Puis la phase deux du Bixi?

Au début du mois de juillet, la ville de Montréal annonçait la mise en place immédiate de la phase deux du Bixi initialement prévue pour le printemps 2010. Cela fera presque un mois et je n’ai vu l’ombre de l’implantation de nouvelles stations?

Je sais que Stationnement de Montréal est très occupé avec les innocents qui s’amusent à vandaliser les stations existantes et voler les Bixi mais pourquoi les politiciens s’amusent toujours à faire des annonces alors que les actions suivent très lentement. Si la ville de Montréal n’était pas prête, il aurait fallu retarder l’annonce ? Car les citoyens attendent et sont alors déçus…

Je tente d’avoir des réponses chez Stationnement de Montréal…à suivre.

MAJ: les stations devraient être installées à la mi-août. Il aurait fallu attendre début août pour l’annoncer non ?

Écoeurés du climat? Bandes de caves

Excellent billet de Patrick Dion concernant le lien entre une murale de Jordi Bonet dans les années 70 et la situation climatique actuelle.

Patrick a tellement raison. On se plaint du climat à longueur de journée…Il fait trop chaud, trop froid, il pleut trop mais on ne fait pas le lien entre nos actions et ces changements climatiques prononcés de plus en plus.

Beaucoup de gens parlent de réchauffement climatique. Ça c’est pour les zones polaires. Maintenant il faut plutôt parler de changement ou de dérèglement climatique. Les saisons sont mélangés. Il pleut en été, la canicule se pointe en automne, la neige hésite ou tombe en rafales. Bref, c’est le bordel. Nous en sommes responsables.

Évidemment, comme je le disais l’autre jour dans mon billet sur Branchez-vous, La dictature de l’écolo parfait: « Évidemment, les citoyens ont leur rôle à jouer (malheureusement ce sont eux qui pousseront les gouvernements et les entreprises à agir, pas le contraire) mais en ce moment, ils ont l’impression de se faire prendre pour le dindon de la farce à grands coups de culpabilisation collective. Et je ne parle pas des écolos que l’on prend généralement plaisir à pointer du doigt mais des entreprises et des gouvernements. Qui nous bassinent avec l’environnement mais agissent peu…».

C’est encore les citoyens qui doivent prendre leur petit pouvoir collectif et faire pression sur les entreprises et les gouvernements. Surtout les gouvernements qui tergiversent tellement. Allez…au lieu de chialer contre l’été soi-disant pourri, faisons monter la pression.

Ce soir, je voudrais être à Gaspé!!!

À qui est ce château ? Quelque part entre Rivière-du-loup et Matane…

J’y étais début juillet. J’aimerais y être ce soir pour le spectacle commémoratif de l’arrivée de Jacques Cartier à Gaspé: Terre! Une programmation qui fait baver d’envie. Mais ne compter sur Via Rail pour vous amener à Gaspé aujourd’hui. Grève!

Je vais profiter des festivités du 475e de Gaspé pour vous parler de ma tournée de la Gaspésie en général. Une magnifique région dont j’aimerais refaire le tour en vélo-camping, un jour…

Tout d’abord, des paysages qui changent totalement entre Mont-Joli et Carleton-sur-Mer. D’un côté, les plages de galets et la mer au bord de la route, puis en route vers Gaspé, les falaises qui grossissent, ressemblent à l’autre côté, à la Bretagne, puis des plages de sable dans la Baie des Chaleurs. Mais une constante: c’est magnifique. Un plaisir de suivre la route au bord du fleuve, que dis-je de la mer, de l’océan…

Autre constante en Gaspésie, les éoliennes. Je ne déteste pas si c’est contrôlé. Je ne trouve pas qu’elle gâche le paysage si évidemment les éoliennes ne pullulent pas comme des fourmis. Pour le moment, on en voit souvent mais pas partout. Sauf que je trouve que de nombreuses éoliennes sont trop proches des résidences. Les hélices font du bruit qui dérangent certainement les résidents. Dommage qu’Hydro-Québec ne soit pas responsable de la gestion de ce type d’énergie. Je ne crois pas que la prise de contrôle par le privé soit raisonnable.

Je vous propose un tour en photos au fil de la route et de nos rencontres, incluant des commentaires supplémentaires. C’est ici en lien et en diaporama ci-dessous.

Ce voyage était organisé et payé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.

Le Rocher Percé et l’île Bonaventure


Retournons en Gaspésie qui fêtera demain soir à Gaspé le 475e de cette ville par un concert très couru. J’aurai aimé y être mais je suis à Montréal.

Cela faisait très longtemps que je voulais voir le Rocher Percé. J’ai été comblée, aucune déception, il est magnifique. On l’a vu de loin et de proche, en bateau en route pour l’Île Bonaventure. Car il est très dangereux de l’approcher à pied.

Un problème d’ailleurs. Le Rocher Percé fait partie du parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé géré par la SEPAQ. Depuis quelques années, la SEPAQ a d’abord interdit l’accès au Rocher puis a finalement enlevé l’escalier permettant d’y accèder. Pourquoi? Simplement car c’est dangereux. Des pierres et des roches se détachent souvent et surtout sans prévenir. La SEPAQ a installé des pancartes pour prévenir les randonneurs du danger. Pourtant comme partout, certains s’y aventurent à leurs risques et périls. Pourquoi ne pas l’interdire tout simplement? Car cela ne changerait pas grand chose et qu’il faudrait une surveillance en permanence, ce qui n’est pas évident nous a raconté le directeur du parc, Rémy Plourde.

Mais dites-moi pourquoi prendre un risque mettant sa vie en danger alors qu’on peut très bien voir le Rocher de proche en bateau? Et les pancartes sont édifiantes comme le montre celle que j’ai pris en photo. Bizarre que l’être humain ne veuille que défier les lois physiques parfois…

Si le Rocher est magnifique et grandiose, l’Île Bonaventure est semblable. Paradis des fous de bassans, ces oiseaux qui ressemblent à des mouettes mais n’en sont pas, l’Île est un sanctuaire mondial. L’Île est aussi un lieu de promenade reposant, envivrant pour les yeux. Un site enchanteur où l’on ne fait que passer. Impossible d’y passer la nuit. L’Île Bonaventure est protégée.

D’ailleurs, le petit restaurant de la SEPAQ utilise l’énergie solaire, des couverts compostables, aucune eau potable sur l’Île, des toilettes sèches, une interdiction de fumer sauf à deux endroits désignés et équipés de cendriers. Comme dans tous les parcs de la SEPAQ, on pratique le Sans trace. C’est quoi ? On ne jette rien. Même pas un coeur de pomme, une gomme et surtout pas un mégot de cigarette.

Sur l’Île, outre la promenade, vous découvrirez des bâtiments restaurés en respectant leur époque de construction. Des moindres détails d’architecture au mobilier. Sans parler des fous de bassan, ces oiseaux magnifiques avec des yeux grâcement maquillés de bleu. D’ailleurs, vous verrez ici les photos que j’aurai aimé prendre si j’avais eu mon autre lentille…

Voici mes photos en cliquant sur le lien ou sur le diaporama ci-dessous.

Avec l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs et le parc Forillon, celui-ci est dans mon trio de tête de la Gaspésie. Il est vrai que la ville de Percé est agréable. Certains aiment moins son aspect touristique qui la fait ressembler un peu à Saint-Sauveur en plein hiver.

Ce voyage était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie.

La dictature de l’écolo parfait?

Je suis certaine que certains lecteurs vont en profiter pour faire du « écolo bashing » mais je vise particulièrement les entreprises et les gouvernements. J’en parle sur Branchez-vous ce matin.

Fourchette Bleue et les bateaux électriques au 98,5 FM

Ce matin, je parlais de la certification Fourchette Bleue au 98,5 Fm avec Catherine Lafrance. Ma chronique est ici.

J’ai aussi parlé de bateau électrique. Avec le nombre de bateaux à moteurs, bruyants et dangereux, qui pullulent sur nos cours d’eau, les bateaux électriques sont une excellente solution de rechange. Comme le disait Catherine, va-t-on sur l’eau pour relaxer ou faire de la vitesse? Malheureusement, trop s’y croient tout permis. D’ailleurs, un propriétaire de voilier, Jacques Godin, y a laissé sa vie la semaine dernière. J’aimerais beaucoup savoir comment on ne peut pas voir un voilier sur l’eau? Ça aurait pu être une moto-marine, une petite embarcation, etc. Disons que sur l’eau, c’est comme sur la route, tu respectes les limites de vitesse (qui devraient être rabaissées) et tu t’assures que tu ne mets la vie de personne en danger. Tous les pilotes de bateaux à moteur ne sont pas des vauriens inconscients mais trop d’accidents sont à déplorer…

En passant, les parents d’amis habitent au bord du Richelieu. Pas très calme la fin de semaine. Impossible d’avoir une conversation sans être interrompu par le bruit des moteurs. Pire que St-Denis…Vive le calme de la banlieue et de la campagne. Il ne faut pas s’étonner que plus de 200 plans d’eau interdisent les bateaux à moteur. Si je devais acheter un chalet au bord de l’eau, ce serait mon premier critère.

Surtout que maintenant les bateaux électriques sont de plus en plus intéressants et abordables. Le bateau électrique a donc une niche que peu d’entrepreneurs exploitent. Si ce n’est Alain Brault de Bateaux Électriques International qui depuis plusieurs années, développe ce créneau. Il a commencé par le bateau électrique et offre maintenant le hybride et le solaire. À l’époque, la compagnie s’appelait Impact plein air.

Après ma chronique, deux personnes ont appelé pour dire qu’à Oka une autre compagnie faisaient des bateaux électriques: Busch Marine. Je la connais, j’en avais parlé dans l’article que j’avais écrit pour La Presse en 2006 qui est ici. Voici ce que m’avait dit Claude Pépin, vice-président du développement des affaires de Busch Marine connu aussi maintenant sous le nom Compagnie canadienne de bateaux électriques: « Éventuellement, nous proposerons un modèle moins cher. Mais nos bateaux sont très sophistiqués et demandent peu d’entretien. Et puis on économise de 50 à 100 d’essence par jour lorsqu’on fait une sortie». J’imagine que j’aurai pu en parler aussi. Je le fais ici…

Des bateaux plus de gamme contrairement à ceux de Bateaux Électriques International. Mais il semble proposer un bateau électrique intéressant le Fantail 217. J’imagine que l’engouement pour les bateaux électriques depuis 3 ans les a encouragé à offrir un bateau plus petit et moins cher.

Autre point contre les bateaux à moteur. Ils dérangent aussi la vie sous l’eau. Car les bateaux qui circulent à plus de 10 km/heure provoquent des vagues qui dérangent la flore marine et remuent les sédiments au fond des lacs.

La poutine aux crevettes chez Claudine

L’institution de Gaspé


La poutine aux crevettes: frites, sauce blanche et crevettes
La chef nous a préparé un festin

L’eau au fond…
Avec Claudine et la fameuse poutine…

J’adore les frites et la poutine. J’en ai goûté des centaines mais pas celle au foie gras que je promets de déguster un jour. Alors quand ma collègue Annie Richer m’a conseillé fortement de goûter la poutine aux crevettes, j’en ai parlé constamment à l’organisatrice de notre tournée. Pourrait-on faire un petit arrêt au Brise-Bise pour y goûter la poutine ? Je n’ai pas eu de réponse tout de suite mais après la visite au Parc Forillon et au Musée de la Gaspésie, nous nous sommes dirigés vers le Brise-Bise, cette institution de Gaspé qui existe depuis 23 ans.

Outre le service de traiteur (les délicieux dîners que l’on a dégusté sur la plage du parc Forillon venait du Brise-Bise), le Brise-Glace en été, ce restaurant offre des concerts. Il est seulement dommage que la route et un immense stationnement le séparent de l’eau.

Grosse surprise, la propriétaire et fondatrice du Brise-Bise mais aussi de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond, Claudine Roy, nous attendait pour un charmant et délicieux 5 à 7 sur sa terrasse privée. C’est là que j’ai réalisé que c’était la Claudine dont parlait si souvent Josée Blanchette. Claudine qui aime sa Gaspésie, qui la chérie et veut la faire découvrir. D’ailleurs, la Traversée est l’un des moyens pour ouvrir la Gaspésie en hiver. Claudine si chaleureuse, accueillante et enthousiaste. Elle pourrait faire aimer la Gaspésie en hiver à la Mama Cool, Marie-Julie Gagnon 😉

Car, lors de ma toute petite incursion en Gaspésie en 2007, lors du salon du livre de Rimouski, j’avais constaté que tout était fermé. Sur la route entre Rimouski et Matane, les portes closes foisonnaient. Métis-sur-mer paraissait comme une ville fantôme avec ses villas aux volets closonnés de planches de bois. La Gaspésie ferme ses portes d’octobre à mai. Comment peuvent bien vivre ses habitants ? Tout ceux qui travaillent dans le tourisme et autour?

Dommage de voir une si belle région inopérante durant de long mois. Alors que l’hiver est magnifique, m’a-t-on dit en Gaspésie. Le contraste entre la mer et la neige donne des spectacles exceptionnels. Il faut faire connaître la Gaspésie l’hiver, voici ce que tente de faire la Traversée. L’Auberge de montagne des Chic-Chocs est aussi l’un des attraits hivernal. La fréquentation y est plus élevée en hiver qu’en été.

En passant, je me suis pratiquement engagée à participer à la prochaine en 2010. À suivre.
Avec toutes les poutines aux crevettes que je pourrais manger, il faudra que je fasse du ski de fond…

En passant la poutine aux crevettes a séduit plusieurs membres de la tournée qui n’aimaient pas la poutine ou n’en avaient jamais mangé. Faut le faire. On pourrait aussi faire de la poutine au crabe et au homard ? Ça existe peut-être ?

On a même eu une visite surprise: Jean Lemire dont le Sedna passe tout l’été et une partie de l’automne à Gaspé !

J’ai dégusté…
Les photos où j’apparais sont de Lise Giguère

Ce voyage en Gaspésie était organisé et payé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.