Feux de forets à L.A: enflure verbale

Ce matin à Los Angeles, où je suis toujours, les feux ont doublé de superficie. Deux pompiers sont morts dans un accident, la qualité de l’air est épouvantable à cause du panache de fumée, la température n’aide pas les pompiers, l’humidité étant très basse.

Bref, les nouvelles ne sont pas bonnes. Ma collègue Mariève Paradis, chez qui je réside, fera une converse avec RDI sur le sujet demain matin. Je vais donc aller sur le terrain avec elle pour voir, recueillir des informations, prendre des photos. L’instinct de journaliste, même en vacances, reprend vite le dessus. En plus, à deux, c’est mieux! Plus rassurant.

En faisant une petite recherche j’ai trouvé cet article de M6 dont le titre est franchement faux. Une bel exemple d’enflure journalistique. Les feux ne menacent pas Los Angeles, voyons donc. Le feu menace des quartiers de certaines petites villes au Nord de L.A, pas des quartiers urbains de L.A mais des villes qui nichent au coeur de la Angeles National Forest.

Il est évident qu’un tel feu est dramatique pour les gens qui voient leur maison partir en fumée, mais surtout pour les personnes comme les pompiers qui mettent leur vie en danger, la faune et la flore totalement détruite, les animaux. On parle aussi d’une qualité de l’air en chute à Los Angeles à cause des particules engendrée par la fumée.

La cause de ce feu n’est pas encore connue. Mais parfois la forêt se gère elle-même et les feux sont d’origine naturelle, parfois non. Ici les humains ont envahi la forêt, de nombreuses habitations s’y trouvent et certains tiennent à rester sur place même si les évacuations sont obligatoires. Il me semble évident qu’une vie est plus importante qu’une maison.

Pour vous donner une idée de l’endroit du feu, voir la carte sur le site du L.A Times ou ci-dessous ( pour votre information, je suis à Moorpark quand vous glissez sur la gauche)

View Los Angeles County fires north of La Canada Flintridge, Altadena in a larger map

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La situation des feux empire à Los Angeles

Sur la 405 (voir la carte en bas), on voyait très bien les feux qui sont au bord de la 210
Vue de Marina del Rey…
Même endroit Marina des Rey
Los Angeles enrobé par le nuage de fumée

Cet après-midi en allant à Long Beach, l’épais nuage de fumée des feux de forêt dans le nord de Los Angeles était très visible. Ce qui veut dire, outre le désastre de voir une partie de la nature partir en fumée, que la pollution augmente.

Je ne vous mentionnerai pas plus de nouvelles, mais il semble que le feu ne soit contenu qu’à 5 % et qu’il menace le Mont Wilson, source de nombreuses stations de transmissions de télévisions comme le mentionne le Los Angeles Times.

Feux de forêts à Los Angeles


Toujours en vacances, mais de retour à Los Angeles, j’ai repris mon ordi…
Hier j’ai fait 6h de route pour revenir de San francisco par une chaleur incroyable au coeur de la Californie en passant par la 5. J’avais l’air climatisé. Heureusement.

Loin de L.A, j’ai commencé à voir cet épais nuage gris-brun. Je me disais que ce n’était pas de la pollution mais malheureusement un autre de ces feux de forêt qui ravagent régulièrement la Californie. En fin d’été c’est le temps idéal car la nature est hyper asséchée par des mois sans pluie. Je n’ai d’ailleurs pas eu de pluie depuis mon arrivée il y a deux semaines. Ma disette la plus longue je crois…

Bref, arrivée à une quarantaine de kilomètres de L.A, voici la photo que j’ai prise de ce nuage incroyable. Pour apprendre ensuite que c’était au nord de Pasadena. J’y étais dimanche dernier.
Triste.

Le temps des vacances

Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai pris une semaine de véritables vacances sans mon ordinateur. C’est loin. Mais dès demain matin, ce blogue ne sera pas nourrit d’ici lundi prochain, au moins. L’ordinateur reste à L.A.

Je viens d’envoyer mon dernier article, mes deux livres jeunesse sont partis à l’imprimerie cet après-midi et mon remplaçant prend le relais pour le blogue de Branchez-vous.

Alors que tout le monde rentre au Québec et en France, que la radio et la télévision présentent leurs nouveautés, je roulerait en direction de San Francisco. Ne me cherchez pas, je camperai quelque part entre Los Angeles et S.F, regarderai les vagues, m’enivrerai de ses paysages que l’on dit merveilleux, marcherai dans le sable, respirerai l’air marin.

De Moorpark à Santa Barbara, en passant par San Luis Obispo, Monterrey, Santa Cruz, la belle vie m’attend.

Mais vous ne perdez rien pour attendre car les photos et les billets déferleront dès mon retour. En attendant, à moi la route des vacances.

Californie = plages? Pas tout à fait…


Je ne sais pas combien il y a de plages en Californie, la liste est ici, cet état baigné de tout son long par le Pacifique. Mais ce ne sont pas les seules attractions que l’on trouve ici. Si la vie des résidents des villes bordant l’océan est fortement influencée par la plage, on oublie presque la proximité de l’eau quand on s’en éloigne.

Car la Californie c’est 1000 et unes autres activités, choses, attractions et autres que la plage. Même si on ne voit que ça lorsqu’on parle et on pense à la Californie. C’est aussi les montagnes, le ski, (oui on peut se baigner, faire du surf et skier dans la même journée), les randonnées, l’équitation, le désert, les petites villes plus reculées, bref des milliers de choses à découvrir.

Évidemment, je suis loin, très loin, d’avoir découvert le centième de ce que la Californie offre. Ce fut ma première découverte. D’avoir l’envie de fouiller cet état passionnant, mystérieux, déroutant, plein de paradoxes. Cela prendra du temps car ma liste s’allonge chaque jour, chaque fois que je lis, que j’apprends quelque chose. Une chose à la fois.

Je n’aimerais pas vivre à L.A ou dans la banlieue. Pas assez écolo pour moi. Peut-être, non sûrement à Santa Monica, plus Venice ou plus haut. Mais c’est à voir, je n’ai pas encore découvert la côte entre Ventura et San Francisco, c’est réservé pour la semaine prochaine. Trois nuits de camping et une nuit à l’hôtel à San Francisco.

En fait, je viendrais bien passer 2 ou 3 mois d’hiver montréalais en Californie. J’en ferai bien ma résidence secondaire mais pas plus…

En attendant, je visite et aujourd’hui, je n’ai pas pu résister à l’appel de la plage maintenant que j’ai une voiture. J’avais vu le Ventura Pier avec Mariève lors de ma première visite, je suis allée tout près à San Buenaventura State Beach. C’est la plage la plus proche de Moorpark en voiture. 30 minutes à travers les plantations d’orangers, de framboisiers et de tous les fruits californiens qui viennent garnir les tablettes des supermarchés montréalais.

L’océan était agité au grand plaisir de plusieurs. L’eau était fraîche, je n’y ai plongé que les jambes. Magnifique. Je serai restée des heures à regarder les vagues, les oiseaux, les gens. J’ai une passion sans limite pour l’océan, la mer, l’eau. Les vagues ressemblent à un spectacle de danse pour moi. Elles m’hypnotisent, m’appellent, me cajolent. Leur bruit m’apaise et me calme.

Lorsque je suis allée à Virginia Beach en avril dernier
, je dormais la fenêtre ouverte pour entendre ce son merveilleux. J’ai réservé un camping proche de la plage à Manresa State Beach, proche de Monterrey. J’espère dormir avec cette musique. Il me reste à trouver un camping pour ma première nuit autour de San Luis de Obispo. J’aimerais tellement dormir sur la plage et trouver un camping qui offre cette possibilité. Je cherche.

Ma prochaine plage: Zuma Beach à Malibu, 45 minutes de Moorpark. Vous pouvez voir le coucher de soleil sur le Pacifique grâce à la caméra web qui vous l’offre en direct ici. Le soleil se couche vers 19h30 en Californie ( 9h de moins que la France donc 4h30 du matin), 3h de différence avec Montréal soit à 22h30).

Et voici le diaporama ou cliquez ici:

Est-ce plus "sexy" de donner de l’argent pour le cancer que pour la schizophrénie?

Je termine un article sur la meilleure manière de faire des dons. Il existe tellement de fondations, de causes et d’organismes qu’il est difficile de faire un choix.

En France, j‘ai vu qu’il existait un organisme qui s’occupe des causes orphelines, surtout en matière de maladies. On parle beaucoup du cancer, on a beaucoup parlé du SIDA mais quand la maladie touche peu de personne, il est difficile de sensibiliser la population et aller chercher des dons.

Il y a aussi les maladies moins « sexy » (si on peut dire et pour paraphraser une ministre conservatrice) comme la maladie mentale qui reçoit beaucoup moins d’argent et d’attention que le cancer du sein.

Aussi certaines causes ont la chance d’avoir plus de visibilité grâce à l’implication d’une vedette. Mais que faire quand on a un grand besoin d’argent et peu de moyens?

Quels sont les organismes et les causes les moins connues ? Les plus négligées ? Je veux des exemples pour le Québec ?

Aux États-Unis, on cultive la peur avec passion….

C’est la première que je reste aussi longtemps aux États-Unis. J’y suis depuis 5 jours, pour encore une vingtaine. Même si je ne sors pas beaucoup à cause d’articles à finir d’ici la fin de semaine, j’allume la télé et j’entends les nouvelles et la publicité.

Tout n’est que peur. Peur des autres, peur de voir son enfant enlevé, se faire mal, peur des éléments, peur de la maladie, peur des bactéries, peur de l’Afghanistan, peur du changement du système de santé, peur de se faire attaquer, peur de tout et de rien. Et je ne parle pas des publicités en tout genre pour se protéger. Ça pullule.

Évidemment, la peur est soigneusement cultivée. Les nouvelles des médias télévisées locaux en Californie ( c’est la même chose lorsque je regarde les nouvelles locales du Nord-Est) ne parlent que de faits divers: un homme qui a accosté une jeune fille, un couple tué par des chiens errants, sans parler de la mannequin tué par un canadien. Déprimant. Il faut fouiller pour attraper quelques autres nouvelles plus intéressantes: Facebook poursuivit par cinq californiens pour atteinte à la vie privée ou la fermeture possible de 100 parcs nationaux pour cause de faillite possible de l’état.

J’oubliais l’accueil triomphal réservé au policier qui a arrêté un professeur noir de Harvard et rencontré le président Obama, lors d’une rencontre à Long Beach. Certains lui ont même demandé un autographe…

Bref, j’ai l’impression que les États-Unis vivent en état de peur constante. Fatiguant de vivre ainsi. Est-ce seulement la Californie ? Un État aux prises avec la peur du fameux Big One, le tremblement de terre que tout le monde attend ? Aux prises avec de sempiternels feux de forêt? Pourquoi cette culture de la peur ?