Militaires et footballeurs gais ?

Ce matin, je fais un lien entre les deux nouvelles les plus importantes de cette dernière journée du mois de juin. C’est à dire la première présence de militaire à la parade de la fierté gaie de Toronto ( gay pride pour les Français qui aiment beaucoup utiliser des mots anglais) et la brillante victoire de l’Espagne à l’Euro 2008. Quand verra-t-on des footballeurs, des professionnels du sport gais sortir du placard.
On aurait pu penser que l’armée serait le dernier bastien à résister mais non c’est le sport professionnel qui ne permet pas aux gais de vivre au grand jour. Bizarre non ?
J’en parle sur Branchez-Vous.
Sur ce, je vais finir mon déménagement. Journée très longue hier entre ma première chronique à Radio-Canada et mon changement d’adresse. Mais j’adore mon nouvel appart…

Ce matin à l’été et rien d’autre

Avant de déménager cet après-midi, je dois faire ma première chronique à la radio de Radio-Canada. J’y suis à partir de 7h pour le tour de table puis je parle environnement autour de 7h45 ! On peut l’écouter partout dans le monde via internet ici.

Comment les Français voient les Québecois !

Dans la trainée de poudre laissée par la bévue de Paris-Match qui a confondu le 400e de Québec ( la ville de Québec) et du Québec ( la province). J’ai bien aimé la chronique de Nathalie Petrowski dans la Presse de ce matin. Cela m’a inspiré. Moi qui navigue entre les deux pays et qui entend de chaque côté de l’Atlantique des inepties gratuites. Surtout en France. Parfois j’en ris, parfois je hurle. Je ne sais pas comment réagir après avoir lu que le rédac en chef de Paris Match décrit les Québécois comme des paysans avec une carte de crédit. Très réducteur. Passons.

Tout d’abord, je dois dire que les Français ont une tendresse marquée pour le Québec. Les commentaires ne sont jamais méchants. Seulement condescendant parfois.

Ce qui me choque le plus ? Lorsque des Français disent avoir du mal à comprendre l’accent ou quand on sous-titre des québécois…Cela me met hors de moi. Les Québécois ne sous-titre pas les films français. Ils ont simplement appris à comprendre l’accent. Les Français devraient faire de même et se forcer un peu les oreilles. Cela élargirait leur vision. J’espère que le film sur les Ch’tis contribue à cette ouverture.

J’enrage aussi lorsque des Français me demandent s’il ne fait pas trop froid alors qu’on est en été. Avec l’internet de nos jours, on devrait être informé rapidement. Alors je vous informe : Le Québec est agrémenté de quatre saisons distinctes. L’hiver, il fait effectivement froid et même très froid. Par contre l’été, il faut chaud et même très chaud. Réglé ?

Finalement je crois que les Français souffrent plutôt d’ignorance et non de sentiment de supériorité. Enfin je l’espère…

Avez-vous des histoires à me raconter sur la manière dont les Français voient les Québécois ? Et le contraire ? Et les Français, avez-vous des histoires à raconter sur votre vision ? Sur la manière dont vous avez été accueilli au Québec ?

Émission à écouter pour l’été !

Ailleurs c’est ici est l’émission estivale de Radio-Canada qui nous tient compagnie lors des soirées, tout ça en direct de Vancouver. Histoire d’avoir des nouvelles de l’ouest. Je l’écoute assise dans mon jardin avec mon ordinateur. Des sujets intéressants, environnement, célibat, etc. Cool, très intéressant. À découvrir !

Paris Match commet une bévue !

Aujourd’hui paraît un numéro spécial de Paris Match sur le Québec. Sauf que ce numéro comporte une sérieuse bévue journalistique. En effet, le célèbre magazine parle du 400e anniversaire du Québec et non du 400e de la ville de Québec. En fait le numéro ne parle pas de la ville de Québec.
OUPS.
Je suis journaliste et je fais un peu plus de recherche quand même…Comme quoi il vaut mieux faire affaire avec des journalistes pigistes de l’endroit. Cela aurait évité une telle gaffe.
Pierre Cayouette en parle sur son blogue et je suis totalement d’accord avec lui. Quand on lit les erreurs qui s’écrivent…On peut douter…La crédibilité des journalistes en prend un coup.
Alors un seul mot, recherche, contact, etc…Avec l’internet, nous n’avons plus aucune excuse !
Dans l’article du Soleil, on apprend que le rédacteur en chef a constaté la bévue en arrivant à Montréal…
L’Express n’a pas fait la même erreur. Ouf.
Petit mémo pour mes compatriotes français qui font souvent l’erreur. Quand on parle du Québec c’est de la province dont on parle. Quand on parle de Québec c’est la ville…Une différence de superficie et de population…

Une faute de français sur les fours GE

Je reviens d’acheter des électroménagers en vue de mon déménagement dimanche. J’ai décidé de donner mes vieux électros (qui consomment énormément, surtout mon four vieux de 40 ans) pour investir dans du neuf, éconoénergétique et Energy Star. J’ai failli craquer sur un duo laveuse-sécheuse Miele ( le top du top, durable et éco-énergétique, un achat éco-responsable sauf pour le portefeuille). Le prix m’a d’ailleurs freiné. Le duo, petite taille, était à 2 300 $, plus que le double du duo que j’ai choisi…Sauf qu’elles durent deux fois plus longtemps…Vais-je le regretter ?
Pour le lave-vaisselle, on me le donne. J’en rêve depuis si longtemps.

Bref, je suis chez Germain Larivière entrain de fureter entre les fours, frigos, laveuse et sécheuse, lorsqu’en regardant un four de marque GE, je note une faute de français. Four automatique est devenu four automstique. La traduction des autres indications est bancale. Je regarde sur l’autre four à côté, de la même marque, erreur semblable. Faut le faire…C’est la première fois que je note de telles erreurs sur des appareils d’une durée de vie aussi longue. Frustrant et irritant. Ne peuvent-ils pas y prêter une attention particulière ?

Je n’avais pas mon appareil photo donc je n’ai aucune preuve…Dommage.

Avez-vous déjà noté de telles erreurs flagrantes ? En tout cas, ce n’est pas le four que j’ai choisi.

Cinq ans…déjà !

Quand j’étais petite, en bas à droite avec mon père…J’avais pas beaucoup plus qu’un an, un an et demi.

Depuis le 25 juin 2003, les 25 juin n’auront plus la même signification pour moi. Cette journée-là, alors que je dînais avec mon amie Sophie, comme je le raconte ici, ma sœur m’appelait pour m’alerter de la mort de mon père. Mort annoncée étant donné son accident de vélo, trois semaines plus tôt, qui l’avait rendu tétraplégique. Je raconte l’histoire ici.

Aujourd’hui, c’est donc le cinquième anniversaire de son départ vers un monde meilleur, lui qui était profondément catholique, contrairement à moi. Honnêtement, cette journée n’est pas différente pour moi. Je ne suis pas une amère qui vit dans le passé. Je ne suis pas revancharde envers la vie. Le deuil a fait son chemin. La vie est ainsi faite. On naît, on vit et on meurt. À n’importe quel âge, n’importe quel moment, dans n’importe quelle circonstance. La vie nous impose des épreuves, de grands chagrins. Mais c’est ainsi, c’est la vie.

Si mon père tient et tiendra toujours une importante place dans ma vie, si je me souviens toujours de lui, si je lui ai dédié mes livres, si j’ai parlé de lui avec grande émotion lors du lancement de mon premier livre en octobre dernier, s’il m’accompagne dans ma vie quotidienne, si je lui parle souvent, je ne suis pas triste et nostalgique.

Il est parti, il est mort en faisant ce qu’il aimait : du vélo. Bien entendu, il avait encore plein de choses à faire, il aurait adoré accompagner mon neveu de 7 ans à ses entraînements de foot, lui apprendre plein de choses, aider ma sœur et mon beau-frère à rénover leur maison, partir en vacances avec ma mère. Mais la vie a décidé que son chemin s’arrêtait le 25 juin 2003.

Il ne sert donc à rien de regretter, de se dire qu’il aurait pu faire tout ça, que c’est injuste (oui ça l’est comme bien des choses), qu’il aurait….Il n’a pas car c’est ainsi. Rien ne sert de ressasser toujours le passé car on perd notre temps, on perd notre énergie, on oublie de vivre le présent, le plus important, de préparer le futur.

Quand on vit dans le deuil de la mauvaise manière, qu’on ressasse quotidiennement le passé, on hypothèque son présent et son avenir. On passe son temps à se flageller pour mieux souffrir. On se rend simplement malheureux. Alors qu’on a le choix. Car on a toujours le choix (excepté les gens qui doivent s’aider de médicaments pour se tenir la tête hors de l’eau- Mais la plupart s’aident en consultant. Un travail de longue haleine). On peut être malheureux ou heureux. Pourquoi choisir d’être malheureux ?

Bien entendu, il y le deuil à faire, un processus long et difficile par lequel il faut obligatoirement passer, pour justement continuer à vivre, profiter du moment présent et de la vie qu’il nous reste. Car lorsqu’une personne meurt, l’entourage doit continuer à vivre, célébrer la vie, pas respect pour la personne qui n’a pas eu cette chance.

J’ai fait mon deuil, plus facile que les autres membres de ma famille qui côtoyaient quotidiennement mon père. La coupure physique et l’éloignement s’étaient fait lors de mon départ pour le Canada en août 1987. J’ai pleuré, me suis questionnée, ai été fâchée, tourmentée, triste, désillusionnée, puis la vie a repris, l’espoir et le moment présent.

Car quand on ne peut changer quelque chose, on arrête de perdre son énergie à le regretter. Et puis, chacun de mes gestes, chacune de mes actions et de mes réalisations porte mon père en elles. Je lui ressemble ! J’ai son caractère sociable, aventureux, persévérant, positif, fonceur. En avançant, en vivant ma vie, chaque jour est un hommage que je lui rends. Un peu de lui qui vit à travers moi.

C’est la seule raison pour laquelle je regrette de ne pas avoir d’enfants. Je ne vivrai jamais dans les gênes de quelqu’un, personne ne me ressemblera (à part mon neveu qui a des tendances tatie.). Mais qui est un beau mélange de ma sœur et de mon beau-frère. Qui ont mis au monde un être humain si adorable, intelligent et calin. Je dois dire qu’ils sont de formidables parents. Ils lui montrent le chemin de la vie en l’entourant, l’éduquant, lui montrant le chemin. Ma sœur est vraiment une maman hors du commun, ferme quand il le faut, taquineuse, aimante.

C’est pour ceci que mon travail comble la maman que je ne serai jamais (à moins que je ne rencontre l’amour d’ici peu et que mon corps de quadragénaire puisse encore enfanter). Je transmets mes gênes par mes écrits, par mes articles, mes livres. Chacun sa manière de survivre…

Un peu plus jeune, quelques mois, avec ma mère et mon père

Mon côté doux
Fonceur ( c’était une route devant moi)

et déterminé, pas très contente ( on voulait limiter ma liberté et mon côté curieux qui me faisait échapper régulièrement à la surveillance de ma mère)