Direction Salon du livre du Saguenay !



La saison des salons du livre recommence. C’est le temps de filer vers le Saguenay-Lac-St-Jean pour présenter notre Pirate des caramels qui sort en librairie demain le 30 septembre. Le lancement a lieu au Saguenay jeudi soir.

Le Pirate des caramels met en scène Cristo, un pirate écolo qui utilise les caramels comme Popeye se sert des épinards. Lors de ses deux premières missions (les deux premiers livres de la série), il s’affairera à nettoyer l’eau, menacée par la pollution, puis se lancera à la rescousse des bélugas, une espèce menacée. Il est accompagné dans ses aventures par sa clique: fée Colo, une rousse mi-fée mi-sirène, allergique aux caramels, Vermi, le ver scientifique et composteur qui vit dans le chapeau de Cristo et Caramou, le chat gourmand et gaffeur.

Par ailleurs, dans chaque livre de 48 pages, on trouve une recette de caramels ainsi que 10 questions sur le thème.

Jeudi, c’est le début des séances de signature. Aussi, ma collègue Pirate Eva Rollin et moi-même présenteront un quiz rigolo avec le pirate écolo aux enfants, jeudi 1er octobre à 13h15, à la place Quebecor.

Pour la première fois, mon horaire de séances de signature est un peu chargé. Je serai aux Intouchables pour L’écolo écono, le junior et les Pollutions invisibles et aux Éditions Goélette pour Pirate des caramels.

Voici les séances pour le Pirate
Jeudi 14 h à 15 h 30
Vendredi 13 h à 14 h 30
Samedi 11 h 30 à 12 h 30
Dimanche 11 h 30 à 13 h

Pour les Intouchables
Jeudi 9 h à 10 h 30, 12 h 15 à 13 h
Vendredi 11 h à 12 h 30 et 16 h 30 à 18 h
Samedi 12 h 30 à 14 h et 19 h 30 à 21 h
Dimanche 13 h 30 à 14 h 30

La semaine suivante, je serai au Salon du livre de la Péninsule Acadienne à Shippagan. Pour la première fois, j’y serai à titre d’invitée du Salon. Un grand plaisir de retourner dans ce magnifique coin de pays.

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Parlons du suicide et de la maladie mentale

Parfois, il y a des séries. Le Québec en vit une actuellement. Décès en série de personnalités. Renée Whatelet, puis Nelly Arcan et Pierre Falardeau. Car malheureusement la mort fait aussi partie de la vie. Que voulez-vous, c’est ainsi. Il faut bien mourir un jour. Certains partent plus tôt, plus tragiquement, le choisissent. C’est la mort soudaine de mon père, il y a plus de 6 ans, qui m’a permis d’apprivoiser la mort. Depuis elle ne me fait plus peur, sauf la mienne, que j’espère très très loin.

Je ne connaissais pas Nelly Arcan. Je crois l’avoir croisée rapidement dans des salons du livre mais je ne lui ai jamais parlé. Je la connaissais seulement par des amis qui l’ont côtoyée. Celui-ci, l’ex, et son coloc de l’époque de leur histoire. Nicolas a d’ailleurs écrit ce qui m’a le plus touchée alors que la blogosphère nous offrait une orgie de mots, certains indignes de cette grande écrivaine.

Mes collègues de La Presse, Catherine Handfield, et du Devoir, Danielle Laurin, démontrent que les journalistes sont toujours bel et bien nécessaires avec ce texte et celui-ci qui mettent les points sur les i et les barres sur les t et rapporte les faits. Aussi celui-ci sur RueFrontenac, les locks-outés du Journal de Montréal.

Car beaucoup de choses ont été écrites hier. Mais ce qui m’a marqué est la gêne et la censure que s’imposent les médias lorsqu’il s’agit d’un suicide. On en parle du bout des lèvres, on n’ose pas, on attend. Pourtant, je citerai justement Nelly Arcan dans l’entrevue qu’elle accordait à François Parenteau de Club Social. La fin de l’extrait lui donne raison sur son propre suicide et la médiatisation qui a été faite au matin de sa disparition : «La violence est très esthétisée…… C’est comme un espèce de discours, si tu parles du suicide finalement, tu vas provoquer des suicides. On a très peur de ça, on est très propre dans la représentation médiatique, je trouve.»

D’ailleurs, elle disait à peu près la même chose dans un texte de P45, écrit en 2004: Se tuer peut nuire à la santé. Voici la fin du texte:

« Ce que je tente de dire, c’est que le phénomène du suicide a une complexité, et aussi une gravité, qui méritent l’attention de tout le monde, et les efforts de recherche dans toutes les disciplines. Ce que je tente de dire aussi, c’est que le suicide n’est pas une tumeur, ce n’est pas une tache ou un furoncle, ce n’est pas une vie en moins d’un consommateur ou d’un payeur de taxes, mais un acte, peut-être le plus radical en dehors du meurtre, par lequel l’individu indique qu’il est possible de choisir de mourir.

Si les gens se suicident en grand nombre dans nos sociétés industrialisées, ce n’est sûrement pas parce qu’elles n’ont pas prévu pour eux des barrières, ce n’est pas non plus parce qu’elles auront représenté des suicidés dans les médias…

C’est peut-être parce que (entre mille autres choses), le maternage de l’État qui organise tout à distance de la réalité quotidienne de ses citoyens vient de pair avec la déresponsabilisation de ces mêmes citoyens face à la misère de leurs proches. Il ne faut pas oublier que les barrières les plus solides contre la détresse des gens qui nous sont chers, c’est encore vous et moi.»

Je suis totalement d’accord avec ses mots. Car le suicide est le résultat d’une souffrance. Le suicide ne doit pas être tabou. Le suicide doit être traité comme la maladie mentale qui le précède. On doit entourer mais surtout référer car les proches ne sont pas toujours équipés pour y faire face. Il existe des professionnels dont c’est le métier. Consultons-les.

Dans la vie, on passe par des phases heureuses et malheureuses. Chaque personne est différence. Mais ce qui est commun, c’est que personne n’est parfait, personne n’est totalement sain, personne ne peut se vanter de n’avoir aucune blessure émotionnelle, aucune faiblesse, aucun petit défaut. Ces blessures sont plus ou moins profondes selon les expériences que la vie nous a envoyées, nous a fait subir.

L’important est de s’en occuper, de les traiter. Il faut se préoccuper de notre santé mentale. Il faut en parler pour évacuer. J’ai déjà consulté un psychologue, et je le referai sûrement un jour, sans me cacher, sans penser que je suis folle. Car c’est souvent le problème, l’espèce d’étiquette que l’on colle rapidement sur une personne qui avoue ses faiblesses, qui avoue consulter.

On a besoin de plus de Marie-Sissi Labrèche, de Nelly Arcan, de Normand Brathwaite, de Varda qui témoignent de leurs faiblesses, de livre comme celui de Katia Gagnon et Hugo Meunier. La santé mentale, il faut en parler. Le suicide aussi.

Dans mon billet sur Branchez-vous écrit après avoir appris le décès de Nelly Arcan, j’inclus les adresses du site de la Fondation André Dédé Fortin et de l’Association québécoise de la prévention du suicide et le numéro de téléphone:1 866 277-3553.

Une dernière chose. Être un artiste incroyable comme Dédé Fortin, une grande écrivaine comme Nelly Arcan n’est pas toujours synonyme de souffrance. Il existe une variété de grands artistes, heureux et malheureux, souffrants ou non, comme dans la vie, dans la société. Chacun utilise l’art comme il l’entend. Si on l’utilise pour évacuer la souffrance, tant mieux, mais ce n’est pas un pré-requis.

Je n’aime pas vraiment voyager seule

Voici l’un des paysages dont j’aurais aimé partager la beauté avec un partner de voyage
Et puis, en voyage solo, il faut se prendre soi-même en photo, ce qui ne donne pas de super résultat…

Durant mon voyage en Californie, je suis partie six jours en voyage seule sur la route entre Los Angeles et San Francisco. Si j’aime passer du temps seule, tout en étant une personne très sociable, je ne suis pas une globe trotter en solitaire comme mon amie Colette qui a parcouru la Planète en solo.

Plusieurs raisons pour lesquelles le voyage en solo ne m’intéresse pas vraiment. Si je ne suis pas une grande parleuse lorsque je conduis (contrairement à la vie en général), j’aime partager mes découvertes. Quand je découvre des paysages parmi les plus beaux du monde comme dans Big Sur, j’éprouve le besoin de le partager.
Impossible quand on est seule. Re-Impossible quand les gens qui voyagent autour de vous sont en couple ou en groupe. Ils ne vous regardent même pas. Re-re-impossible quand on s’arrête moins de 15 minutes au bord de la route. Difficile de socialiser dans son char…

Voyage en voiture entre Los Angeles et San Francisco

Autre raison. Je n’ai pas aimé faire du camping seule. Beaucoup de choses à monter, à déplacer. Fatiguant et peu plaisant lorsqu’on est seule. J’osais espérer parler avec mes voisins de camping. Manqué. J’étais entourée de couples. Non. Pour moi le camping, c’est un trip de gang.

Encore plus. Ça coute plus cher de voyager seule. J’étais seule pour payer la location de la voiture, l’essence, l’emplacement de camping, l’hôtel à San Luis Obispo et à San Francisco. Imaginez l’économie à 2 ou 3…

Je n’ai pas une grande expérience de voyage en solo, c’était pratiquement ma première. J’aurais aimé l’apprécier…vraiment. Mais j’ai dû m’avouer (pas facile) que je n’étais pas faite pour voyager seule. Je peux faire la comparaison avec mon road trip dans le désert avec Mariève en mai dernier. Vraiment plus cool et intéressant. Tout comme mes voyages à Virginia Beach ou en Gaspésie avec des groupes. Flexible, je m’adapte à mes compagnons de voyage facilement. J’ai compris pourquoi…Je les préfère à la solitude.

Rassurez-vous. Ceci ne m’a nullement empêché d’apprécier mon voyage. J’en rêvais et c’est pour ceci que je l’ai fait quand même. Plusieurs personnes auraient aimé m’accompagner mais ne pouvaient pas aux dates choisies. Tant pis car je préfère quand même voyager seule plutôt que de rester à la maison accompagnée !

La pollution peut-elle causer le cancer du sein?

Je voulais parler de cet article depuis longtemps. Depuis la sortie en kiosque du numéro spécial de Clin d’Oeil sur le cancer du sein, je voulais parler de cet article que j’ai signé sur les causes environnementales de cette terrible maladie. En fait, on aurait pu faire le même article pour l’ensemble des cancers.

Alors c’est dans le numéro d’octobre, encore en kiosque, de Clin d’Oeil. Le texte n’est pas en ligne mais en page 141 selon le sommaire.

En passant, si vous avez le magazine, la Josée dont je cite le témoignage dans mon article est la même qui est prise en photo en page 177. Magnifique. Ce reportage est maintenant en ligne sur le site de Clin d’Oeil.

Feu de forêt à Moopark, banlieue de Los Angeles

Je vous ai déjà parlé de Moorpark, l’endroit où j’ai habité durant mon séjour de 3 semaines en Californie. La ville où habite ma collègue et amie Mariève Paradis. Un feu ravage actuellement les collines au nord de Moorpark.

Sur le blogue de Mariève, vous pouvez voir les photos qui font craindre une grave baisse de la qualité de l’air. Je suis passée par la petite route qui sillonne ces collines lors de mon retour de San Francisco. Je n’ai pas pris de photos, trop sombre mais je voulais y retourner, ce que je n’ai jamais fait. Dommage. Maintenant ce ne sera plus pareil.

J’espère simplement que les vents tomberont et que Moorpark ne sera pas menacé. Sauf qu’il semble selon Mariève que le feu empire. Les évacuations s’amplifient. Mariève a ajouté l’emplacement de son appartement. C’est proche de chez elle comme vous pouvez le voir sur son blogue.

Le Los Angeles Times en parle.

La motivation pour blogger…

J’ai des tonnes de billets qui dorment dans ma tête mais je manque de temps. Par ailleurs, quand j’ai du temps, mon cerveau n’est plus fonctionnel pour écrire. Sûrement des effets de la pollution ou un manque de motivation à cause du manque de commentaires, du nombre de visites qui stagnent. Pas toujours facile de rester toujours motiver à faire un blogue.

On se demande toujours si on est intéressant, si on est pertinent, surtout quand les commentaires ne sont pas très nombreux et que le nombre de visites stagnent après une augmentation constante.

C’est sûrement un essoufflement normal que doit connaître tout blogueur à un moment donné.

Par ailleurs, Twitter (que vous pouvez suivre grâce à la boîte ici sur la droite) me permet de micro-blogger sans écrire des billets.

Je suis pirate


Histoire de me changer les idées et envoyer un clin d’oeil à Renée qui aimait mon pirate, voici la caricature qu’à fait de moi ma compatriote auvergnate et ma complice, Éva Rollin, pour cette aventure du Pirate des caramels.

En librairie le 30 septembre.