La lente mort d’Actuel

Je parle du cahier du quotidien La Presse dans lequel j’ai fait mes premiers pas dans ce journal. Je me joins à mon collègue et ami, Nicolas Langelier, pour regretter la disparation de ce cahier original et intéressant. Un cahier important pour moi.

En 2004, j’y ai écrit mon premier article sur les sacs Bin Bin de l’Atelier Scrap fabriqués avec de vieilles bannières de la ville. C’est Marie-Claude Girard qui m’a donné cette première chance. Une année plus tard en 2005, ce fut Marie-Claude Lortie qui me donna une autre chance. Après les friperies nouveau genre, j’écrivais presque chaque semaine sur des gestes écolos du quotidien, sur de nouveaux magasins, de nouvelles initiatives, des écrits qui ont pavé la voie vers mon livre. Je ne remercierai jamais Marie-Claude Lortie de m’avoir fait confiance. Un merci à Stéphanie Morin avec qui je travaillais sur la section Bougez d’Actuel du dimanche. Qui a aussi pris le bord.

Dans ce cahier, j’y ai fait des dossiers super intéressants sur les sacs pas si écolos que ça de la SAQ (ils venaient de Chine), sur l’achat local, les politiciennes qui accouchent « en service », les gens qui crachent, le congé parental, manger dans les poubelles et bien d’autres. Mon dernier date du printemps, en avril dans le cahier Mode. Depuis c’est fini. J’en suis très triste car j’aimais écrire dans ce cahier, j’aimais les sujets. C’est la vie. Nostalgie.

Et surtout, j’ai toujours aimé écrire pour La Presse. Un de mes rêves. Je n’ai jamais voulu être une journaliste permanente de La Presse, ils sont assez nombreux et compétents. J’aime proposer des articles lorsque le temps et l’inspiration me prennent.

J’ai fait quelques articles pour le cahier Mon Toit dernièrement. J’avais écrit pendant une période dans le cahier Affaires, un article dans le cahier Sports, un autre dans le cahier Vacances, quelqu’uns dans le cahier Auto. Mon dernier rêve : le cahier principal un jour.

Avec le lock-out qui pointe au Journal de Montréal, j’espère que La Presse en profitera pour se renouveller, pour se consolider, pour garder la qualité qui en font un grand journal. Comme le Devoir que j’aime tout autant. Mais parmi des quotidiens, il faut en choisir un. Celui qui paye le plus ses pigistes, même si on est loin de la coupe aux lèvres.

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2 Réponses

  1. Moi aussi Actuel a été très important dans ma vie. J’étais très triste de le voir disparaître. C’est ce cahier qui m’a permis de faire mes reportages les plus passionnants quand je vivais en Asie. Grâce à lui aussi que j’ai pu parler des talibés au Sénégal, du soccer comme outil de développement… Des sujets plus «magazine», mais qui ne cadre dans aucun magazine d’ici… Vraiment dommage.

  2. M’est avis qu’il serait temps d’un petit article dans Arts et Spectacles !… 😉

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