Un déménagement plus écolo au 98,5 FM


Voici un résumé de ma chronique environnement à l’émission Isabelle le matin animée par Catherine Lafrance pour l’été. Ça s’écoute ici.

J’ai déjà fait plusieurs articles et billets sur la version plus écolo de ce sport national du 1er juillet: le déménagement. Car cela laisse meubles, frigo, sofa, matelas et déchets de toute sorte sur les trottoirs. Un déménagement écolo? Ça existe? Sûrement, lorsqu’on donne, récupère, recycle. On peut aussi utiliser un déménagement pour réviser sa manière de consommer. Acheter plus raisonnablement. Prendre conscience de toutes les affaires que l’on n’emploie pas et que l’on déménage d’année en année. Le déménagement est le moment idéal pour prendre conscience de sa surconsommation et en profiter pour libérer de l’espace. Trop souvent on donne pour consommer encore plus, continuer à accumuler et remplir le nouveau logement.

Quelques règles pour un déménagement plus écolo

Règle 1 : On ne laisse pas les objets sur le trottoir en pensant que quelqu’un va les ramasser. Il peut pleuvoir, l’objet peut être abîmé, il peut blesser quelqu’un, les éboueurs sont obligés (par contrat) de l’envoyer au dépotoir donc il pourrait ne faire aucun heureux et se retrouver à la poubelle. Et puis honnêtement ça fait tellement désordre dans les rues.

Règle 2 : On récupère et donne beaucoup d’objets. On fera beaucoup d’heureux que ce soit des inconnus ou des amis. Envoyez des courriels et demandez si certaines personnes ont besoin d’objets. L’organisatrice professionnelle Sophie Legault recense une ribambelle de liens d’organismes de récupération sur son blogue. Aussi le guide du réemploi de Montréal et ses nombreuses adresses. L’Armée du Salut, Friperie Renaissance et autres éco-quartier récupèrent vos objets, meubles et vêtements devenus inutiles pour soi. Ces dons doivent être en bon état. Mais en ces temps occupés de déménagement, les organismes sont surchargés, il faudra vous déplacer. Profitez du camion de déménagement pour mettre les objets à donner en premier ou au fond du camion et passer par l’éco-quartier ou Friperie Renaissance.

Règle 3 : On en profite pour faire le ménage et on ne déménage pas des objets inutiles qui encombre nos placards. On achète peut-être trop ?

Règle 4 : On réorganise tranquillement. « Je conseille toujours d’attendre quelques semaines avant de faire des achats pour une nouvelle maison. On vérifie ses nouvelles habitudes puis on fait tranquillement une liste de choses dont on a besoin. On ne précipite rien, car on risque de s’encombrer d’articles inutiles », m’a déjà dit ma voisine Sophie Legault.

Le déménagement en vélo
Julien Myette a mis sur pied son entreprise de déménagement à vélo en aout 2008, Transport Myette. J’en parlais ici et ici alors que j’avais fait un article sur lui pour le cahier Mon toit de la Presse en octobre 2008. En ce moment, il est partout. Le Journal de Montréal en fin de semaine, Libre comme l’air et le Devoir aujourd’hui, Jobboom, etc. Bien contente d’en avoir parlé avant tout le monde, sauf The Gazette.

Les matelas et sofas
Autre point les matelas. J’ai déjà écrit la dessus, ici, pour la Presse et j’en ai parlé lors d’une chronique à Samedi et rien d’autre en juin dernier. Malheureusement la ville de Montréal et les autres villes ne ramassent pas les matelas pour les recycler mais pour les envoyer à la poubelle. Il existe une manière de recycler, lorsque vous achetez un nouveau matelas, généralement la compagnie reprend l’ancien et l’enverra au recyclage. Sinon, il faut payer 10 $ et emmener son matelas chez Recyc-Matelas ou Matt Canada. Faut le faire, on nous demande de payer pour recycler. Je vous disais que la fibre écolo devait être particulièrement développée.

Voici quelques exemples de ce qui jonchent nos rues aujourd’hui. Une amie française Yvette n’en revenait pas que l’on puisse se débarrasser ainsi de nos affaires. Très irrespectueux non ?
On ne trie pas le recyclable et on obstrue le trottoir…Merci pour les poussettes et les chaises roulantes.

Ah les ruelles…Misère… Il s’agit de celle au nord de Masson, entre la 6e et la 7e avenue.
Des matières recyclables, des matières dangereuses qu’on a la responsabilité d’amener dans les éco-centres( peinture- pneus) et un matelas…

Veut-on d’une société sans journaliste?

Depuis quelques années, de nombreux blogueurs et gens du web frappent sans vergogne sur les journalistes et les médias. Actuellement, je trouve que ça se transforme en acharnement total. Mais que cherche-t-on vraiment en frappant sur une industrie à terre?

Je sais que les journalistes sont loin d’être parfaits, que certains regardent les journalistes citoyens et blogueur de haut, mais veut-on vraiment d’une société sans journalisme ? Avec des nouvelles par Twitter, Facebook et blogues seulement? Oublie-t-on que les journalistes sont des professionnels qui savent comment pratiquer leur métier (vulgarisation, vérification, enquête, questionnement, doute, éthique, équilibre). Car oui, le journalisme est un métier, n’en déplaise à certains.

Sur Twitter en particulier, on parle beaucoup de la vitesse de transmission de l’information mais qui parle de la qualité de l’information, de la qualité du contenu ? Car l’une des tâches du journaliste est de vérifier, de poser des questions, de s’assurer de l’exactitude des faits.

Un exemple ? Le site internet qui a annoncé la mort de Michael Jackson était le premier mais a pris une chance. Le Los Angeles Times a été plus lent mais a attendu d’avoir une confirmation officielle. Que veut-on ? Une information au conditionnel ou vérifiée? Finalement, n’oublions pas que chacun a sa vérité. Si l’objectivité journalistique est un leurre, le métier du journaliste est toujours de tenter d’être le plus neutre possible et de vérifier les deux côtés. Parfois c’est difficile mais on tente toujours d’avoir un équilibre, d’aller voir de l’autre côté de la lorgnette. Est-ce que de lancer en rafales toutes les rumeurs sur Twitter ou ailleurs, sans filtre est un avancement pour la qualité de l’information ? Pas certaine.

Tout ça pour dire que je ne suis pas contre l’utilisation du web puisque j’y travaille moi même depuis plusieurs années. Mais s’acharner contre les médias traditionnels est une erreur, une grosse erreur.

La bataille de Farrah Fawcett contre le cancer


Farrah Fawcett a produit un documentaire sur sa propre bataille contre le cancer, Farrah’s story (Les 11 épisodes sont en ligne sur ce blogue). Je ne l’avais pas vu avant sa mort. Je viens de le visionner. J’en suis encore bouleversée. Si les images, le message et l’histoire sont émouvantes, la tristesse s’y ajoute maintenant. Car on connait le dénouement de sa bataille. Elle voulait tellement survivre, elle voulait tellement guérir. Malheureusement elle a perdu.

J’ai regardé Farrah Fawcett avec envie durant mon adolescence. Je voulais ses cheveux, son sourire et ses yeux bleus. Je regardais Charlie’s Angels (Drôles de dames en France) avec passion. J’étais si triste lors de son départ. Je n’ai jamais vraiment aimé celle qui l’a remplacée.

Le documentaire finit en février 2009, soit moins de 4 mois avant sa mort. Après quelques semaines de rémission, elle repart dans une série de traitement qui lui font finalement perdre ses cheveux. Celle qui était connue pour sa superbe crinière ose quand même montrer sa boule à zéro à l’écran. On la voit souffrir et sourire, danser et crier de douleur, vomir, dormir, se facher contre les paparazzis qui la poursuivent alors qu’elle revient d’un traitement en Allemagne. Quelle honte de faire les manchettes des magazines à potins avec la maladie d’une vedette.

Si Farrah Fawcett se pose des questions et se demande pourquoi certains traitements alternatifs ne sont pas offerts aux États-Unis, pourquoi la recherche délaisse certains type de cancer, on ne parle jamais de prévention, en particulier à cause des facteurs environnementaux qui causent le cancer.

En la voyant aller si souvent en Allemagne, je me demandais combien coûtait tous ses traitements ? Comment les simples Américains sans assurance pouvaient bien lutter contre le cancer ou tout autre maladie ?

Finalement, son histoire est celle de milliers de personnes qui luttent contre cette saloperie de maladie. Une lutte qui ravage son corps, son esprit (elle ne semble pas reconnaître son fils qui vient la visiter, menottes au pieds). Ryan O’Neal, le père de son enfant et son fidèle compagnon, témoigne, les larmes aux yeux et des sanglots dans la voix. Le cancer affecte aussi les gens qui nous entourent.

J’écris en ce moment un article sur le cancer du sein. Voir ce film alimente ma plume tout en me remplissant d’émotions. Cela fait aussi peur. Qui veut passer à travers ce calvaire ? La recherche nous offre des traitements qui font vivre les compagnies pharmaceutiques. Mais qui s’occupent de la prévention ? Je veux bien manger bio, faire du sport, ne pas fumer mais enlevez donc de ma vie les produits chimiques qui la jalonnent.

Autres articles sur le cancer:
Soleil et crème solaire: qui est le plus mortel ?
Quand on découvre une bosse au sein…
Lien entre cancer du sein et pollution
Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
La pollution peut-elle causer le cancer du sein ?

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

Michael Jackson: la folie du personnage et des fans

Je fais donc comme tout le monde. Je parle de Michael Jackson. Je ne diffère pas des gens de ma génération. Ce roi déchu de la pop a marqué mon adolescence. J’ai acheté l’album Thriller, puis les premiers albums des Jackson 5, puis Bad, puis j’ai cessé. Pourquoi ? Car le Mickael Jackson que j’aimais n’existait plus. Mais ses merveilleux souvenirs, chansons et vidéoclips restent.

Si le personnage triste, fragile et drogué aux médicaments qu’il est devenu ne m’intéressait pas, je ne peux m’empêchais de me questionner devant la fragilité psychologique évidente de certaines vedettes. Outre Jackson, souvenons-nous de la fin de vie d’Elvis, sans parler de Marilyn Monroe!

L’équilibre psychologique est difficile à atteindre. De nombreuses blessures viennent jalonner notre vie, surtout notre enfance, pour nous marquer profondément. Michael Jackson ne fait donc pas exception à une partie de la population qui éprouve des problèmes.

Je pense aussi à ses fans qui n’hésite pas une seconde à sacrifier leur vie, leur argent à leur passion pour une seule personne. J’avoue que je trouve de telles passions excessives très bizarres et pas du tout saines. Que l’on aime une vedette, soit. Mais qu’on l’aime à la folie. Cela me dérange. Je trouve que c’est malsain. Très malsain.

Que l’on soit triste, bouleversé, je l’admets. J’ai même versé quelques larmes lorsque Daniel Balavoine est mort en 1986. Mais j’étais une jeune adulte. Maintenant je vais être émue mais pleurer? Je ne connaissais pas la personne. J’ai pleuré à la mort de mon père (c’était le sixième anniversaire hier justement…), à la mort de ma tante, des gens que je connais en personne.

Je reste aussi perplexe devant l’amour que certains fans démontrent à Céline Dion par exemple, comme pour toutes les vedettes. Je crois qu’il faut toujours rester en équilibre. Un équilibre sain qui permet de garder toute notre tête et notre bonheur.

Je parle de Jackson, de la traînée de poudre sur le net et ses chansons sur Branchez-vous aussi.

Premier marché locavore au Québec

La journaliste de la Pensée de Bagot, Ariane Faribault, ne fait pas que du journalisme négatif, comme l’a accusé le maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, elle sort aussi des articles sur ce qui se passe d’intéressant dans certaines villes québécoises.

Dans un article récent, elle rapporte l’ouverture du premier marché locavore au Québec le 27 juin prochain. Il se trouve dans la municipalité de Racine. Un groupe de personnes a mis sur pied une coopérative de solidarité alimentaire.

Le marché sera abrité dans un batiment dont la construction se termine. Il offrira des produits qui viennent d’un rayon de 60km autour de Racine. J’avais parlé du concept locavore dans un article pour Clin d’Oeil. Il existe aussi depuis plusieurs années le concept développé par les Ami-e-s de la terre de l’Estrie, le marché de solidarité régionale. Il a été adapté à Québec, entre autre. Vivement qu’il le soit dans les quartiers de Montréal. Encore mieux que les paniers bios d’Équiterre.

Quand le maire de Roxton Falls s’attaque à la liberté de presse

Histoire de la journaliste d’un hebdo qui a fait son travail. Histoire d’un maire qui ignore la liberté de presse et qui fait ce que plein de politiciens locaux font. À dénoncer. Ce qu’à fait Michel Laliberté, journaliste et blogueur de la Voix de l’Est, puis Patrick Lagacé ainsi que Raymond Viger qui signifie avec grande justesse que cette affaire n’est pas du nombrilisme mais de liberté et de démocratie. Cette affaire ne concerne pas seulement les journalistes mais la société entière.

Je reprendrais un exquis paragraphe de Patrick Lagacé pour résumer ma pensée: «D’habitude, les élus et autres membres des cliques dirigeantes de petites municipalités, confrontés à des médias teigneux, pensent exactement ce que M. Laplante a écrit. Mais s’abstiennent, justement, d’attacher un haut-parleur à ces pensées stupides et revanchardes. Ils agissent par derrière, dans l’ombre, c’est tout. Là, on a un maire qui a oublié son filtre à la salle de bain et qui écrit ces menaces, noir sur blanc. C’est tout à fait exquis de candeur.»

J’aime le Québec

Je profite de ce 24 juin, jour de Saint-Jean-Baptiste et de Fête Nationale du Québec (journée fériée) pour faire une petite déclaration d’amour à ma patrie d’adoption. Sans jamais oublier mes racines, mon Auvergne natale, le Québec m’a totalement séduite. Et je le dis haut et fort. Le 16 août prochain, je fêterai déjà mes 22 ans ici. J’ai désormais vécu plus longtemps au Canada ( incluant l’Ontario) qu’en France.

Être immigrant nous permet d’être de meilleures personnes, en général. De s’ouvrir aux autres, d’apprendre, de devenir débrouillard. Si mon accent s’est modifié, ma vision de la vie aussi. Je suis une française devenue nord-américaine, une québécoise mélangée d’auvergnate. Bref un joyeux mixte. J’ai adopté de nombreuses caractéristiques des Québécois, tout en gardant certaines françaises. Je chiale toujours autant lorsque je conduis mais je ne supporte plus l’espèce de confrontation permanente envers les autres à laquelle se livrent si souvent les Français. Autre point qui me tombe sur les nerfs. Les Français ont de l’humour mais ne savent pas s’arrêter. Ils épuisent une blague jusqu’à l’indigestion. Pénible.

Pour ne pas donner que des défauts des Français, je dois reconnaître leur goût pour le beau et le bon, leur manière de s’exprimer et de défendre leurs idées…

Bref, chaque peuple à ses qualités et ses défauts. C’est cette diversité qui fait de notre Planète un lieu si intéressant à découvrir.

Je parle aussi de mon amour pour le Québec sur Branchez-vous.

Courir autour du Lac Brome


Je n’ai pas couru hier lors de la 31e édition du Tour du Lac Brome Merrell. Je ne suis pas assez entraînée, pas assez en forme en ce moment. Alors j’ai regardé, encouragé mes amis et pris des photos.

Il faisait humide, chaud, pluvieux mais le soleil n’est sorti qu’après la course, sinon ça aurait été l’enfer pour les valeureux coureurs. Assister aux arrivées du 5, 10 et 20 km étaient un égrenage de succès et réussites. Certains accéléraient, d’autres peinaient, certains souriaient, plusieurs grimaçaient. Bref, de multiples visages fatigués mais satisfaits.

Quelques critiques: aucune nourriture sur le site pour les accompagnateurs…un nombre de toilettes insuffisant, des lieux d’approvisionnement en eau et Gatorade peu identifié pour les coureurs, des chandails semblables pour les hommes et les femmes. Ma copine et voisine ( qui a payé 35 $ pour participer quand même) avait réservé un moyen. Mais elle pensait que les tailles étaient pour les femmes. Non. Le moyen était pour les hommes et beaucoup trop grand…Plus de petit offert. Il y avait beaucoup de monde, un record de participation. Mais les organisateurs le savaient puisqu’ils ont envoyé un courriel aux participants. Pourquoi ne se sont-ils pas organisé en conséquence?

Yves Boisvert était présent et le raconte sur son blogue. J’ai aussi croisé Stéphane Quintal. La suite en photo.

Jour de pluie


Vous n’aimez pas la pluie ? Elle ne me dérange pas vraiment car je suis une travailleuse autonome, je travaille quand il pleut et je sors quand il ne pleut pas. Elle m’évite d’arroser les plantes et leurs fleurs. Et puis la température a peu d’influence sur moi. On ne peut changer la météo, cela ne sert à rien donc de s’en faire, de chialer et de se fâcher. Je concentre mon énergie sur ce que je peux changer et non le contraire.

Mais la pluie fait de magnifiques photos. En voici quelques unes prise il y a quelques jours.




Visite au salon de l’environnement

Beaucoup de nouveaux kiosques, certains sont toujours présents. Moins d’artisans, plus d’agences gouvernementales, gouvernements, universités. Moins de kiosques dont certains douteux. La section ésotérique était de trop. Que vient faire un vendeur de cartes dans un salon de l’environnement?

J’y ai appris que Biovert offrait le remplissage à la Coop la maison verte en bidons de 4 litres. C’est pour ceci que j’utilise les produits de Nettoyants Lemieux. Je remplis mes bidons de 4 litres quelque fois par année. Moins de contenants en plastique à recycler. On réutilise.

Je vous invite à une visite du salon de l’environnement par le biais de mes photos. Commentaires inclus.

Faire ses courses sans supermarché et aller cueillir dans les champs

Mercredi prochain, nous recevrons (mes voisins et moi) notre premier panier de légumes de la saison de notre ferme, Les jardins du petit tremble. Après l’expérience très concluante du panier d’hiver, nous avons très hâte. Le printemps fut long sans la livraison hebdomadaire de notre fermier.

Je ne vous surprendrai pas en disant que j’aime m’approvisionner et me nourrir de produits non transformés, frais et locaux, surtout quand on voit un film comme Les Alimenteurs ou Food Inc. Je ne vais qu’au supermarché une fois tous les deux mois pour acheter vinaigre, bicarbonate de soude et c’est tout. Car je ne veux plus manger de la merde et des produits industriels, chimiques et hyper transformé. J’en avais déjà parlé ici et ici.

Sans blague, je fais mes courses sur la promenade Masson à quelques pas de chez moi, regardez la liste des commerces. Voici comment:
-Pain, plats préparés, jambon, patisseries au Première Moisson ou aux Copains
-Fromages et Café équitable du Café Rico à la Femme du boulanger
-Pâtes fraîches, huiles, vinaigre et assaisonnement, saucisson de Kamouraska, un osso buco delicieux à Pâtes et compagnie dont la propriétaire est une voisine de ruelle
-Fruits et légumes aux deux fruiteries. Lorsque c’est emballé dans du styromousse, je le déballe et le laisse à la caissière.
-Viande à la boucherie Marché Mia, qui offre aussi des produits d’Amérique Latine. (mais c’est souvent mon voisin David qui y va pour la gang)

La promenade Masson est vraiment formidable. On y trouve aussi des bars sympas ou quétaine, des restos sympas ou quétaine, deux librairies, deux friperies et bien d’autres choses….

J’ai aussi la chance d’avoir l’épicierie Pomme d’api qui offre mes yaourts favoris, le lait de soya, fruits et légumes bios, céréales, tofu, chocolat, oeufs etc.

Cet été, outre le panier bio, nous allons profiter des auto-cueillettes pour faire des confitures et des conserves. Notre premier objectif ? Les fraises. La saison est commencée. Je cherche un endroit pour aller en ramasser durant la semaine (mon travail me permet d’éviter les foules) à une distance d’une 1 h – 1 h 30 de Montréal. Des suggestions? Quels sont vos meilleurs endroits.

Puis quels sont les autres endroits pour faire de l’auto-cueillette ? Autres produits?

Ah oui dernière chose, je veux faire mes yaourts? Suggestion pour une yaourtière?

Des ruches en ville

Surprise en écoutant le chef du Château Frontenac, Jean Soulard: il y a des ruches sur le toit de l’établissement. Incroyable et super intéressant.

Après les poules urbaines, pourquoi ne pas élever des abeilles urbaines ? Jean Soulard explique aussi qu’il utilise les fines herbes du jardin sur le toit du Château. Merveilleux.

Il en parlait ce matin à l’émission animée par Dominique Poirier, Libre comme l’air.

Salon de l’environnement

Peu de visibilité cette année pour le Salon de l’environnement. Pourtant, cet événement a toute la place, pas de Formule 1 dans les pattes comme la première année.

C’est toujours intéressant d’aller y faire un tour pour voir un peu ce qui se fait, les nouveautés, les idées, etc. Sauf qu’il y a toujours ce que j’appelle les vendeurs du temple. Alors que j’y vais pour m’informer, pour fouiller et apprendre, j’ai toujours un énorme malaise lorsque je sens qu’on ne tient qu’à me vendre quelque chose. Peu importe si l’objet n’est pas tout à fait écolo. Je pense que les organisateurs devraient resserrer les vérifications et ne pas accepter tout le monde. Qu’ils se fassent aider par Ethiquette.ca, ils savent de quoi ils parlent.

Profitez-en. Ça se déroule durant trois jours, à partir de demain, dans le vieux port et l’entrée est gratuite. J’irai y faire un tour comme d’habitude pour voir un peu ce qu’on veut me vendre et rencontrer des gens à qui je parle durant l’année !

Des nouvelles du contrat de TVA Publications

Souvent, mes amis ne comprennent pas pourquoi je suis aussi fâchée contre Quebecor. Je leur parle des contrats ignobles qu’imposent aux journalistes pigistes cette compagnie via TVA Publications.

Un billet sur le blogue de l’AJIQ vous en donne des nouvelles, pas très bonnes malheureusement. Le respect du droit d’auteur et moraux des journalistes ne semblent pas faire partie de leurs plans.

Je vous rappelle que le droit d’auteur est aussi important pour les journalistes que le tarif. Deux choses qui ne sont pas une priorité de la compagnie.

Le droit moral est primordial afin que chaque journaliste préserve sa crédibilité. Ce qui ne peut être possible lorsqu’on peut utiliser un texte journaliste à toutes les sauces en y enlevant le nom de l’auteur. Imaginez la réputation du journaliste auprès des personnes qu’il a interrogées si elles se retrouvent citer hors contexte ou autre? Est-ce qu’elles nous parleront la prochaine fois?

Des stations Bixi dans les ruelles?

Pourquoi pas ? Vous savez que les ruelles ne peuvent servir pour passer d’une rue à l’autre, un règlement interdit de les utiliser comme transit. Dans notre ruelle que nous verdissons, nous avons le projet de bloquer la ruelle en Z. C’est à dire que les citoyens pourront toujours y accéder mais d’un côté seulement et ce ne sera pas le même côté qui sera bloqué.

Tout pour éviter la circulation de transit et ralentir les automobilistes. D’ailleurs, ces derniers ont les rues, peuvent-ils nous laisser les ruelles pour y vivre, pour que les enfants puissent y jouer en toute sécurité. Les ruelles de Montréal ont un historique utilitaire mais devraient être habitées et verdies.

Pourquoi ne pas les fermer (d’un côté seulement) avec des stations Bixi. Cela permettrait d’allier l’utilité à l’agréable ! Les automobilistes se plaignent que ces stations leur volent des espaces de stationnement.

En passant, si une très forte majorité des citoyens de notre ruelle sont favorable à la ruelle verte et à la fermeture en Z, une couple s’y oppose. Pourquoi ? Car ils ont l’habitude de rentrer par le côté de la ruelle que l’on fermerait. Ils devraient entrer par l’autre côté et cela ne leur plait pas. Difficile de changer des habitudes ancrées depuis des années. Surtout qu’ils ne peuvent entrer par ce côté durant les mois d’hiver puisqu’il est bloqué par la neige !!!

Pour ou contre les poules urbaines?

Photo: Edible Los Angeles

J’ai parlé de ce sujet en avril dans ce billet, les poules en ville. Je l’avais fait sur Twitter aussi, ce micro-bloggue que vous pouvez suivre dans le carré à droite. (Peut-être devrais-je le mettre plus en vue?).

Le dossier des poules urbaines font donc beaucoup parler actuellement. Comme je le disais en avril, L’actualité a publié un article. J’ai aussi trouvé un article sur le sujet dans une revue achetée à L.A, Edible Los Angeles. On y apprend que la Première famille des États-Unis ne pourra avoir des poules à la Maison Blanche car c’est interdit à Washington, comme à Montréal.

Pas à Los Angeles où l’élevage des poules est réglementé. Les coqs sont interdits.

Sur Twitter, un québécois exilé à San Francisco, Jacques Geoffrion m’a mentionné qu’il élevait six poules dans son jardin, il dit qu’elles sont trippantes. Intéressant. Peut-être irai-je les voir en août lorsque j’irai garder les chats de Mariève à Los Angeles pour trois semaines ;-).

Justement hier, Mariève, après avoir vu un article dans le L.A. Times, me lançait la balle en s’opposant aux poules urbaines. Elle décrit ses arguments ici.

Intéressant mais je ne suis pas d’accord. Je vais donc reprendre les arguments de Mariève qui sont tout à fait valables et pertinents. Beau débat de société !

Si on permet les poules, pourquoi perdrait-on le contrôle ? On permet bien les chiens ? Qui sont selon moi plus gros et plus problèmatique que des poules. Les chiens font du bruit et laissent leur trace d’urine et de crottes partout. Même chose pour les chats. Il suffit de réglementer et de n’autoriser qu’un nombre maximum de 4-5 poules.

Les poules volent? Non et il y a des moyens simples pour les empêcher de voler et de s’enfuir. Elles ne causeront pas plus d’accidents que les chiens, les piétons, les cyclistes et surtout les erreurs des automobilistes.

Les coqs font du bruit ? Oui mais il s’agit de permettre les poules et non les coqs. Même si je préfère le chant d’un cop aux multiples bruits dont nous abreuve la ville.

Si on permet des poules, cela veut dire qu’on permettra des cochons, des vaches et des chèvres. Pourquoi pas. Mais tout dépend de la grandeur de la cour. La encore, il ne faut pas exagérer. Les vaches et les cochons ont besoin d’espace. Quelqu’un qui a une grande cour dans un quartier de Rivière-des-prairies ou Baie d’Urfé pourrait peut-être avoir une vache mais pas dans ma petite cour de Rosemont. Soyons intelligents.

Bien entendu, certaines personnes pourraient ambitionner. Toujours. Les gens le font avec d’autres animaux mais cela ne représente pas la majorité.

Donc, je ne crois pas que permettre des poules en ville est une absurdité. C’est au contraire une manière de verdir, démocratiser, humaniser et redonner l’accès à des produits frais aux urbains.
Tout le monde ne souhaite pas s’occuper d’une ferme mais pourquoi ne pas donner l’occasion aux familles qui le désirent l’accès aux produits frais et maison. On cultive bien son petit coin de potager, pourquoi ne pas élever ses animaux dans la limite du raisonnable ?

D’autres photos tirées d’ici. Il s’agit d’Alan Graham, Community Liaison for Discovery’s Planet Green and TreeHugger, mais je ne sais pas où il habite. Deux poules dans le jardin, c’est formidable. Via @suzlortie et @Treehugger sur Twitter.

Un quatuor de Branchez-Vous

La semaine dernière lors du Gala des Grands prix du journalisme indépendant de l’AJIQ, plusieurs rencontres dont celle avec mes colocataires de Branchez-vous. Je connaissais Pascal Henrard mais pas Christian Vanasse et Pascal Léveillé. C’est fait. Et puis, quelle fille n’aime pas s’afficher avec trois beaux hommes !

L’aberration des rues en garde partagée à Montréal !!!

Photo: Véronique Savoie

Les rues de Montréal sont en garde partagée entre les arrondissements et la ville centre. Une autre aberration de la division des responsabilités entre ces deux niveaux de gouvernements. Un autre argument pour Louise Harel. Puisque les pistes cyclables sont sous la responsabilité de la ville centre (une bonne chose pour pouvoir sillonner l’île), on assiste à des situations ridicules.

Comme la rénovation de la rue St-Zotique a deux vitesses. C’est une rue entourée d’une piste cyclable. L’une de mes amies m’a envoyé des photos car elle emprunte ce chemin en vélo chaque jour. Elle n’en revenait pas. Pourquoi ? Car la rue a été asphaltée sauf les deux extrémités qui sont les bandes cyclables identifiés par des poteaux. Une piste cyclable en très mauvais état. Je l’emprunte souvent. Véronique me dit que c’est la même chose que la rue Boyer. De l’asphaltage non uniforme. Une séparation entre la rue et la piste cyclable. Bizarre.

En m’informant auprès de l’arrondissement, j’ai donc appris que la rue est en garde partagée. La partie de la rue empruntée par les automobilistes a été asphaltée par l’arrondissement tandis que la piste cyclable doit attendre le bon vouloir de la ville centre. Qui est en retard par rapport à l’arrondissement qui a effectué les travaux dans les temps. Ce qui donne l’impression qu’on favorise les automobilistes au détriment des cyclistes. Ce n’est pas le cas. C’est plutôt la ville centre qui se traîne les pieds. Quand vont-ils refaire l’affreuse piste cyclable? Très bientôt m’a-t-on dit. Sauf que la saison de vélo a déjà débuté. Ils attendent quoi ? L’automne?

Pourquoi ne pas avoir refait la rue en entier en même temps ? Ce n’est pas clair mais les contrats ne sont pas octroyés au même entrepreneur. C’est donc ça l’une des aberration totale de la nouvelle ville de Montréal ! Pourquoi ne pas s’entendre pour donner le contrat au même entrepreneur qui ferait tout en même temps ? Ou alors au mieux, s’arranger pour le faire en même temps ? RIDICULE, totalement ! Combien d’autres cas?

Le verdissement de Coca Cola fait parler !

Participation à l’émission Dutrizac, l’après-midi au 98,5 FM pour parler de verdissement de réputation ou Greenwashing ( Ça s’écoute ici). Encore. J’ai d’ailleurs fait un billet sur le sujet il y a trois jours.

On partait d’un article du Globe&Mail ce matin qui parle du verdissement de la compagnie et du lien avec sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Dans le cas de Coca Cola, c’est toujours et encore la même chose. Les compagnies annoncent des actions pour le futur alors que normalement on devrait mettre les actions en place puis les annoncer. Pourquoi attendre 2010? Mais des groupes environnementaux les accompagnent tel que mentionné dans l’article. J’ai tendance à ne pas tomber dans le cynisme complet puisque de telles compagnies ont un pouvoir d’achat énorme. Quand elle verdissent, c’est bénéfique pour l’ensemble du marché. Mais ne restons pas naïf et angélique devant ce récent besoin de respecter l’environnement.

Coca Cola a un gros problème : les bouteilles de plastique qui sont tout sauf écolos. Le recyclage n’est pas la panacée et rien n’est fait pour réduire le nombre de bouteilles utilisées. C’est bien beau de proposer une bouteille plus écolo en sucre et mélasse, mais c’est encore du plastique en majorité. Surtout quand on pense à l’eau Dasani (produit par Coca Cola) qui utilise l’eau du réseau d’aqueduc. Le plus écolo, c’est d’éviter l’eau embouteillée et non de recycler les bouteilles d’eau. Si Coca Cola renonçait à Dasani, ce serait une véritable action écolo…Les canettes et bouteilles en verre sont aussi plus facilement recyclables.

Au sujet des bouteilles en plastique, on remarque que moins de 20 % de ces bouteilles sont recyclées à l’extérieur de la maison et 57% à la maison. Ces chiffres viennent d’un excellent article de Catherine Dubé dans Québec Science de mai 2009.

D’ailleurs, un site internet vient d’être lancé par Ethiquette.ca, le site de la consommation responsable (très utile pour savoir si tel produit ou telle compagnie est vraiment écolo). Le site Ethipedia.net présente les pratiques d’affaires réellement durables sur le plan social et environnemental. Si les entreprises veulent s’inspirer, c’est là qu’elles trouveront les bonnes idées. On peut aussi faire affaire avec un consultant comme Jean-Sébastien Trudel qui vous indiquera les chemins pour devenir vraiment vert. Car ça ne s’improvise pas.

D’ailleurs, dans son dernier billet il parle du virage de (General Electric) GE. Il y a une entrevue avec le grand patron de GE, Jeffry Immelt, responsable de ce virage dans la Presse Affaires.

Les gens devraient aussi se fier aux certifications indépendantes : équitable de Transfair, biologique, LEED, FSC, etc. Pas aux certifications gérées par l’industrie.

Voler des plantes

Le retour de l’été marque un problème: le vol de plantes et fleurs. Régulièrement on m’en parle. Notre ruelle verte s’est faite voler un petit arbre. Les pots fleuris que nous installons dans la ruelle pour ralentir les voitures se sont voler durant la fin de semaine. Mon centre de yoga se fait voler les plus belles plantes qui ornent leur devanture. C’est quoi cette manie ?

Il faut vraiment avoir du toupet pour voler des plantes qui ne coûtent que quelques dollars. En plus je suis persuadé que ce ne sont pas les plus pauvres qui les volent. Et pourtant, tant de villes ou organismes donnent des plants, des semences. Profitez-en donc au lieu de venir vous servir dans nos plates-bandes.

Cela ne semble pas être une spécialité québécoise ou montréalaise puisque j’ai noté cette petite affiche (ne volez pas les roses) sur une plate-bande à Los Angeles. Et ce n’était pas dans le quartier le plus pauvre. Non pas du tout, c’était sur Sunset Boulevard.

Le Gala des Grands prix en images

Le Gala des Grands prix du journalisme indépendant de l’AJIQ a été filmé par Christian Aubry. Les vidéos de la remise de tous les prix se trouvent ici. Bravo !

Quelques semaines à L.A.

Je prépare un séjour de trois semaines dans la banlieue de L.A. en août et septembre. Je n’y pars pas vraiment en vacances mais je vais jouer à la gardienne de chats. Il y a pire dans la vie.

Je serai donc assez seule dans cette grande ville où je ne connais presque personne. Outre le fait que j’ai l’intention de visiter San Diego, la plage, le parc Joshua Tree, Palm Spring, la plage, les montagnes de Santa Monica, la plage et San Francisco, j’aimerais y vivre quelques expériences et rencontrer des gens intéressants. Par exemple des personnes impliquées en environnement d’une manière ou d’une autre.

J’ai aussi l’intention de trouver une manière de faire du yoga sur la plage. Ça doit être divin avec le bruit des vagues. J’aimerais trouver un groupe pour faire de la randonnée. Aussi aller visiter une île au large de L.A. dont m’a parlé Mariève. Je ne me souviens plus du nom…

J’aimerais bien profiter de ces trois semaines pour pratiquer sérieusement mon anglais. Ça pourrait être en échange de cours de français. Je suis une ancienne professeur de français langue seconde d’ailleurs. J’ai enseigné plus de 5 ans aux fonctionnaires du gouvernement fédéral lorsque j’habitais Ottawa !!! Petite anecdote. J’ai donné des cours au fonctionnaire qui a pensé la TPS…Fascinant!

Bref, vous avez des contacts, des noms ou des conseils, je les prends ! Merci !

L’obsolescence programmée!

Chaque fois que les grandes compagnies d’ordinateurs, de logiciels et de jeux vidéos annoncent leur nouveauté, j’ai envie de crier. Autant d’horreur que d’envie. Car en matière de gadget, je suis un paradoxe sur deux pattes!!! Car je les aime. J’adore les nouveautés. Ils me torturent.

Je me contrôle cependant et plutôt bien. J’essaye d’acheter usagé (mon Iphone de première génération qui permet de remplacer autant mon téléphone que mon agenda électronique et éviter l’achat d’un Ipod puisqu’il l’inclut). Je résiste également même si j’ai un Macbook acheté en janvier 2008. Je n’ai jamais craqué pour un Ipod ni pour la Wii, ni pour un quelconque autre jeux. Et poutant…

Une journée comme aujourd’hui me rend furieuse, quand je vois Apple sortir son nouveau Macbook, Macbook Pro et Iphone. Pourquoi toujours de nouveaux appareils ? Pourquoi ne pas seulement sortir des améliorations que l’on pourrait installer dans nos appareils qui dureraient 10 ans et plus? Des piles durables qui ne seraient pas bonnes à jeter au bout de quelques mois. Des disques durs externes utilisables sur tous les appareils jamais obsolètes.

Ils ne vont pas me faire croire qu’ils ne peuvent pas nous sortir un super appareil fonctionnel pendant au moins 10 ans ? S’ils sont si bons, qu’ils nous le prouvent!

En même temps, on parle de recyclage d’appareils, de compagnie qui fait un effort pour l’environnement. Mon oeil. De la poudre aux yeux. Le véritable effort serait de sortir un appareil fiable et durable. Ils sont les champions des appareils désuets au bout de six mois ou 1 an.

Le recyclage ce n’est pas la panacée, c’est une solution pour ne pas jeter mais ce n’est pas la solution idéale. Car si on recycle, cela veut dire qu’il a fallu fabriquer et utiliser des ressources naturelles. J’en parlais ici.

Bref si Apple veut vraiment être responsable et écologique, ils se sont trompés de chemin et ne font que du verdissement de réputation. Pire, ils utilisent le marketing de la manière la plus insidieuse. Je les déteste de s’amuser avec mon faible cerveau de consommatrice.

Me répéter tous les matins: je n’achèterai pas de nouveau Mac, ni Iphone, je n’achèterai pas de nouveau Mac, ni Iphone…..Penser aux déchets électroniques, la plaie (et le désastre) écologique de notre siècle.

Composter la litière de chat ?

On me parle beaucoup de compost ces temps-ci. Les gens semblent s’y mettre. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a un projet pilote de ramassage et il existe ce service (payant) de Compost Montréal.

Un super service mais il est dommage de constater que les compagnies de ramassage de déchets font des affaires d’or qui leur permettent de s’acheter des réseaux de télévision alors que les citoyens doivent payer pour composter !

Si je composte depuis plusieurs années, j’ai un truc qui remplit allègrement mes poubelles encore. Sans la litière de mes chats je n’aurai qu’un sac tous les 2 ou 3 mois ! Mais cette satanée litière remplit encore mes sacs. Car je ne peux pas la mettre dans mon petit composteur domestique. Il n’atteint pas une chaleur assez forte pour détruire et stériliser la litière. Mais je cherche un endroit qui fait du compost industriel pour éviter de l’envoyer dans les sites d’enfouissement. En connaissez-vous?

Tout le monde devient écolo?

Il semble que toutes les entreprises, tout le monde devient écolo en ce moment. Les annonces, les courriels que je reçois des relations publiques et autres se succèdent à un rythme effréné. Pourtant, je n’ai pas l’impression que ces changements sont réels et profonds. N’est-ce que du vernis superficiel?
En tout cas, j’ai du mal à en sortir des sujets intéressants. Il n’y a plus grande nouveauté. À part le WWOOFing dont parle Marie-Julie, et la mise en ligne du nouveau projet d’Ethiquette.ca, Ethipedia, des projets durables qui fonctionnent (j’en reparle), je n’ai pas de sujets nouveaux en tête? En avez-vous à me suggèrer ?

Stationnement réservé chez Mountain Equipment Coop


Intéressant le stationnement que réserve le magasin de plein air Mountain Equipment Coop aux véhicules hybrides ou de l’autopartage (Communauto). J’en ai profité aujourd’hui de retour d’une conférence à Sainte-Agathe-des-Monts.

Malheureusement tout le monde ne les respecte pas. Comme les stationnements réservés aux personnes handicapées. La Yaris c’est ma Communauto.

Christian Vanasse dans une parodie délirante de PKP

Neuf des quatorze gagnants des Grands prix (de gauche à droite): Steve Proulx, Marie-Ève Cousineau, Charles-Éric Blais-Poulin, Lili Marin, Me Normand Tamaro, David Murray, Aude Perron, Lisa-Marie Gervais et François Pesant (gagnant de deux prix).
Photo: Nicolas Ritoux

Grosse aventure pour l’Association des journalistes indépendants du Québec hier soir. Notre premier gala distribuant les Grands prix du journalisme indépendant ( la liste des gagnants est ici et photos ici). Superbe soirée menée de main de maître par un Christian Vanasse (humoriste québécois faisant partie des Zapartistes) en grande forme.

Le clou de la soirée fut son impayable et inimitable transformation en Pierre Karl Péladeau le grand patron de Quebecor. Certains membres de Ruefrontenac présents dans la salle se seraient laissés prendre au jeu tellement il paraissait réel ! Pour tout ceux qui s’intéressent au journalisme et à la situation de la presse, c’est à voir pour se faire peur. Car l’ironie semble parfois trop proche de la réalité entre les bas tarifs offerts aux pigistes, les contrats pourris, les cessions de droits et j’en passe…

Grâce à Christian Aubry vous pouvez en profitez et dégustez via You Tube ces 7 minutes de rire garanti et d’ironie. Sauf que la parodie semble parfois très proche de la réalité.

On tue encore des médecins aux États-Unis

L’actualité fournie des derniers jours a éclipsé une affreuse nouvelle, le meurtre du docteur Georges Tiller au Kansas. Ce dernier pratiquait des avortements. Horrible et totalement révoltant comme meurtre. Heureusement les réactions sont vives.

Une nouvelle qui nous prouve que les États-Unis ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver au pays libre qu’ils clament être. Est-ce qu’on tue les médecins à Cuba? Non même si la liberté de parole est totalement restreinte dans le pays de Castro. Je parlais hier soir avec une amie qui y a vécu durant un an. Son témoignage est éclairant.

Sauf que parfois la liberté de parole est aussi restreinte aux États-Unis. Essayez d’y critiquer l’armée, le patriotisme, le drapeau, etc. Lors de ma dernière soirée à Los Angeles, nous discutions de la situation économique avec des voisins autour du bain tourbillon. Les critiques pleuvaient. Une dame s’est approchée pour demander à Mariève que l’on parle moins fort et que l’on garde pour nous nos critiques car des enfants écoutaient. Vive la liberté d’expression!

Même chose lorsqu’un charmant et jeune serveur nous a dit qu’il s’engageait dans l’armée. Il ne comprenait pas ma surprise. Pour lui c’est normal de servir son pays. Bref, un point de vue différent qui se défend.

Mais que l’on tue des médecins, ça me rend folle. Si on est contre l’avortement car on affirme qu’il s’agit d’un meurtre, comment peut-on alors perpétrer un meurtre à notre tour.

Je ne vous apprendrais rien en disant que je suis pro-choix. Une cellule de quelques semaines n’est pas un bébé. De toute manière, une femme est maîtresse de son corps. Qu’elle décide, en couple ou non, de mettre fin à une grossesse est de ses affaires. L’important est d’avoir le choix. Ce que les femmes ont gagné depuis les années 60. Le choix. Celui d’enfanter ou non, celui de choisir le moment, celui de travailler ou non, celui de rester à la maison ou non, celui d’être en couple ou non. Bref, tuer un médecin est une limite au choix et à la liberté des êtres humains. Une insulte à la démocratie et à la liberté si chère au coeur des américains. Mais l’hypocrisie est reine au pays de Barack Obama.

Je vous recommande cette touchante lettre écrite par une femme qui s’est fait avorter par le Dr Tiller à 26 semaines de grossesse car le bébé était atteint de déficiences. On comprend par ses mots le choix déchirant et la grande humanité du docteur. Comme celle du Dr Morgentaler que j’avais interviewé en 1989 lorsque j’étais journaliste à La Rotonde et à CHUO. Une humanité et une grande tolérance se dégageaient de cet homme. Grandiose.

Louise Harel est-elle la meilleure candidate? Pas certaine…

Enfin. On aura une vraie et belle (je l’espère) campagne électorale à Montréal. La candidature de Louise Harel est une bonne nouvelle même si je reste persuadée que ce n’est pas la meilleure candidate. J’aurai aimé du sang neuf, quelqu’un qui ne vient pas finir sa carrière politique à Montréal mais qui la commence.

Ce début de campagne me permet de faire une petite mise au point. Puisque j’ai été identifiée à Vision Montréal et son fondateur Pierre Bourque durant 3 ans, je constate que certains n’ont pas réalisé que les années ont passés et que je suis maintenant journaliste.

Je ne le nie pas. J’ai été attachée de presse de Pierre Bourque de 2000 à 2003. J’étais donc partisane à ce moment là. Le jour où j’ai quitté mon emploi, j’ai aussi quitté la politique et la partisanerie. Depuis novembre 2003, j’ai coupé les liens avec Vision Montréal.

En plus, l’un de mes meilleurs amis, Carle Bernier-Genest est désormais conseiller municipal pour l’équipe de Gérald Tremblay. Je connais bien ma conseillère municipale, Carole DuSault. Je connais plusieurs personne de Projet Montréal dont Josée Duplessis. Bref, j’ai des liens partout mais aucun intérêt ni partisanerie.

Après presque 6 ans de sevrage, je crois maintenant être capable d’analyse objectivement la politique municipale. J’ai certaines convictions. Environnementales mais je reste totalement persuadé du bienfait des fusions pour un Montréal fort. Je pense que le gouvernement Charest a erré en permettant les défusions. Je pense que Louise Harel a un bon point en disant qu’il faut remettre de l’ordre dans la distribution des pouvoirs entre la ville centrale et les arrondissements. Maintenant reste à savoir comment cela se passera.

Le plus triste dans tout ça est la séparation toujours aussi linguistique qui sévit à Montréal. The Gazette oppose déjà une fin de non-recevoir à Louise Harel. J’avoue que la meilleure manière de réveiller les monstres fusion-défusion de la campagne de 2001 était d’avoir une candidate comme elle. C’est un peu comme si Pierre Bourque revenait à la tête de Vision Montréal. La réaction de la communauté anglophone serait semblable.

C’est pour ceci que je ne suis pas certaine du tout que Louise Harel est la meilleure candidate. J’aurai préféré une Isabelle Hudon par exemple. Quelqu’un qui n’a pas l’historique de Louise Harel. Et je pense que Gérald Tremblay doit passer le flambeau. Deux mandats sont suffisants.

Les massacreurs d’arbres à l’oeuvre

Des arbres, des vrais


Et les arbres « émondés »

Triste

Avant
Quelques minutes plus tard, après
À l’oeuvre
Avant, à 10h
Après à 11h30

Avez-vous vu les arbres qui passent par les sécateurs des émondeurs embauchés par Hydro-Québec? Totalement éventrés, décharnés et défigurés.

J’en ai un exemple probant devant chez moi. Ils sont actuellement à l’œuvre sur ma rue. Ce matin j’ai donc pris une photo de l’arbre avant. Je viens de sortir sur mon balcon pour constater les dégâts. Épouvantable. Pauvre arbre. Sans compter les nombreux dégâts que les employés engendrent sur les plantes-bandes que les citoyens entretiennent à leurs frais.

Ils restent deux arbres à décapiter. J’ai peur.

Mise à jour: j’ai eu raison, le dernier arbre a été décapité. J’ai aussi ajouté quelques photos d’arbres défigurés croqués dans le quartier ainsi que des arbres qui ont la chance de ne pas se trouver sur le chemin de fils électriques. Quand investirons-nous dans l’enfouissement des fils. Cela évitera les coûts d’émondage, d’entretien et surtout les nombreux coûts de réparation…À long terme, je me demande si nous ne sommes pas gagnants.

Qu’attend-on pour interdire les sacs ?

Après Loblaws, Metro, IKEA, c’est maintenant au tour de Home dépot de facturer 5 cents pour un sac en plastique. Cette mesure me laisse perplexe. Qui empochera les profits d’une telle mesure? Pourquoi les entreprises ne propose tout simplement plus de sacs?
Quand Home Dépôt affirme que:
«Les profits générés par cette initiative seront utilisés pour soutenir des projets communautaires et de développement durable par le biais de la Fondation Home Depot.», on applaudit mais encore une fois c’est dirigé vers une fondation de la compagnie.

La solution de IGA qui a créé un partenariat avec le Jour de la Terre l’année dernière semble plus viable et sérieuse.

Je pense aussi que ces mesures sont très hypocrites car les supermarchés et magasins offrent sur leurs tablettes de nombreux produits suremballés et peu durable. Un exemple récent? Les serviettes en papier et les gobelets jetables trouvés chez IKEA sont loin de la réputation d’entreprise écolo que revendique le marchand de meubles suédois.