Aux États-Unis, on cultive la peur avec passion….

C’est la première que je reste aussi longtemps aux États-Unis. J’y suis depuis 5 jours, pour encore une vingtaine. Même si je ne sors pas beaucoup à cause d’articles à finir d’ici la fin de semaine, j’allume la télé et j’entends les nouvelles et la publicité.

Tout n’est que peur. Peur des autres, peur de voir son enfant enlevé, se faire mal, peur des éléments, peur de la maladie, peur des bactéries, peur de l’Afghanistan, peur du changement du système de santé, peur de se faire attaquer, peur de tout et de rien. Et je ne parle pas des publicités en tout genre pour se protéger. Ça pullule.

Évidemment, la peur est soigneusement cultivée. Les nouvelles des médias télévisées locaux en Californie ( c’est la même chose lorsque je regarde les nouvelles locales du Nord-Est) ne parlent que de faits divers: un homme qui a accosté une jeune fille, un couple tué par des chiens errants, sans parler de la mannequin tué par un canadien. Déprimant. Il faut fouiller pour attraper quelques autres nouvelles plus intéressantes: Facebook poursuivit par cinq californiens pour atteinte à la vie privée ou la fermeture possible de 100 parcs nationaux pour cause de faillite possible de l’état.

J’oubliais l’accueil triomphal réservé au policier qui a arrêté un professeur noir de Harvard et rencontré le président Obama, lors d’une rencontre à Long Beach. Certains lui ont même demandé un autographe…

Bref, j’ai l’impression que les États-Unis vivent en état de peur constante. Fatiguant de vivre ainsi. Est-ce seulement la Californie ? Un État aux prises avec la peur du fameux Big One, le tremblement de terre que tout le monde attend ? Aux prises avec de sempiternels feux de forêt? Pourquoi cette culture de la peur ?