Rue Frontenac est en ligne

Et ça l’air très intéressant. Je remplacerai donc mon abonnement au Journal de Montréal que j’ai annulé samedi par la lecture de Rue Frontenac.com le site de nouvelles des employés en lock-out du Journal de Montréal.

On y apprend qu’un employé du quotidien gratuit 24heures a quitté son poste après s’être aperçu que son travail était repris dans le Journal de Montréal. Le transformant en scab malgré lui.

Vraiment une belle initiative. Mais parlons de l’avenir. Devrait-on y payer un abonnement ? Pour montrer ce que pourrait être le futur des nouvelles et des journalistes. Car les nouvelles gratuites ne feront pas des journalistes bien payés. Il faut vraiment se pencher sur les solutions comme l’a mentionné le président de l’AJIQ, Nicolas Langelier, lors d’une discussion sur le journalisme à l’émission Christiane Charette.

La responsabilité des politiciens dans les problèmes journalistiques

Excellent texte du professeur Marc-François Bernier sur la responsabilité des politiciens dans le conflit chez Quebecor et les contrats inacceptables de TVA Publications. On peut le lire ici.

Liens entre produits chimiques et cancer du sein?

J’en parle sur MaTerre.ca

Du smog en hiver ? À qui la faute ?

Montréal vit une période de smog. François Cardinal parle des effets du chauffage au bois ce matin dans La Presse. Des experts soulignent que c’est la raison du smog et non les automobilistes qui font tourner sans fin leur véhicules pour les réchauffer. Avec de tels commentaires, les automobilistes vont s’autoriser à laisser tourner le moteur en se disant que ce ne sont pas eux les responsables mais le chauffage au bois. Les deux sont responsables. J’en parle sur MaTerre.ca.

Obama fait table rase des politiques de Bush

Ça roule depuis une semaine à la Maison blanche. Barack Obama agit très rapidement et ne perd pas de temps. J’en parle sur Branchez-Vous.

Que doivent faire les pigistes….

Épouvantable la situation du Journal de Montréal pour les pigistes.

Je parle des journalistes et chroniqueurs, pas des professionnels qui écrivent comme Martin Brodeur, Jacques Demers, Julius Grey, etc. Ces derniers ne sont pas des professionnels de l’écriture.

Comme le soulignait le commentaire de Pascale dans mon autre billet, c’est pas évident pour des permanents de voir des gens dont ce n’est pas le métier venir écrire à leur place. Est-ce que les journalistes s’improvisent avocat ? joueur ou entraîneur de hockey ? Non.

Ceci dit, je parle des chroniqueurs comme Richard Martineau. Ce dernier écrit ce matin qu’il continuera à écrire pour le Journal pendant le lock-out. Il souligne, à juste titre, que le syndicat n’a jamais rien fait pour lui, pourquoi se mêlerait-il de ce conflit ? Il n’a pas tort. Si le Journal décidait de supprimer sa chronique, le syndicat ne lèverai pas le petit doigt pour lui. Il n’aurait pas droit à une cenne. Rien.

Comme je le mentionnais dans un autre billet, la non-solidarité et le mépris qu’affichent certains (je dis bien certains, pas tous) journalistes permanents et syndiqués envers les pigistes est triste.

La situation des pigistes est donc problématique car ils sont pris entre l’arbre et l’écorce. La majorité n’est pas riche, n’a pas de fabuleux cachets et travaille souvent à des tarifs dérisoires. Certains font donc comme Martineau et ne change rien.

D’autres font comme Geneviève Lefevbre et arrête de faire quelque chose qui leur plaisait, une passion, un contrat qui leur rapportait quand même un peu d’argent. Rappelons que les pigistes comme Geneviève qui ont volontairement démissionné n’ont droit à rien. Nada, pas un sou de la part du syndicat. Le fond de grève des pigistes n’est pas de deux ans mais souvent de quelques semaines. Geneviève, et d’autres, ont des principes et perdent de l’argent pour s’y tenir. Bravo. Le syndicat devrait les remercier. L’ont-ils fait?

Pour ces raisons, je ne me permettrai pas de juger les pigistes comme Martineau qui décide de continuer à écrire. Pour certains il s’agit d’un revenu essentiel. C’est tout. Il est vrai que Martineau ne semble pas en manque d’argent mais bon je n’irai pas, comme Richard Therrien, jusqu’à le condamner ni à l’admirer.

En passant, allez lire le commentaire à la fin du communiqué de l’AJIQ. Que faire quand ton revenu tout entier dépend d’une seule compagnie ? C’est pour ceci que je diversifie mes sources de revenus et que je développe ma polyvalence. Pour protéger ma liberté et mon indépendance.

Finalement, je ne suis pas d’accord avec les pigistes qui se transformeraient en scabs et commenceraient maintenant à écrire pour le Journal. Il y a des principes auxquels je tiens fermement. J’ai écrit ici ce dont je rêverai pour un monde plus juste et surtout plus solidaire…Car j’y crois en la solidarité.

Ça joue dur

Patrick Lagacé se demande pourquoi les lock-outés du Journal de Montréal n’ont pas encore publié de nouvelles sur le site ruefrontenac.com. J’avoue que moi aussi j’aurai aimé qu’ils nous y embarquent vite. Ce n’est pas très sorcier d’écrire des textes, surtout pour des professionnels bien entraînés.

Ce matin, je feuilletais le journal dans le studio de 98,5 FM et je notais que de nombreux journalistes devenus cadres écrivaient, Mathieu Turbide, Sébastien Ménard, Marc Pigeon, etc… Comme le mentionne Michel Dumais. Bonjour les relations humaines et amicales dans un tel contexte…Ce dernier prévoit aussi la mort du Journal qu’on connait si le lock-out dure trop longtemps…À suivre.

Sauf que lorsque je suis arrivée à la section Arts et spectacles, aucun texte n’était signé. C’était seulement indiqué Journal de Montréal. D’ou viennent ces textes ? De l’agence QMI ? Du journal 24heures ? Du Ici dont les pigistes ont dû, pour continuer à y écrire, signer le même contrat envoyé par TVA Publications à ses pigistes. Un contrat qui oblige le pigiste à céder l’ensemble de ses droits d’auteur et moraux pour le monde entier, (ils n’ont pas osé mentionner la galaxie?), et qui transformerait ainsi ce pigiste en scab…
Quelle merde \!

Les journalistes en lock-out pourrait vérifier les textes pour savoir s’ils sont repris d’un autre journal de l’Empire ? Allez on veut des enquêtes!