Qu’attend-on pour se rebeller?

Les compressions à Radio-Canada me touchent. On nous enlève une excellente émission comme Macadam Tribus et bien d’autres. On enlève des moyens à de nombreux artisans de l’information qui ne pourront plus faire leur travail aussi efficacement. Les conservateurs doivent être contents.
Qui a dévoilé le terrible impact des sables bitumineux?
Mais il y a plus. On dirait que la population ne veut plus de journalistes. Que l’information passera par une ptite visite sur le web? Sauf que jusqu’à maintenant le web s’alimentait allègrement du travail des journalistes. Moins il y aura de journalistes (car des centaines perdent leur emploi et leur moyens), moins l’information sera fournie. L’Internet aussi perdra de sa substance.
Quand je lis que des journalistes n’achètent plus de journaux papier et ne s’informe que gratuitement sur Internet, je pense qu’il se tire dans le pied. Un peu comme les couturières québécoises qui achètent leur vêtements fabriqués en Chine chez Wal Mart…
La crise frappe de plus en plus fort. Avec les compressions à Radio-Canada, elle prend un visage quand on sait que telle émission est coupée, tel animateur, etc. Je ne sais pas quel est l’avenir du journalisme et de nos sociétés. J’espère simplement que le pouvoir sera repartagé équitablement entre le citoyen et les dirigeants.
À lire les livres de Hervé Kempf et de Claude Béland qui en parle à Christiane Charette. Édifiant. Car notre société doit vraiment changer et se préoccuper plus de l’essentiel, des gens et de l’environnement au lieu de ce sacro-saint dieu qu’est l’argent.
J’en parle aussi sur Branchez-Vous.