Mettre fin à une amitié

Petit billet personnel inspiré par un article dans le dernier numéro de la revue Mieux-Être et pour parler d’autre chose que la tempête… Dans cet article en question, on parle de la nécessité de devoir, parfois, mettre fin à une amitié. L’article est au féminin. J’imagine qu’il arrive aussi aux gars d’avoir une amitié qui s’éteint. Tout simplement.
Je vous en parle, car j’ai dû mettre fin à une amitié il y a maintenant plus d’un an. Une première. Cela ne m’était jamais arrivé.
Je ne donnerai pas l’ensemble des détails. Inutile. Je l’appellerais l’X pour faciliter la compréhension.
Des amitiés qui s’éteignent, par manque de contact au fil du temps, on en vit tous et toutes. C’est la vie. Lorsqu’on doit y mettre fin volontairement, l’histoire s’avère plus complexe.
De mon côté, il ne s’agissait pas d’une amie de longue date, quelques années au plus. Une personne agréable, mais qui me demandait beaucoup, m’appelait souvent, trop. La réalité s’est imposée. Notre chemin commun était terminé.
Durant les années qu’a duré cette amitié, la route ne fut pas de tout repos. Indice que quelque chose ne tournait pas rond. Lors de chaque heurt, je passais l’éponge, ravalais ma déception, m’excusais et balayais mon intuition et mes véritables sentiments sous le tapis. Je n’étais pas tout à fait honnête avec cette ex-amie. Mon erreur. Car finalement ces échardes, ces frictions, ces doutes m’ont rattrapée un jour. La fin était inévitable. Mon manque de franchise a frappé de surprise l’X qui ne s’attendait pas du tout à ma missive mettant fin à notre amitié.
Car je l’ai fait par courriel. Pas très brave. Sauf que je connaissais assez bien l’X, pour savoir qu’elle ne me laisserait pas m’exprimer comme je le voulais. Je savais qu’elle tenterait de me convaincre par tous les moyens, qu’elle discuterait mes arguments durant de longues heures. Mon choix étant fait et ferme, je ne voulais pas gaspiller mon énergie pour quelque chose qui était mort. Mon choix était peut-être lâche pour elle et pour d’autres, mais très conscient de ma part. Je n’ai aucun regret.
C’est vraiment plate à dire, mais cette amitié ne valait pas la peine d’une rencontre. D’ailleurs, sa réponse à mon courriel, suivie d’un message téléphonique de sa part m’a confirmé avoir fait le bon choix. Le bon choix dans le moyen de terminer cette amitié toxique et le bon choix d’y avoir mis fin.
Sauf que cette goutte, cet événement, qui a fait exploser à la figure la toxicité de notre relation, a eu des effets secondaires pas très agréable. Une amitié avec une autre personne qui s’est finalement réparée. Après des mois de froideur. Ouf. Car la goutte qui a fait déborder le vase a été prise, par certains et par l’X, comme LA raison principale. Je passais alors pour ue fille jalouse et revancharde. Or, cette fameuse goutte n’était qu’un détail de plus, qu’une raison de plus, qu’une goutte de plus.
J’ai également perdu des gens que je côtoyais avec l’X. Ces personnes que je pensais mes amis ont disparu de ma vie. Il s’agissait d’amis de l’X. Ils lui ont été fidèles, ce qui se comprend. C’est la vie.
Un an plus tard. Je ne regrette rien. Le choix était le bon. Je n’ai jamais revu ni contacté cette X. Au fil du temps, je me suis aperçue qu’elle avait empoisonné mon amitié avec une autre personne. Une amitié qui s’est réparée, mais qui reste fragile.
Depuis cet épisode, je suis plus honnête avec mes amis. Lorsque quelque chose ne va pas, je le dis tout de suite. Je n’attends pas. Car mettre fin à une amitié reste douloureux. Pas agréable du tout. Une sensation d’échec. On se remet en question, se questionne amplement sur notre part de responsabilité, sur nos défauts, etc. Mais que voulez-vous, on ne peut être amie avec la terre entière comme on ne peut se faire aimer par tout le monde. Et on apprend. Enfin la vie se charge de nous l’apprendre.

Ma tempête du siècle !

Hier soir, 23h. La voiture est restée prise durant plus d’une heure à l’intersection. 6 personnes ont été nécessaires pour la sortir. Pendant ce temps la souffleuse ( un contracteur) dégageait les entrées sans jamais s’occuper de la dame et sa voiture…Tu payes, je te dégage, sinon, reste là ! J’imagine que tous les contracteurs-déneigeurs ne sont pas comme ça ?
Le spectacle qui m’attendait en ouvrant la porte comme bien des québécois…

Voici ce que nous montrait l’hélico de TVA. Une moto-neige qui vérifie si des gens sont encore dans les voitures…
Un banc de neige formé par le vent
Le minou de mes amis observe la situation…Oui il est rasé de près 🙂
Cela prendra la souffleuse pour dégager la voiture…

Je n’étais pas au Québec en 1971 lors de la tempête du siècle donc celle d’hier entrera dans mes annales personnelles comme la tempête du siècle. Si des touristes sont au Québec en ce moment, ils y ont gouté !
Je garde la maison d’amis à Boucherville et j’ai sagement rangé la voiture dans leur stationnement hier midi pour ne plus en sortir. Mes chats ont de l’eau et de la bouffe sans problème alors pas besoin d’aller à Montréal aujourd’hui. Je devais aller chercher une amie à l’aéroport cet après-midi. Dommage, elle devra prendre un taxi. La voiture est insortable. Il va falloir attendre qu’on mette la souffleuse en action ! Une chance que mes amis en ont une, car lorsque j’ai ouvert la porte d’entrée, j’en avais jusqu’à la taille !
Je n’envie pas les Montréalais qui ont une voiture dans la rue…Si ça avait été mon cas, je l’aurais caché dans un stationnement souterrain, quitte à payer !
D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi on ne réquisitionne pas l’énorme stationnement du Parc Olympique pour que les automobilistes y garent leurs voitures. En plus, c’est tout proche d’une station de métro. L’ensemble des stationnements souterrains de la ville, et des centres commerciaux, etc, devrait être réquisitionné pour y mettre les voitures afin de faciliter le ramassage de la neige. Les petits stationnements extérieurs de la ville ne sont pas suffisants.
Car il faut dire que les gens stationnent leur voiture n’importe comment. J’en ai remarqué tellement qui stationnent en biais, dans la rue, avec le museau qui dépasse, etc. Il me semble que les automobilistes veulent quand même se garer devant chez eux, tout proche et ne pas marcher. Sauf que la situation est exceptionnelle, on ne peut pas agir comme si tout est normal.
Si tu as une voiture, c’est ta responsabilité de ne pas encombrer la circulation. Il n’y a plus de place, alors trouve-lui un stationnement intérieur. Quitte à payer.

Vive la moto-neige et l’hélico !
Pour une fois, je fais l’apologie des motos-neige qui sont très utiles en période de tempête comme cette nuit. Certains automobilistes qui s’étaient aventurés à l’extérieur leur doivent une fière chandelle ! D’ailleurs, pourquoi s’être aventurés sur la route hier ? Il me semble qu’on avait été prévenus non ? Que le vent serait fort, etc. ? Pourquoi jouer les héros ? Maintenant plusieurs ont dû abandonner leur voiture, qu’il faudra déneiger, sortir de son igloo. Ces voitures constituent des obstacles pour les chasses-neige et la circulation. Certaines voitures ont même été abandonnées à Montréal, en pleine ville !!!
Autre point, TVA utilise à pleine capacité son hélicoptère pour nous montrer des images exclusives de l’autoroute 30, d’une bretelle de la 440 et un chasse-neige pris dans la neige, de l’aéroport, etc. Pour une fois, l’hélico a une utilité !
Pour voir d’autres images de la ville, le blog de Max, celui de Renée, des vidéos avec Patrick.