Des journalistes sans opinion?

Vendredi soir, intéressant reportage sur les journalistes qui affichent leur couleur politique à l’émission Macadam Tribu. Réalisé par Stéphane Leclair qui est venu m’interviewer ainsi que mes amis Nicolas Langelier, Étienne Côté-Paluck et Stéphanie Lalut lors de notre dernier 6 à 8 de l’AJIQ.

Grosse question que de parler de la supposée objectivité ou neutralité des journalistes. Car impossible. Dès que l’on choisit un sujet, cela veut dire qu’un autre est délaissé.
Évidemment, les journalistes ont des opinions politiques. Je crois que la majorité doit éviter de les dévoiler au grand jour, surtout lorsqu’on couvre certains sujets. En général. Mais parfois, cela nous échappe…Humain.

L’arrivée de Facebook est venue changer la donne. Car sur Facebook, il y a les statuts et les multiples groupes que l’on nous demande de rejoindre. Les statuts sont l’occasion de dire ce que l’on fait, mais aussi de réagir à diverses nouvelles. Donc l’occasion (ou le piège) pour les journalistes (car il y en a beaucoup sur Facebook) de donner leur opinion.

Mon statut Facebook est réservé à des amis, connaissances. Mes autres contacts n’y ont pas accès. Je m’y sens donc plus à l’aise de dévoiler mes opinions politiques. Quoique je m’en empêche parfois. Pas comme dans un souper d’amis. Dans ce cas-là, je me laisse complètement aller. Je me demande d’ailleurs si je ne devrais pas élargir le nombre de personnes qui n’ont pas accès à mon statut….À voir.

Lors de son entrevue, Stéphane m’a fait remarquer que n’importe qui pouvait voir mon appartenance à des groupes divers. Je ne l’avais pas réalisé. Exemple : j’étais (je le dis au passé, car j’ai quitté le groupe en faisant un ménage après l’entrevue) membre du groupe d’appui au frère de mon amie, collègue, proprio et voisine, Éric Noël, qui se présente pour Québec Solidaire dans Borduas.

Difficile. D’ailleurs sur mon blogue aussi je ne me gêne pas pour parler politique. Sauf que je ne dis jamais pour qui je vote et que je tiens à rester transparente. Lorsque j’ai des connivences, des liens, je les dévoile.

Ma collègue et amie, Marie-Josée Richard, avait d’ailleurs publié un excellent billet sur le sujet. Elle avait joint l’opinion d’un professeur en journalisme. J’ai retenu un point : la transparence et l’honnêteté intellectuelle.

Car je ne peux renier mes amis. L’un Carle Bernier-Genest est conseiller municipal pour l’équipe du maire de Montréal. L’autre, Martin Lemay est député du PQ. Ma voisine est Françoise David, etc. J’ai travaillé pour l’ancien maire Bourque, j’ai travaillé pour des tournées de ministres libéraux. Bref, je connais du monde dans tous les partis. Je ne désire pas les ignorer. Sauf qu’ils savent que je ne leur donnerai jamais de l’argent, que je ne participe que rarement à leurs réunions politiques et que je ne serai jamais membre d’aucun parti.
Autre exemple. L’autre jour, un député de l’ADQ voulait souper avec moi à Drummondville pour parler d’environnement. J’ai refusé.

Finalement, je couvre l’environnement et il est évident que je suis très penchée du côté de la protection de l’environnement. Sauf que je ne suis membre d’aucun groupe environnemental, que je ne milite pour aucune cause, que si je dois critiquer les écolos, je le ferai. Personne n’a le monopole de la vérité. Même si j’ai des voisins écolos que j’aime beaucoup : Laure Waridel et Hugo Latulippe. Quel quartier !

Autre exemple. J’ai refusé d’être porte-parole de la semaine de réduction des déchets. Refusé d’être bénévole au magasin Dix Milles villages, Incompatible avec mon travail.

Donc voilà. Je ne crois pas, surtout quand on ne couvre pas l’actualité quotidienne, et que l’on est journaliste indépendante, que l’on doive à tout prix cacher son opinion. C’est hypocrite. Car notre opinion teinte toujours nos choix, nos recherches, nos textes. Sans verser dans la transparence extrême, je pense qu’il est important de toujours dévoiler les possibles conflits d’intérêts, d’être honnête. Respecter l’éthique de base du journaliste. Je dois souvent l’expliquer, très souvent.

Mais les opinions divergent et certains veulent des journalistes pures, sans opinion dévoilée. Ça se défend. D’un côté on a Isabelle Maréchal, de l’autre les journalistes de Radio-Canada qui doivent suivre un code de conduite sévère.

L’arrivée d’Internet a bouleversé la donne. Discussions sont au programme pour remettre de l’ordre. On commence la fin de semaine lors du congrès de la FPJQ à Québec. J’y serai.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Livre pratique à avoir chez soi

La page du dernier numéro de Coup de Pouce !

C’est ainsi que la revue Coup de Pouce définit mon livre l’écolo écono dans son numéro de janvier 2009. Il figure parmi la liste des 17 livres pratiques à avoir chez soit. Objectif atteint. C’est l’aspect pratique que j’avais en tête lorsque je rédigeais les multiples gestes écologiques et économiques qui le composent. Un livre de recette écolo (une page, un geste avec les ressources en bas) maintenant accompagné de son pendant junior et du dernier né : Les pollutions invisibles qui définit cinq types de pollutions : électromagnétiques, sonore, olfactive, lumineuse et visuelle.

En passant, il serait peut être temps que Renaud Bray se réapprovisionne car il n’y a plus d’écolo écono chez eux. Il serait bien que les magasins Renaud Bray le mettent dans la sections livres écologiques au même titre que des livres français. Je trouve ça dommage que Renaud Bray encourage des livres français sur des gestes écolos alors qu’ils ne sont pas vraiment adaptés à la réalité québécoises. Je suis bien placée pour le savoir puisque j’ai justement adapté mon bouquin à la réalité française en gardant le même titre. J’ai changé plus de 75% du contenu…

Un Noël équitable

Je viens de retrouver cette vidéo de Canoë tournée l’an dernier. Mes petits conseils de cadeaux équitables pour Noël.
Je ne suis pas retournée dans la boutique Dix milles villages sur St-Denis depuis la rénovation. Pensez moins mais qualité pour les cadeaux de Noël. L’équitable, le récupéré, recyclé comme au salon des artistes récupérateurs qui bat son plein à la Biosphère.

Un magasin ouvert 24h sur 24 !!!

En a-t-on vraiment besoin? Est-ce nécessaire à notre survie de magasiner à 3h du matin? Wal Mart se targue beaucoup en ce moment de prendre le virage vert et écolo. Il pourrait appuyer sa « volonté » verte par des gestes concrets. Ce qui commencerait par ne pas ouvrir 192 de ses 310 magasins au Canada 24h sur 24 jusqu’à Noël. Indécent.
Pendant que les Français se demandent si on doit ouvrir les magasins le dimanche, on se demande si on doit élargir nos heures d’ouverture. Pas sur la même Planète! Wal Mart c’est un peu comme Leclerc en Europe.

Harper ouvre la porte à un gouvernement de coalition?

En pleine élections provinciales, Stephen Harper nous une crise politique à Ottawa. La mise à jour économique, qui est plus une mise à jour idéologique, fait l’unanimité contre elle. Anti-démocratique, erreur, hypocrisie, les mots sont forts pour cristalliser l’opposition contre Harper. En fait, Chantal Hébert résume la situation en soulignant que le gouvernement canadien se ramasse une raclée médiatique. J’en parle sur Branchez-vous.
Il serait temps que l’opposition fasse preuve de maturité et nous forme un gouvernement de coalition.

L’invitée du mercredi à 275-Allô

Mercredi prochain, le 3 décembre, je participe à l’émission 275-Allô, animée par Elaine Ayotte. Le site de l’émission invite les enfants à me poser leurs questions par ici. Allez-y.

Le salon des artistes récupérateurs pour des cadeaux écolos

Pour trouver plein d’idées et de trucs écolos pour Noël. Il débute ce soir jusqu’à dimanche. À la Biosphère. Sur Ethiquette.ca aussi. Plein de suggestions. Vous pouvez aussi acheter mes livres…et les offrir à des gens que vous voulez sensibiliser…En France aussi. Je soulignais hier à ma mère (en France. Je l’appelais pour son anniversaire) que mon livre est le parfait cadeau écolo.
Mais comme je le dis sur MaTerre.ca, un achat écolo n’est plus écolo si on n’en a pas vraiment besoin.

Françoise David s’invite au débat des chefs

J’en parle sur Branchez-vous même si les commentaires ne volent pas très haut…..

Mon salon du livre de Montréal !

Il est gros. Il est intense. Il est long. Il est bon. Je parle du Salon du livre de Montréal. Et il a été intéressant en terme de visibilité et ventes. Mais je suis crevée par cinq jours de nombreuses séances de signature.
Mon livre sur les pollutions invisibles est des plus pertinents lors d’un tel salon. Les lumières sont épouvantables, le tapis nous envoie sa poussière, le bruit omniprésent. Il n’y a pas de recyclage ni de vaisselle réutilisable, ni de café équitable. Bref, le salon du livre de Montréal est tout sauf un événement éco-responsable. Dommage. Il serait temps que le virage se prenne.
Heureusement, de nombreuses maisons d’édition impriment maintenant sur du papier recyclé. Deux offrent un sac réutilisable : Mortagne et Boréal.
Le reste en image…avec une présence massive de mes collègues des Intouchables…

Corinne de Vailly auteure de Celtina
Du monde….

Le dernier récipiendaire du prix Goncourt, l’Afghan Atiq Rahimi
Poubelle en choeur!!! Presque tout est recyclable pourtant.
Mario Francis, auteur de Leonis
Mon voisin de table, Michael Calce, alias Mafiaboy…
Anne Robillard
Bryan Perro
Je ne connaissais pas Toc Toc Toc. Je sais maintenant que les petits les adorent….
Luck Mervil
Ken Dryden, la legende…
Claudette Taillefer
Sylvie-Catherine de Vailly, auteure du Grand deuil, des enfants de Poseidon et bien d’autres
Le Presse café vend de l’eau qui vient de Saint-Élie-de-Caxton…
Benoîte Groulx
Marc Trudel, le super magicien comique.
Les pieds dans la marge
Ma première pile à moi toute seule…
Michel Folco
Notre star à nous, India Desjardins, accueilli comme Madonna par ses admiratrices.
Alexandra Diaz de TVA devant le prix Goncourt
Michel J.Lévesque, auteur d’Arielle Queen

Quelques liens pour 98,5 FM et l’article sur l’Auvergne

Pour écouter ma chronique sur le chauffage au bois lors de l’émission avec Isabelle Maréchal au 98,5 Fm et m’entendre m’étouffer, c’est par ici. En superbe compagnie, j’étais précédée de Marie Laberge et suivie par Marc Lévy. Ouf.
Pour lire l’article sur les châteaux en Auvergne dont je parle ici, il est sur le site de Cyberpresse avec l’une des photos et c’est ici.

Chronique au 98,5 FM à 10h45

Je parlerai de chauffage au bois à l’émission d’Isabelle Maréchal, tantôt à 10h45. Au 98,5 FM.

Salon du livre de Montréal

La grand messe commence aujourd’hui. Le salon du livre de Montréal et ses séances de signatures. J’y serai à partir d’aujourd’hui jusqu’à dimanche. Trois séances par jour !!! Il faut dire que les Intouchables seront visibles cette année pour célébrer les 15e anniversaire. Vous ne pourrez me manquer ! Mon horaire est sur le côté sous ma photo. Venez me voir et me dire bonjour!

Mario le mauvais joueur, Jean le copieur et Pauline…

Imaginez Nicolas Sarkozy ou Barack Obama qui participent à une émission de variétés et s’affublent d’une perruque ou qui jouent dans un remake de Brokeback Mountain? Impossible n’est ce pas ?
Pas pour les politiciens québécois. Après André Boisclair, ex-politicien et gai, qui a fait un fou de lui même en s’insérant dans une parodie du film américain, Mario Dumont s’est coiffé d’une perruque blonde pour faire le guignol à Dieu Merci au lieu d’aller s’expliquer à Tout le monde en parle. En plus, il accuse l’émission de partisanerie. N’importe quoi.
Désolant de voir les politiciens s’abaisser ainsi…Plus sur Branchez-vous.

La vie de château en Auvergne

En fin de semaine, mon article sur les châteaux auvergnats paraissait dans le cahier voyages de la Presse. Je n’ai pas le lien internet mais vous trouverez sous les photos, le texte original, non coupé ainsi que le scan de l’article publié. Je vous rappelle que Saint-Rémy-de-Chargnat est le village où j’ai grandi.


Le château de Billy

Le pont rénové de Saint-Rémy de Chargnat
Au loin, Usson, prison de la Reine Margot

Le château de Billy
Tel qu’il était…avant…
et maintenant
Notre fabuleuse guide, Marie-Pierre, qui en connaît un bout sur son château !
Entrons pour la visite…

Vivre la vie de château en Auvergne
Cécile Gladel

Si le faste des châteaux de la Loire est connu, ce n’est pas le cas des châteaux d’Auvergne, plus rustres et discrets. Mais aussi authentiques et riches d’une profonde histoire. Donjon, créneau, meurtrière et pont-levis parsèmeront les visites des forteresses auvergnates. Vous y revivrez les batailles épiques des seigneurs du Moyen-Age ou dormirez dans une chambre accompagné du fantôme de la reine Margot.

En Auvergne, région du centre de la France dont Clermont-Ferrand est la capitale, chaque village et butte était autrefois coiffé d’un château. De différentes époques, mais les forteresses du Moyen-Âge sont en plus grand nombre. Une histoire différente vous attend lors de chaque visite. Ainsi que des animations pour exiler les touristes dans les temps moyenâgeux.

Si les volcans, le fromage et Michelin font la renommée de l’Auvergne, les châteaux racontent l’histoire de cette région. Particulièrement ceux du Moyen-Âge. En effet, à cette époque, l’Auvergne ne fait partie du Royaume des Francs. L’activité préférée des comtes auvergnats et de leurs vassaux est de construire des châteaux-forts pour se défendre. Jusqu’au XIIe siècle, ils ne reconnaissent pas l’autorité du roi de France. Ce n’est qu’en 1213 que Philippe Auguste rallie le comté d’Auvergne au royaume de France.

Certains existent encore, conservés, rénovés ou rebattis au fil des siècles. Comme celui d’Opme, du XIIe siècle, gardien de la voie romaine entre Gergovie et Clermont-Ferrand, racheté, il y a 18 ans par un passionné, Philippe Durin. « J’avais un roman avec celui-ci, car je l’ai visité durant mon enfance. Mon rêve s’est finalement réalisé ».

Être propriétaire d’un château classé exige de suivre des règles lors des rénovations. Et des investissements non négligeables. Selon le châtelain d’Opme, pour s’en occuper adéquatement, le château doit devenir sa résidence principale.

Certains n’ont pas eu cette chance et ont subi les affres du temps, de l’histoire ou du Cardinal Richelieu qui fit démanteler les châteaux forts auvergnats en 1629. Mais ils se visitent. Comme ceux d’Alleuze, magnifique dans son cadre enchanteur, ou Billy, construit au XIIe siècle, propriété du village du même nom qui en prend jalousement soin.

Depuis 1967, c’est le conseil municipal du village de Billy qui le gère. Durant la visite d’une heure, une guide raconte l’histoire de ce château situé stratégiquement aux portes de l’Auvergne. Mais ce n’est pas tout, chaque année, la municipalité ajoute des activités. « En août prochain, nous organisons deux camps militaires sur l’histoire du château », souligne la mairesse adjointe, Annick Chovet.

Outre ce fait historique, les châteaux auvergnats ont déjà été au coeur de l’actualité récente ou non. Le film les Choristes a été tourné au château de Ravel, du XIIe siècle.

Par ailleurs, la reine Margot, alias Marguerite de Valois a été retenue prisonnière au château d’Usson, dont il ne reste que quelques vestiges. Tout comme celui de Nonette, qui était relié à celui d’Usson par des passages souterrains.

La reine Margot a marqué l’histoire de la région. Le château de la Vernède dans le village voisin d’Usson, St Rémy de Chargnat, était son pavillon de chasse. Il est maintenant transformé en chambres d’hôtes.

Ce n’est pas le seul château où l’on peut dormir. Celui de Busset reçoit les visiteurs à partir de 120 $ ; mais c’est un tarif minimum. Cher pour se transformer en seigneur, ne serait-ce qu’une nuit…

Pour en savoir plus :
L’info touristique en Auvergne ( section Patrimoine)

La Route Historique des Châteaux d’Auvergne

Six circuits de la Route des châteaux d’Auvergne permettent de découvrir les châteaux selon une logique régionale. Trois sont situés dans le département du Puy-de-Dôme, le plus choyé en nombre de châteaux. Mais les amateurs des châteaux plus «récents» du XVe siècle ou XVIIIe siècle comme celui de Parentignat seront aussi choyés.

Le recyclage à la poubelle?

La crise financière mondiale a un impact important sur le recyclage, particulièrement le plastique. Les centres de tri ont maintenant des problèmes à écouler les matières recyclables. Que faire avec cette manie du recyclage maintenant bien ancrée dans les moeurs québécoises…

Car de nombreux citoyens se sentent très écolos lorsqu’ils remplissent à satiété leur bac de recyclage. Erreur. La grosseur de notre bac ne démontre pas notre vibration écologique mais plutôt notre propension à consommer à outrance.

Alors en ces temps difficiles pour le recyclage, au lieu de paniquer et de penser que les matières recyclables vont se retrouver à la poubelle, réduisons la grosseur de notre bac.

Mais je crois que cela sera difficile. Les citoyens ont déjà du mal à réduire leur sac poubelle, envoyant des millions de tonnes de déchets dans les sites d’enfouissement…

Sauf que le premier geste de l’écolo est de réduire, le deuxième de réutiliser, valoriser et finalement recycler. Alors avant de vous vanter de votre « verditude », faites l’examen de votre bac de recyclage et mettez le au régime lui aussi. Autant que votre sac vert.

Un petit truc pour limiter le plastique et les nombreux contenants. Utilisez les produits nettoyants écologiques Lemieux. On peut y remplir nos contenants au lieu d’en acheter des neufs. Bonne idée non?

Et surtout on élimine les sacs de plastique, difficilement recyclable, contrairement à ce que la ministre Line Beauchamp veut nous faire croire…

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Un livre intéressant qui raconte l’impact des humains sur la Planète. Voraces que nous sommes et responsables. Kiosque médias nous parle donc Du viol de la terre. A green history en anglais.

Il pleut du papier…



Mon amie Geneviève m’appelle ce matin. «Il pleut du papier chez nous», me lance-t-elle comme le démontre les photos qu’elle m’a envoyées. Dubitative, je reste sans voix quelques secondes…puis réalise qu’il s’agit des effets de l’incendie de l’entrepôt de papier recyclé de Pointe-Sainte-Charles qui sévit depuis cette nuit.
Sauf que Geneviève n’habite pas dans le voisinage proche. Elle demeure sur la rive-sud, à Longueuil, même pas de l’autre côté du fleuve mais proche de l’hôpital Pierre-Boucher. Pas la porte à côté, même si en regardant sur Google map on voit que c’est peut-être dans un corridor de vent ?? Elle n’en revenait pas.
Imaginez les kilomètres que peut faire la pollution si du papier brulé peut se déplacer si loin, si rapidement.
Geneviève m’a dit de regarder dehors pour voir si les cendres avaient atteint Boucherville où je réside jusqu’à ce soir. Rien. Mais je suis certaine que d’autres personnes sur la rive-sud ont remarqué ces cendres. Chez vous ?

Péage et augmentation de tarif…

Alors que les partis promettent mer et monde pour le transport en commun, la STM demande une énième augmentation des tarifs du transport en commun. Contradictoire non? Pendant ce temps, on reparle encore de l’instauration d’un péage pour entrer sur l’Île de Montréal.

Belle manière d’encourager le transport en commun. On augmente les tarifs. Surtout que c’est une habitude depuis quelques années à la STM. Totalement incohérent avec les discours politiques de développement du transport en commun.

Comme par exemple les promesses du Parti québécois dévoilées hier. Celles du Parti libéral aujourd’hui. Les croyez-vous?

Par ailleurs, le dossier du péage refait surface. Il semblerait que l’administration du maire de Montréal, Gérald Tremblay, voudrait l’instaurer. Mais personne n’ose en parler en pleine campagne électorale.

Alors on fait quoi avec le transport en commun? Investissement massif au lieu de construire des ponts et de nouvelles routes? Baisse des tarifs? Péage comme à Londres et Stockholm?

Aussi sur Materre.ca

Un débat sans Québec Solidaire et le parti vert ? AJOUT – pétition en ligne

Désolée mais je ne suis pas d’accord. Ces deux partis doivent être inclus. Ce n’est pas acceptable. Si Elizabeth May a pu participer au débat fédéral, Françoise David ( ma voisine je le rappelle pour être transparente) et le chef du parti vert devraient être du débat provincial. Surtout si Mario Dumont y participe avec sa baisse annoncée….
AJOUT : Il y a une pétition en ligne pour que les chefs participent. Vous pouvez même y inclure votre photo avec un baillon….Faites suivre.

L’économie d’abord OUI….Vraiment?

Le slogan du Parti libéral du Québec pour cette campagne électorale m’a fait frémir. L’économie, juste l’économie. Pour aller ou? Pour polluer plus ? Pour penser seulement à l’argent et oublier les gens ? Selon moi ce sont les humains d’abord pas l’économie.

Déconnectés, mauvaise cible. De toute manière, cela n’est pas étonnant de la part d’un gouvernement qui n’a rien fait pour l’environnement. Le bilan n’est pas fameux. En fait cela ressemble beaucoup à du vernis très superficiel.

Exemples : les sacs en plastique, les voitures électriques, le transport en commun, la gestion des déchets, dont les déchets électroniques dont le projet dort sur les tablettes depuis tant d’années, etc.

Ce qui a été fait : Rabaska, rénovation de la centrale nucléaire de Bécancour, le pont de la 25, l’autorisation d’un projet pilote pour la Zenn, une voiture électrique qui ne roule qu’à 40 km/h, le volontariat pour les sacs de plastique….

Nos enfants nous accuseront

Un petit village du Gard dans le sud de la France décide que la cantine scolaire offrira de la nourriture biologique aux enfants. Le départ de ce documentaire sur la pollution environnementale que vivront les prochaines générations. Le titre est frappeur : Nos enfants nous accuseront. Mais n’est-ce pas la réalité?

Le documentaire aborde le sujet de la pollution agricole via les pesticides et autres produits chimiques que l’on déverse dans le sol. Ces produits contaminent le sol mais aussi l’eau, l’air. Une pollution qui cause aussi des problèmes de santé. «Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.
Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.»

Le documentaire souligne ces problèmes tout en mettant en relief ce qui peut être fait comme cette cantine scolaire (les élèves français n’apportent pas leur dîner mais mangent à la cantine) qui a viré au biologique.

Outre les pesticides, de nombreux produits s’échappent dans l’environnement et polluent. Combien d’entreprises rejettent des produits chimiques dans l’eau, le sol et l’atmosphère? Combien de citoyens utilisent des produits toxiques? Le monde agricole n’est pas le seul à polluer.

Ces polluants ont des impacts sur notre santé. Avez-vous déjà entendu parler des perturbateurs endocriniens? Ces substances rejetées dans le sol et l’eau qui perturbent le système hormonal. Ce n’est pas une fabulation. De nombreux scientifiques l’ont prouvé. Tant chez les animaux que les humains. Jetez un coup d’oeil aux recherches des scientifiques de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski. On en parle partout dans le monde ici I’INRS.

Nos enfants nous accuseront de les avoir empoisonné ? D’avoir empoisonné leur Planète?

Le film devrait sortir au Québec au printemps 2009 mais rien n’est confirmé. Espérons!

Les enflures verbales et vidéos de l’ADQ

J’en ai parlé la semaine dernière lors du lancement de la campagne, le discours de Mario Dumont devient de plus en plus démagogique. Il lance des trucs en l’air. Des trucs qui avaient fonctionné en 2007. Sauf que les Québécois ne semblent plus acheter cette superficialité. Une chance.
Le ton de la campagne doit changer. En ce moment c’est épouvantable.
J’en parle ce matin sur Branchez-vous.

Québec Solidaire

Je viens de lire le billet de Christian Vanasse et je ne peux qu’être d’accord avec lui. La campagne commence mal. Les couteaux volent bas. La démagogie de Mario Dumont dégouline de partout, la mauvaise foi de Jean Charest transpire, tandis que Pauline Marois doit se dépatouiller avec des bagarres. Rien pour attirer les citoyens dans le giron politique. On ne parle pas de contenu mais de broutilles. On ne parle du menu mais on se lance des assiettes, on déchire la nappe. Lamentable.

Comme le fait remarquer Christian, seuls Amir Khadir et Françoise David sortent du lot. Mais on ne parle que peu d’eux. Comme le chef du parti vert. Pratiquement invisible dans les médias. Les caprices de Charest pour le débat alimentent les nouvelles. Ne devrait-on pas parler de la présence de Québec solidaire et du parti vert à ce débat d’ailleurs ?

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Déclaration de conflit d’intérêt. J’ai plusieurs amis dans tous les partis politiques dont un de mes bons amis, Martin Lemay qui est député du parti québécois de Sainte-Marie-Saint-Jacques. L’une de mes voisines est Françoise David, la cheffe de Québec Solidaire et le frère de ma voisine et amie se présente pour Québec Solidaire, Éric Noël.
J’en oublie peut-être…à suivre.

L’urgence de la relève – Workopolis

On en parle de plus en plus étant donné le départ à la retraite des baby boomers !!! J’ai écrit sur ce sujet pour Workopolis. On peut lire mon article ici.

Des déchets facilement évitables…

Parfois, on se trouve de fausses raisons. Trop difficile de faire un petit effort pour réduire l’énorme quantité de déchets que l’on génère chaque jour. Pourtant, quelques gestes pourraient réduire efficacement le nombre de sacs verts qui remplissent nos sites d’enfouissement.

Je viens de passer plus de quatre jours au Salon du livre de Rimouski. Quatre jours dans un hôtel aussi. Outre l’organisation impeccable de ce salon du livre, j’ai noté, comme pour tous les autres salons du livre de la province, ainsi que de nombreux autres événements, le nombre de déchets produits.

Dans les hôtels aussi. Les déchets et le gaspillage sont rois. Le nombre impressionnant de contenants individuels en tout genre servis dans les hôtels sont à revoir. De plus en plus d’hôtels tentent de réduire leur consommation d’énergie en ne changeant pas chaque jour les draps et les serviettes de bain. Heureusement. Qui change ses draps et serviettes quotidiennement à la maison?

Pourtant, j’ai remarqué, et même si je demandais de ne pas les changer, qu’une serviette et une débarbouillette propre trônaient chaque jour dans ma salle de bain. Lavée et désinfectée à l’eau de javel. Pitié. Ne peut-on que les laver après notre départ? Ne pas en mettre en extra? Si les clients en ont besoin, ils le demanderont.

Outre ce fait, le mini-bar, café emballé individuellement avec filtre individuel, sachet de sucre, savon emballé aussi, autre shampoing en format individuel remplissent les poubelles. Le festival de l’emballage qui termine à l’enfouissement. Ne peut-on pas réduire ? Certains hôtels ont installé des distributeurs de savon. Bonne idée. Pourquoi ne pas faire la même chose avec les autres contenants? Aussi la cafetière peut être dotée d’un filtre réutilisable avec du café en vrac.

Par ailleurs dans les salons du livre c’est le règne de la vaisselle jetable. Les poubelles se remplissent à vue d’œil de styromousse et de verres en plastique. Le seul salon qui a modifié ses habitudes (d’après mon expérience), c’est celui du Saguenay. Les verres d’eau que l’on distribue sont en verre.

L’année dernière au salon de Montréal, je me suis chicanée avec la gérante du café. Ma table de signature était à deux pas. J’avais oublié ma tasse réutilisable. Elle n’a jamais voulu que j’amène la tasse en porcelaine et m’a versé mon café dans du styromousse. Insultant.

Pourtant, il n’est pas compliqué d’offrir de la vaisselle réutilisable. Surtout quand les événements sont organisés dans les hôtels. Il y a toujours un lave-vaisselle à proximité.

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La photo a été prise au Salon du livre de Québec en avril dernier mais aurait pu l’être à tous les salons tant le jetable est présent.

Le Parti québécois : son meilleur ennemi?

Misère, misère. Le Parti québécois n’a pas besoin d’ennemis pour le critiquer, ses amis s’en chargent…Toujours pareil. Quel parti!
En plus, une femme est à la tête. Tellement facile de la saborder. Je la plains! Comme le souligne Richard Martineau. On demande à une femme qui va s’occuper des enfants, pas à un homme. Une femme riche est snob. Un gars riche a réussi. Misère, misère.
J’en parle sur Branchez-vous.

Du smog en novembre sur le Québec

Un billet sur MaTerre.ca sur le smog annoncé par Pascal Yacouvakis, le célèbre météorologue de Radio-Canada. Partout sur le Québec. Dire que certaines personnes laissent tourner leur moteur au ralenti. Juste comme ça. Cela m’enrage cette pollution inutile et idiote. Une attitude criminelle.

On retourne en élection…historique ?

Qui a envie de se farcir une autre campagne électorale ? Nous n’aurons pas le choix. Le Québec votera le 8 décembre. Après le Canada, les États-Unis, notre province.

Pour les Français, chaque province canadienne organise ses propres élections. Les partis sont presque les mêmes. En fait, oui ils sont semblables.

J’en veux à Jean Charest. De nous faire redescendre sur terre trop rapidement. Je viens d’entendre la conférence presse de Mario Dumont. Une douche glaciale après l’euphorie d’hier soir. Dire qu’il a presque prétendu représenter le changement comme le représente Obama. C’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, l’hôpital qui se fout de la charité, la démagogie incarnée.

Bref, nous irons voter. Mais le Québec pourrait aussi entrer dans l’histoire en élisant une femme première ministre. N’oublions pas que deux femmes sont cheffes de parti : le parti Québécois et Québec Solidaire. D’un côté Pauline Marois, de l’autre Françoise David. Ma voisine sera fort occupée. Notre comité Jardiner le bitume pour verdir la ruelle devra fonctionner avec une membre en moins…

I have a dream

Le rêve de Martin Luther King est maintenant réalisé. J’ai toujours cru en mes rêves. Ils se sont réalisés, sauf celui de trouver l’homme idéal….pour moi. Il faut croire en ses rêves. Surtout si on leur donne le pouvoir de se réaliser. Surtout si on agit sans attendre que les autres les réalisent à notre place.

Hier soir, dans ma chambre d’hôtel de Drumondville, en écoutant le discours de Barack Obama avec des larmes dans mes yeux, je pensais comme Nicolas. Que cet homme en avait gros sur les épaules. Comme Nicolas, j’ai peur. Peur que les gens lui donnent la responsabilité de réaliser leurs rêves à leur place.

N’attendons pas.Sautons sur l’élan de cette victoire historique, embrassons l’énergie que nous donne Obama pour avancer. Pour s’impliquer dans la réalisation de nos rêves et de nos vies. Agissons au lieu de réagir et d’attendre, attendre, attendre que le train passe. Puis le regarder passer sans le prendre.

J’en parle ce matin sur Branchez-Vous.