Fourchette Bleue et les bateaux électriques au 98,5 FM

Ce matin, je parlais de la certification Fourchette Bleue au 98,5 Fm avec Catherine Lafrance. Ma chronique est ici.

J’ai aussi parlé de bateau électrique. Avec le nombre de bateaux à moteurs, bruyants et dangereux, qui pullulent sur nos cours d’eau, les bateaux électriques sont une excellente solution de rechange. Comme le disait Catherine, va-t-on sur l’eau pour relaxer ou faire de la vitesse? Malheureusement, trop s’y croient tout permis. D’ailleurs, un propriétaire de voilier, Jacques Godin, y a laissé sa vie la semaine dernière. J’aimerais beaucoup savoir comment on ne peut pas voir un voilier sur l’eau? Ça aurait pu être une moto-marine, une petite embarcation, etc. Disons que sur l’eau, c’est comme sur la route, tu respectes les limites de vitesse (qui devraient être rabaissées) et tu t’assures que tu ne mets la vie de personne en danger. Tous les pilotes de bateaux à moteur ne sont pas des vauriens inconscients mais trop d’accidents sont à déplorer…

En passant, les parents d’amis habitent au bord du Richelieu. Pas très calme la fin de semaine. Impossible d’avoir une conversation sans être interrompu par le bruit des moteurs. Pire que St-Denis…Vive le calme de la banlieue et de la campagne. Il ne faut pas s’étonner que plus de 200 plans d’eau interdisent les bateaux à moteur. Si je devais acheter un chalet au bord de l’eau, ce serait mon premier critère.

Surtout que maintenant les bateaux électriques sont de plus en plus intéressants et abordables. Le bateau électrique a donc une niche que peu d’entrepreneurs exploitent. Si ce n’est Alain Brault de Bateaux Électriques International qui depuis plusieurs années, développe ce créneau. Il a commencé par le bateau électrique et offre maintenant le hybride et le solaire. À l’époque, la compagnie s’appelait Impact plein air.

Après ma chronique, deux personnes ont appelé pour dire qu’à Oka une autre compagnie faisaient des bateaux électriques: Busch Marine. Je la connais, j’en avais parlé dans l’article que j’avais écrit pour La Presse en 2006 qui est ici. Voici ce que m’avait dit Claude Pépin, vice-président du développement des affaires de Busch Marine connu aussi maintenant sous le nom Compagnie canadienne de bateaux électriques: « Éventuellement, nous proposerons un modèle moins cher. Mais nos bateaux sont très sophistiqués et demandent peu d’entretien. Et puis on économise de 50 à 100 d’essence par jour lorsqu’on fait une sortie». J’imagine que j’aurai pu en parler aussi. Je le fais ici…

Des bateaux plus de gamme contrairement à ceux de Bateaux Électriques International. Mais il semble proposer un bateau électrique intéressant le Fantail 217. J’imagine que l’engouement pour les bateaux électriques depuis 3 ans les a encouragé à offrir un bateau plus petit et moins cher.

Autre point contre les bateaux à moteur. Ils dérangent aussi la vie sous l’eau. Car les bateaux qui circulent à plus de 10 km/heure provoquent des vagues qui dérangent la flore marine et remuent les sédiments au fond des lacs.

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La peur du rejet dans la drague !!!

Je vous avertis, je n’ai pas fini de parler de la drague et du livre de Jean-Sébastien et Emmanuelle. Le sujet est trop intéressant. Surtout pour la célibataire endurcie que je suis.

En blague, j’ai lancé à la Mama Cool, Marie-Julie Gagnon, que j’allais écrire les chroniques de la Vieille Fille cool, histoire de démonter un peu l’image des célibataires ! À suivre.

D’ailleurs, un passage de Mama Cool m’a bien fait rire. Marie-Julie y décrit la rencontre entre sa fille et un petit garçon du même âge, genre 18 mois…C’est sa fille qui a tenté l’approche, pas très subtil faut s’entendre. Sauf que le petit garçon a vite retraité vers maman…Et Marie-Julie de constater que s’il n’y avait pas eu les couches, on se serait cru dans un bar !!!

Revenons au sujet du jour, la peur du rejet. Emmanuelle en parle depuis hier (et non Jean-Sébastien comme je l’avais écrit). Cette peur du rejet n’est pas exclusive aux hommes. Les femmes aussi ont une peur chronique du rejet. Pas facile d’entendre un non. On le prend trop souvent personnel.

Comme tout le monde, je me suis pris quelques claques. Ce qui a grandement engraissé mon sentiment de rejet et la peur…

Que fais-je pour tenter de combattre cette peur du rejet ? J’attends, j’attends, j’attends d’être certaine de mon coup. Mais il est impossible d’être certaine de son coup alors je ne fais rien. Ou parfois dans un esprit tordu d’auto sabotage, je m’intéresse aux hommes qui me rejetteront à coup sûr. Tordu l’esprit humain ? C’est peu dire.

Avez-vous aussi remarqué que gars ou fille, dès que quelqu’un nous intéresse, on devient idiot, stupide ou niaiseux. À votre choix. D’ailleurs, chaque fille devrait s’en souvenir avant d’envoyer paître le gars qui ose la draguer. Il essaye au moins.

Autre façon d’éviter le rejet, je m’assure de ne pas communiquer mon intérêt au gars qui justement m’intéresse. Je lui envoie quelques blagues, je lui demande si ses frères sont libres ( !!??!!), l’ami dont il me parle, etc. Histoire de ne pas trop montrer mon intérêt pour ne pas à subir le rejet en question. À trop le planifier ce rejet, ne le provoque-t-on pas ?

La poutine aux crevettes chez Claudine

L’institution de Gaspé


La poutine aux crevettes: frites, sauce blanche et crevettes
La chef nous a préparé un festin

L’eau au fond…
Avec Claudine et la fameuse poutine…

J’adore les frites et la poutine. J’en ai goûté des centaines mais pas celle au foie gras que je promets de déguster un jour. Alors quand ma collègue Annie Richer m’a conseillé fortement de goûter la poutine aux crevettes, j’en ai parlé constamment à l’organisatrice de notre tournée. Pourrait-on faire un petit arrêt au Brise-Bise pour y goûter la poutine ? Je n’ai pas eu de réponse tout de suite mais après la visite au Parc Forillon et au Musée de la Gaspésie, nous nous sommes dirigés vers le Brise-Bise, cette institution de Gaspé qui existe depuis 23 ans.

Outre le service de traiteur (les délicieux dîners que l’on a dégusté sur la plage du parc Forillon venait du Brise-Bise), le Brise-Glace en été, ce restaurant offre des concerts. Il est seulement dommage que la route et un immense stationnement le séparent de l’eau.

Grosse surprise, la propriétaire et fondatrice du Brise-Bise mais aussi de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond, Claudine Roy, nous attendait pour un charmant et délicieux 5 à 7 sur sa terrasse privée. C’est là que j’ai réalisé que c’était la Claudine dont parlait si souvent Josée Blanchette. Claudine qui aime sa Gaspésie, qui la chérie et veut la faire découvrir. D’ailleurs, la Traversée est l’un des moyens pour ouvrir la Gaspésie en hiver. Claudine si chaleureuse, accueillante et enthousiaste. Elle pourrait faire aimer la Gaspésie en hiver à la Mama Cool, Marie-Julie Gagnon 😉

Car, lors de ma toute petite incursion en Gaspésie en 2007, lors du salon du livre de Rimouski, j’avais constaté que tout était fermé. Sur la route entre Rimouski et Matane, les portes closes foisonnaient. Métis-sur-mer paraissait comme une ville fantôme avec ses villas aux volets closonnés de planches de bois. La Gaspésie ferme ses portes d’octobre à mai. Comment peuvent bien vivre ses habitants ? Tout ceux qui travaillent dans le tourisme et autour?

Dommage de voir une si belle région inopérante durant de long mois. Alors que l’hiver est magnifique, m’a-t-on dit en Gaspésie. Le contraste entre la mer et la neige donne des spectacles exceptionnels. Il faut faire connaître la Gaspésie l’hiver, voici ce que tente de faire la Traversée. L’Auberge de montagne des Chic-Chocs est aussi l’un des attraits hivernal. La fréquentation y est plus élevée en hiver qu’en été.

En passant, je me suis pratiquement engagée à participer à la prochaine en 2010. À suivre.
Avec toutes les poutines aux crevettes que je pourrais manger, il faudra que je fasse du ski de fond…

En passant la poutine aux crevettes a séduit plusieurs membres de la tournée qui n’aimaient pas la poutine ou n’en avaient jamais mangé. Faut le faire. On pourrait aussi faire de la poutine au crabe et au homard ? Ça existe peut-être ?

On a même eu une visite surprise: Jean Lemire dont le Sedna passe tout l’été et une partie de l’automne à Gaspé !

J’ai dégusté…
Les photos où j’apparais sont de Lise Giguère

Ce voyage en Gaspésie était organisé et payé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.

Le parc Forillon et les baleines




Je n’avais jamais vu de baleines. Je ne suis jamais allée à Tadoussac. D’ailleurs, saviez-vous qu’on peut voir des baleines en Gaspésie ? Il me semble que la région de Tadoussac s’est approprié les excursions en bateau pour approcher et observer les baleines.

Bref, en Gaspésie, à Gaspé et Percé, on peut embarquer sur un bateau et observer les baleines. On l’a fait avec Croisières Baie de Gaspé. Ce n’est pas donné 55 $ pour un adulte.

J’avoue cependant que je n’étais pas très enthousiaste à y aller à cause de la folie autour des mammifères marins et des impacts de ces excursions sur eux. Mais si on s’approche, c’est de loin et on s’arrête pour observer. On en a vu quelques-unes dont la plus grosse des baleines. Sauf que cette dernière n’a pas montré sa queue, les autres oui. Même de loin, on pouvait très bien imaginer son poids et sa grosseur. Immense, on ne voit que le cinquième de la baleine.

L’une de mes collègues journalistes a expérimenté Tadoussac. Beaucoup de bateaux et aucun n’arrête ses moteurs. Imaginez le bordel. Personne ne me fera croire que cela ne dérange pas les baleines. Dans la baie de Gaspé, il n’y a qu’un seul bateau, le nôtre. En plus, plusieurs fois, le capitaine arrête le moteur. Magnifique aussi d’écouter les baleines, pas juste de les voir.

À un moment donné, on s’était déplacé plusieurs fois pour approcher une baleine ou l’autre. Sans succès. J’ai entendu le capitaine dire qu’il ne voulait pas courir après une autre baleine. Il n’a pas redémarré le bateau car c’était assez, qu’on allait les déranger. Bravo.

Cependant, je me suis posé une question. Pourquoi les observations de mammifères marins ne se feraient pas en bateaux électriques ? Ce serait une manière de diminuer grandement le bruit ainsi que l’impact sur l’environnement de la vitesse du bateau. Car plus un bateau est rapide, plus il dérange la vie marine… Sans parler de la pollution à cause des moteurs à combustion des bateaux. Car je ne peux pas croire que ces excursions ne dérangent pas les baleines et autres animaux marins. Bien entendu il y a une différence entre Tadoussac et Gaspé. Croisières Baie de Gaspé est seule dans la baie. Espérons que cela restera ainsi longtemps.

Ce type d’excursion se déroule sur le territoire du Parc national Forillon, un parc sous la responsabilité de Parc Canada. Quelques différences avec la SEPAQ. Les préoccupations environnementales sont moins présentes comme le recyclage. Autre différence majeure. La SEPAQ gère l’ensemble de ses activités et services, boutique, restaurants, etc et réinvestit les profits dans les parcs tandis que Parc Canada fait affaire avec des sous-traitants, dommage. Mais l’aspect préservation et éducation sont les mêmes.

Les photos de ce magnifique parc et des quelques mammifères marins observés sont ici. Vous pouvez aussi cliquer sur le diaporama.

Ce voyage était payé et organisé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.

AJOUT: en faisant une petite recherche, je trouve cette compagnie qui parle de ses bateaux silencieux et écologiques ? En fouillant je ne trouve rien de plus ? Pourquoi écologique ? Mystère…À vérifier. Avez-vous déjà entendu parler d’observation de baleines en bateau électrique?

Tournée des bars sur Masson


Je prévoyais faire un résumé de notre charmante tournée des bars sur Masson réalisé il y a deux semaines, mais mon voisin et ami David Bruneau l’a magnifiquement fait sur son webzine Hysterie.

J’ajouterai qu’une de nos voisines ( c’est un village le quartier de la Promenade Masson où tout le monde se connait), l’illustratrice Elise Gravel, m’a souligné que ses voisins faisaient une tournée des bars de Masson annuellement. Nous n’avons donc rien inventé.

J’ajouterai aussi que c’était une soirée hyper agréable, rires et blagues au rendez-vous. Cela faisait longtemps que je n’avais pas fermé un bar. Mentionnons que changer de bar toutes les 30 minutes ou heures permet de ne pas s’ennuyer.

La promenade Masson est intéressante à cause de sa diversité. Anciens et nouveaux résidents s’y cotoient allégrement et sans problème. Sauf que ce n’est pas gentrifié comme le Plateau. Espérons que nous y échapperons surtout grâce à l’absence de métro ! Finalement ce qui nous agace parfois, nous les résidents de ce quartier, est surement un avantage pour sauvegarder ce secret bien gardé de la Clique du Plateau.

On veut bien partager, que la rue continue à se développer, que les prêteurs sur gage (les deux derniers) ferment boutique mais pas trop. La Promenade Masson ne veut surtout pas devenir Mont-Royal et le Vieux Rosemont ne veut pas devenir le nouveau Plateau. Même si on a aussi notre lot de vedettes, le bar Chez Baptiste, la boulangerie les Copains, Première Moisson, Frites Alors (fermé en ce moment ???) et bien d’autres.

Bref, cette tournée des bars se promet d’être récurrente et de devenir un événement plus qu’annuel. Pas trop souvent quand même car la rareté en fait son charme.

En passant, Choupie la Chouette, une chouette en plastique, est devenue notre mascotte et nous accompagne partout. C’est ainsi. Il n’est pas nécessaire de chercher à comprendre.

Pour voir les photos de la tournée, c’est ici.

La certification Fourchette Bleue pour une saine gestion des ressources maritimes


Lors de mon voyage de presse à Virginia Beach en avril dernier, j’avais découvert la certification Sensible Seafood. Dans l’Ouest canadien, il existe une certification semblable dont l’objectif est la protection des poissons et fruits de mer en voie de disparition.

La certification en Virginie

Greenpeace le rappelle chaque année, la surpêche et la surconsommation de certains types de poissons et fruits de mer remettent en cause la survie de certaines espèces. Le plus critique : la morue. Même si la pêche est interdite à plusieurs endroits, on nous a répété durant notre voyage de presse en Gaspésie qu’il était trop tard pour la morue, vouée à disparaître. Dommage.

Un point sur les phoques, qui font l’objet d’une exposition, Phoque, la controverse à Exploramer, une institution muséale reconnue, dont la mission est de sensibiliser le public à la préservation et à la reconnaissance du milieu marin du Saint-Laurent cet été. On devrait augmenter les quotas de la chasse pour protéger les morues. Car les phoques se nourrissent de morue et sont trop nombreux. Quand est-ce que les Européens comprendront ?

Revenons à Fourchette Bleue. C’est Sandra Gauthier, directrice générale d’Exploramer, qui a eu l’idée de Fouchette Bleue après un voyage dans l’ouest. Le programme prend son envol en grand cet été.

Cette dernière a mis sur pied le programme Fouchette Bleue géré par Exploramer. Contrairement à divers programmes de protection, le programme mis sur pied par Exploramer, « Fourchette bleue, pour une saine gestion des ressources marines » encourage les restaurants et les poissonneries de la Gaspésie à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent.

Ce programme d’accréditation, en encourageant la diversification de la consommation de produits marins, permettra aux pêcheurs de réduire la surpêche de certaines espèces. Laminaires, oursins verts, chair de phoque, maquereau… il y en a pour les plus téméraires, comme pour les plus timides!

Le programme Fourchette Bleue est en vigueur en Gaspésie pour le moment, mais pourrait s’implanter partout au Québec. Normand Laprise du fameux restaurant Toqué à Montréal serait intéressé.

Au départ, Sandra pensait avoir 10 restaurants et poissonneries pour la première année, mais 32 font maintenant partie de cette certification indépendante. La majorité des restaurants que nous avons visité, dont ceux de la SEPAQ, ont leur accréditation Fouchette Bleue : Jardin de Métis, Gîte du Mont Albert, Le Brise-Bise, Auberge du Fort-Prével, Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. La liste des restaurants et poissonneries est ici.

Exemples de poissons et fruits de mer peu connus et cuisinés: phoque du Groenland, oursin vert, bourgot ( que j’ai goûté dans du vinaigre : caoutchouteux, mais intéressant). La liste est ici sur le site d’Exploramer.

Dernier petit point sur Exploramer qui se trouve à Sainte-Anne-des-Monts. L’institution organise des sorties en mer où l’on sort des paniers pour vérifier quels sont les types de poissons et crustacés pris au piège. Un guide nous accompagne, donne de nombreuses explications, nous permet de toucher aux animaux puis de les rejeter dans leur habitat naturel. Passionnant. Les enfants vont adorer. On finit par une visite de leurs expositions et leur aquarium sans oublier la boutique ou j’ai acheté un bébé phoque en peluche et des porte-clefs avec homard, baleine et dauphin. Adorable.

L’hiver, Exploramer est fermé et offre des activités dans les écoles. À quand de telles activités dans l’ensemble du Québec pour que les jeunes apprennent à aimer et respecter la mer.

En images ce sera beaucoup plus intéressant. Soit vous cliquez ici ou sur le diaporama ci-dessous.

J’adore la mer, vraiment…Photo de Lise Giguère

Ce voyage a été payé et organisé par la SEPAQ et Toursime Gaspésie.

J‘en parlais aussi au 98,5 FM à l’émission d’Isabelle Maréchal animée par Catherine Lafrance.

Coup de coeur pour l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs

Plus de photos avec explication dans le diaporama à la fin du billet….

L’Auberge de Montagne des Chic-Chocs est la seule auberge de montagne dans l’est du Canada. Avant que ce projet ne voie le jour, il s’est passé 35 ans.

On y monte pour deux nuits minimum par une navette qui part de Cap-Chat. Lors de notre passage, il a fallu partir de Matane car un pont était en réparation sur l’autre chemin. Un peu plus long par un chemin de terre à travers la Réserve faunique de Matane. Les 10 derniers kilomètres grimpant à l’auberge n’existaient pas avant. Il s’agit du seul chemin y menant.

Passer même une seule nuit (dans notre cas) est une expérience unique garantie, mais ce n’est pas donné monétairement. Environ 250 $ par personne en été et plus de 300 $ en hiver. Peu importe si vous êtes en occupation double ou simple. Mais cela comprend les repas, les activités avec guide et l’équipement. Skis et raquettes ainsi que vélos de montagne.

Une fois dans votre vie, c’est un cadeau à se faire. Car le fait que l’Auberge n’héberge qu’un maximum de 36 personnes permet une plus grande intimité. Le silence, la forêt, les étoiles, la nuit, la nature, les animaux que l’on peut voir, l’éloignement (l’internet est offert, mais seulement pas satellite et 10 minutes à la fois pour chaque client) permettent de vraiment décrocher.

Si l’objectif premier de cette auberge est le développement d’un aspect touristique unique de la Gaspésie, l’isolement et le respect du milieu naturel ont forcé la SEPAQ à y installer des mesures environnementales. Ce n’est pas une auberge totalement écolo et j’avoue que j’ai été déçue de voir que la SEPAQ n’en a pas profité pour maximiser les solutions écolos. Ma seule déception par contre, car c’est un site, une auberge et une équipe incroyable.

Pour l’électricité, c’est le mazout qui chauffe et éclaire l’auberge. Sauf que des mesures d’économies ont permis de réduire grandement la consommation de mazout depuis l’ouverture de l’auberge. On demande aux clients d’éteindre les lumières lorsqu’ils quittent la chambre, il n’y a ni téléphone, ni télévision, ni radio-réveil dans les chambres. À l’avenir, la géothermie sera envisagée. Le solaire a été considéré, mais rejeté à cause du peu d’heures d’ensoleillement, c’est 242 jours de brouillard.

Par ailleurs, on y réduit la consommation d’eau, on composte et surtout on laisse les lieux intacts derrière soi. Une manière de sensibiliser la clientèle.

Autre caractéristique de l’auberge de montagne, aucun échange d’argent ne s’y déroule durant le séjour. Le bar, la salle à manger et la boutique nature sont toujours ouverts. On fait confiance aux clients qui doivent noter leur achat.

Autre point très intéressant. Si la nourriture est excellente, elle est servie dans des plats communs, comme à la maison. J’adore, car cela évite le gaspillage et permet de garder les restes. Bien entendu, certains exagèrent et s’empiffrent. Mais bon celles qui ne mangent pas beaucoup à la fois comme moi compensent…
Par ailleurs, le café, le thé, les fruits, les biscuits sont dans la salle à manger. Une fringale à 3h du mat ? Pas de problème, sortez de votre chambre et rendez-vous dans la salle à manger. Sans bruit pour ne pas déranger.

Pour le moment, la clientèle vient en majorité du Canada mais les européens, surtout les Français apprécient de plus en plus l’expérience. C’est pour eux, leur véritable cabane au Canada, surtout en hiver. Du côté des États-Unis, peu de succès, l’expérience de haute montagne isolée ne semble pas séduire les Américains.

Finalement, vous vous demandez qui accepte donc de travailler dans un tel environnement ? Des passionnés qui habitent à l’Auberge et vivent avec les clients 24h sur 24h durant des séjours d’environ 7 jours de travail et redescendent pour 6 ou 7 jours de congé. Le directeur de l’Auberge Dominique Gagnon est vraiment un passionné qui passe souvent plus de 7 jours de suite en haut…

En passant, il y a aussi une mini bibliothèque (vous y retrouverez mes livres bientôt ainsi que la série du journal d’Aurelie Laflamme de ma copine India Desjardins), un écran pour visionner des documentaires ou films, des tapis pour faire de l’exercice ou du yoga, des jeux de société. Bref, un petit paradis…

Pour en profiter un peu plus, voici le diaporama de mon séjour (trop court) à l’Auberge. Pour voir le diaporama en plus intense, cliquez dessus ou ici pour aller sur Picasa.

Ce voyage était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie