Elle France se fait rentrer dedans

Mardi je vous parlais des catégories ridiculement fermées de la revue Elle France qui ne parlaient que des blogues soi-disant féminins : mode, beauté, maternité, etc.

Michelle Blanc en parle également. Ce qui m’enchante, tout autant que la liste alternative de blogues tenues par des femmes qui se construit par ici. Je n’en reviens pas, déjà plus de 200 blogues. Et vlan dans les dents pour Elle France. Ce serait bien qu’une autre revue prenne la balle au bond et organise un classement des blogues tenues par des femmes dans un ensemble de catégories plus large que des sujets soi-disants féminins…

Ici aussi on se rebiffe contre le classement de Elle. Ainsi qu’ici et ici. Ce qui me rassure est que les femmes françaises se rebiffent aussi. Bravo.

Renart en avait parlé aussi.

Sur ce je vais inscrire mes blogues à ce palmarès alternatif.

L’apprentissage de la simplicité volontaire et de l’achat local

Connaissez-vous les Locavores ? Ce sont des personnes qui tentent de ne consommer que de la nourriture produite à moins de 160 km de leur domicile. Le concept vient de quatre jeunes femmes de San Francisco. Peu de personnes sont des locavores à 100 %. Plus facile dans une région comme San Francisco que Montréal et son climat nordique.

Souvent, des journalistes tentent l’expérience pour en témoigner. Ce que fait en ce moment, Marc Allard, journaliste au Soleil. Intéressant. Même si je trouvais son changement trop radical. Au début, il ne mangeait que du brocoli. Ces derniers billets m’ont rassuré car les premiers m’avaient fâchée. Je trouvais qu’il faisait peur au monde, que son changement était trop rapide, trop radical, sans préparation.

En plus, il a la chance d’avoir maintenant un marché de solidarité régionale à Québec.

Une initiative dont j’ai souvent parlé et qui a été créée par les Ami-E-s de la Terre de l’Estrie. J’en suis jalouse même si nous avons des paniers bios intéressants à Montréal qu’on nous livre pour quelques dollars de plus. Cet hiver je les partage avec deux voisines. Nous cuisinons ensemble, c’est super agréable. On prend une soirée ou un après-midi pour se trois ou quatre plats. En plus, notre ferme, les Jardins du petit tremble, nous offre des soupes et des confitures. On peut aussi commander d’autres produits, ce que je ferai en janvier. Mais je rêve d’un marché de solidarité régionale qui nous offrira viande, pain, oeuf, lait, etc. Qui le partira à Montréal ?

Savez-vous que je fréquente très rarement les grands supermarchés. Une fois aux deux mois pour acheter vinaigre, bicarbonate et quelques rares autre chose. Sinon sur la rue Masson je trouve fromage, pain, viande, etc. Et j’ai aussi Pomme d’Api sur Rosemont.

Certaines personnes diront que je suis seule, c’est plus facile. Pas du tout. Comme le mentionne le témoignage de cette mère de famille il suffit de volonté et moins de paresse. Et moi aussi j’aime les chips et la poutine de mon dépanneur que je vais chercher avec mon plat, comme le prouve la photo. Mon dépanneur et les voisins se sont habitués. Un sujet de discussion maintenant…Même mon amie française Yvette en a fait l’expérience lors de sa visite cet automne. Elle est allée se chercher une poutine avec mon plat. Moins de déchets !