Les journalistes français s’organisent et dénoncent

Nous vous parlions de ce site internet dans le dernier numéro de l’Indépendant, celui des Incorrigibles, des pigistes français. On y trouve un billet sur une proposition pour les pigistes en France. À quand la même chose ici ?

Aussi la journaliste indépendante Gina Desjardins a posté plusieurs vidéos qui viennent de France sur son blogue. Des vidéos qui présentent la réalité des employés permanents, des photographes mais aussi des pigistes…À faire frémir. Elles sont ici et reflètent également ce qui se passe au Québec.

On constate que devant la gravité de la situation des journalistes, photographes, recherchistes et toutes les personnes qui travaillent dans le domaine, les Français ont décidé de s’unir, permanents et pigistes. C’est ainsi qu’est né le Rassemblement des associations de journalistes. Car l’union fait la force !

Les commentaires sont fermés ici, mais ouvert sur le blogue de l’AJIQ où le billet original se trouve.

Lock-out au Journal de Montréal

Ça va mal dans le monde des médias. Semaine folle (avec le contrat épouvantable de TVA Publications dénoncé par l’AJIQ) qui se termine par le lock-out au Journal de Montréal. Est-ce que la semaine commencera par la même chose à The Gazette?

Je pensais remplacer mon abonnement au Journal par The Gazette. Ben non. Pour information, je ne suis pas abonnée au Devoir car ma voisine l’est.

Donc ce matin, j’ai appelé au Journal pour annuler mon abonnement. (Je ne suis pas la seule, ma collègue pigiste Gina Desjardins a aussi annulé son abonnement et résume la situation par un excellent billet sur le sujet). Je les ai prévenus que si on me l’envoyait gratuitement, je le renvoyais par la poste. Ou alors je ferai un envoi groupé payable par le destinataire à Quebecor. Je ne lirai pas un tel Journal. C’est tout.

Par ailleurs, je viens d’envoyer un courriel à la directrice des communications des Intouchables, ma maison d’édition, pour lui dire que je refuserai toute demande venant du Journal de Montréal et que je ne voulais pas qu’on leur envoie l’un de mes livres. Je sais que je ne suis pas du tout une vedette de l’édition et que ça n’aura pas de grosses incidences mais c’est l’un de mes petits gestes. Question de principe.

Des principes que j’aimerais voir aussi du côté des journalistes permanents envers les journalistes indépendants et les pigistes qu’il est souvent de bon ton de critiquer, d’accuser d’être des voleurs de job, de faire baisser la qualité de l’information. Minute. Je réclame de la solidarité en retour de la part des permanents.

On peut lire ceci dans l’article de Paul Cauchon du Devoir du 21 janvier dernier : « Dans ce contexte, «pourquoi recourir à la sous-traitance? Pourquoi diminuer la qualité rédactionnelle?», s’interrogeait hier Louis-Serge Houle, responsable des communications à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). »

Très insultant. Comme si recourir à des journalistes indépendants ou chroniqueurs pigistes diminuait la qualité d’une publication.

En attendant les lock-outés s’exprimeront via un site Internet, rue Frontenac.