Un déménagement plus écolo au 98,5 FM


Voici un résumé de ma chronique environnement à l’émission Isabelle le matin animée par Catherine Lafrance pour l’été. Ça s’écoute ici.

J’ai déjà fait plusieurs articles et billets sur la version plus écolo de ce sport national du 1er juillet: le déménagement. Car cela laisse meubles, frigo, sofa, matelas et déchets de toute sorte sur les trottoirs. Un déménagement écolo? Ça existe? Sûrement, lorsqu’on donne, récupère, recycle. On peut aussi utiliser un déménagement pour réviser sa manière de consommer. Acheter plus raisonnablement. Prendre conscience de toutes les affaires que l’on n’emploie pas et que l’on déménage d’année en année. Le déménagement est le moment idéal pour prendre conscience de sa surconsommation et en profiter pour libérer de l’espace. Trop souvent on donne pour consommer encore plus, continuer à accumuler et remplir le nouveau logement.

Quelques règles pour un déménagement plus écolo

Règle 1 : On ne laisse pas les objets sur le trottoir en pensant que quelqu’un va les ramasser. Il peut pleuvoir, l’objet peut être abîmé, il peut blesser quelqu’un, les éboueurs sont obligés (par contrat) de l’envoyer au dépotoir donc il pourrait ne faire aucun heureux et se retrouver à la poubelle. Et puis honnêtement ça fait tellement désordre dans les rues.

Règle 2 : On récupère et donne beaucoup d’objets. On fera beaucoup d’heureux que ce soit des inconnus ou des amis. Envoyez des courriels et demandez si certaines personnes ont besoin d’objets. L’organisatrice professionnelle Sophie Legault recense une ribambelle de liens d’organismes de récupération sur son blogue. Aussi le guide du réemploi de Montréal et ses nombreuses adresses. L’Armée du Salut, Friperie Renaissance et autres éco-quartier récupèrent vos objets, meubles et vêtements devenus inutiles pour soi. Ces dons doivent être en bon état. Mais en ces temps occupés de déménagement, les organismes sont surchargés, il faudra vous déplacer. Profitez du camion de déménagement pour mettre les objets à donner en premier ou au fond du camion et passer par l’éco-quartier ou Friperie Renaissance.

Règle 3 : On en profite pour faire le ménage et on ne déménage pas des objets inutiles qui encombre nos placards. On achète peut-être trop ?

Règle 4 : On réorganise tranquillement. « Je conseille toujours d’attendre quelques semaines avant de faire des achats pour une nouvelle maison. On vérifie ses nouvelles habitudes puis on fait tranquillement une liste de choses dont on a besoin. On ne précipite rien, car on risque de s’encombrer d’articles inutiles », m’a déjà dit ma voisine Sophie Legault.

Le déménagement en vélo
Julien Myette a mis sur pied son entreprise de déménagement à vélo en aout 2008, Transport Myette. J’en parlais ici et ici alors que j’avais fait un article sur lui pour le cahier Mon toit de la Presse en octobre 2008. En ce moment, il est partout. Le Journal de Montréal en fin de semaine, Libre comme l’air et le Devoir aujourd’hui, Jobboom, etc. Bien contente d’en avoir parlé avant tout le monde, sauf The Gazette.

Les matelas et sofas
Autre point les matelas. J’ai déjà écrit la dessus, ici, pour la Presse et j’en ai parlé lors d’une chronique à Samedi et rien d’autre en juin dernier. Malheureusement la ville de Montréal et les autres villes ne ramassent pas les matelas pour les recycler mais pour les envoyer à la poubelle. Il existe une manière de recycler, lorsque vous achetez un nouveau matelas, généralement la compagnie reprend l’ancien et l’enverra au recyclage. Sinon, il faut payer 10 $ et emmener son matelas chez Recyc-Matelas ou Matt Canada. Faut le faire, on nous demande de payer pour recycler. Je vous disais que la fibre écolo devait être particulièrement développée.

Voici quelques exemples de ce qui jonchent nos rues aujourd’hui. Une amie française Yvette n’en revenait pas que l’on puisse se débarrasser ainsi de nos affaires. Très irrespectueux non ?
On ne trie pas le recyclable et on obstrue le trottoir…Merci pour les poussettes et les chaises roulantes.

Ah les ruelles…Misère… Il s’agit de celle au nord de Masson, entre la 6e et la 7e avenue.
Des matières recyclables, des matières dangereuses qu’on a la responsabilité d’amener dans les éco-centres( peinture- pneus) et un matelas…

Veut-on d’une société sans journaliste?

Depuis quelques années, de nombreux blogueurs et gens du web frappent sans vergogne sur les journalistes et les médias. Actuellement, je trouve que ça se transforme en acharnement total. Mais que cherche-t-on vraiment en frappant sur une industrie à terre?

Je sais que les journalistes sont loin d’être parfaits, que certains regardent les journalistes citoyens et blogueur de haut, mais veut-on vraiment d’une société sans journalisme ? Avec des nouvelles par Twitter, Facebook et blogues seulement? Oublie-t-on que les journalistes sont des professionnels qui savent comment pratiquer leur métier (vulgarisation, vérification, enquête, questionnement, doute, éthique, équilibre). Car oui, le journalisme est un métier, n’en déplaise à certains.

Sur Twitter en particulier, on parle beaucoup de la vitesse de transmission de l’information mais qui parle de la qualité de l’information, de la qualité du contenu ? Car l’une des tâches du journaliste est de vérifier, de poser des questions, de s’assurer de l’exactitude des faits.

Un exemple ? Le site internet qui a annoncé la mort de Michael Jackson était le premier mais a pris une chance. Le Los Angeles Times a été plus lent mais a attendu d’avoir une confirmation officielle. Que veut-on ? Une information au conditionnel ou vérifiée? Finalement, n’oublions pas que chacun a sa vérité. Si l’objectivité journalistique est un leurre, le métier du journaliste est toujours de tenter d’être le plus neutre possible et de vérifier les deux côtés. Parfois c’est difficile mais on tente toujours d’avoir un équilibre, d’aller voir de l’autre côté de la lorgnette. Est-ce que de lancer en rafales toutes les rumeurs sur Twitter ou ailleurs, sans filtre est un avancement pour la qualité de l’information ? Pas certaine.

Tout ça pour dire que je ne suis pas contre l’utilisation du web puisque j’y travaille moi même depuis plusieurs années. Mais s’acharner contre les médias traditionnels est une erreur, une grosse erreur.

La bataille de Farrah Fawcett contre le cancer


Farrah Fawcett a produit un documentaire sur sa propre bataille contre le cancer, Farrah’s story (Les 11 épisodes sont en ligne sur ce blogue). Je ne l’avais pas vu avant sa mort. Je viens de le visionner. J’en suis encore bouleversée. Si les images, le message et l’histoire sont émouvantes, la tristesse s’y ajoute maintenant. Car on connait le dénouement de sa bataille. Elle voulait tellement survivre, elle voulait tellement guérir. Malheureusement elle a perdu.

J’ai regardé Farrah Fawcett avec envie durant mon adolescence. Je voulais ses cheveux, son sourire et ses yeux bleus. Je regardais Charlie’s Angels (Drôles de dames en France) avec passion. J’étais si triste lors de son départ. Je n’ai jamais vraiment aimé celle qui l’a remplacée.

Le documentaire finit en février 2009, soit moins de 4 mois avant sa mort. Après quelques semaines de rémission, elle repart dans une série de traitement qui lui font finalement perdre ses cheveux. Celle qui était connue pour sa superbe crinière ose quand même montrer sa boule à zéro à l’écran. On la voit souffrir et sourire, danser et crier de douleur, vomir, dormir, se facher contre les paparazzis qui la poursuivent alors qu’elle revient d’un traitement en Allemagne. Quelle honte de faire les manchettes des magazines à potins avec la maladie d’une vedette.

Si Farrah Fawcett se pose des questions et se demande pourquoi certains traitements alternatifs ne sont pas offerts aux États-Unis, pourquoi la recherche délaisse certains type de cancer, on ne parle jamais de prévention, en particulier à cause des facteurs environnementaux qui causent le cancer.

En la voyant aller si souvent en Allemagne, je me demandais combien coûtait tous ses traitements ? Comment les simples Américains sans assurance pouvaient bien lutter contre le cancer ou tout autre maladie ?

Finalement, son histoire est celle de milliers de personnes qui luttent contre cette saloperie de maladie. Une lutte qui ravage son corps, son esprit (elle ne semble pas reconnaître son fils qui vient la visiter, menottes au pieds). Ryan O’Neal, le père de son enfant et son fidèle compagnon, témoigne, les larmes aux yeux et des sanglots dans la voix. Le cancer affecte aussi les gens qui nous entourent.

J’écris en ce moment un article sur le cancer du sein. Voir ce film alimente ma plume tout en me remplissant d’émotions. Cela fait aussi peur. Qui veut passer à travers ce calvaire ? La recherche nous offre des traitements qui font vivre les compagnies pharmaceutiques. Mais qui s’occupent de la prévention ? Je veux bien manger bio, faire du sport, ne pas fumer mais enlevez donc de ma vie les produits chimiques qui la jalonnent.

Autres articles sur le cancer:
Soleil et crème solaire: qui est le plus mortel ?
Quand on découvre une bosse au sein…
Lien entre cancer du sein et pollution
Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
La pollution peut-elle causer le cancer du sein ?

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

Michael Jackson: la folie du personnage et des fans

Je fais donc comme tout le monde. Je parle de Michael Jackson. Je ne diffère pas des gens de ma génération. Ce roi déchu de la pop a marqué mon adolescence. J’ai acheté l’album Thriller, puis les premiers albums des Jackson 5, puis Bad, puis j’ai cessé. Pourquoi ? Car le Mickael Jackson que j’aimais n’existait plus. Mais ses merveilleux souvenirs, chansons et vidéoclips restent.

Si le personnage triste, fragile et drogué aux médicaments qu’il est devenu ne m’intéressait pas, je ne peux m’empêchais de me questionner devant la fragilité psychologique évidente de certaines vedettes. Outre Jackson, souvenons-nous de la fin de vie d’Elvis, sans parler de Marilyn Monroe!

L’équilibre psychologique est difficile à atteindre. De nombreuses blessures viennent jalonner notre vie, surtout notre enfance, pour nous marquer profondément. Michael Jackson ne fait donc pas exception à une partie de la population qui éprouve des problèmes.

Je pense aussi à ses fans qui n’hésite pas une seconde à sacrifier leur vie, leur argent à leur passion pour une seule personne. J’avoue que je trouve de telles passions excessives très bizarres et pas du tout saines. Que l’on aime une vedette, soit. Mais qu’on l’aime à la folie. Cela me dérange. Je trouve que c’est malsain. Très malsain.

Que l’on soit triste, bouleversé, je l’admets. J’ai même versé quelques larmes lorsque Daniel Balavoine est mort en 1986. Mais j’étais une jeune adulte. Maintenant je vais être émue mais pleurer? Je ne connaissais pas la personne. J’ai pleuré à la mort de mon père (c’était le sixième anniversaire hier justement…), à la mort de ma tante, des gens que je connais en personne.

Je reste aussi perplexe devant l’amour que certains fans démontrent à Céline Dion par exemple, comme pour toutes les vedettes. Je crois qu’il faut toujours rester en équilibre. Un équilibre sain qui permet de garder toute notre tête et notre bonheur.

Je parle de Jackson, de la traînée de poudre sur le net et ses chansons sur Branchez-vous aussi.

Premier marché locavore au Québec

La journaliste de la Pensée de Bagot, Ariane Faribault, ne fait pas que du journalisme négatif, comme l’a accusé le maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, elle sort aussi des articles sur ce qui se passe d’intéressant dans certaines villes québécoises.

Dans un article récent, elle rapporte l’ouverture du premier marché locavore au Québec le 27 juin prochain. Il se trouve dans la municipalité de Racine. Un groupe de personnes a mis sur pied une coopérative de solidarité alimentaire.

Le marché sera abrité dans un batiment dont la construction se termine. Il offrira des produits qui viennent d’un rayon de 60km autour de Racine. J’avais parlé du concept locavore dans un article pour Clin d’Oeil. Il existe aussi depuis plusieurs années le concept développé par les Ami-e-s de la terre de l’Estrie, le marché de solidarité régionale. Il a été adapté à Québec, entre autre. Vivement qu’il le soit dans les quartiers de Montréal. Encore mieux que les paniers bios d’Équiterre.

Quand le maire de Roxton Falls s’attaque à la liberté de presse

Histoire de la journaliste d’un hebdo qui a fait son travail. Histoire d’un maire qui ignore la liberté de presse et qui fait ce que plein de politiciens locaux font. À dénoncer. Ce qu’à fait Michel Laliberté, journaliste et blogueur de la Voix de l’Est, puis Patrick Lagacé ainsi que Raymond Viger qui signifie avec grande justesse que cette affaire n’est pas du nombrilisme mais de liberté et de démocratie. Cette affaire ne concerne pas seulement les journalistes mais la société entière.

Je reprendrais un exquis paragraphe de Patrick Lagacé pour résumer ma pensée: «D’habitude, les élus et autres membres des cliques dirigeantes de petites municipalités, confrontés à des médias teigneux, pensent exactement ce que M. Laplante a écrit. Mais s’abstiennent, justement, d’attacher un haut-parleur à ces pensées stupides et revanchardes. Ils agissent par derrière, dans l’ombre, c’est tout. Là, on a un maire qui a oublié son filtre à la salle de bain et qui écrit ces menaces, noir sur blanc. C’est tout à fait exquis de candeur.»

J’aime le Québec

Je profite de ce 24 juin, jour de Saint-Jean-Baptiste et de Fête Nationale du Québec (journée fériée) pour faire une petite déclaration d’amour à ma patrie d’adoption. Sans jamais oublier mes racines, mon Auvergne natale, le Québec m’a totalement séduite. Et je le dis haut et fort. Le 16 août prochain, je fêterai déjà mes 22 ans ici. J’ai désormais vécu plus longtemps au Canada ( incluant l’Ontario) qu’en France.

Être immigrant nous permet d’être de meilleures personnes, en général. De s’ouvrir aux autres, d’apprendre, de devenir débrouillard. Si mon accent s’est modifié, ma vision de la vie aussi. Je suis une française devenue nord-américaine, une québécoise mélangée d’auvergnate. Bref un joyeux mixte. J’ai adopté de nombreuses caractéristiques des Québécois, tout en gardant certaines françaises. Je chiale toujours autant lorsque je conduis mais je ne supporte plus l’espèce de confrontation permanente envers les autres à laquelle se livrent si souvent les Français. Autre point qui me tombe sur les nerfs. Les Français ont de l’humour mais ne savent pas s’arrêter. Ils épuisent une blague jusqu’à l’indigestion. Pénible.

Pour ne pas donner que des défauts des Français, je dois reconnaître leur goût pour le beau et le bon, leur manière de s’exprimer et de défendre leurs idées…

Bref, chaque peuple à ses qualités et ses défauts. C’est cette diversité qui fait de notre Planète un lieu si intéressant à découvrir.

Je parle aussi de mon amour pour le Québec sur Branchez-vous.