La faute de la croissance économique ?


J’ai bien aimé les deux dernières chroniques de Foglia sur l’écologie. Oui il faut parler des changements climatiques, mais il y a bien plus. Car la protection de la planète c’est un tout et un ensemble. Et la croissance économique est en cause.
Précision ici pour ceux qui sautent aux conclusions et qui attaquent sans lire au complet. Je ne prône pas la décroissance économique, je pose des questions. La croissance économique doit-elle être revue ? revisitée ? remaniée ? repensée ? Peut-on faire autrement ?

Notre société carbure à l’achat. Cette période du temps des fêtes le reflète bien. La surconsommation est un réel problème. J’ai encore en tête la phrase de Georges Bush après le 11 septembre. Consommer, consommer et consommer. Mais est-ce vraiment la solution à tout nos maux ? Est-ce que la consommation et la croissance économique vont automatiquement engendrer un monde meilleur ? N’est-ce pas la source de tous nos problèmes ?

Certains, Serge Mongeau et les Casseurs de Pub en France, prônent la décroissance économique ? Je ne suis ni contre, ni pour, je me pose des questions. Devons-nous vraiment l’encourager sans provoquer un cataclysme économique ? Mais n’avons-nous pas besoin d’un tel cataclysme avant d’en avoir un climatique ?

J’apprécie beaucoup les réflexions du journaliste du Monde, Hervé Kempf. Comme il le dit si bien dans son livre, Comment les riches détruisent la planète :

Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté du progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable

.

Par ailleurs, ce matin dans la Presse, un texte intéressant sur les technologies vertes qui stimulent la croissance économique en Californie et les solutions que cet état met de l’avant pour contrer le réchauffement climatique. Des solutions existent, parlons-en.

D’un point de vue plus personnel, je rejoins Foglia. Le quartier Dix30 ne m’inspire pas du tout. Contrairement à lui, j’ai trouvé, difficilement je dois dire, mais j’ai trouvé l’entrée de ce méga centre commercial. Pas aimé du tout. Froid, immense, royaume de la voiture et de la consommation sans mesure.

Depuis ma désintoxication ( auparavant j’allais régulièrement magasiner), je ne me sens plus à l’aise dans les centres commerciaux. Les multiples produits, objets, gogosses, vêtements qu’on nous y vend me donne le tournis. Trop de tout.

Quel vide cherche donc à combler notre société en achetant en si grande quantité ?

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2 Réponses

  1. tout à fait d’accord. Enfin des journalistes vous et foglia qui explique les choses. La consommation serait elle l’opium du peuple moderne? acheter, pour vivre a travers ses achats afin de meubler sa solitude, de s’arracher à la condition humaine?

  2. Pour poursuivre la réfexion, il existe un Mouvement québécois pour une décroissance conviviale: http://www.decroissance.qc.caOn y trouve leur Manifeste ainsi que les dates des rencontres thématiques

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