Honte à TVA publications

Depuis hier donc, le contrat envoyé par TVA publications fait les manchettes. Steve Proulx en a fait un billet suivi par Steve Faguy.

Demain l’AJIQ publiera un communiqué afin d’établir sa position contre ce type de contrat. Je prends position dès aujourd’hui puis je suis l’une de ses pigistes qui a reçu le contrat.

En attendant, je vais faire ce que je prêche et je ne signerai pas ce contrat. Car je suis dans la même position que les pigistes de TVA publications. J’ai écrit un texte pour Clin d’oeil. J’ai reçu le contrat. J’ai envoyé ma facture mais pas le contrat signé. Je compte bien être payée pour le travail effectué mais je ne pourrais jamais accepter un tel contrat qui nous demande de TOUT céder. Inacceptable.

Plusieurs autres pigistes m’ont contactée et sont dans la même position. La majorité refuse de signer un tel contrat. Je dois dire que la solidarité est importante dans un tel dossier. Un dossier qui ressemble d’ailleurs à celui du ICI. Je vous invite d’ailleurs à consulter les deux communiqués issus à ce moment.

J’encourage toutes les personnes concernées à me contacter par courriel, à ne pas signer, à résister. Il en va de notre crédibilité et dignité. Car oui nous le pouvons, oui nous le devons. Choisissons l’espoir et la lutte au lieu de la peur et de la résignation. En ce jour d’espoir, soyons inspirés. Je le répète en anglais : YES WE CAN !

Le sauveur est enfin arrivé!

En cette première journée de retour à la vie de pigiste, et quelle journée, un hasard dû à Christian Côté et son choix de date de retour de vacances, je déguste l’arrivée d’Obama devant ma télévision avec mon ordinateur sur les genoux. Je ne pouvais parler d’autre chose que d’Obama sur Branchez-Vous.

Journalisme à la pige 101

Je ne répéterai pas ce que j’ai dit ici sur le blogue de l’AJIQ et ce qu’écrit en long et large Marie-Julie Gagnon. Je vous renvoie plutôt à son billet si vous voulez en savoir plus sur le métier de journaliste indépendant.
Et je vais répéter ici ce que j’écris dans les commentaires :

Tu couvres pas mal tout. Je rajouterai de refuser de travailler pour des peanuts, c’est à dire moins de 100 $ le feuillet en général, ce qui est le cas de trop de pigistes, de ne pas céder ses droits d’auteur ou moraux sous aucun prétexte, d’être solidaire et de devenir membre de l’AJIQ.

Car trop souvent les aspirants pigistes pensent au glamour, aux bénéfices mais ils oublient que les conditions de travail du journaliste indépendant sont complètement différentes du journaliste permanent.

Finalement de se diversifier, d’être polyvalent, de toucher à tout et d’être passionnée car oui c’est le plus beau métier du monde. Malgré les conditions des journalistes indépendants, je ne changerai pour rien au monde car je suis libre !