Le mythe du Québec vert

Est-ce une surprise pour vous ? On le savait déjà avec le livre de François Cardinal. Le Commissaire au développement durable met le gouvernement à l’index. Avec raison. En fait, tous les gouvernements se pètent les bretelles, car c’est de bon augure de parler d’environnement comme le font les entreprises.
Mais n’est-ce pas préférable d’agir en silence puis de présenter ensuite les résultats de nos actions ?
Depuis que je blogue sur Branchez-vous, je me rends compte de l’écart entre la bonne volonté et les actions. Il y a tellement de commentaires anti-écologiste que je me demande où l’on va. En même temps, je me rassure en constatant que ces commentaires viennent toujours des mêmes personnes, celles qui insultent et qui crient plus que les autres.
Je me dis donc que les gens qui agissent ne parlent pas fort. Sauf que parfois, rester silencieux n’encourage les autres à avancer. En parlant, donnant des exemples pratiques, on montre l’exemple, on participe à la roue qui tourne…
Finalement, je vois bien que les gens ne sont pas vraiment prêts encore, sinon mon propre livre serait un best-seller ! Ce n’est pas le cas puisqu’il n’a jamais fait son apparition dans le palmarès Renaud-Bray. Ne me demandez pas de chiffres, je n’en ai pas. Et je n’en veux pas, mais il est évident qu’il n’a pas fait autant de bruit que je pensais et que j’aurais voulu. Déçue ? Oui je le suis. Mais bon, c’est du long terme. Petit train va loin, dit-on !