Quebecor remet les pendules à l’heure

Pour contrer RueFrontenac, la direction de Quebecor a mis en ligne un site internet l’heure juste. Il y manque une section.

J’aimerai bien avoir l’heure juste sur les contrats pourris qui dépouillent les journalistes indépendants de l’ensemble de leurs droits dans le monde entier. Tout ça en les payant avec des tarifs au feuillet parmi les plus bas de l’industrie.

J’ai eu beau chercher mais il n’y a rien la dessus. Quebecor pourrait au moins s’expliquer de la manière archaïque, cavalière et ignoble dont elle traite les journalistes indépendants pigistes…Car le contrat est imposé, non négociable. En plus de nous dépouiller, on nous l’enfonce dans la gorge.

Des textes des pigistes du Ici dans un Journal en lock-out

Un billet de mon collègue André Dumont sur ce que l’AJIQ craignait depuis que Quebecor force ses journalistes pigistes à signer un contrat minable. Les textes des pigistes sont repris dans un Journal de Montréal en lock-out les transformant en briseurs de grève contre leur volonté…
Triste à mourir. Sauf qu’aucun syndicat n’aurait offert un 72 % du montant de leur contrat aux journalistes pigistes…

Richard Martineau anime Tout le monde en parle

Je prends le verbe animer dans tous les sens du terme. Parfois il prenait la place de Guy A. Lepage, parfois il animait drôlement la discussion.

Tout ce que je peux dire c’est que Richard Martineau ne représente absolument pas les journalistes indépendants qui étaient totalement absents hier. Si plusieurs se questionnaient de l’absence de la partie patronale, ce n’est pas mon cas. Je trouve qu’elle était très bien représentée par Martineau et Patrick Huard. Tandis que les journalistes pigistes, encore une fois, ce sont les dindons de la farce.

Personne n’a réagi lorsque le président du syndicat, Raynald Leblanc a souligné que «Les pigistes, vous n’êtes pas là parce que vous êtes bons, mais parce que vous n’êtes pas chers». Une phrase qui montre comment on nous juge. Il est vraiment temps qu’une loi comme celle pour les artistes nous garantissent un cachet minimum et une négociation collective, comme pour l’UDA. Les journalistes indépendants sont les seuls qui n’ont pas ce droit.

Seul point que j’accorde à Martineau. Lorsqu’il dit que le syndicat demande la solidarité mais n’a jamais mais jamais levé le petit doigt pour défendre des journalistes indépendants et s’inquiéter de leur situation. Au contraire, comme je l’ai souligné plusieurs fois, les syndiqués nous traitent parfois (pas toujours) de sous-journalistes. Minute.

Sauf que je ne suis pas solidaire en échange d’une quelconque solidarité ou remerciements du syndicat (même si ce serait agréable) mais parceque c’est mon choix. Je préfère vivre en accord avec ma conscience et mes valeurs.

Ah, dernière chose. Je suis vraiment tannée qu’on oublie que Geneviève Lefebvre, LA première chroniqueuse qui a quitté le Journal en décembre à cause du lock-out qui s’en venait. Guy A. Lepage ne l’a pas citée dans la liste des solidaires, RueFrontenac l’oublie aussi, Martin Croteau aussi ce matin. Je vais partir le club des solidaires de Geneviève…
J’en parle sur Branchez-Vous.