L’éternelle discussion sur la mort des journaux…

Encore des billets et discussions sur la mort des journaux et la montée du web. D’un côté Michelle Blanc et plusieurs autres, de l’autre Jean-François Codère et plusieurs autres comme Tristan Péloquin également. Je les lisais depuis plusieurs jours et je méditais là-dessus. La j’écris, car on tape un peu trop facilement sur les journalistes…

Bien entendu, je le suis, journaliste donc je ne suis pas objective. Mais comme le mentionne Jean-François, ceux qui enterrent le journalisme papier ne le sont pas plus. Car ce sont des personnes qui travaillent dans le domaine du web. Leur intérêt est de voir grossir le web.
Je pense comme Jean-François qu’on ne peut passer à côté du web. La preuve, j’ai un blogue perso, je blogue sur Branchez-vous, j’écris sur Workopolis, Ellequebec.com, j’utilise Facebook et Twitter. Je lis aussi beaucoup d’info sur le web. Le web est un outil indispensable mais pourquoi se débarrasser automatiquement et surtout totalement de ce qui existe déjà ? Évidemment des journaux et des magazines vont mourir ou virer Internet comme l’a fait le Christian science monitor.

Car je tiens à mon journal papier, je tiens à mes revues papier, je tiens mordicus à mes livres. Pourquoi ? Car je passe ma journée devant un écran pour mon travail alors j’aime changer pour relaxer et passer à un autre support comme le traditionnel papier. Tout simplement. Suis-je la seule?

Par ailleurs, le journalisme est un métier et le journalisme doit survivre. Tout comme être spécialiste du web, être un graphiste, être un animateur, être un directeur de groupe environnemental, être un policier, être un nutritionniste, être un bucheron, être un soudeur, etc.

Le journalisme s’abreuve naturellement du web, de l’information citoyenne, de twitter, de facebook, etc. Sauf que le métier du journalisme est de douter, de vérifier, de chercher, de trouver, de vulgariser et de transmettre l’information. C’est un métier que plusieurs pratiquent du mieux qu’ils peuvent dans les conditions actuelles. Je le sais, c’est ce que je fais.

Certains journalistes sont aussi blogueurs, certains blogueurs deviennent des journalistes tant leur travail est respectable mais d’autres non. Le blogue est parfois du journalisme mais pas tout le temps. Il faut savoir tracer la ligne.

L’AJIQ l’a fait. L’association, dont je siège sur le CA, est l’une des premières associations de journalistes à avoir inclus l’Internet dans le type de média accepté pour les Grands prix du journalisme indépendant. Si ce n’est pas s’ouvrir au web et accepter les changements ça? L’AJIQ a un blogue et a revampé son site Internet. Notre bulletin, l’Indépendant, dont je m’occupe est distribué par courriel, bien sûr.

L’Internet représente l’avenir, certes, mais ce n’est pas une raison pour éliminer complètement le passé et remettre dans la balance le métier de journaliste. Un métier, un vrai qui change avec la technologie mais qui survivra. Car sans journaliste, où irons-nous?

Un nouveau répertoire pour les journalistes indépendants

L’association des journalistes indépendants du Québec est en feu. Je viens d’être réélue sur le CA et nous travaillons très fort pour améliorer la situation des journalistes indépendants au Québec.
Nous venons d’ailleurs de lancer le nouveau Répertoire des journalistes indépendants. Je viens de mettre en ligne un billet pour expliquer ce service.
Pour en savoir plus sur nos nombreuses actions et activités en 2008, il suffit de lire le très complet rapport du président, Nicolas Langelier.

Pour diminuer sa consommation d’eau

Guy Laliberté en a parlé hier à Tout le monde en parle. Mais je crois qu’en mettant l’emphase sur l’ailleurs, les pays en voie de développement, on rate la cible. On déculpabilise les citoyens qui ne se rendent pas compte que notre eau, ici au Québec est aussi en danger.
J’en parle plus sur Branchez-vous.

En passant, voici quelques gestes pour chouchouter notre eau. Eau Secours en propose plein d’autres.
-Diminuer sa consommation de viande par exemple car selon les chiffres de l’ONU la production de blé demande beaucoup moins d’eau que celle de la viande.

-Éviter les produits qui contaminent l’eau : phosphate et autres produits chimiques qui s’infiltrent dans les nappes phréatiques ( produits nettoyants, détergents lave-vaisselle etc. l’agriculture…)

-Diminuer sa consommation. On n’arrose pas la neige pour la faire fondre, ni le trottoir.
On s’installe un baril récupérateur d’eau dans le jardin pour arroser pelouse et plantes.

En avez-vous d’autres?