L’aberration des rues en garde partagée à Montréal !!!

Photo: Véronique Savoie

Les rues de Montréal sont en garde partagée entre les arrondissements et la ville centre. Une autre aberration de la division des responsabilités entre ces deux niveaux de gouvernements. Un autre argument pour Louise Harel. Puisque les pistes cyclables sont sous la responsabilité de la ville centre (une bonne chose pour pouvoir sillonner l’île), on assiste à des situations ridicules.

Comme la rénovation de la rue St-Zotique a deux vitesses. C’est une rue entourée d’une piste cyclable. L’une de mes amies m’a envoyé des photos car elle emprunte ce chemin en vélo chaque jour. Elle n’en revenait pas. Pourquoi ? Car la rue a été asphaltée sauf les deux extrémités qui sont les bandes cyclables identifiés par des poteaux. Une piste cyclable en très mauvais état. Je l’emprunte souvent. Véronique me dit que c’est la même chose que la rue Boyer. De l’asphaltage non uniforme. Une séparation entre la rue et la piste cyclable. Bizarre.

En m’informant auprès de l’arrondissement, j’ai donc appris que la rue est en garde partagée. La partie de la rue empruntée par les automobilistes a été asphaltée par l’arrondissement tandis que la piste cyclable doit attendre le bon vouloir de la ville centre. Qui est en retard par rapport à l’arrondissement qui a effectué les travaux dans les temps. Ce qui donne l’impression qu’on favorise les automobilistes au détriment des cyclistes. Ce n’est pas le cas. C’est plutôt la ville centre qui se traîne les pieds. Quand vont-ils refaire l’affreuse piste cyclable? Très bientôt m’a-t-on dit. Sauf que la saison de vélo a déjà débuté. Ils attendent quoi ? L’automne?

Pourquoi ne pas avoir refait la rue en entier en même temps ? Ce n’est pas clair mais les contrats ne sont pas octroyés au même entrepreneur. C’est donc ça l’une des aberration totale de la nouvelle ville de Montréal ! Pourquoi ne pas s’entendre pour donner le contrat au même entrepreneur qui ferait tout en même temps ? Ou alors au mieux, s’arranger pour le faire en même temps ? RIDICULE, totalement ! Combien d’autres cas?

Le verdissement de Coca Cola fait parler !

Participation à l’émission Dutrizac, l’après-midi au 98,5 FM pour parler de verdissement de réputation ou Greenwashing ( Ça s’écoute ici). Encore. J’ai d’ailleurs fait un billet sur le sujet il y a trois jours.

On partait d’un article du Globe&Mail ce matin qui parle du verdissement de la compagnie et du lien avec sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Dans le cas de Coca Cola, c’est toujours et encore la même chose. Les compagnies annoncent des actions pour le futur alors que normalement on devrait mettre les actions en place puis les annoncer. Pourquoi attendre 2010? Mais des groupes environnementaux les accompagnent tel que mentionné dans l’article. J’ai tendance à ne pas tomber dans le cynisme complet puisque de telles compagnies ont un pouvoir d’achat énorme. Quand elle verdissent, c’est bénéfique pour l’ensemble du marché. Mais ne restons pas naïf et angélique devant ce récent besoin de respecter l’environnement.

Coca Cola a un gros problème : les bouteilles de plastique qui sont tout sauf écolos. Le recyclage n’est pas la panacée et rien n’est fait pour réduire le nombre de bouteilles utilisées. C’est bien beau de proposer une bouteille plus écolo en sucre et mélasse, mais c’est encore du plastique en majorité. Surtout quand on pense à l’eau Dasani (produit par Coca Cola) qui utilise l’eau du réseau d’aqueduc. Le plus écolo, c’est d’éviter l’eau embouteillée et non de recycler les bouteilles d’eau. Si Coca Cola renonçait à Dasani, ce serait une véritable action écolo…Les canettes et bouteilles en verre sont aussi plus facilement recyclables.

Au sujet des bouteilles en plastique, on remarque que moins de 20 % de ces bouteilles sont recyclées à l’extérieur de la maison et 57% à la maison. Ces chiffres viennent d’un excellent article de Catherine Dubé dans Québec Science de mai 2009.

D’ailleurs, un site internet vient d’être lancé par Ethiquette.ca, le site de la consommation responsable (très utile pour savoir si tel produit ou telle compagnie est vraiment écolo). Le site Ethipedia.net présente les pratiques d’affaires réellement durables sur le plan social et environnemental. Si les entreprises veulent s’inspirer, c’est là qu’elles trouveront les bonnes idées. On peut aussi faire affaire avec un consultant comme Jean-Sébastien Trudel qui vous indiquera les chemins pour devenir vraiment vert. Car ça ne s’improvise pas.

D’ailleurs, dans son dernier billet il parle du virage de (General Electric) GE. Il y a une entrevue avec le grand patron de GE, Jeffry Immelt, responsable de ce virage dans la Presse Affaires.

Les gens devraient aussi se fier aux certifications indépendantes : équitable de Transfair, biologique, LEED, FSC, etc. Pas aux certifications gérées par l’industrie.