une solution dans les petites communautés ? Avons-nous toujours besoin de NOTRE propre voiture?

La haine de certains hommes vis à vis des femmes…

Loin de moi l’idée de vouloir faire une généralisation. Car je ne connais aucun homme dans mon entourage qui haït les femmes et je sais que ce n’est pas la majorité, mais c’est un problème qu’on doit regarder en face. Et on va me répondre que certaines femmes sont violentes aussi, vicieuses, etc. Oui, je sais qu’il y a des exemples de femmes violentes, qui utilisent la manipulation. Mais la violence physique et la haine envers les femmes sont une réalité. Une réalité inquiétante que l’on doit combattre par tous les moyens.

Ce billet est issu de l’émission La Fosse aux lionnes du 8 octobre dernier. Je sais, je suis en retard. Je viens d’avoir le temps d’écouter cette émission. Mais après avoir écouté Suzanne Lévesque, Marie-Soleil Michon et Caroline Proulx, je ne peux qu’en reparler. Surtout que Marie-Soleil (merci) me cite dans cette discussion.

Le segment peut être visualisé sur le site internet de Radio-Canada dans la deuxième partie de l’émission.

Suzanne Lévesque parle du viol d’une femme âgée de 81 ans et malade par son mari. Elle se demande d’où vient cette haine qui fait que des hommes violent, battent et martyrisent des femmes. Sans parler de ceux qui les tuent et tuent les enfants pour les atteindre. Bonne question.

Marie-Soleil parle de mon blogue et du fait que j’avais constaté ici que les commentaires sont beaucoup plus virulents quand on est une femme. Je disais qu’on me traitait facilement de tous les noms dès que j’exprimais une opinion. Je ne suis pas la seule. Marie-Claude Lortie m’en a souvent parlé. Je suis certaine que d’autres blogueuses pourraient en parler.

On ne s’attaque pas à nos idées, mais à notre statut de femme. Connu, archiconnu.

Dans le même segment d’émission, Caroline Proulx explique que c’est quotidien pour elle les commentaires misogynes. Subtil, mais ça attaque.

Suzanne Lévesque ajoute qu’on a oublié combien les commentaires des lignes ouvertes étaient violents envers les femmes le lendemain de la tuerie de Polytechnique. Elle a entendu des hommes dirent que Marc Lépine n’en avait pas tirées assez.

Mais d’où vient cette haine de certains hommes (je le redis, pas la majorité) envers les femmes, toutes les femmes? Que faire?

Quels sont les bars "parlables" à Montréal?

Ce soir, première participation au Yulbiz afin d’enregistrer ma seconde pour le vidéo viral de Dominic Arpin dans le cadre de la campagne du Tck Tck avant Copenhague. Je vous en reparlerai.

C’était au Laïka sur St-Laurent. Un bar mais surtout resto où il est impossible d’avoir une saine conversation. Musique étourdissante avec la présence d’un DJ. Le niveau sonore nous a fait fuir Martine Pagé, Marie-Julie Gagnon et moi. Nous sommes allés jaser tranquillement dans un resto pas loin.

Ce qui nous a donné une idée à Martine et moi. Faire la liste des bars de Montréal où l’on peut discuter sans avoir à crier. Pourquoi monter le son lorsque personne ne danse ? Une pratique qui m’irrite au plus haut point. Obligée de crier, de hausser le ton, de faire répéter, conversation hachée par les décibels. Hyper désagréable et totalement inutile.

Je comprends que la musique soit plus forte dans les bars dotés de pistes de danse. Et encore les décibels sont généralement beaucoup trop puissants et causent des dommages irréparables à nos oreilles…J’ai fait plusieurs articles sur les dommages du bruit (la Presse, Guide Ressources, Mieux-Être) et j’en parlais ici et ici. Mon amie Marie Charbonniaud avait gagné un prix avec un article dans Sélection. Un sujet qui me tient à coeur, j’aime le silence. D’ailleurs, j’y ai aussi consacré l’un des cinq chapitres de mon livre: Les pollutions invisibles.

Il est très facile de se faire traiter de matante lorsqu’on demande de baisser le son dans un bar ou un resto. Sauf que le bruit est mauvais pas seulement pour son système auditif mais aussi pour son coeur.

En effet, on le sait, un bruit soudain et très élevé nous prend par surprise, notre coeur réagit en s’emballant. Sauf que même un son légèrement plus élevé que la norme va automatiquement faire accélérer les battements du coeur. On ne s’en aperçoit même plus, on s’habitue, mais le coeur réagit toujours en accélérant la cadence, se fatiguant. Le bruit est donc aussi l’une des causes des maladies cardiaques.

Alors, commençons cette liste des bars parlables à Montréal et même ailleurs. Je vais parler de ce qui se passe à côté de chez moi sur la rue Masson: Le café Lézard est un bar-resto parfait avec un niveau de son agréable. Chez Baptiste est dans la catégorie niveau de son acceptable. Et les autres ? Le Laïka est à éviter. Hyper désagréable ce soir.

Je suis certaine que le Regroupement québécois contre le bruit se ferait un plaisir d’avoir une telle liste aussi.

Le journaliste indépendant: une marque, un nom ou une réputation?

Article très intéressant de Stéphane Baillargeon dans le Devoir ce matin. Il parle du journaliste qui deviendrait maintenant une marque en utilisant l’exemple de Dominic Arpin.

Dommage en passant qu’il n’ait pas parlé à Nicolas Ritoux, qui a fait une excellente présentation de son projet Pigistes anonymes lors du dernier 6 à 8 du journalisme de l’AJIQ.

Je crois que le journalisme change mais restera toujours du journalisme. Certains journalistes indépendants doivent gérer leur « marque ». Sauf que je parlerai plus de son nom que d’une marque. Plus d’une réputation que d’un logo. Pas tous les journalistes indépendants choisissent de le faire. Je le fais car je crois que c’est l’avenir et que j’aime bien ajouter des cordes à mon arc. J’aime cultiver ma polyvalence et ne pas me cantonner à un seul type de contrat. Certains préfèrent la jouer plus discret. Chacun son truc.

Actuellement on parle de marque, mais le journaliste indépendant vit de son nom et a toujours vécu de son nom, de sa réputation, etc. Rien de nouveau. Que ce dernier améliore son offre de service n’est pas un problème. Ou disons son champ d’expertise et ses compétences. Il reste un journaliste qui est propriétaire de son nom. Et puis chacun est libre de se publiciser ou marketer comme il l’entend. La diversité a bien meilleur goût!

La notion de marque est un peu poussée, je pense. Dominic Arpin est une exemple parmi les plus connus, il en existe d’autres. Je crois que dans l’article de Stéphane Baillargeon, il manque un autre exemple, celui d’un journaliste indépendant qui vit de son nom et de ses compétences diverses.

D’ailleurs, avant l’article du Devoir, il y a eu cet article de Fast Compagny nous rappelle Michel Dumais sur Twitter.

Il y a aussi cette chronique de Nicolas Langelier dans le Trente sur la nouvelle tendance en matière de journalisme très ciblé.

Quand les costumes d’Halloween sexy ont la côte !


Une amie m’appelle tantôt. Outrée. Pourtant ce n’est pas une féministe acharnée. Sauf que sa visite hier dans une boutique de vente de costume d’Halloween l’a profondément choquée. Sa fille de 17 ans et 11 mois devait acheter un costume pour l’Halloween.

Lorsqu’elles sont entrées, mon amie a été stupéfaite de constater que la grande majorité des costumes pour femmes étaient hyper sexy et stéréotypé: l’infirmière, la policière, la cochonne, etc. Rien pour celles qui ont un surplus de poids ou qui désirent ne pas tomber dans le panneau. Elles devaient aller s’habiller en homme.

Au grand dam de mon amie, sa fille a succombé à la pression et choisit un costume de matelot sexy. Elle l’a acheté mais espère la convaincre de le rapporter en lui faisant entendre raison.

La boutique en question est Party Expert à Place Rosemère, une chaîne de vente de costumes et bien d’autre chose. Vous pouvez voir les costumes sexys en question sur leur site. D’après mon amie, les costumes viennent de boutiques érotiques. Belle éducation pour nos adolescentes…

Quand j’ai lancé du macaroni sur les députés de la Chambre des communes…

Des écologistes viennent de manifester durant la période de question à la Chambre des communes à Ottawa. Ils se sont faits expulser manu-militari et non sans heurts et se rebeller. Bon moyen pour faire parler de soi.

Cela me rappelle des souvenirs. J’ai déjà été expulsé du parlement de la même manière. Je me souviens encore de la pression des mains du garde de sécurité qui m’a attrapée par les épaules pour me faire sortir. Rapidement. 30 sec après le début de notre manifestation, on était à l’extérieur du Parlement.

La raison? C’était en 1990. J’étais étudiante. On manifestait contre l’imposition d’une taxe de 3 % que comptait imposer le gouvernement conservateur de Mulroney sur les prêts étudiants. Une autre décision incompréhensible d’un gouvernement de droite.

Bref, la fédération étudiante de l’Université d’Ottawa avait organisé une manif. La seule manière de faire parler de nous. On se présentait à la période de question avec du macaronis Kraft-dinner dans les poches, non cuits. Le porte-parole de l’opposition, un député du NPD dont j’ai oublié le nom, a posé une question au gouvernement sur le dossier. Lorsque le ministre responsable s’est levé pour répondre, nous nous sommes tous levés d’un trait en criant Non Non Non et en jetant nos macaronis sur les députés.

Rien de très grave, ni dangereux, ni violent. D’ailleurs, lorsque la sécurité du Parlement nous a sorti, personne n’a été blessé contrairement à ce qui semble s’être passé aujourd’hui.
Voici ce qu’en disait une revue de presse parlementaire retrouvée sur Internet:

Le 17 octobre 1990, la Chambre a été le théâtre d’un incident assez fâcheux, qui a par la suite retenu l’attention pendant plusieurs jours. Prenant place à la tribune du public pendant la période de questions, des étudiants ont choisi d’exprimer leur opposition aux changements apportés au programme de prêts étudiants en lançant sur le parquet de la Chambre des poignées de riz et de macaroni. Le lendemain, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre, Albert Cooper a soutenu que Howard McCurdy, le député qui avait la parole au moment de l’incident, connaissait les intentions des étudiants et s’était, en conséquence, rendu coupable d’un outrage au Parlement. M. McCurdy s’est vivement défendu d’avoir été de quelque façon complice de cet acte. Dans une décision rendue le 6 novembre, le Président a déclaré que la parole d’un député était sacrée à la Chambre des communes et que le démenti de M. McCurdy suffisait à clore la question.

Le Président a ensuite dit déplorer l’incident lui-même et a invité M. Cooper à présenter à la Chambre une version modifiée de sa motion visant à renvoyer la question au Comité permanent des privilèges et élections. La motion a depuis été adoptée, et le Comité est maintenant saisi de la question.

L’un de mes meilleurs souvenirs d’université. Même si j’étais aussi journaliste au journal étudiant à cette époque et que je m’étais fait chicaner par le rédacteur en chef car j’avais utilisé une passe de presse pour entrer. Je couvrais et je participais pour évaluer…

D’ailleurs, il y a eu des conséquences. La Rotonde, le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, a été barré durant quelques années du Parlement, si mes souvenirs sont justes. Désolée. Ma faute.

J’ai d’ailleurs trouvé un article en anglais de la Presse canadienne qui décrit l’événement. C’était le 17 octobre 1990. Il y a 19 ans. Ouf. L’article date du 18 octobre et avait été publié dans la Gazette.

OTTAWA – Students shouted and pelted stunned MPs with handfuls of macaroni and protest cards in the Commons yesterday to protest against federal funding policies on higher education.

About 20 university students were quickly hustled out of the public gallery by security guards as they chanted: « Three-per-cent tax: No, no, no. »

They were upset the government has imposed a 3-per-cent surcharge on student loans to discourage defaults after graduation.

The outburst came during the daily question period after New Democrat Howard McCurdy complained to the government that some students must take out « huge and onerous » loans because of government funding policies.

Speaker John Fraser remarked the timing of the protest was obviously not coincidental, but later withdrew the remark.

Protester Marc Molgat, a University of Ottawa student, complained students are so financially strapped that they must eat cheap meals of pasta and rice.

« These people in here are sitting here eating steak and potatoes every night and what have you, filet mignon or whatever, » he said. « And we’re sitting out here eating Kraft Dinner. » The protest was part of activities to mark National Students Day and to draw attention to what many students believe is inadequate federal support for higher education.

Gerry Weiner, the minister responsible for post-secondary education, defended the government’s record.

The budget for student loans has doubled to more than $400 million during the last six years while defaults have tripled, Weiner said.

McCurdy would not condone the protest although he said outside the House he believes it was held because Ottawa has patronized and ignored students for years.

« Demonstrations and civil disobedience have their place, » he said. « But you target and find the appropriate soft spots to make it work. You don’t use it under conditions where it is counterproductive. »

Yesterday the Canadian Federation of Students released a report calling for an overhaul of higher education.

The federation’s plan would give the federal government more power over colleges and universities, abolish tuition fees and increase funding by $1.7 billion a year.

The report says the federal government should increase its share of funding to $8.2 billion a year.

Journée d’action sur le climat

Mauvaise journée pour manifester. À Montréal il pleut, il fait froid et c’est gris. Pas de chance. Mais si vous êtes motivés, la grande cacophonie de Harper sur le climat a lieu à 14h à la Place des festivals au coin Maisonneuve-Jeanne-Mance. Équiterre en parle.

Y serez-vous ? Pensez-vous que manifester peut changer les choses?

Sacrez-nous la paix avec la police

Les partis au pouvoir (Parti libéral du Québec et Union Montréal) ne cessent de dire que ceux qui ont des choses à dire doivent porter plainte à la police. Quelle belle manière de se laver les mains et se débarrasser d’un problème qui va les éclabousser à coups certains.

Même Jacques Duchesneau, un ancien chef du Service de police de la ville de Montréal, souligne que ce n’est pas suffisant. Il faut une enquête publique. Pourquoi le gouvernement Charest refuse de mettre sur pied une enquête publique et préfère laisser sa responsabilité à la police? Bonne question. Sûrement car le gouvernement a grandement peur de se faire éclabousser. D’ailleurs, il ne faut pas se leurrer. Tout le monde sera éclaboussé. Tous les partis. Mais il faut faire le ménage en grand…

J’ai aussi bien ri en entendant cette déclaration d’un député du parti libéral du Québec: Que le parti suit en tout point la loi sur le financement des partis et la loi électorale. Ah oui? Alors si le parti libéral est blanc comme neige, il ne doit pas avoir peur des résultats d’une enquête publique.

Les politiciens devraient enfin se mettre à table…

Radio-Canada présentera ce soir une entrevue dans laquelle Benoît Labonté dit tout, vraiment tout. Je viens de voir un extrait où il parle d’un certain Bernard Trépanier qui prend 3 %… Il raconte en avoir parlé à Gérald Tremblay qui a dit que c’était comme ça en politique municipale.

J’ai bien hâte d’entendre toute l’entrevue et surtout de voir la réaction des politiciens mis en cause. Feront-ils comme Jean Charest qui s’est offusqué des accusations de la cheffe de l’ADQ, Sylvie Roy alors que l’on sait très bien qu’il doit y avoir quelque chose de vrai en arrière. S’offusquer ainsi c’est nous prendre pour des imbéciles et pour des cons. Qu’ils arrêtent de souffrir de ce que Michèle Ouimet appelle le syndrome Gérald Tremblay : je ne sais rien, je ne sais rien.

Comme Gilles Vaillancourt le maire de Laval depuis 20 ans, qui ne sait rien du fait que l’entreprise de Tony Accurso (encore lui) rafle une bonne partie des contrats. Vraiment ils continuent à nous prendre pour des imbéciles.

N’est-il pas temps que les politiciens de tout bord et tout acabit se mettent enfin à table et nous disent les véritables affaires? Qu’ils nous disent simplement et seulement la vérité. Ça changera et les citoyens auront enfin l’impression qu’on les respecte. Sinon, ce sera pire et le cynisme déjà énorme, ira en grandissant. Je n’ose penser au taux de participation des prochaines élections municipales le 1er novembre prochain.

Par ailleurs, je n’arrive pas à croire que Benoît Labonté dévoile tout par pur bonté d’esprit civique. Même s’il se dit mort politiquement, une telle sortie ne peut que le positionner comme le super Mr Propre de la politique non ? En tout cas, ses déclarations de ce soir promettent d’occuper la dernière fin de semaine de campagne…Est-ce que Richard Bergeron en profitera pour se glisser entre les deux et pourrait gagner?

En passant, lisez la chronique de Yves Boisvert pour en avoir plus sur les coûts d’une campagne électorale et pourquoi les lois sur le financement ne fonctionnent pas.

Enregistrez votre tck et prenez position !

En décembre prochain, les dirigeants mondiaux se regroupent à Copenhague pour renouveler les accords de Kyoto. En fait, je résume, mais c’est surtout pour planifier l’après Kyoto. Une réunion de la plus haute importance et la première de Barack Obama.

Les organismes environnementaux de la Planète se mobilisent pour envoyer un message clair à nos politiciens en vue de cette réunion. Ils n’agiront certainement pas si les citoyens ne les poussent pas à le faire.

Un groupe fondé par Kofi Annan, Time for Climate justice, a lancé une horloge humaine qui symbolise le peu de temps qu’il nous reste pour agir. Je parlais ici du vidéo enregistré par plusieurs vedettes qui chantent Beds are burning de Midnight Oil.

Au Québec, les restaurants le Commensal mènent la campagne avec des groupes écologistes comme Équiterre. Outre le fait qu’ils vendent des sacs réutilisables (j’en ai vu à Pomme d’Api) et des bijoux TCK, le président encourage les Québécois à enregistrer leur TCK sur vidéo, une manière d’ajouter son nom à la pétition qui sera présentée à Copenhague. Il souhaite avoir plus de 25 000 TCK. Pour le moment, il n’y en a que 1500. Loin du compte.

Pour une fois, je vais laisser mon objectivité journalistique et j’enregistrerai mon TCK dans le cadre d’un projet dont je vous parlerai plus tard. Mais j’encourage tout le monde à enregistrer son TCK pour montrer sa sensibilité et surtout sa volonté de voir les politiciens prendre des décisions durables et écologiquement viables.

RueFrontenac explique ici l’implication du Commensal.

Energy Star faussement utilisé…et la construction verte qui cafouille

Misère. Lorsque le vert et la protection de l’environnement deviennent pertinent et presqu’obligatoire, de nombreuses entreprises en profitent. Surtout lorsque des vérifications indépendantes ne sont pas obligatoires.

Sophie Cousineau rapporte une étude américaine qui démontre qu’aucune vérification indépendante n’est faite auprès des fabricants d’électroménagers qui se certifient Energy Star eux mêmes. Bravo. Comment faire confiance à des fabricants qui veulent simplement nous vendre leur produit.

C’est tellement frustrant. On recommande aux citoyens de se fier aux certifications pour ensuite apprendre qu’on ne peut pas s’y fier. Au moins, la vérité est toujours mise à jour. Espérons maintenant que des changements surviendront. En tout temps, vérifiez les étiquettes qui indiquent la consommation d’énergie des appareils que vous achetez. J’espère qu’elles sont vraies…

Autre cas de greenwashing ou de fausse représentation verte. Hier l’émission la Facture diffusait un reportage sur la compagnie Apex qui construit des maisons écologiques bourrés de problèmes et pratiquement inhabitables. C’est qu’en matière de construction il y deux normes: le code du bâtiment et LEED. Le premier a priorité sur le second.

Identifié hier dans le reportage, le directeur général d’Apex, Patrick Payette qui justifie sa décision d’utiliser du bois vert alors que c’est interdit par le code du bâtiment. Je l’avais interviewé il y a deux ans lorsque j’écrivais un article pour la Maison du 21è siècle sur les finis extérieurs pour le bois. Je suis bien contente d’avoir apporté un bémol à ce qu’il me disait et de ne l’avoir cité qu’une seule fois.

Voici l’extrait de mon article où je le cite

«Du côté de Patrick Payette, directeur général d’Apex, la préférence se porte aussi sur trois essences québécoises plus résistantes : le mélèze, la pruche et le cèdre. « L’épinette et le pin doivent être mieux traités », ajoute-t-il

Une opinion que ne partage pas le Conseil canadien du bois pour certaines essences. «Le mélèze est moyennement résistant, tout comme le sapin de Douglas. La pruche n’est pas considérée comme étant résistante à la pourriture. Le cèdre est l’essence canadienne qui est la plus résistante naturellement. Le duramen (ou le bois de cœur) est aussi généralement plus résistant que l’aubier », mentionne Hugo Lemieux.»


Le lipdub de l’UQAM fait le tour du monde

Ce n’est pas nouveau, et non je ne suis pas en retard. J’ai vu cette vidéo il y a plusieurs semaines, après avoir visionné l’ouverture de la saison d’Oprah, le flash mob, qui se faisait sur la même chanson, que j’adore, I Gotta feeling de Black Eyes Peas.

Les deux étudiants réalisateurs de l’UQAM, Marie-Ève Hébert et Luc-Olivier Cloutier, qui sont à l’origine de ce fabuleux projet qui a eu des échos dans le monde entier et même jusqu’à CNN où ils ont été interviewés, sont en vedette dans La Presse cette semaine. Une nomination comme personnalité de la semaine qui est totalement méritée.

Regardez la vidéo, il faut le faire. C’était dans le cadre de la semaine d’initiation. Ce seraient de très bons invités pour Tout le monde en parle non? Mieux que Evelyne de Call TV, franchement…

En plus, les deux étudiants forment maintenant un couple. Romantique. Et le clip a été visionné 1,7 million de fois sur You Tube, ce n’est pas rien.

Pourquoi on fait encore si peu pour l’environnement?

Youppi, c’est la semaine de réduction des déchets. Y’a du travail à faire… Selon une caractérisation de nos déchets effectués en 2206-2007 par Recyc-Québec, 95 % de nos déchets sont valorisables et ne devraient pas être enfouis. C’est à dire que nous gaspillons ÉNORMÉMENT. Nous gaspillons des ressources qui sont reutilisables, recyclables ou compostables.

Pourtant on continue allégrement de jeter. Et de consommer. Car pour jeter il faut d’abord acheter et consommer…Chaque québécois jette 278 kg de matière par année.

Je le répète mais la réduction de nos déchets passe par la réduction de notre consommation.

Je suis à la veille de faire comme Hubert Reeves dans un sketche où, personnifié par Pierre Verville, il devient un anti-écolo, se dit que si on ne l’écoute pas, bien il s’en moque lui aussi et va profiter de la vie puisqu’il ne reste que 10 ans à la Planète. C’est ici, à écouter dans l’émission radio-canadienne À la semaine prochaine.

C’est de l’humour bien sur et jamais Hubert Reeves ne fera ceci. Sauf que je suis certaine que chaque écolo a ses forts moments de découragement en se demandant si on y arrivera, si ça vaut vraiment la peine…

Surtout quand on écoute Fabien Deglise cet après-midi à l‘Après-midi porte conseil. Il y parlait d’un sondage qui divise les Québécois en trois catégories: 33 % sont de véritables verts, 35 % sont des verts tendres et 32 % ne veulent rien savoir.

Alors on fait quoi ? Je peux bien faire des livres montrant comment être écolo, écrire des articles, des billets, faire des conférences mais je ne peux pas forcer les gens. Pourquoi on s’en moque?

L’effet des pancartes électorales…

Avant cette campagne, je pensais honnêtement qu’on n’avait pas besoin de pancartes électorales. Maintenant que les partis municipaux montréalais ont décidé de ne pas en poser sur le domaine public (Union Montréal a lancé l’idée, Vision Montréal a suivi), je me demande si cela n’affectera pas le taux de participation…J’espère que non. Mais je me pose des questions.

Ironiquement, et je le disais hier, c’est le parti le plus écolo Projet Montréal, qui pose des pancartes. Et pas de belles pancartes, peu visibles. Par ailleurs, il y a très peu de pancartes sur les balcons.

À Longueuil aussi, peu de pancartes. Caroline St-Hilaire n’en a pas. Elle utilise les abris bus pour sa publicité. J’ai aussi remarqué des publicités de Louise Harel sur les abribus de Montréal. Une amie m’a fait remarqué que c’était une excellente idée puisque l’argent retournait ainsi dans un service public, le transport en commun. Très bon point. Je n’y avais pas pensé. Alors placardons donc les abribus !

Finalement, est-ce qu’un minimum de pancartes est nécessaire ou non ?

Pour des élections financées publiquement et contrôlées

Ce matin, la politique municipale fait toujours les manchettes. Pour les mauvaises raisons. On ne parle que de corruption. Sur Branchez-vous, je me demande s’il ne reste qu’un parti propre car loin du pouvoir en théorie, Projet Montréal. Car l’argent ne devrait pas influencer la démocratie. Jamais. L’argent fausse la donne.

Le parti québécois a d’ailleurs demandé ce matin que la loi sur le financement des partis politiques soit modifiée pour que les courses à la chefferie soit aussi couvert par la loi. Benoit Labonté n’a donc fait aucun geste illégal puisqu’il aurait reçu de l’argent d’un entrepreneur lors d’une course à la chefferie. Faille majeure et immense dans la loi…qui est aussi contournable.

Je dit à maintes reprise. J’ai frayé en politique municipale lorsque j’étais attachée de presse de Pierre Bourque de Vision Montréal. Je ne connais pas les détails du financement en politique car j’ai toujours refusé qu’on m’en parle. Moins j’en savais, mieux je me portais. Mais je sais que le financement se moquait pas mal de la loi en vigueur car il est toujours possible de la contourner. D’ailleurs, Vision Montréal a déjà eu des problèmes avec le DGE à ce sujet…et je ne pense pas que ce soit le seul parti municipal en ayant eu.

Les journalistes qui couvrent le municipal le savent. Il suffit de fouiller la liste des donateurs de chaque parti pour trouver des perles. Les entreprises ne peuvent donner aux partis politiques. Les citoyens de la ville de Montréal peuvent contribuer jusqu’à concurrence de 1 000$. Ici, un article de Radio-Canada explique la loi.

D’ailleurs, Vision Montréal publie régulièrement la liste des donateurs depuis août dernier. Est-ce que Tony Accurso fait partie de la liste?

Comment pensez-vous que les entreprises contournent ce règlement? Il suffit de vérifier quels employés d’une même entreprise ont contribué à un parti ainsi que leurs conjoints et proches…
Paul Cliche, ex-conseiller municipal du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et membre de Projet Montréal, explique la manière de faire dans un billet ici.

Il y a aussi les bénévoles qui ne sont pas vraiment bénévoles. Je suis certaine que d’autres trucs sont possibles et que certains peuvent en raconter beaucoup plus.

Pourquoi le financement est la clef de la réussite en politique? Car une élection coûte chère. Il faut acheter de la publicité, payer les graphistes, les imprimeurs, les organisateurs, les locaux, etc.

La solution? Que les fonds proviennent du gouvernement, du public donc, seulement. Que les dons anonymes soient bannis comme le préconise Projet Montréal. Que tout le monde puisse se faire rembourser les dépenses et pas seulement les candidats qui ont plus de 15 % du vote. Que les limites de dépenses soient strictes et sévères pour ne pas avantager les plus riches mais que les partis reconnus puissent dépenser les mêmes sommes, provenant des fonds publics. C’est ainsi que pourra s’exprimer la véritable démocratie, sans que l’argent ne puisse faire la différence.

Par ailleurs, Diane Lemieux fait le tour des médias pour faire la leçon à Louise Harel. Elle souligne qu’elle a magasiné un parti politique avant de choisir Vision Montréal et qu’elle aurait dû faire un meilleur tour du propriétaire. Sauf que Diane Lemieux ne devrait pas trop parlé. Car elle aussi pourrait avoir des surprises. Union Montréal n’est pas à l’abri d’un scandale de financement. D’ailleurs des scandales, Union Montréal en a eu son lot depuis quelques mois.

Des élections municipales à revirement!!!

La dernière nouvelle: Benoit Labonté annoncerait cet après-midi qu’il quitterait Vision Montréal à la demande de Louise Harel. Radio-Canada vient de l’annoncer et La Presse aussi.

À deux semaines des élections, les revirements de situation ne manquent pas. Autant du côté du parti du maire, Union Montréal que de Louise Harel et Vision Montréal. Comment réagiront les Montréalais? Iront-ils voter ou continueront-ils à bouder le niveau municipal et à contribuer à un taux de participation famélique?

C’est avec surprise que j’écris ça, mais sans pancartes électorales, on dirait qu’il n’y a pas d’élections. Et il y en a peu sur les balcons. Ironiquement les seules pancartes sont celles du parti le plus écologique, Projet Montréal. Sauf qu’elles sont presque invisibles, mal faites, trop sombre avec un message illisible sauf si on se rapproche.

Par ailleurs, les partis politiques municipaux utilisent très peu les médias sociaux. Quand ils le font, c’est très mal fait. Ils devraient prendre l’exemple de Barack Obama. Mais ça ne s’improvise pas et ça demande du temps et de l’argent. L’argent économisé par les pancartes auraient d’ailleurs pu être réinvestit dans les médias sociaux.

En plus, pour couronner le tout, les nouvelles de collusion, corruption et autres bébelles financières avec les entrepreneurs en construction ne cessent de faire les manchettes. À ce rythme, on se demande s’il restera des candidats le matin du 1er novembre…Est-ce que les gens se résigneront à voter pour celui qui semble le plus propre Richard Bergeron ? Ou alors ils resteront chez eux?

Les hauts et les bas du Salon du livre de la Péninsule Acadienne


Katia Canciani

La présidente du Salon Solangé Haché et le coordonnateur des activités: Khaled Abed

Les bonnes huitres du NB
Avec l’un de mes pirates

Un exemple de ce que nous servait, et dans quoi, la cantine du salon…

Je reviens de Shippagan au Nouveau-Brunswick avec de nouveaux amis, avec le sourire d’avoir rencontré des gens aussi charmants, tel que je le raconte ici. D’ailleurs, lors de la présentation de la conférence que j’ai donnée samedi après-midi, la personne qui faisait un résumé de ma « carrière », a lu les deux premiers paragraphes de ce billet. J’étais toute rouge…

Lors de chaque salon, je rencontre des auteurs que je ne connaissais pas. Une richesse que j’accumule avec passion. Cette fois c’est Katia Canciani et Bruno St-Aubin. Des auteurs jeunesse et adultes, illustrateur et si drôles, charmants et talentueux. À découvrir. J’ai aussi la chance de faire le voyage de retour avec une auteure que j’ai lu, Les inoubliables Filles de Caleb, mais que je ne connaissais pas: Arlette Cousture. Que de fous rires avec une personne si charmante et douée pour l’humour!

Quand au salon? Toujours celui qui accueille le mieux les auteurs. Quel plaisir de revenir avec ces belles rencontres, ces sourires. Même si tout n’est pas positif et qu’il y a toujours une petite critique à émettre. Pour ce salon, c’est le service de restauration offert aux auteurs et exposants. Trop cher pour le repas unique proposé. Un repas servit uniquement dans des assiettes jetables, ustensiles en plastique. Le pire? une lasagne réchauffée dans une assiette en styromousse dans le micro-ondes. J’ai refusé de manger ce mélange. Les responsables du salon sont conscients du problème (c’est d’ailleurs le même problème dans tous les salons, surtout à Montréal, alors). Et puis, il y a le petit café du salon qui offre espresso, capuccino, salade et sandwich. Une solution de rechange agréable.

Pas de recyclage dans la Péninsule Acadienne
Je voudrais aussi mettre de l’avant la honte dont m’ont fait part de nombreux résidents de la Péninsule Acadienne de ne pas avoir de système de recyclage. Même si je me plais à répéter que le recyclage est le dernier des gestes écolos à accomplir après la réduction et la réutilisation, un service adéquat est nécessaire.

Je ne comprends pas pourquoi le recyclage n’est pas institutionnalisé dans les municipalités et écoles de la Péninsule? Que font donc les élus municipaux et provinciaux? Est-ce à cause du fait que les conservateurs ont été au pouvoir aussi longtemps au NB ? Pourtant, il me semble que les conservateurs provinciaux de Bernard Lord n’étaient pas aussi anti-environnement que ceux de Stephen Harper ?

Animations dans les écoles
Et les jeunes ? Je suis allée présenter mes conférences dans deux écoles secondaires. Tout d’abord, deux sessions à la Polyvalente W.-A.-Losier de Tracadie-Sheila puis le lendemain, au Centre scolaire communautaire LaFontaine de Néguac. Deux expériences différentes.

J’ai rencontré des jeunes de 14-15 ans. Une période de l’adolescence difficile et souvent torturée. Tout nous paraît quétaine, dépassé, et totalement stupide à cet âge. Je le sais, je m’en souviens. Alors quand je me retrouve devant une classe d’ados, je sais que la partie ne sera pas facile, surtout si les professeurs ne les ont pas préparé. Pire, lorsque les profs ne font pas la discipline.

Au Québec, j’ai eu une expérience assez traumatisante dans une école où les professeurs n’étaient même pas présents. J’étais laissée seule avec le groupe et j’avais peu d’expérience. Le bordel. Chaque auteur m’a raconté une mauvaise expérience du genre. On s’en parle à chaque salon et on se donne des trucs.

Avec l’expérience et les conseils, tout se passe de mieux en mieux. Et la prochaine fois que les professeurs ne sont pas présents, que je suis laissée à moi-même et que les élèves me manquent de respect, j’arrête la présentation et je quitte la salle (avec mon ordi)…

J’ai aussi eu une mauvaise expérience avec la magie qui fait disparaître les ados: la cloche qui sonne et indique la fin du cours. Maintenant, je demande à quelle heure exacte elle sonne et je m’arrange pour avoir fini une ou deux minutes avant.

Surprise à Néguac. Le premier groupe est resté en place lorsque la cloche a sonné…D’ailleurs, les deux groupes, de l’école de cette ville située entre Caraquet et Moncton au bord de la mer, ont été géniaux. Intéressés, brillants, allumés, drôles, participatifs, même un vendredi matin à 8h30, ils m’ont donné une belle énergie.

Finalement, j’aime le défi que représente les ados. Et j’admire les profs !

Il faut dire que je les avais accueilli avec de la musique, ma chanson préférée du moment, I Gotta feeling de Black Eyed Peas.

À Tracadie, ils étaient plus passifs. Il a fallu aller les chercher et travailler fort mais ils étaient tranquilles et respectueux. Et parmi les deux groupes, il y en avait trois ou quatre allumés qui avaient les réponses à mes questions.

La vedette des salons: Géronimo!!!
Bord de mer à Caraquet
Ma première guédille

Laliberté sauve l’eau pendant que la NASA en cherche déjà ailleurs…

Ce soir, Guy Laliberté dirigeait sa mission sociale poétique ce soir. Objectif : sensibiliser les citoyens du monde à l’importance de préserver une ressource essentielle à notre service : l’eau.

Sa fondation One Drop se charge de la sensibilisation, de l’information, de la protection de l’or bleu.



D’ailleurs la première mission de mon Pirate des caramels est de nettoyer l’eau. Une priorité. J’aurai du m’associer avec One Drop et Guy Laliberté puisque c’est le même objectif.



Ce qui m’a choquée, c’est que pendant que Guy Laliberté tente de sensibiliser les humains à la sauvegarde de cette ressource, la NASA envoie des fusées s’écraser sur la lune pour vérifier s’il y a de l’eau.



Pendant qu’on tente de sauver ce qui nous reste sur la Terre, la NASA préfère aller polluer une autre planète pour tenter de lui extorquer une ressource qu’on détruit ici. Quand on peut aller en chercher ailleurs, pourquoi se forcer à éviter de polluer ce qu’on a à côté de chez soit.



L’être humain m’exaspère parfois. On assèche un endroit. Quand on a finit, on laisse le désert et on se tourne vers une autre planète à détruire.

La Péninsule Acadienne sait accueillir

Je le dis sans ambages, le salon de la péninsule acadienne est le plus accueillant, celui où nous sommes bichonnés, chouchoutés, nourris aux fruits de mer, transportés, bref accueillis comme des princes et princesses.

Les Acadiens ne chialent pas, ne rechignent pas, débordent d’une énergie positive contagieuse. Ils rient tout le temps, sont des gens sociaux et aiment les humains. Aucun stress, aucun problème, on prend le temps de vivre, de rire et de profiter des plaisirs du moment présent. Quelle joie d’être entourée de cette belle énergie électrisante.

Seul point négatif de ce salon: le manque d’un hôtel assez grand et rassembleur pour accueillir l’ensemble des auteurs et exposants. Car tout le monde doit se disperser aux quatre coins de Shippagan. Mais l’esprit chaleureux et accueillant des acadiens nous rassemble dans le petit resto-bar du salon du livre ou ailleurs dans la ville.

J’ai commencé une série de conférences dans les écoles. Ce matin c’était à la polyvalente de Tracadie-Sheila, demain matin c’est à Neguac. Des jeunes de 14 ans qui ne clament pas leur environnementalisme sur les toits, surtout le matin à 9h ! Mais ils sont si brillants quand ils se décident à partager ce qu’ils savent…

Samedi je donne une conférence l’écolo écono au campus de Shippagan de l’Université de Moncton, toujours dans le cadre du salon qui a mis un volet environnement à son programme cette année. L’autre partie de ce double volet c’est Serge Fortier, un auteur-pratiquant-paysagiste-écologiste-idéologue très intéressant. Il publie Zéro mauvaises herbes, c’est possible aux Éditions de Mortagne.

Sinon j’ai plusieurs séances de signature aux Intouchables et Goélette pour mon Pirate qui remporte toujours autant de succès. Surtout grâce aux merveilleuses illustrations de ma compatriote Éva Rollin !

Je terminerai en citant le communiqué publié ce soir après l’ouverture officielle du salon:

Le comité organisateur avait retenu le thème Souffle-moi les mots… pour l’édition de 2009 de l’événement. Comme l’a souligné Solange Haché, la présidente du Salon du livre, dans son discours inaugural, «les mots que les auteurs du Salon souffleront sur la Péninsule acadienne tels une brise fraîche d’automne résonneront dans les classes de toutes les écoles de la région, des garderies en milieu familial de même que durant les animations, rencontres littéraires, conférences et ateliers» inscrits dans la programmation.

Durant sa première journée, le Salon du livre 2009 a déjà accueilli presque un millier d’élèves en visites scolaires et s’attend à en recevoir encore le double vendredi, tandis que les auteurs du Salon ont entrepris leurs tournées des 22 écoles et des 19 garderies en milieu familial de la région. En somme, près de 6500 petits et étudiant-e-s seront ainsi interpelés par l’une des nombreuses animations offertes par le Salon en milieu scolaire ou sur place.

L’auteur-conteur Sylvain Rivière a donné le coup d’envoi des conférences publiques jeudi avec sa conférence-conterie L’étranger de soi-même durant laquelle, en toute sincérité, il a fait vibrer son public avec le récit de son vécu. M. Rivière a notamment raconté comment les «mots de poésie sont entrés dans [son] oreille, ont fait fondre la cire et lui ont atteint le cœur». Les visiteurs du Salon du livre ont aussi pu assister à la Soirée des Souffleurs de vers, une rencontre littéraire entre poèmes, contes et musique menée de main de maître par l’auteure Christiane Saint-Pierre.

Plusieurs conférences publiques portant sur l’environnement, la santé et le mieux-être sont prévues pour vendredi, samedi et dimanche. L’écrivaine Arlette Cousture, à qui l’on doit Les Filles de Caleb et Ces enfants d’ailleurs, prononcera une conférence sur sa démarche artistique intitulée Genèse d’une œuvre littéraire : Depuis la fenêtre de mes cinq ans.

De Saguenay à Shippagan: pour les livres

Une partie de la merveilleuse gang des auteurs que je côtoie aux Intouchables: debout en arrière, Sylvain Hotte et Corinne de Vailly. En avant: Julie Miville, Michel J. Lévesque, Sylvie-Catherine de Vailly, India Desjardins, moi et Alexandre Girard. Pour voir ce qu’ils et elles publient, cliquez sur leur nom.

Après avoir passé un merveilleux salon du livre de Saguenay avec le lancement de la série jeunesse Pirate des caramels, qui a eu un beau succès, surtout grâce aux fabuleuses illustrations de ma collègue pirate, Éva Rollin.

Le salon du livre de Saguenay est toujours populaire auprès des citoyens, même si leur maire n’aime pas les livres, toujours organisé de main de maître, toujours des plus sympathiques et rassembleur. C’est aussi le seul salon qui fait des efforts environnementaux.

Ma collègue et amie, Marie-Julie Gagnon publie une mosaïque des photos qu’elle a prise lors de ce salon.

Je reste dans l’ambiance des salons en m’envolant pour Bathurst cet après-midi pour participer au Salon du livre de la Péninsule Acadienne à Shippagan. L’année dernière, j’y avais été en voiture avec mon ami Steve Proulx. Cette année, sa douce et lui attendent la visite de la cigogne, si ce n’est fait et je suis invitée (pour la première fois) du Salon. Donc j’y vais en avion…

Petite plogue pour Steve et sa nouvelle série jeunesse Le Cratère. Il me l’a lu lors des nombreuses heures de voiture entre Montréal et Shippagan, l’an dernier. J’ai adoré. Ce sera en librairie la semaine prochaine.

Demain et vendredi matin, je donnerai des conférences dans les écoles de la région. Samedi, ce sera une conférence sur l’écolo écono dans le cadre du salon. Sans oublier les séances de signature, que ce soit au kiosque des Intouchables ou Goélette pour mes derniers bébés: Pirate des caramels !

Condoms dans les hôtels?

Petite réflexion du fait que j’ai fréquenté plusieurs hôtels cette année. On parle beaucoup de prévention, du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles. Cependant, j’ai rarement vu des condoms dans les salles de bain de chambre d’hôtel.

Je pense avoir vu des distributeurs à Amos à l’Amosphère, qui avait aussi des distributeurs de savon et shampoing. Pourquoi ne pas inclure les condoms? Des condoms plus écolos comme les végétaliens…Come as you are.

J’en profite pour parler de ce site Earth Erotics qui propose des produits plus écolos pour faire l’amour en protégeant la planète… (merci à Caroline Allard pour le lien). J’en avais parlé ici dans un article pour ElleQuebec.com, ici mais aussi dans un reportage de Club social qui n’est plus sur le net. Un sujet toujours d’actualité.

Avertissement: ne cherchez surtout pas à recycler vos condoms et oubliez ceux en boyau de mouton qui ne protège pas contre les MTS!!!

Le maire qui n’aime pas les livres et le dit….dans un salon du livre

Lors d’un Grand match d’impro BD dans le cadre du Salon, mon collègue des Intouchables et illustrateur (entre autres), Alexandre Girard, a relevé la gaffe du maire Tremblay avec humour.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, populaire autant pour son langage que sa prière lors des conseils municipaux, a beaucoup fait parler cette fin de semaine lors du Salon du livre du Saguenay auquel je participais.

Lors de l’ouverture officielle du salon, jeudi soir, ce dernier s’est mis les pieds dans les plats et dans la bouche, et bien plus en faisant une déclaration très surprenante. Devant des écrivains, des auteurs, des professionnels du livre, il a admis ne pas lire de livres québécois (merci pour l’encouragement), préférer la littérature américaine (double merci) et avoir hâte de s’acheter un livre électronique car il n’aime pas l’odeur du livre en papier (c’est la déclaration qui fait le moins mal).

Malheureusement, je n’étais pas présente. Dommage. Je l’aurai sifflé, hué. Quel manque de tact. Il semble que les gens étaient médusés. On le serait à moins.

Il est dommage d’entendre des politiciens tenir un tel langage. C’est son opinion, mais c’est un personnage public, élu et maire d’une ville où se déroule l’un des salons les plus populaires et agréables de la saison. Venir dire ces mots lors de l’ouverture du Salon du livre est un manque de discernement total et de respect. En plus, alors que le milieu littéraire rame au Québec, c’est une claque en pleine figure. Un peu de soutien ne ferait pas de mal!

Je cherche un enregistrement de ces paroles….Ça doit bien exister ?

MAJ: Selon ce que j’ai appris: Radio-Canada était ailleurs dans le salon, Vox n’a pas enregistré. Il ne reste que les caméras des étudiants de l’ATM que je cherche à rejoindre ou alors, en cette ère électronique, quelqu’un a du le filmer non ?

Une chanson pour le climat

Après la pauvreté avec le hit We are the world, plusieurs vedettes (de nombreux français – Manon Cotillard, Yannick Noah, entre autres) se mobilisent et chantent leurs convictions écolos. Dans le cadre de la campagne Time for climate justice.

Dominic Arpin en parle et explique le projet ici.

Magnifique pour la conscientisation des humains et la mobilisation. Car les politiciens, les dirigeants d’entreprises, etc, ne bougeront pas tant qu’une partie de l’humanité, les électeurs et les consommateurs ne feront pression. Tout ne repose pas sur les citoyens mais malheureusement, il est très rare qu’un politicien ou un entrepreneur aille à l’encontre du bon vouloir du peuple.

Si le peuple se réveille et fait pression sur les dirigeants, les compagnies, on verra un changement. Comme on le remarque depuis que l’environnement est devenu incontournable.

Dans ce cas, la conférence de Copenhague est vitale. Quelque chose doit se passer au Danemark sinon on court à la catastrophe. L’urgence s’entend dans cette magnifique chanson de Midnight Oil, Beds are burning qui date de 22 ans. Ironiquement, même après tant d’années, elle est toujours d’actualité. Celui qui la chantait, Peter Garrett, est maintenant ministre de l’environnement australien !

En passant, j’aimerais bien savoir ce que les vedettes qui participent à ce clip font pour l’environnement. Car on le sait, Hervé Kempf l’a écrit: Comment les riches détruisent la planète.

Comprendra-t-on un jour ?

Lancement du Pirate des Caramels


Cristo, le pirate des caramels arrive en librairie et vient de faire son entrée dans un salon du livre. Voici la photo du présentoir des deux premières missions de Cristo au Salon du livre du Saguenay ! Il vous attend !