À moi la France !

Je viens de découvrir que mon futur livre français est déjà en vente sur Amazon.fr ! Quelle joie de découvrir cette page. Mais il n’est pas encore complété, enfin presque, je rédige les derniers gestes d’ici demain.
C’est vraiment le plus grand rêve de ma vie de retourner en France, mon pays d’origine, avec un livre. Tout ça 20 ans après avoir quitté ce pays ! 20 ans après avoir fait ma place dans mon autre pays, ici au Canada, au Québec.
Durant ses 20 ans, j’ai eu une relation amour-haine avec la France. Immigrante facile, l’intégration s’est déroulée comme un long fleuve tranquille. Je suis devenue canadienne, québécoise sans effort, naturellement. C’était dans mes gênes. Le Canada, le Québec entraient dans ma vie comme s’ils en avaient toujours fait partie.
Même qu’après quelques années, je fuyais tout ce qui s’appelait français. Pourquoi ? Car ceux que je rencontrais chialaient tout le temps contre leur pays d’adoption. Tout ce qui venait de la France était toujours mieux. Ça me gonflait. L’accent des hommes français ne m’était pas du tout séduisant. Lorsque je séjournais en France, je m’ennuyais de mon pays d’adoption. J’étais tellement heureuse de revenir ici chez moi.
Puis tranquillement, il y a plus de quatre ans, j’ai rencontré Marie, une jeune journaliste française qui venait d’arriver à Montréal. C’est devenu mon amie. Ma première amie française ici. Puis d’autres Français montréalais sont entrés dans ma vie. Aujourd’hui, ils sont nombreux autour de moi. Puis le contrat avec Michel Lafon grâce aux Intouchables. Puis mon dernier séjour en France.
20 ans plus tard, la boucle est bouclée. J’ai enfin fait la paix avec la France. Les Français m’apparaissent séduisants, la France m’appelle, me reséduit. J’y retourne 4 semaines en avril-mai lors de la sortie de mon livre et j’ai hâte.
J’ai officiellement deux pays dans mon coeur. Ici, là-bas, là-bas, ici. Vivement que les avions volent à l’air pur pour que je puisse faire les trajets sans me sentir coupable.