Direction Salon du livre du Saguenay !



La saison des salons du livre recommence. C’est le temps de filer vers le Saguenay-Lac-St-Jean pour présenter notre Pirate des caramels qui sort en librairie demain le 30 septembre. Le lancement a lieu au Saguenay jeudi soir.

Le Pirate des caramels met en scène Cristo, un pirate écolo qui utilise les caramels comme Popeye se sert des épinards. Lors de ses deux premières missions (les deux premiers livres de la série), il s’affairera à nettoyer l’eau, menacée par la pollution, puis se lancera à la rescousse des bélugas, une espèce menacée. Il est accompagné dans ses aventures par sa clique: fée Colo, une rousse mi-fée mi-sirène, allergique aux caramels, Vermi, le ver scientifique et composteur qui vit dans le chapeau de Cristo et Caramou, le chat gourmand et gaffeur.

Par ailleurs, dans chaque livre de 48 pages, on trouve une recette de caramels ainsi que 10 questions sur le thème.

Jeudi, c’est le début des séances de signature. Aussi, ma collègue Pirate Eva Rollin et moi-même présenteront un quiz rigolo avec le pirate écolo aux enfants, jeudi 1er octobre à 13h15, à la place Quebecor.

Pour la première fois, mon horaire de séances de signature est un peu chargé. Je serai aux Intouchables pour L’écolo écono, le junior et les Pollutions invisibles et aux Éditions Goélette pour Pirate des caramels.

Voici les séances pour le Pirate
Jeudi 14 h à 15 h 30
Vendredi 13 h à 14 h 30
Samedi 11 h 30 à 12 h 30
Dimanche 11 h 30 à 13 h

Pour les Intouchables
Jeudi 9 h à 10 h 30, 12 h 15 à 13 h
Vendredi 11 h à 12 h 30 et 16 h 30 à 18 h
Samedi 12 h 30 à 14 h et 19 h 30 à 21 h
Dimanche 13 h 30 à 14 h 30

La semaine suivante, je serai au Salon du livre de la Péninsule Acadienne à Shippagan. Pour la première fois, j’y serai à titre d’invitée du Salon. Un grand plaisir de retourner dans ce magnifique coin de pays.

Parlons du suicide et de la maladie mentale

Parfois, il y a des séries. Le Québec en vit une actuellement. Décès en série de personnalités. Renée Whatelet, puis Nelly Arcan et Pierre Falardeau. Car malheureusement la mort fait aussi partie de la vie. Que voulez-vous, c’est ainsi. Il faut bien mourir un jour. Certains partent plus tôt, plus tragiquement, le choisissent. C’est la mort soudaine de mon père, il y a plus de 6 ans, qui m’a permis d’apprivoiser la mort. Depuis elle ne me fait plus peur, sauf la mienne, que j’espère très très loin.

Je ne connaissais pas Nelly Arcan. Je crois l’avoir croisée rapidement dans des salons du livre mais je ne lui ai jamais parlé. Je la connaissais seulement par des amis qui l’ont côtoyée. Celui-ci, l’ex, et son coloc de l’époque de leur histoire. Nicolas a d’ailleurs écrit ce qui m’a le plus touchée alors que la blogosphère nous offrait une orgie de mots, certains indignes de cette grande écrivaine.

Mes collègues de La Presse, Catherine Handfield, et du Devoir, Danielle Laurin, démontrent que les journalistes sont toujours bel et bien nécessaires avec ce texte et celui-ci qui mettent les points sur les i et les barres sur les t et rapporte les faits. Aussi celui-ci sur RueFrontenac, les locks-outés du Journal de Montréal.

Car beaucoup de choses ont été écrites hier. Mais ce qui m’a marqué est la gêne et la censure que s’imposent les médias lorsqu’il s’agit d’un suicide. On en parle du bout des lèvres, on n’ose pas, on attend. Pourtant, je citerai justement Nelly Arcan dans l’entrevue qu’elle accordait à François Parenteau de Club Social. La fin de l’extrait lui donne raison sur son propre suicide et la médiatisation qui a été faite au matin de sa disparition : «La violence est très esthétisée…… C’est comme un espèce de discours, si tu parles du suicide finalement, tu vas provoquer des suicides. On a très peur de ça, on est très propre dans la représentation médiatique, je trouve.»

D’ailleurs, elle disait à peu près la même chose dans un texte de P45, écrit en 2004: Se tuer peut nuire à la santé. Voici la fin du texte:

« Ce que je tente de dire, c’est que le phénomène du suicide a une complexité, et aussi une gravité, qui méritent l’attention de tout le monde, et les efforts de recherche dans toutes les disciplines. Ce que je tente de dire aussi, c’est que le suicide n’est pas une tumeur, ce n’est pas une tache ou un furoncle, ce n’est pas une vie en moins d’un consommateur ou d’un payeur de taxes, mais un acte, peut-être le plus radical en dehors du meurtre, par lequel l’individu indique qu’il est possible de choisir de mourir.

Si les gens se suicident en grand nombre dans nos sociétés industrialisées, ce n’est sûrement pas parce qu’elles n’ont pas prévu pour eux des barrières, ce n’est pas non plus parce qu’elles auront représenté des suicidés dans les médias…

C’est peut-être parce que (entre mille autres choses), le maternage de l’État qui organise tout à distance de la réalité quotidienne de ses citoyens vient de pair avec la déresponsabilisation de ces mêmes citoyens face à la misère de leurs proches. Il ne faut pas oublier que les barrières les plus solides contre la détresse des gens qui nous sont chers, c’est encore vous et moi.»

Je suis totalement d’accord avec ses mots. Car le suicide est le résultat d’une souffrance. Le suicide ne doit pas être tabou. Le suicide doit être traité comme la maladie mentale qui le précède. On doit entourer mais surtout référer car les proches ne sont pas toujours équipés pour y faire face. Il existe des professionnels dont c’est le métier. Consultons-les.

Dans la vie, on passe par des phases heureuses et malheureuses. Chaque personne est différence. Mais ce qui est commun, c’est que personne n’est parfait, personne n’est totalement sain, personne ne peut se vanter de n’avoir aucune blessure émotionnelle, aucune faiblesse, aucun petit défaut. Ces blessures sont plus ou moins profondes selon les expériences que la vie nous a envoyées, nous a fait subir.

L’important est de s’en occuper, de les traiter. Il faut se préoccuper de notre santé mentale. Il faut en parler pour évacuer. J’ai déjà consulté un psychologue, et je le referai sûrement un jour, sans me cacher, sans penser que je suis folle. Car c’est souvent le problème, l’espèce d’étiquette que l’on colle rapidement sur une personne qui avoue ses faiblesses, qui avoue consulter.

On a besoin de plus de Marie-Sissi Labrèche, de Nelly Arcan, de Normand Brathwaite, de Varda qui témoignent de leurs faiblesses, de livre comme celui de Katia Gagnon et Hugo Meunier. La santé mentale, il faut en parler. Le suicide aussi.

Dans mon billet sur Branchez-vous écrit après avoir appris le décès de Nelly Arcan, j’inclus les adresses du site de la Fondation André Dédé Fortin et de l’Association québécoise de la prévention du suicide et le numéro de téléphone:1 866 277-3553.

Une dernière chose. Être un artiste incroyable comme Dédé Fortin, une grande écrivaine comme Nelly Arcan n’est pas toujours synonyme de souffrance. Il existe une variété de grands artistes, heureux et malheureux, souffrants ou non, comme dans la vie, dans la société. Chacun utilise l’art comme il l’entend. Si on l’utilise pour évacuer la souffrance, tant mieux, mais ce n’est pas un pré-requis.

Je n’aime pas vraiment voyager seule

Voici l’un des paysages dont j’aurais aimé partager la beauté avec un partner de voyage
Et puis, en voyage solo, il faut se prendre soi-même en photo, ce qui ne donne pas de super résultat…

Durant mon voyage en Californie, je suis partie six jours en voyage seule sur la route entre Los Angeles et San Francisco. Si j’aime passer du temps seule, tout en étant une personne très sociable, je ne suis pas une globe trotter en solitaire comme mon amie Colette qui a parcouru la Planète en solo.

Plusieurs raisons pour lesquelles le voyage en solo ne m’intéresse pas vraiment. Si je ne suis pas une grande parleuse lorsque je conduis (contrairement à la vie en général), j’aime partager mes découvertes. Quand je découvre des paysages parmi les plus beaux du monde comme dans Big Sur, j’éprouve le besoin de le partager.
Impossible quand on est seule. Re-Impossible quand les gens qui voyagent autour de vous sont en couple ou en groupe. Ils ne vous regardent même pas. Re-re-impossible quand on s’arrête moins de 15 minutes au bord de la route. Difficile de socialiser dans son char…

Voyage en voiture entre Los Angeles et San Francisco

Autre raison. Je n’ai pas aimé faire du camping seule. Beaucoup de choses à monter, à déplacer. Fatiguant et peu plaisant lorsqu’on est seule. J’osais espérer parler avec mes voisins de camping. Manqué. J’étais entourée de couples. Non. Pour moi le camping, c’est un trip de gang.

Encore plus. Ça coute plus cher de voyager seule. J’étais seule pour payer la location de la voiture, l’essence, l’emplacement de camping, l’hôtel à San Luis Obispo et à San Francisco. Imaginez l’économie à 2 ou 3…

Je n’ai pas une grande expérience de voyage en solo, c’était pratiquement ma première. J’aurais aimé l’apprécier…vraiment. Mais j’ai dû m’avouer (pas facile) que je n’étais pas faite pour voyager seule. Je peux faire la comparaison avec mon road trip dans le désert avec Mariève en mai dernier. Vraiment plus cool et intéressant. Tout comme mes voyages à Virginia Beach ou en Gaspésie avec des groupes. Flexible, je m’adapte à mes compagnons de voyage facilement. J’ai compris pourquoi…Je les préfère à la solitude.

Rassurez-vous. Ceci ne m’a nullement empêché d’apprécier mon voyage. J’en rêvais et c’est pour ceci que je l’ai fait quand même. Plusieurs personnes auraient aimé m’accompagner mais ne pouvaient pas aux dates choisies. Tant pis car je préfère quand même voyager seule plutôt que de rester à la maison accompagnée !

La pollution peut-elle causer le cancer du sein?

Je voulais parler de cet article depuis longtemps. Depuis la sortie en kiosque du numéro spécial de Clin d’Oeil sur le cancer du sein, je voulais parler de cet article que j’ai signé sur les causes environnementales de cette terrible maladie. En fait, on aurait pu faire le même article pour l’ensemble des cancers.

Alors c’est dans le numéro d’octobre, encore en kiosque, de Clin d’Oeil. Le texte n’est pas en ligne mais en page 141 selon le sommaire.

En passant, si vous avez le magazine, la Josée dont je cite le témoignage dans mon article est la même qui est prise en photo en page 177. Magnifique. Ce reportage est maintenant en ligne sur le site de Clin d’Oeil.

Feu de forêt à Moopark, banlieue de Los Angeles

Je vous ai déjà parlé de Moorpark, l’endroit où j’ai habité durant mon séjour de 3 semaines en Californie. La ville où habite ma collègue et amie Mariève Paradis. Un feu ravage actuellement les collines au nord de Moorpark.

Sur le blogue de Mariève, vous pouvez voir les photos qui font craindre une grave baisse de la qualité de l’air. Je suis passée par la petite route qui sillonne ces collines lors de mon retour de San Francisco. Je n’ai pas pris de photos, trop sombre mais je voulais y retourner, ce que je n’ai jamais fait. Dommage. Maintenant ce ne sera plus pareil.

J’espère simplement que les vents tomberont et que Moorpark ne sera pas menacé. Sauf qu’il semble selon Mariève que le feu empire. Les évacuations s’amplifient. Mariève a ajouté l’emplacement de son appartement. C’est proche de chez elle comme vous pouvez le voir sur son blogue.

Le Los Angeles Times en parle.

La motivation pour blogger…

J’ai des tonnes de billets qui dorment dans ma tête mais je manque de temps. Par ailleurs, quand j’ai du temps, mon cerveau n’est plus fonctionnel pour écrire. Sûrement des effets de la pollution ou un manque de motivation à cause du manque de commentaires, du nombre de visites qui stagnent. Pas toujours facile de rester toujours motiver à faire un blogue.

On se demande toujours si on est intéressant, si on est pertinent, surtout quand les commentaires ne sont pas très nombreux et que le nombre de visites stagnent après une augmentation constante.

C’est sûrement un essoufflement normal que doit connaître tout blogueur à un moment donné.

Par ailleurs, Twitter (que vous pouvez suivre grâce à la boîte ici sur la droite) me permet de micro-blogger sans écrire des billets.

Je suis pirate


Histoire de me changer les idées et envoyer un clin d’oeil à Renée qui aimait mon pirate, voici la caricature qu’à fait de moi ma compatriote auvergnate et ma complice, Éva Rollin, pour cette aventure du Pirate des caramels.

En librairie le 30 septembre.

Mort d’une blogueuse Montréalaise

Nouvelle stupéfiante ce matin. Choc complet. La blogueuse montréalaise Renée Wathelet a été tuée, hier, par un homme dans la vingtaine selon les quelques articles que l’on trouve en espagnol, ici et ici.

Renée vivait en alternance de quelques mois sur ses deux îles: Isla Mujeres et Montréal. Dernièrement, elle avait pris un aller simple pour le Mexique et l’explique dans ce billet. C’est chez elle qu’elle a été tuée hier matin vers les 10h. Troublant. Car avant elle avait écrit ce dernier billet. Un texte très troublant quand on le lit en connaissant les événements.

J’avais rencontré Renée lors d’un Yulblog, la rencontre mensuelle des blogueurs montréalais. Un expatriée comme moi qui avait aussi adopté le Québec. On se comprenait. Elle commentait souvent ici sur mon blogue (son dernier commentaire est sur ce billet), mais aussi sur Facebook. Elle me manquera. Je suis encore sous le choc complet.

Outre ce dernier billet si troublant, Marie-Julie Gagnon venait d’écrire une chronique sur Renée publiée mardi. Décidément.

Je vous encourage à aller lire les billets de Renée sur son blogue qui restera en ligne très longtemps je l’espère. Son profil Facebook est devenu le lieu où ses amis lui rendent hommage.

Marche en paix entre tes deux îles, Renée.

AJOUT: J’en ai fait mon événement sur le web sur Branchez-vous.

AJOUT2: En direct du ciel, le nouveau blogue de Renée. Très beau billet et hommage sur la page du Yulbiz.

AJOUT3: un article en anglais de Canwest résume l’assassinat et le fait que Renée avait écrit son avant-dernier billet sur un certain José, le prénom de son assassin.

AJOUT4: les hommages se multiplient à la douzaine sur Twitter, Facebook, partout. Un seul mot: Humaniste. Voici un blogueur qui a passé deux jours mardi et mercredi avec Renée.

AJOUT5: le texte de La Presse. Celui de Marie-Claude Lortie. C’est vrai, il était impossible de ne pas aimer Renée.

AJOUT6: l’hommage de son grand ami, Claude Malaison.

Le cellulaire peut vous pièger…surtout quand un journaliste est proche…

Est-ce que les gens qui parlent fort dans leur téléphone portable vous dérangent ? Souvent, il n’est pas agréable d’entendre une partie de la vie privée de personnes qui, sans aucune gène, crient presque dans leur cellulaire.

Parfois, il faut faire attention à ce que l’on dit. Comme lorsque vous parlez avec une autre personne. Les murs ont toujours des oreilles. Surtout quand un journaliste est proche.

Aujourd’hui, assise dans un lieu public, une jeune femme arrive dans mon environnement. Elle parle fort au téléphone. Sans qu’elle soit proche de moi ( 4 ou 5 mètres), j’entends très clairement ce qu’elle dit.

Au fur et à mesure de ses conversations, je comprends qu’elle parle d’un black-out qui serait survenu à V (l’ancien TQS). Un black out de 20 minutes. Je twitte le tout. «Ne parlez pas au cell à côté de journalistes, ils écoutent 🙂 Des clients (pub) se plaindraient que V ait eu un black-out hier soir de 30 min ?»

Mon collègue Richard Therrien le confirme et reprend le tout sur son blogue.

J’espère que V n’annulera pas la publicité que la chaîne achète sur mon blogue comme c’est arrivé au Voir après la chronique de mon ami Steve. J’oubliais, il n’y a pas de publicité sur ce blogue où j’écris tout à fait gratuitement pour mon seul et unique bénéfice. Ouf.

Au moins Steve tente de rattraper le tout en écrivant une chronique inoffensive. Mais c’est grave. Ce qu’à fait V est une entrave à la liberté d’expression. De telles tentatives, j’en ai déjà vu. Surtout des tentatives d’obtenir de la publicité gratuite dans certaines revues peu scrupuleuses.

D’ailleurs, on m’a déjà demandé de regarder les publicités du magazine pour lequel j’écrivais et de m’en servir pour mes sources. J’ai refusé et je n’écris plus pour cette revue. Le service de publicité et la rédaction d’un média doivent être séparés. Un mur. Ça s’appelle de la crédibilité et du professionnalisme. Un point c’est tout.

Le gentil pirate écolo arrive en ville !

Mes deux derniers bébés

Ça y est, je le tiens dans mes mains. Mes deux premiers livres jeunesse ( moins de 8 ans environ, quoique je suis persuadée que tout le monde aimera) de la série Pirate des caramels sont une réalité. Ils seront dans toutes les librairies du Québec dès jeudi 30 septembre.

Aujourd’hui je peux enfin le sentir, le voir, le regarder et le relire pour la 777 e fois ! Pirate des caramels est une série qui raconte les histoires de Cristo, le pirate des caramels dont la mission est de sauver la planète de la menace écologique. Dans les deux premières histoires, Cristo nettoie l’eau et part à la rescousse des Bélugas.

À la rescousse des bélugas est dédié à Hugo, mon neveu adoptif qui vient d’avoir six mois, le fils de ma meilleure amie Geneviève et François, devenu un grand ami aussi. Il n’a pas eu un début de vie facile mais tout va de mieux en mieux et il sera fort comme Cristo!
Celui sur l’eau, Cristo nettoie l’eau est pour Tristan, mon neveu d’amour qui aura 9 ans bientôt !
Je n’en reviens pas. Six livres portant ma signature. Vraiment il faut toujours rêver et foncer, ça rapporte beaucoup en satisfaction !

Le pirate des caramels, le gentil pirate écolo, Cristo est aidé dans ses aventures par ses trois amis. Fée Colo, la fée-sirène allergique aux caramels, Vermi, le ver composteur scientifique et Caramou le chat gourmand et maladroit…

Faire des provisions pour l’hiver : chronique au 98,5 FM

Pour les personnes qui n’ont pu prendre les informations lors de ma chronique environnement, que l’on peut écouter ici, à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM, voici un résumé avec les sites internet et les petites recettes. Il y en a sûrement beaucoup d’autres comme me l’ont dit des amis sur Facebook. N’hésitez donc pas à ajouter votre grain de sel.



L’automne, le Québec regorge de fruits et légumes qui n’auront pas fait des milliers de kilomètres pour se rendre dans nos assiettes. Un bon point pour l’environnement. On en profite pour faire des provisions pour l’hiver. Des fruits et légumes que l’on paye moins cher quand on achète de saison et qui nous permettent de cuisiner des plats sains et sans produits chimiques et conservateurs divers.



Et c’est plus simple qu’il paraît. En plus, c’est rassembleur. Et je vous préviens, je ne suis pas une spécialiste, pas douée, pas une cuisinière alors si je suis capable de faire ce qui suit, tout le monde est capable…Il faut juste s’informer, lire un peu. S’adjoindre des amis qui en connaissent plus est une bonne solution aussi. Poser des questions autour de vous.



Tout d’abord quels sont les produits de saison :

Fruits : pommes, poires, fraises, framboises, prunes, raisins.

Légumes : tomates, courgettes jaunes, vertes, longues, rondes (il en existe de nombreuses variétés), patissons, courges, carottes, citrouilles, aubergines, etc.

Les fines herbes à gérer avant les premiers gels : fleur d’ail, basilic, persil, thym.

Un super pesto facile : fleur d’ail, basilic, persil et huile d’olive : on passe le tout au mélangeur puis on garde au frigo dans un pot masson en ajoutant une couche d’huile sur le dessus pour éviter l’oxydation. Se garde plusieurs mois.

Des herbes salées selon la recette de Martine Gingras sur son merveilleux site Banlieusardises:

En résumé, on prend une tasse de fines herbes hachées et 1\4 de tasse de sel que l’on mélange, on laisse le tour macérer au frigo durant quelques jours et le tour est joué.



Les méthodes :

Conserves : beaucoup plus facile que cela ne paraît. Il suffit d’avoir une grande casserole pour la stérilisation, acheter les pots masson et surtout les couvercles qu’on ne peut réutiliser pour les conserves. Le site internet de Vincent Rivard, dit Vincent le canneux, de Montréal est essentiel car tous les conseils s’y trouvent. Lisez les questions de base avant de commencer.



Aussi Le grand livre des conserves aux Éditions de l’homme, qui contient conseils et recettes. Les conserves sont un moyen très sain et très écolo de conserver les aliments. Ma voisine ne disait que contrairement à la congélation, pas besoin d’énergie pour les conserver, seulement pour les stériliser.


Confitures en utilisant la méthode de stérilisation des conserves.


Congélation : On prend les fraises, framboises, courgettes ou betterave blanchies quelques minutes dans l’eau bouillante, on les place sur une plaque dans le congélateur . Quand elles sont dures, on les places dans des sacs à congélation en enlevant l’air. En janvier, on peut profiter de fraises du Québec pour faire un smoothie, une tarte et plus !!!



On cuisine puis on congèle: on fait une bonne ratatouille avec les légumes que l’on trouve actuellement puis on la congèle en portion individuelle. C’est excellent pour accompagner plein de plats de riz, couscous, tofu et viande. Aussi, lasagne, couscous, mijotés, etc.



Ma recette de ratatouille ( on la fait en grosse quantité, je ne mesure jamais, j’y vais selon les légumes que j’ai) : tomates, courgettes de toutes sortes, aubergines, poivrons + fines herbes ( séchées : basilic, origan, thym et persil frais). On fait revenir dans la poêle puis on fait mijoter dans un grand chaudron à feu doux pendant au moins 1h mais je préfère au moins 4h.



Déshydratation : La manière la plus facile est d’attacher les fines herbes en bottes puis de les laisser sécher la tête en bas. On peut le faire pour d’autres fruits ou légumes, mais c’est plus compliqué. Il existe des déshydratateurs.



Cuisiner en groupe

Certaines recettes sont plus faciles, d’autres plus compliquées. On y va selon le temps et la facilité. La manière que je préfère c’est d’en faire une activité entre membres de la famille, entre voisins, entre amis. On réserve une journée de la fin de semaine. Durant la semaine, on prévoit ce que l’on veut faire : confiture de fraises (il faut acheter les fraises, ou aller les cueillir le samedi et les traiter le dimanche- et le sucre), conserve de tomates (acheter ou cueillir les tomates). Ensuite le jour même, autour d’un verre de vin, en discutant, on épluche, on lave, on coupe, on fait cuire et on empote, on met dans les plats. À la fin de la journée on se sépare les plats pour pouvoir les déguster durant l’hiver.



BIO ou pas ? C’est un choix. Évidemment je préfère des produits biologiques mais certains producteurs utilisent peu de pesticides et produits chimiques. Faites une vérification, poser des questions. Est-ce que les pommes brillent et sont donc cirées ? Est-ce que les fruits et légumes sont parfaits ?



Trouver le bio

Les produits que je reçois de mon fermier biologique ont des imperfections, parfois des insectes non nuisibles…c’est ainsi. Pour trouver les producteurs bios on va sur ce site de l’Union paysanne bio et son répertoire.



Pour l’auto-cueillette c’est ici. Mais si on ne peut se déplacer dans une ferme, on peut aussi aller dans l’un des marchés publics du Québec ou ceux de Montréal.

On peut aussi participer aux cueillettes et corvées organisées par Aliments d’Ici, il y en a samedi et dimanche, vérifiez sur leur site.



Ah oui et un dernier truc de Martine Gingras, la banlieusarde : faire mûrir à l’intérieur les tomates restées vertes quand les gels vont prendre — dans une boîte de carton, avec une pomme.

Élections municipales à Montréal: c’est parti !

De retour depuis presque une semaine de mon voyage en Californie, la campagne électorale municipale à Montréal vient de me sauter en plein visage. Sur Facebook, ceux qui avaient un profil mais ne l’utilisaient pas, s’y mettent et nous inondent de statuts à saveur politique.

Il est aussi comique de suivre des gens de différents camps qui analysent les sondages selon leur propre biais. Sur Twitter aussi ça bouge beaucoup. On s’échange les twitts, on fait des erreurs, on récupère, on dénonce, on se félicite. J’en parle sur Branchez-vous ce matin.

Vous connaissez mon implication passée en politique municipale, j’en ai parlé, particulièrement dans ma déclaration d’intérêt. Malheureusement, tout le monde ne l’a pas lu et on me demande encore si je travaille pour l’un ou l’autre. Misère. Je suis journaliste, je ne travaille que pour moi et mes clients.

Mais je connais la politique, j’entendais mes anciens collègues dire que tel journaliste était pour le parti adverse ou que celui-ci était pour nous. Je tentais de leur dire que les journalistes ne sont pour personne et ne font que couvrir ce qui se passe…

Hier, j’ai eu la preuve que rien n’a changé. Louise Harel a lancé son compte Twitter en faisant une erreur reprise un peu partout sur Twitter. Je l’ai retwitté aussi. L’un de mes contacts m’a alors demandé ce que je faisais et si je travaillais pour l’équipe Tremblay ou quoi?

J’avoue que ça me mets le feu au cul ce genre de question. Dès que l’on pointe, remarque ou dénonce un politicien ou un parti, on se fait accuser de travailler pour l’autre camp. Je vois que certaines personnes n’ont pas encore compris que depuis octobre 2003, j’ai quitté le monde politique. Complètement et totalement. Que l’on m’assomme ou m’enferme si j’émets la possibilité d’y retourner. Je peux vous dire que c’est bel et bien fini, terminé. La politique je préfère la couvrir comme journaliste. Plus passionnant. Vraiment.

Les pendules sont donc remises à l’heure. Ouf, cette élection ne sera pas facile. Tel que je l’ai souligné à plusieurs reprises, j’ai des amis et des connaissances dans les trois principaux partis en lice. J’ai surtout un très bon ami qui est conseiller municipal, Carle Bernier-Genest. Je n’arrêterai pas de lui parler mais je n’arrêterai pas de jouer mon rôle de journaliste et de souligner les bons et aussi les mauvais coups de chaque parti. Ce n’est pas facile car les amis ont leur sensibilité, qui au maximum pendant une campagne électorale. Pas facile de critiquer et de leur expliquer que ce n’est pas contre eux.

Mais c’est ainsi. Je n’hésite donc pas à parler de politique municipale et des ratés parfois. Comme ici lorsque je pourfendais les rues en garde partagée entre les arrondissements et la ville centrale.

Voler du gravier et des plantes

Il y a de la construction dans mon quartier. Les entrepreneurs ont laissé du gravier dans la rue pour finir les travaux. Les deux derniers soirs, j’ai constaté avec stupeur qu’un couple vient se servir dans le tas de gravier pour son usage personnel. Après 23 heures, ils viennent remplir des sacs de gravier et repartent cinq minutes plus tard…

Non mais. Quel aplomb. Quel irrespect pour le bien public. Imaginez si tous les citoyens décidaient de se servir un peu partout. Est-ce que le fait de payer des taxes leur donne le droit de se servir ? Car dans mon livre à moi, c’est du vol. Tout simplement.

Mercredi soir je les ai pris en photo avec flash, ils l’ont remarqué, mais sont revenus hier soir. Que faire ? Car je trouve que ce serait du gaspillage du temps de la police que de demander une intervention pour un vol aussi bénin mais si dommage et triste en même temps. Je pense que la prochaine fois, je vais aller les voir…et leur parler.

D’après les échanges avec mes voisins, ce sont les mêmes personnes qui ont volé nos plantes dans la ruelle pour une deuxième fois. Toutes nos vivaces ont disparu cette fois. Car des plantes avaient déjà été volées. J’en parlais ici.

J’ajouterais que la ville se fait souvent voler du matériel durant des travaux. Les gens se croient vraiment tout permis…

En route pour San Francisco, premier arrêt: Santa Barbara

Alors que mon séjour en Californie tire à sa fin, je prends enfin le temps de regardes les centaines de photos prises sur la route. Pour la première étape, Santa Barbara. Une ville riche, très riche où la moyenne d’âge semble élevée. Mais la ville n’est pas snob, à voir.

Agrandir le plan

Voici une carte de mon parcours qui s’est déroulé en six jours. Le retour s’est fait sur l’autoroute en 6 h 30 de voiture alors que l’aller s’était fait en trois jours en longeant la merveilleuse côte californienne longeant le pacifique. Trop court. Je pense qu’il faut le faire en une semaine pour profiter pleinement des beautés que la nature a semé sur la route. Car après San Luis Obispo et plus spécifiquement San Simeon, c’est la plus magnifique côte que j’ai jamais vu. Le brouillard, courant en été, ajoute à la magie de ces escarpements baignés par l’océan Pacifique.

Revenons à Santa Barbara. Une ville très agréable à visiter. Tout est facile. Lorsqu’on roule sur la 101, il faut prendre la sortie Downtown puis suivre les pancartes Tourist information. Le stationnement est gratuit pour 15 minutes, ce qui vous donne le temps d’aller chercher une carte de la ville, et de faire un détour par les toilettes.

Ensuite vous allez stationner au bord de l’océan pour aller voir les magnifiques plages de cette ville. Puis direction le centre ville et la Mission de Santa Barbara sur les hauteurs. Je ne l’ai pas visité mais l’extérieur est magnifique. Elle a été créée le 4 décembre 1786. C’est aussi ici l’histoire des États-Unis. Toujours religieusement active.

L’autre partie de Santa Barbara à ne pas manquer, c’est la route scénique à l’ouest en se dirigeant tranquillement pour reprendre la 101. L’endroit est situé sur les hauteurs, donnant une vue magnifique sur les falaises et la mer. Puis en quittant le bord de mer et en retournant sur la 101, on passe dans un quartier presque caché où se trouvent les maisons de quelques stars et riches résidents.

Ensuite, retour sur la 101 pour quelques minutes avant de la quitter pour suivre la route 1 qui suit le bord de l’océan, presque tout le temps. Une route qui passe à travers les plantations de légumes et fruits, à travers les ranchs et les élevages de vaches et chevaux. Car c’est aussi ça la Californie. Un monde agricole qui travaille 12 mois par année et qui emploie de très nombreux mexicains. D’ailleurs, les villes entre Santa Barbara et San Luis Obispo (où j’ai passé ma première nuit), m’ont replongé dans le Mexique que je connais. Peu de différence. Si Lompoc est une ville plus typiquement américaine, Guadalupe ressemble totalement à sa soeur mexicaine. Plus pauvre aussi que les autres villes américaines. D’ailleurs, c’est toujours des Mexicains qui travaillent dans les champs. J’en reparlerai.

Pour finir avec Santa Barbara, cette ville m’a étonnée tant par sa beauté que par les quelques gestes écolos que j’y ai remarqués pendant les quelques heures de mon passage. Intéressant.

Voici les photos que l’on peut voir ici ou en cliquant ci-dessous sur le diaporama:

Los Angeles vert ? Erreur…

Coucher de soleil de la plage de Santa Monica
Poubelles côtoient bacs de recyclage sur cette plage
Manière écolo de transporter sa planche. Car la plupart des surfers ont une voiture.
Autobus au gaz naturel
Vélo à Santa Monica
Les jardins communautaires de Santa Monica
Mon endroit préféré en Californie au milieu des montagnes à quelques minutes du centre-ville de L.A et des plages: Topanga, qui est aussi un parc.

« Aucune ville aux États-Unis n’est aussi verte que Montréal», m’a lancé Joël Pomerantz, un écolo de la première heure, lorsque je l’ai rencontré à San Francisco lors d’une randonnée de masse critique dont je vous reparlerai.

Je vous reparlerai aussi de ma déception de découvrir que San Francisco n’est pas une ville aussi verte que je pensais.

Quand à L.A., le vert est difficile à trouver même si on veut nous faire croire que la ville est devenue un modèle écolo. En furetant sur le site The official guide of Los Angeles et en vérifiant les adresses données dans le guide L.A eco-friendly, j’ai noté que plus de la moitié des quelques magasins écolos ont fermé. Ils ne sont pas vraiment à jour. Les deux compagnies qui louaient des véhicules hybrides aussi. Quand je demande une voiture dans la « green collection » chez Hertz, voici ce qui sort...

Alors non, L.A. est loin d’être vert malgré les 25 points définis ici. C’est de la poudre aux yeux complètement. Les seuls endroits verts à L.A sont Santa Monica et Venice, des exceptions américaines comme on les présente partout dans les guides. Dans ces deux villes et quartiers, on peut vivre sans voiture mais il ne faut pas être trop éloigné du centre, et il faut être riche car il semble que les prix des loyers est astronomique.

J’avais déjà parlé ici des ces multiples autoroutes qui emprisonnent et divisent la ville. Si je vois de nombreuses Prius, il y a plus. La consommation omniprésente, le jetable partout, la climatisation au max, les voitures qu’on laissent tourner pour avoir moins chaud, l’eau que l’on gaspille, les gazons hyper vert alors que nous sommes dans le désert. Et j’en passe. Non L.A. n’est pas une ville verte. La Californie non plus, n’est pas un état vert malgré plusieurs avancées.

Après avoir vécu trois semaines dans cet état de rêve très séduisant, je vois qu’il y a du travail à faire, beaucoup de travail. Même si plusieurs se battent comme des diables pour faire changer les choses. Car il y a des exceptions, j’en ai rencontré. Les Farmers’s Market qui permettent aux producteurs locaux de vendre leurs produits, principalement bios. Ils sont partout et le maire de Los Angeles les célébrait.

Je vous reparlerai aussi de la famille Dervaes de Pasadena, des écolos extrêmes et auto-suffisants que j’ai rencontrés il y a deux semaines. Aussi quelques boutiques comme celle-ci, les jardins communautaires de Santa Monica, une randonnée de masse critique rencontrée par hasard hier soir à Santa Monica dont voici des photos ci-dessous. Les cyclistes étaient sur Ocean avenue et descendaient, pas une voie étroite et dangereuse, sans place pour les cyclistes, sur la Pacific Highway, la route 1 du bord de mer, qui est aussi dangereuse. Quatre voies où les voitures roulent vite. Même si une bande à droite est réservée aux cyclistes, c’est du vent…car peu protégé.

Les cyclistes qui descendaient sur la route 1, au milieu des nombreuses voitures. Un gros défi.

Un peu comme cette voie réservée sur l’autoroute entre Moorpark et Thousand Oak. Je ne roulerai pas avec des camions qui peuvent me doubler à 120 km/h…Le même type de voie cycliste existe sur la route 1 qui longe la mer entre L.A et San Francisco alors que parfois c’est une véritable autoroute à quatre voies. Un non-sens.

Non à l’annuaire papier

L’un de mes amis, Dominic Désilets, a posté ce lien sur Facebook pour ne pas recevoir l’annuaire papier du Groupes pages jaunes en 2010 et 2011, mais aussi les autres petits annuaires. Un bon truc. Je l’ai fait car avec Internet j’utilise très rarement ce gros truc. En fait, il me sert de support pour mon écran d’ordinateur!!!

Outre cet aspect qui nous permet enfin de ne pas vouloir l’annuaire (j’ai bien hâte de voir si ceux qui le distribuent vont faire la différence), les pages jaunes avaient commencé leur éco-annuaire l’an dernier. Pas très concluant car la sélection n’était pas très bonne. Un coup de téléphone avec un questionnaire…Dans de cas-là, tout le monde va se dire vert.

Cette année, fort de leur mauvaise expérience, ils se sont associés avec Équiterre, le Jour de la Terre Canada et Green Communities Canada comme le soulignait Novae en juin dernier. Et ce guide est fait selon les municipalités, ici celui de Laval, ville très verte comme nous le savons tous!!!

Il semble que tous les annuaires sont offerts sur Internet, celui de Québec ici. Excellent.

D’ailleurs, en cliquant ici vous trouverez plein de documents et publicités en format papier sur internet. Trouvé par hasard. Si j’aime lire mes livres, mes journaux, mes revues en format papier, certaines choses comme la publicité, les annuaires et autres peuvent très bien se lire sur l’ordinateur. Quel économie de papier…

NACA: pour aider les gens à garder leur maison

Reportage intéressant à ABC. Un organisme, NACA ( Neighborhood Assistant Corporation of America), aide les Américains de la classe moyenne à garder leur maison en baissant leur taux d’intérêt par exemple.

Un exemple: une mère de famille de quatre enfants, monoparentale, a réussi à baisser son paiement hypothécaire de plus de 300 $ par mois.

Cet organisme pointe du doigt les financiers et banquiers qui font des salaires faramineux sur le dos de leurs clients. Intéressant, mais est-ce trop beau pour être vrai ?

Il me semble que je préfèrerai avoir des coopératives ou justement des caisses populaires.

En tout cas, le CEO de NACA qui se décrit comme un terroriste de banque est loin de faire l’unanimité comme l’écrit ce blogueur.

Connaissez-vous NACA ou d’autres principes semblables ? Je ne parle pas de micro-crédit mais d’une manière d’éviter de faire affaire avec les banques affamées.

Les feux à L.A et l’environnement à Isabelle Maréchal au 98,5 FM

Le soleil, voilé par l’épais nuage brun de fumée. Alerte maximale à la qualité de l’air avec ces millions de particules dans l’air.

Chassé de leur habitat naturel par les feux, ces daims avaient trouvés refuge dans les quartiers résidentiels et n’étaient plus effrayés par les humains et les nombreux camions de pompiers qui passaient. Nous en avons vu à d’autres endroits mais aussi des lapins, ratons-laveurs, etc. J’ai aussi noté que les insectes, mouches, guêpes et autres étaient plus agressifs envers les humains proche des feux. J’ai d’ailleurs failli me faire piquer par une guêpe alors que je parlais à un citoyen devant chez lui.

En soirée, les pompiers protègent une résidence
Ces herbes sèches sont partout et compose un excellent carburant pour le feu. C’est pour ça que ça brûle si vite.
Spectacle de désolation au bord de Big Tujunga Canyon mardi après-midi. Mariève et moi sommes restés plusieurs minutes, muettes devant ce paysage lunaire.

Si c’est ma collègue Mariève Paradis qui est spécialiste des converses à RDI et plusieurs autres médias, tant sur les feux que sur la mort de Michaël Jackson, c’est à titre de sa chroniqueuse environnement régulière que j’ai parlé à Isabelle Maréchal ce matin. La discussion est ici.

Si les feux continuent toujours et que les autorités ne s’attendent pas à les contrôler avant le 15 septembre, on peut se demander pour Los Angeles et la Californie sont toujours aux prises avec de telles catastrophes. La réponse est simple mais complexe aussi. Le climat californien est désertique. En fin d’été, il n’a pas plu depuis des mois, donc la moindre étincelle déclenche les incendies. Que cette étincelle soit humaine ou naturelle. Un article de Tree Hugger en parle justement ici ( trouvé via François Cardinal): «Around Los Angeles, researchers have found that about two-thirds of new building in Southern California over the past decade was on land susceptible to wildfires, said Mike Davis, a historian at the University of California at Irvine and author of a social history of Los Angeles.»

Étant donné que les forêts sont nombreuses en Californie, ainsi que le climat désertique, la tradition revient. La forêt brûle quelque part. Dans le coin actuel, la forêt nationale d’Angeles, les citoyens de Tujunga et La Crescenda qui résident dans ce coin depuis une trentaine d’années n’avaient jamais vu leur forêt brûler.

Mais les feux de forêts sont aussi un phénomène et processus naturel pour que la nature se régénère. Un pompier, le capitaine Art Burgess, grand adepte de plein air, me le soulignait. Les cendres servent d’engrais naturel pour la repousse. Il me disait aussi que les citoyens construisaient leurs maisons dans des endroits dangereux et qu’ensuite il fallait aller les protéger…Finalement l’être humain tente toujours de contrôler la nature, de se l’approprier mais elle reprend toujours ses droits.

Il faut voir ses maisons tant dans les secteurs touchés actuellement qu’à Beverly Hills, Bel Air et autres, perchées dans les montagnes et défiant totalement la nature. Un jour ou l’autre celle-ci vous rappelle à l’ordre. Et ici, en Californie, état le plus peuplé des États-Unis, les humains ne cessent de pousser les limites. Pourtant, la nature n’a pas été particulièrement accueillante: désert, pas d’eau, feux, vents et surtout une ville qui repose sur une faille et une zone sismique importante. Comme me le disait un ami, les catastrophes naturelles ne sont pas terminées à L.A. Et on ne parle pas des feux mais de tremblement de terre, le fameux big one…

Du découragement à l’espoir, mon deuxième article dans La Presse

Coucher de soleil enfumé sur la Tujunda
Les soldats du feu
Devant chez Bill Ryder que je cite dans mon article
Les hélicoptères en action

Rebelote et autre commande de La Presse pour un autre texte sur les feux de forêts de Californie. Il est ici. Toujours un article sur les gens, les citoyens et leurs émotions. Les faits sont partout, l’AFP et autres agences de presse s’en occupent. Cette fois ci, Mariève et moi sommes allées plus à l’ouest que lors de notre premier déplacement. Après la Crescenda et Glendale, le quartier de Tujunga était sous haute surveillance.

Cette fois-ci, nous avons dû utiliser nos cartes de presse pour se rendre dans le secteur. Oui nos cartes de presse québécoises fonctionnent. D’ailleurs, à la minute où les gens (citoyens, policiers, pompiers et autres médias) savent qu’on est canadiennes, la sympathie est immédiate.

Nous avons rencontré des citoyens si sympathiques, si chaleureux malgré leur peur. J’imagine qu’en parler leur permet de partager et d’extérioriser. Je pense en particulier à cette infirmière, Carissa Totalca, dont le mari parle français et à qui je dois emailer le lien. Elle nous a parlé de sa forêt, nous a entraîné au bord du réservoir pour prendre les photos des hélicoptères qui se ravitaillaient, en nous montrant la petite faille dans la clôture…Si souriante, si enjouée malgré son regard triste et embué à la vision d’apocalypse qui s’offrait à nous.

Si mes vacances sont écourtées par cette couverture et que je ne visiterais pas tous les endroits que j’avais prévus, ce n’est pas grave. Je vis une expérience hors du commun qui vaut toutes les visites touristiques du monde…

Allumer des feux pour protéger les résidences





Ces travailleurs du feu se préparaient justement à aller allumer des backfires dans un autre quartier, Tujunga, hier après midi en remplissant leur petite bonbonne de carburant.

Hier soir, j’étais dans un quartier huppé de Glendale au Nord de L.A. Évacué, seuls les pompiers et journalistes avaient le droit de pénétrer dans le secteur. «À vos propres risques», nous répétaient les policiers chaque fois qu’on passait un barrage.

Évidemment, on ne prenait aucun risque et on ne se plaçait pas en position de gêner le travail des pompiers. Dans ce quartier, on a assisté à ce qu’on appelle ici un backfire.

Il s’agit de combattre le feu par le feu. Les pompiers allument des feux qu’ils contrôlent entre les maisons et la forêt afin de créer une barrière de protection. Car une fois que les broussailles et les arbres ont brûlé, le feu n’aura plus de carburant….On est arrivé hier soir dans un quartier huppé alors que les pompiers allumaient justement un bosquet….Très impressionnant. Les photos sont loin de refléter l’ampleur du spectacle.

J’avoue qu’après avoir pris les photos, j’ai battu en retraite et me suis éloignée. Nous avions laissé nos masques dans la voiture, la fumée et la chaleur était intense. Je m’en suis protégée derrière des camions de travailleurs du feu, pendant que Charles et Mariève prenaient des photos. D’ailleurs certaines photos de Charles sont sur le blogue de ma collègue journalistes, ici.

Article sur les feux à L.A. dans la Presse

Ce matin, un ami m’envoie la première page de la Presse: La Presse en Californie: un mur de feu aux portes de L.A. avec une superbe photo de nuit. On renvoie à mon article en page 11. Mon premier dans le grand cahier A de la Presse. J’en suis bien fière. Je vous encourage à le lire ici car cela parle des gens qui sont aux premières loges et qui ne dorment pas beaucoup depuis 5-6 jours. Car la nuit, le feux s’étend plus rapidement…

Les feux de forêts de L.A prennent de l’ampleur


Les billets et photos sur mon voyage à San Francisco et la côte attendront, j’ai couvert ces dramatiques feux de forêts au nord de Los Angeles pour la Presse aujourd’hui, à lire ce matin dans votre journal ou sur Cyberpresse.

Avec ma collègue Mariève Paradis, dont le dernier billet décrit parfaitement les faits que je ne répéterai pas ici, nous avons pris la route pour se jeter dans les bras du feu. Quelques 30 minutes après notre départ, nous voyions les flammes sur les collines qui bordent l’autoroute 210 qui va à Pasadena.

Notre objectif est de se rendre à La Crescenda où plusieurs foyers menacent les maisons agrippés aux collines. Les hélicoptères n’arrêtent de nous passer sur la tête, des voitures de police, des pompiers et des médias. On prend la sortie indiquant la Crescenda puis on monte.

À un moment donné, Mariève me pointe un groupe de citoyens regroupés dans le stationnement d’une maison le regard vers les hauteurs. C’est le moment de recueillir des témoignages pour mon article pour La Presse dont le deadline est à 18h heure de Los Angeles. Il est 14h15!!!

Les résidents sont gentils lorsque je me présente et leur demande si je peux leur poser quelques questions. Finalement nous restons presque 1h avec eux. Ils nous offrent même de l’eau que nous refusons, gênées. Nous avons de l’eau dans la voiture. Car il fait chaud, très chaud. Presque 40 degrés.

Alors que nous sommes arrivées depuis quelques minutes, les policiers passent pour signaler que les résidents doivent évacuer. Ce qu’ils ne comptent pas faire, sauf si le danger devient imminent.

Après une heure, nous partons sans quitter la zone d’évacuation que les policiers ont bouclé. Nous remontons plus proche d’un autre foyer d’incendie. Les résidents nous apprennent que le feu est sous contrôle pour justement créer un espace déjà brûlé, une barrière entre la forêt et les résidences. Vous verrez les photos que j’ai prises. L’une des résidences étaient pratiquement encerclée par les flammes. Heureusement les pompiers réussissaient à la sauvegarder.

Les résidents regardaient le spectacle en compagnie des journalistes et des pompiers. À l’ombre d’un arbre, car le soleil brûlait, assis dans leur chaise de pique-nique, ils attendaient que le Canyon brûle complètement afin de parfaire leur protection. En espérant aussi que le vent ne tourne pas brusquement.

Les médias de Los Angeles ne parlent que de ces feux, surtout que le Mont Wilson est menacé d’être touché d’ici quelques heures. Un endroit où sont situés les tours de transmission des chaînes de télévision et radio de L.A ainsi que les tours cellulaires. Nous perdrons peut-être les nouvelles et le cellulaire mais pas l’Internet. Mais ce n’est pas tout, le Mont Wilson est aussi un observatoire comme le Mont Mégantic qui pourrait être détruit.

En se rendant sur place, Mariève et moi ne comptions pas être des voyeuses. En fait, c’est notre travail de journaliste. Notre instinct. Pour rendre compte de la réalité des faits, il faut aller sur place et parler aux gens. Des citoyens qui se confient facilement et qui ont beaucoup de choses à dire. En partant, je leur ai dit de faire attention et de ne pas rester si le danger approchait. Que leur vie valait beaucoup plus que n’importe quelle maison…

Outre les humains et les maisons, il y a aussi des milliers d’animaux à évacuer dans les ranchs des montagnes. Des chevaux. Les chiens d’un chenil ont été sauvés avant que les bâtiments ne soient totalement détruit dans la région d’Acton, de l’autre côté de La Crescenda, de l’autre côté de la Angeles National Forest.

Quand aux animaux sauvages, normalement, ils fuient et arrivent à se sauver. Sauf que leur habitat naturel est détruit. Ils reviendront.

L’autre danger actuellement est aussi le niveau de la qualité de l’air à Los Angeles qui chute dramatiquement avec ces panaches de fumée qui recouvrent tout. On avait oublié nos masques et Mariève ressentait les effets sur sa gorge de ses quelques heures près du feu. Je vous laisse avec les photos…

Elles sont ici ou ci-dessous dans le diaporama.