Veut-on d’une société sans journaliste?

Depuis quelques années, de nombreux blogueurs et gens du web frappent sans vergogne sur les journalistes et les médias. Actuellement, je trouve que ça se transforme en acharnement total. Mais que cherche-t-on vraiment en frappant sur une industrie à terre?

Je sais que les journalistes sont loin d’être parfaits, que certains regardent les journalistes citoyens et blogueur de haut, mais veut-on vraiment d’une société sans journalisme ? Avec des nouvelles par Twitter, Facebook et blogues seulement? Oublie-t-on que les journalistes sont des professionnels qui savent comment pratiquer leur métier (vulgarisation, vérification, enquête, questionnement, doute, éthique, équilibre). Car oui, le journalisme est un métier, n’en déplaise à certains.

Sur Twitter en particulier, on parle beaucoup de la vitesse de transmission de l’information mais qui parle de la qualité de l’information, de la qualité du contenu ? Car l’une des tâches du journaliste est de vérifier, de poser des questions, de s’assurer de l’exactitude des faits.

Un exemple ? Le site internet qui a annoncé la mort de Michael Jackson était le premier mais a pris une chance. Le Los Angeles Times a été plus lent mais a attendu d’avoir une confirmation officielle. Que veut-on ? Une information au conditionnel ou vérifiée? Finalement, n’oublions pas que chacun a sa vérité. Si l’objectivité journalistique est un leurre, le métier du journaliste est toujours de tenter d’être le plus neutre possible et de vérifier les deux côtés. Parfois c’est difficile mais on tente toujours d’avoir un équilibre, d’aller voir de l’autre côté de la lorgnette. Est-ce que de lancer en rafales toutes les rumeurs sur Twitter ou ailleurs, sans filtre est un avancement pour la qualité de l’information ? Pas certaine.

Tout ça pour dire que je ne suis pas contre l’utilisation du web puisque j’y travaille moi même depuis plusieurs années. Mais s’acharner contre les médias traditionnels est une erreur, une grosse erreur.