Le point sur le contrat de TVA Publications

Je vous ai longuement et souvent parlé du contrat de TVA Publications que je ne signerai pas. Car il est ignoble et que je ne peux le signer à cause de mon contrat avec Copibec. Je suis la seule qui en parle publiquement pour le moment car je suis sur le CA de l’AJIQ, et puis ce n’est qu’un seul article en cause, une seule collaboration et des principes auxquels je tiens. Malgré le fait que j’aimerai bien écrire pour Clin d’Oeil. Tant pis.

Sauf que le couteau devient un peu plus coupant sous la gorge de certains pigistes (beaucoup m’écrivent et ne veulent pas signer mais tiennent à rester anonymes par peur de perdre des contrats) qui travaillent pour TVA Publications et ses revues ( TV Hebdo, Clin d’Oeil, Star Système, 7 Jours, Dernière Heure, Le lundi, et plus). Mais on ne sait rien car toutes sortes de rumeurs circulent. On les presse de signer, sinon, sinon ? Devinez, il y a de grandes chances qu’ils n’écrivent plus pour TVA Publications.

Et devinez pourquoi les pigistes ont peur, c’est parce que s’ils perdent ce client – qui en est un gros pour la plupart – ils perdent beaucoup. « Les pigistes veulent bien être solidaires des lock-outés, mais nous, on n’a pas 72% de notre salaire qui nous attend quand on perd tous nos contrats. Certains signent parce qu’ils n’ont pas d’autres options et veulent se nourrir et payer leur loyer. On aimerait sentir l’appui des syndiqués, avec qui nous ne sommes PAS en compétition, contrairement à ce que certains veulent faire croire », me disait une pigiste qui souhaite garder l’anonymat.

Sauf que lorsque les pigistes signent, ils diminuent leurs conditions de travail et mettre en péril leur avenir, notre avenir. Honnêtement, de mon côté, je préfèrerai aller travailler dans un dépanneur pour subsister.

La Presse aborde succintement le sujet ce matin à la fin de cet article. Le Devoir en a parlé, une chance. La FPJQ a timidement protesté. Branchez-Vous aborde le sujet ce matin avec l’histoire de Michel Vézina qui a été démissioné du Ici car il refusait de signer un contrat semblable.Les lock-outés du Journal de Montréal non plus n’en ont pas parlé dans RueFrontenac.com alors que cette signature de contrat est directement lié au lock-out. Alors quoi ? Réveillons-nous. Les pigistes de TVA Publications sont menacés mais tout le monde se tait ?

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4 Réponses

  1. wouaf!je viens d’aller lire le communiqué de l’AJIQ. Ils se sont empirés! Lorsque j’étais pigiste pour TVA Publications (j’avais commencé pour leur prédecesseur et suis restée pigiste quelques mois après le passage à TVA Publications) il y avait déjà un libellé du genre sur le bon de commande (chaque article avait son bon de commande) mais ce n’était vraiment pas si brutal que cela!!! Cela dit c’était déjà contre mes principes et pas correct, mais j’avais 22 ans et j’étais tellement contente d’être publiée… et tellement jeune et innocente!

  2. Bonjour Cécile, Cette situation est très difficile pour le profession. Surtout pour les pigistes. En tout cas c’est le point de vue de la problématique qui m’intéresse. J’aime l’honnêteté de Boisvert lorsqu’il évoque clairement son statut de journaliste syndiqué avant d’analyser le problème. Richard Martineau a un « bon point » lorsqu’il dit qu’il n’y a pas un syndiqué qui va se battre pour ses droits. C’est son raisonnement de fournisseur qui hélas fait défaut. Il n’y a pas un cr… de syndiqué qui ne se soit jamais battu pour un contractuel. J’ai collaboré avec La Presse come avec le Journal. Quand ce fut terminé dans les deux cas ça a été : Merci bonsoir! La sauvagerie des patrons, on la connait mais on a pas de recours. Cela ne signifie pas que je ne crois pas au boycott mais est-ce qu’on peut imaginer que si la situation se règle, les syndicats pensent aux autres. Chaque ouvrier exploité a derrière lui un ouvrier plus exploité encore: sa femme disait Rosa luxembourg. J’ai envie de paraphraser aujourd’hui et de dire Chaque journaliste exploité a derrière lui un journaliste plus exploité encore : le pigiste. Marie Sterlin

  3. J’aimerais bien lire l’article du Devoir, mais il est réservé aux abonnés… En substance, que dit-il?Merci!

  4. Je crois que ce n’était pas la meilleure année pour devenir pigiste… :-\ Mais je ne me défie pas pour autant. Il est triste de voir que l’information de nos jours soit passé d’une information actuelle à une information acheté. Par ceux qui ont le plus d’argent on s’entends.J’aimerais bien voir les journalistes du Journal de Montréal rejoindre les rangs des pigistes et se faire embaucher en tant que tel à l’article. Parce qu’après tout, un journal sans véritable journaliste, c’est un publi-sac avec moins de contenu.C’est ridicule de voir les contrats des pigistes de nos jours et pas seulement pour les journalistes, mais aussi pour les recherchistes en milieu télévisuel et plusieurs autres.Je serais curieux de voir si Jean Charest serait près à mettre ses culottes et à faire passer un messaqe semblable à celui d’Obama pour les gros chats de Wall Street.Ce qui est dommage, c’est que la « haute société » est rendu une société à chiffre qui ne tiens pas comptes de ce qui arrive sur le terrain. C’est pourquoi pour le moment je dis « À plus tard » et je vais justement payer mon loyer en réparant des ordinateurs. Mais ce que j’aimerais voir c’est la création d’un conseil de média indépendant qui serait capable de faire valoir les droits de ses journalistes tout en écrasant les « journal de Montréal » de ce monde.- Sébastien

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