Critique écolo d’une soirée au POP!


Il y a quelques semaines, avec cinq autres blogueurs-journalistes, j’étais invitée au Pop! un bar à vin de l’avenue des Pins. Invitée veut dire que le repas et le vin étaient payés par la maison. Précisons-le.

Cindy, Marie-Julie, Jean, Patrick et Gina m’accompagnaient. Les trois premiers ont parlé du repas, de sa composition, etc. Je n’en rajouterai pas et ne répèterai pas ce qu’ils ont dit, car c’était délicieux. Rien à redire.

Ce qui m’intéressait c’est la provenance des vins, de la nourriture et les mesures prises par le restaurant en matière d’environnement. Local, bio, compostage, recyclage, etc. ?

La qualité de la nourriture et la présentation m’intéresse mais je ne suis pas une critique gastronomique. Disons que je suis plus une critique écolo. Je remarque les points forts et faibles. Exemple: je préfère un restaurant qui utilise une nappe, des serviettes en tissu que ceux qui nous offrent du jetable. Je pense que le tissu est plus classe aussi. Et c’est plus écolo, alors tant mieux.

Le POP! utilise des serviettes et nappes en tissu. Bon point. Sinon c’est un bar à vin. Je me suis donc informé sur les vins bios proposés. Ils en offrent toujours un ou deux, m’a-t-on répondu. En ce moment, on peut y déguster le rosé Château Pech Redon, du Languedoc-Roussillon, (région de Carcassonne) produit par la famille de Lambert des Granges. « On peut, en s’étirant un peu le cou, l’associer à l’histoire du Québec, ce vignoble étant situé sur un emplacement ayant appartenu aux familles Lévis et Montcalm », ajoute Hélène-Andrée Bizier, des relations publiques.

C’est peu, mais comme le rappelle madame Bizier, le sommelier du Pop!, Francis Archambault, recherche plutôt les vins d’exception dont certains, même s’ils ne sont pas certifiés biologiques, s’en rapprochent.

D’ailleurs, il faut ajouter que le cellier du POP! contient un Côte du Rhône, le No Wine’s Land, un syrah produit à Cornas, par le Domaine du Coulet. Ce vin est certifié biologique et biodynamique. Excellent paraît-il. De quoi confondre ceux qui pensent que les vins biologiques ne sont pas bons.

J’ajouterai que Jean-François Demers, qui était le porte-parole de la Fête éco-bio-paysanne, a fait découvrir deux excellents vins biologiques lors de son passage à Libre comme l’air l’émission radio-canadienne animée par Dominique Poirier.

Mon autre question sur la nourriture servie lors de nos passage était sur sa provenance. Locale ? Il semble car la charcuterie est fabriquée dans les cuisines du POP! et provient d’un seul fournisseur: Porc Meilleur. Les porcs sont élevés sur la ferme Palardy, à Sainte-Madeleine et transformés par Porc Meilleur.

Les autres produits viennent également de fermes locales. En voici une liste :
la Ferme Persil Perlà, située à Saint-Ours fournie les pousses gourganes, fleurs romarin, basilic, amarantea, pois sucrés, etc. Monsieur Bertrand, fournisseur de légumes fins, Crabes Gaspésie ; une marée livrée express par autocar , Serge Lucien Destéredjian : champignons , Lirode Champignons sauvages : champignons, La Petite Campagne (Pascale Dufour) Rimouski : Pintade, Poissonnerie Norref : poissons

Par ailleurs, celle qui s’occupe des desserts, dont le sublime pot de crème chocolat, caramel et sel de Maldon (crée par Patrice Demers, reçu chez Dominique Poirier), Michelle Marek s’approvisionne au marché Jean-Talon. Elle blogue aussi.

Il est donc intéressant de savoir que les grands restaurants comme POP et Laloux s’approvisionnent localement auprès de producteurs choisis et fidèles.

De plus, ces deux restaurants recyclent le papier et le verre. Laloux le fait depuis plus de 15 ans. Ils récupèrent aussi les restes pour les distribuer vers des organismes. Mais ils ne compostent pas encore. Personne n’est parfait. Le prochain projet?

Finalement, 80% du personnel vient travailler en vélo, m’a-t-on dit pour compléter l’aspect écolo.

Le seul aspect négatif. Ces dernières bouchées sucrées pour terminer la soirée étaient de trop. Après le bonheur du dessert et du délicieux pot de crème, ces bouchées tombaient à plat. Tout à fait quelconques et fades. Je les ai goûtées mais n’en a finit aucune.
Du pur délice. Le meilleur dessert à vie. Exceptionnel.

Belle ambiance
Des tartes-pizzas dont celle au boudin ( j’adore le boudin)

Les charcuteries. J’aime mais je ne suis pas une super fan. Il y en avait trop. Je n’aime jamais ça car je pense toujours à ce que l’on a en fait lorsqu’on ne finit pas le plat. Je préfère en avoir moins et en redemander. Tous les restaurants devraient d’ailleurs fonctionner de cette manière. En proposer moins mais resservir.
Comme le mentionne Pat Dion les fruits de mer et poissons étaient divins.
Et l’accord mets-vins parfait.

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7 Réponses

  1. Première fois que je lis un article qui parle d'un restaurant ET de son implication environnementale. Bien documenté, merci!

  2. Cela fait quelques mois que je me dis qu'au lieu de faire des critiques gastronomiques, je pourrais faire des critiques écolos des restos…Voici ma première…Car il y a plein de critiques gastronomiques qui font très bien leur travail et que je m'intéresse plus à l'aspect engagement environnemental. Cela peut être fait pour n'importe quel commerce, produit et entreprise…

  3. J'ai aussi bien aimé ton approche; nos choix de resto ne devraient pas se restreindre au nombre d'étoiles mais aussi à son attitude face à l'environnement.Autre point positif de Pop : Une amie m'a dit qu'ils proposaient des alternatives végétaliennes à leurs plats (dont les pizza). Il s'agit de demander. Les options vegan offertes seraient un des aspects que tu pourrais couvrir dans tes prochaines critiques écolo. Manger moins de produits d'origine animale, c'est aussi aider l'environnement

  4. Superbe billet! Moi, je pense d'abord avec mes papilles même si je n'ai pas la prétention d'être critique culinaire (je ne le pourrais/voudrais pas, de toute façon!). Par contre, j'avoue que c'est un gros plus pour moi de savoir que les produits locaux sont utilisés dans la plupart des plats. Merci pour ces précieuses infos!Pas d'accord pour les bouchées sucrées de la fin: les macarons étaient délicieux (mais le reste quelconque, suis plutôt d'accord). Et que dire du pot-de-crème. EXTAAASE!Étonnamment, moi qui suis plutôt «poisson-fruits de mer» en général, j'ai été davantage séduite par les charcuteries. Tous les goûts sont dans la nature…P.S.: «Critique écolo» = j'adore!

  5. Ça me fait penser, avec ta critique écolo… J'ai lu le livre de Taras Grescoe, Bottomfeeder, et depuis, j'essaie d'être plus critique dans le choix de mes poissons… le problème c'est qu,au resto c'est vraiment pas évident! Peu de gens connaissent le concept, et encore, peu savent même d'où vient le poisson qu'ils servent… Une idée pour une prochaine chronique/enquête, peut-être? Ou encore, peut-être que tu connais des blogues ou des ressources pour ça?Merci!Ps – Céline, je suis devenue accro à ton blogue!Catherine

  6. @Elise Bon point !@Marie-Ju: merci, Mais les macarons bof ;-)@Catherine: regarde mon billet sur la certification Fourchette bleue d'exploramer en juillet. Aussi va sur le site de Greenpeace, j'ai mis le lien… Tant mieux si tu es accroc, j'aime ça…et si tu as d'autres conseils pour mon trip de la semaine prochaine entre L.A et San francisco n'hésite pas 😉

  7. Merci, super!

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