Éclairs et tonnerre durant une tempête de neige ???

Je croyais avoir la berlue mais non, Martine et Caroline sur Facebook ( l’une des utilités de FB) me confirment que je ne suis pas la seule. Je viens de voir des éclairs et entendre le tonnerre sur Montréal. Mais que se passe-t-il ? Est-ce possible ? Car il fait – quelque chose et la tempête de neige fait rage. Est-ce qu’un scientifique peut m’expliquer le phénomène ? Ou c’est simplement la fin de monde ? Autre explication ?
Bizarre… AJOUT : RDI en a parlé, c’est trés rare mais ça arrive lorsque deux masses d’air de température différente se rencontrent…
Pour les Européens, sachez que le Québec vit sa deuxième tempête de neige majeure. Il y a deux semaines, on recevait plus de 40 cm. On nous annonce quelque part entre 25 et 35 cm aujourd’hui. On est chanceux hein ? En tout cas, l’hiver ne nous manque pas cette année avec la neige et le froid. On avait perdu l’habitude d’en avoir aussi tôt.
Je suis contente de partir en Auvergne vendredi pour plus de deux semaines. En espérant, que la neige ne fera pas son apparition la bas non plus…

Pédaler en hiver

Disons qu’en cette journée de tempête de neige, je ne sais pas si c’est la bonne journée pour parler vélo d’hiver. C’est le sujet de mon article du jour dans la section Élan de la Presse. Sur le blogue de Branchez-vous, j’avais posé la question : interdire les vélos l’hiver ? Quelle levée de boucliers !

Furieusement, certains commentaires ont fustigé les cyclistes hivernaux en leur demandant de rester chez eux et en les rendant responsables d’accidents et autres désastres. Il faut dire que certains ont le don de l’exagération !

Pourquoi ne pas interdire les piétons car il fait trop froid et qu’ils risquent de glisser sur un trottoir glacé ? Pourquoi ne pas interdire les automobilistes car les rues sont impraticables aprés la tempête ? Un peu ridicule.

Si la bicyclette semble être un sport estival, il n’y a aucune raison de s’en priver l’hiver. Il est certain qu’en pleine tempête, on conseille à tout le monde de rester tranquille ! Sinon, bien équipé et habillé, en connaissant les quelques conseils de base dont je parle dans l’article, pourquoi s’en priver ?

Hier soir, j’étais à l’une de mes nombreuses fêtes de fin d’année chez Marie-Josée et Vincent dans Hochelaga. L’une des invitées, une française, était en vélo. Elle habite dans le Mile-End. Un autre couple d’invités me disaient être des cyclistes hivernaux actifs. Ne croisez-vous pas régulièrement des cyclistes cet hiver ? Le nombre augmente donc. Il faudra leur faire une place ! Et ce n’est pas les maigres 25 km de pistes ouvertes cet hiver à Montréal qui va faire une grande différence. On déneige les rues, pourquoi pas les pistes cyclables.

Il semble que Copenhague soit une ville d’hiver comme Montréal et que les cyclistes y soient mieux traités. J’aimerais bien avoir des commentaires et des infos la dessus et sur d’autres villes hivernales dans le monde. Car faire du vélo en hiver à Paris n’a rien d’héroïque !

Être bien équipé
La clef est vraiment d’être équipé et visible. Hier soir, en raccompagnant quatre des invités ( car j’ai un ami qui m’a prêté sa voiture pour la semaine, les joies du déneigement inclus), on a croisé plusieurs cyclistes, certains habillés de sombre et sans lumières. Pas une bonne idée !

Vélo-Québec offre de nombreux conseils sur le vélo en hiver sur son site. Un autre sitehttp://www.rocler.qc.ca/marc/ ici, ici, un article d’Espaces, un dossier.

Pour le moment je suis sortie deux fois cet hiver. J’ai quand même dégagé mon cabanon pour fait un chemin dans la ruelle pour pouvoir sortir mon vélo. Je compte aller faire un tour chez MEC pour m’équiper et ensuite, vive le vélo l’hiver. Car malheureusement, on ne peut pas compter sur la fiabilité des autobus de la STM.

Je vous donne quelques chiffres qui n’ont pas été publiés dans l’article.
25 km sont déneigés cet hiver à Montréal sur les 380 km que compte le réseau cyclable. Il s’agit de la toute nouvelle piste Maisonneuve, celle de la rue Rachel ainsi que de bandes cyclables.
Selon des chiffres datant de 2005, Vélo-Québec estime que 2 % de la population totale du Québec fait du vélo à longueur d’année.

Vélo-Québec pense que ces chiffres pourraient augmenter en améliorant l’accès au réseau cyclable. L’organisme se base sur l’expérience de la capitale danoise, Copenhague, qui bénéficie d’un climat hivernal très semblable à la métropole québécoise. « La part modale du transport en vélo est de 34 % à Copenhague, de 1,3 % à Montréal et 6,5 % pour le quartier Plateau-Mont-Royal », souligne Patrick Howe de Vélo-Québec.