Coup de coeur pour l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs

Plus de photos avec explication dans le diaporama à la fin du billet….

L’Auberge de Montagne des Chic-Chocs est la seule auberge de montagne dans l’est du Canada. Avant que ce projet ne voie le jour, il s’est passé 35 ans.

On y monte pour deux nuits minimum par une navette qui part de Cap-Chat. Lors de notre passage, il a fallu partir de Matane car un pont était en réparation sur l’autre chemin. Un peu plus long par un chemin de terre à travers la Réserve faunique de Matane. Les 10 derniers kilomètres grimpant à l’auberge n’existaient pas avant. Il s’agit du seul chemin y menant.

Passer même une seule nuit (dans notre cas) est une expérience unique garantie, mais ce n’est pas donné monétairement. Environ 250 $ par personne en été et plus de 300 $ en hiver. Peu importe si vous êtes en occupation double ou simple. Mais cela comprend les repas, les activités avec guide et l’équipement. Skis et raquettes ainsi que vélos de montagne.

Une fois dans votre vie, c’est un cadeau à se faire. Car le fait que l’Auberge n’héberge qu’un maximum de 36 personnes permet une plus grande intimité. Le silence, la forêt, les étoiles, la nuit, la nature, les animaux que l’on peut voir, l’éloignement (l’internet est offert, mais seulement pas satellite et 10 minutes à la fois pour chaque client) permettent de vraiment décrocher.

Si l’objectif premier de cette auberge est le développement d’un aspect touristique unique de la Gaspésie, l’isolement et le respect du milieu naturel ont forcé la SEPAQ à y installer des mesures environnementales. Ce n’est pas une auberge totalement écolo et j’avoue que j’ai été déçue de voir que la SEPAQ n’en a pas profité pour maximiser les solutions écolos. Ma seule déception par contre, car c’est un site, une auberge et une équipe incroyable.

Pour l’électricité, c’est le mazout qui chauffe et éclaire l’auberge. Sauf que des mesures d’économies ont permis de réduire grandement la consommation de mazout depuis l’ouverture de l’auberge. On demande aux clients d’éteindre les lumières lorsqu’ils quittent la chambre, il n’y a ni téléphone, ni télévision, ni radio-réveil dans les chambres. À l’avenir, la géothermie sera envisagée. Le solaire a été considéré, mais rejeté à cause du peu d’heures d’ensoleillement, c’est 242 jours de brouillard.

Par ailleurs, on y réduit la consommation d’eau, on composte et surtout on laisse les lieux intacts derrière soi. Une manière de sensibiliser la clientèle.

Autre caractéristique de l’auberge de montagne, aucun échange d’argent ne s’y déroule durant le séjour. Le bar, la salle à manger et la boutique nature sont toujours ouverts. On fait confiance aux clients qui doivent noter leur achat.

Autre point très intéressant. Si la nourriture est excellente, elle est servie dans des plats communs, comme à la maison. J’adore, car cela évite le gaspillage et permet de garder les restes. Bien entendu, certains exagèrent et s’empiffrent. Mais bon celles qui ne mangent pas beaucoup à la fois comme moi compensent…
Par ailleurs, le café, le thé, les fruits, les biscuits sont dans la salle à manger. Une fringale à 3h du mat ? Pas de problème, sortez de votre chambre et rendez-vous dans la salle à manger. Sans bruit pour ne pas déranger.

Pour le moment, la clientèle vient en majorité du Canada mais les européens, surtout les Français apprécient de plus en plus l’expérience. C’est pour eux, leur véritable cabane au Canada, surtout en hiver. Du côté des États-Unis, peu de succès, l’expérience de haute montagne isolée ne semble pas séduire les Américains.

Finalement, vous vous demandez qui accepte donc de travailler dans un tel environnement ? Des passionnés qui habitent à l’Auberge et vivent avec les clients 24h sur 24h durant des séjours d’environ 7 jours de travail et redescendent pour 6 ou 7 jours de congé. Le directeur de l’Auberge Dominique Gagnon est vraiment un passionné qui passe souvent plus de 7 jours de suite en haut…

En passant, il y a aussi une mini bibliothèque (vous y retrouverez mes livres bientôt ainsi que la série du journal d’Aurelie Laflamme de ma copine India Desjardins), un écran pour visionner des documentaires ou films, des tapis pour faire de l’exercice ou du yoga, des jeux de société. Bref, un petit paradis…

Pour en profiter un peu plus, voici le diaporama de mon séjour (trop court) à l’Auberge. Pour voir le diaporama en plus intense, cliquez dessus ou ici pour aller sur Picasa.

Ce voyage était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie

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