Lock-out au Journal de Montréal

Ça va mal dans le monde des médias. Semaine folle (avec le contrat épouvantable de TVA Publications dénoncé par l’AJIQ) qui se termine par le lock-out au Journal de Montréal. Est-ce que la semaine commencera par la même chose à The Gazette?

Je pensais remplacer mon abonnement au Journal par The Gazette. Ben non. Pour information, je ne suis pas abonnée au Devoir car ma voisine l’est.

Donc ce matin, j’ai appelé au Journal pour annuler mon abonnement. (Je ne suis pas la seule, ma collègue pigiste Gina Desjardins a aussi annulé son abonnement et résume la situation par un excellent billet sur le sujet). Je les ai prévenus que si on me l’envoyait gratuitement, je le renvoyais par la poste. Ou alors je ferai un envoi groupé payable par le destinataire à Quebecor. Je ne lirai pas un tel Journal. C’est tout.

Par ailleurs, je viens d’envoyer un courriel à la directrice des communications des Intouchables, ma maison d’édition, pour lui dire que je refuserai toute demande venant du Journal de Montréal et que je ne voulais pas qu’on leur envoie l’un de mes livres. Je sais que je ne suis pas du tout une vedette de l’édition et que ça n’aura pas de grosses incidences mais c’est l’un de mes petits gestes. Question de principe.

Des principes que j’aimerais voir aussi du côté des journalistes permanents envers les journalistes indépendants et les pigistes qu’il est souvent de bon ton de critiquer, d’accuser d’être des voleurs de job, de faire baisser la qualité de l’information. Minute. Je réclame de la solidarité en retour de la part des permanents.

On peut lire ceci dans l’article de Paul Cauchon du Devoir du 21 janvier dernier : « Dans ce contexte, «pourquoi recourir à la sous-traitance? Pourquoi diminuer la qualité rédactionnelle?», s’interrogeait hier Louis-Serge Houle, responsable des communications à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). »

Très insultant. Comme si recourir à des journalistes indépendants ou chroniqueurs pigistes diminuait la qualité d’une publication.

En attendant les lock-outés s’exprimeront via un site Internet, rue Frontenac.

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6 Réponses

  1. Merci Cécile d’oser parler enfin du respect que les indépendants (pigistes) aimeraient avoir des permanents. En effet, il est possible de choisir d’être pigiste et il serait faux de croire que tous les pigistes ont ce statut parce qu’ils ne pourraient trouver leur place dans une salle de rédaction digne de ce nom.Plusieurs journalistes indépendants que je connais ont choisi la liberté et, bien entendu cette liberté a un prix qui est, malheureusement, de plus en plus élevés. Je persiste à croire que c’est ensemble, permanents et pigistes, en se donnant mutuellement un appui et en se respectant, que l’on pourra un jour faire avancer les choses.C’est bien beau de demander l’appui des pigistes ou des indépendants, mais quand avons-nous reçu un appui des permanents. Que celui qui a eu cette chance se lève et le crie haut et fort. Je suis tout à fait prête à faire amende honorable…

  2. Personne ne souhaite insulter les pigistes ici. cependant, là où ça nous met en rogne, c’est lorsque le Journal engage des chroniqueurs/pigistes à l’extérieur, alors que des journalistes permanents pourraient aussi bien faire le travail. Mais, là où c’est encore plus fâchant, c’est quand le Journal engage des gens qui n’ont pas d’autres formation pour écrire que leur statut de vedette, politicien, humoriste…etc. alors qu’on se « débarasse » littéralement de ceux et celles qui ont fait la crédibilité du Journal au fil des ans, comme Michel Auger, Michel C. Auger, Franco Nuovo, Patricl Lagacé…pour ne nommer que ceux là (et paraphraser un de mes très gentils collègues qui a si bien parlé l’autre jour en assemblée).Et pour votre info, Pigistes et chroniqueurs indépendants, sachez que les journalistes du JDM n’iront pas se mettre en compétition avec vous pour des contrats de pige. Nous avons suffisamment de travail à faire avec le piquetage et l’exercice de notre métier par le biais du merveilleux site http://www.ruefrontenac.com. N’ayez carinte! Nous saisissons très bien le sens du mot solidarité 😉

  3. J’ignore comment ce conflit se terminera. Je souhaite bonne chance à tous les artisans du journal. Je viens de passer par frontenac.com . Je retournerai vous voir.

  4. Je lis les articles et les commentaires sur ces lock-out dans les journaux, et c’est clair que Québécor gagnera si ca continue dans ce sens. Ne voyez vous pas que tout est stratégiquement bien pensé? Le journal de québec, maintenant le journal de montréal. On prend chacun des journaux un a un, parce que lorsqu’on divise les forces, il y a moins de résistance. Au lieu de se plaindre des uns et des autres, raliez-vous! Pigistes ou permanents, peu importe de quel journal vous venez! QU’attende les autres journaux pour devancer québécor et se mettre en grève? Ce n’est qu’en s’unissant que vous gagnerez des conditions acceptables!

  5. Les journalistes du JdM ont un salaire moyen de 88 000 $, et ont tendance à dénigrer les pigistes qui eux se contente de maigres cachets pour vivre. J’ai du mal à comprendre pourquoi je devrais me sentir solidaire des salariés du JdM … Pour répondre à Pascale, j’ai du mal à croire que le JdM ait montré la porte à Nuovo et Lagacé. Franco Nuovo a clairement dit à la radio Radio-Canada qu’il ne souhaitait pas réintégrer le journal.

  6. Ce n’est pas une solidarité envers les salariés du JdeM qu’il faut, mais bien une solidarité de tous les journalistes! Aujourd’hui, c’est le Journal de Montréal, qui te dit que demain, ce ne sera pas ton journal anonyme? Parce que vous croyez que Québécor va s’arrêter la? On a tous une petite pensée magique, que ca peut pas nous arriver et bla bla bla. Pendant que l’on s’envoie des boulettes entre confrère de travail (Il gagne trop. L’autre, c’est pas une vrai journaliste. Ben, la, on peut pas les aider, ils sont pas dans le même syndicat que nous, etc.) , on oublie le président de québécor qui lui fait passer ses nouvelles contraintes. Tout le monde perd au change. Bref, on s’attaque entre nous au lieu de rallier nos forces et s’attaquer a celui qui a vraiment foutu la merde et a celui qui a vraiment le pouvoir du changement.

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