Des stations Bixi dans les ruelles?

Pourquoi pas ? Vous savez que les ruelles ne peuvent servir pour passer d’une rue à l’autre, un règlement interdit de les utiliser comme transit. Dans notre ruelle que nous verdissons, nous avons le projet de bloquer la ruelle en Z. C’est à dire que les citoyens pourront toujours y accéder mais d’un côté seulement et ce ne sera pas le même côté qui sera bloqué.

Tout pour éviter la circulation de transit et ralentir les automobilistes. D’ailleurs, ces derniers ont les rues, peuvent-ils nous laisser les ruelles pour y vivre, pour que les enfants puissent y jouer en toute sécurité. Les ruelles de Montréal ont un historique utilitaire mais devraient être habitées et verdies.

Pourquoi ne pas les fermer (d’un côté seulement) avec des stations Bixi. Cela permettrait d’allier l’utilité à l’agréable ! Les automobilistes se plaignent que ces stations leur volent des espaces de stationnement.

En passant, si une très forte majorité des citoyens de notre ruelle sont favorable à la ruelle verte et à la fermeture en Z, une couple s’y oppose. Pourquoi ? Car ils ont l’habitude de rentrer par le côté de la ruelle que l’on fermerait. Ils devraient entrer par l’autre côté et cela ne leur plait pas. Difficile de changer des habitudes ancrées depuis des années. Surtout qu’ils ne peuvent entrer par ce côté durant les mois d’hiver puisqu’il est bloqué par la neige !!!

Pour ou contre les poules urbaines?

Photo: Edible Los Angeles

J’ai parlé de ce sujet en avril dans ce billet, les poules en ville. Je l’avais fait sur Twitter aussi, ce micro-bloggue que vous pouvez suivre dans le carré à droite. (Peut-être devrais-je le mettre plus en vue?).

Le dossier des poules urbaines font donc beaucoup parler actuellement. Comme je le disais en avril, L’actualité a publié un article. J’ai aussi trouvé un article sur le sujet dans une revue achetée à L.A, Edible Los Angeles. On y apprend que la Première famille des États-Unis ne pourra avoir des poules à la Maison Blanche car c’est interdit à Washington, comme à Montréal.

Pas à Los Angeles où l’élevage des poules est réglementé. Les coqs sont interdits.

Sur Twitter, un québécois exilé à San Francisco, Jacques Geoffrion m’a mentionné qu’il élevait six poules dans son jardin, il dit qu’elles sont trippantes. Intéressant. Peut-être irai-je les voir en août lorsque j’irai garder les chats de Mariève à Los Angeles pour trois semaines ;-).

Justement hier, Mariève, après avoir vu un article dans le L.A. Times, me lançait la balle en s’opposant aux poules urbaines. Elle décrit ses arguments ici.

Intéressant mais je ne suis pas d’accord. Je vais donc reprendre les arguments de Mariève qui sont tout à fait valables et pertinents. Beau débat de société !

Si on permet les poules, pourquoi perdrait-on le contrôle ? On permet bien les chiens ? Qui sont selon moi plus gros et plus problèmatique que des poules. Les chiens font du bruit et laissent leur trace d’urine et de crottes partout. Même chose pour les chats. Il suffit de réglementer et de n’autoriser qu’un nombre maximum de 4-5 poules.

Les poules volent? Non et il y a des moyens simples pour les empêcher de voler et de s’enfuir. Elles ne causeront pas plus d’accidents que les chiens, les piétons, les cyclistes et surtout les erreurs des automobilistes.

Les coqs font du bruit ? Oui mais il s’agit de permettre les poules et non les coqs. Même si je préfère le chant d’un cop aux multiples bruits dont nous abreuve la ville.

Si on permet des poules, cela veut dire qu’on permettra des cochons, des vaches et des chèvres. Pourquoi pas. Mais tout dépend de la grandeur de la cour. La encore, il ne faut pas exagérer. Les vaches et les cochons ont besoin d’espace. Quelqu’un qui a une grande cour dans un quartier de Rivière-des-prairies ou Baie d’Urfé pourrait peut-être avoir une vache mais pas dans ma petite cour de Rosemont. Soyons intelligents.

Bien entendu, certaines personnes pourraient ambitionner. Toujours. Les gens le font avec d’autres animaux mais cela ne représente pas la majorité.

Donc, je ne crois pas que permettre des poules en ville est une absurdité. C’est au contraire une manière de verdir, démocratiser, humaniser et redonner l’accès à des produits frais aux urbains.
Tout le monde ne souhaite pas s’occuper d’une ferme mais pourquoi ne pas donner l’occasion aux familles qui le désirent l’accès aux produits frais et maison. On cultive bien son petit coin de potager, pourquoi ne pas élever ses animaux dans la limite du raisonnable ?

D’autres photos tirées d’ici. Il s’agit d’Alan Graham, Community Liaison for Discovery’s Planet Green and TreeHugger, mais je ne sais pas où il habite. Deux poules dans le jardin, c’est formidable. Via @suzlortie et @Treehugger sur Twitter.