La super conscience écolo des jeunes

Quel bouffée d’espoir m’ont donné les jeunes ce soir lors de ma participation à l’émission 275 Allo – Ados Radio sur les ondes de Radio-Canada. Quelle leçon ! Ils sont conscientisés et ils sont écolos. Ça se bousculait au portillon du téléphone pour parler de ses actions quotidiennes. Et je ne parle pas du recyclage, que les adultes donnent souvent ( et seulement) en exemple, mais de gestes beaucoup plus avancés.
Ils réduisent leurs déchets, ils réutilisent, ils verdissent leur cour, ils compostent, ils vermicompostent, ils diminuent leur consommation d’électricité. Bravo les jeunes. Vous m’impressionnez. En même temps vous me confirmez dans mon optimisme. Par votre implication, l’avenir sera plus rose.
Face à vous et face aux générations futures, nous devrions tous avoir honte de ne pas en faire plus lorsqu’on vous écoute parler. Nous devrions avoir honte de gaspiller vos ressources, vos matières premières, votre planète, de polluer votre air en laissant tourner nos moteurs. ( j’en ai vu plein en rentrant, aprés l’émission, en vélo. Et pourtant il ne fait pas si froid encore pour garder le moteur allumé).
Mon amie Élise me le disait. « En les écoutant, j’ai commencé à me sentir réellement coupable de ne pas composter». Car ils compostent nos jeunes. Ce n’est plus un mot inconnu à leurs oreilles.
J’avais déjà eu un bel exemple de leur implication lors d’un article sur les écoles les plus écolos du Québec, pour la Presse. Un petit appel à tous et j’avais eu plus de 80 courriels. Il fallait que je choisisse 10 écoles ! Tout un défi. C’était il y a presque deux ans. Imaginez refaire le même exercice aujourd’hui.
Si les écoles sont si impliquées, c’est qu’outre les jeunes, il y a des enseignants, des parents et des directions qui ont embarqué. Car pour faire du vermicompostage dans une école, il faut que l’enseignant prenne son rôle à coeur. Alors ne tapons pas trop sur la tête des adultes, ils sont quand même présents dans la conscience écolo de nos enfants.
C’est pour ceci que j’ai dédié mon livre à Tristan ( mon amour de neveu) et à tous les enfants du monde, pour que leur planète illumine longtemps la galaxie…

Le non-sens du magasinage aux États-Unis

La ruée vers les magasins et centres commerciaux américains illustre bien la voracité consommatrice et le manque de recul des Québécois. On veut acheter à tout prix. On veut économiser sans pitié. On veut faire des affaires. On veut en avoir pour son argent. Mais on se plaint de ne pas avoir assez d’argent. On se plaint d’être trop taxés. On se plaint de trop travailler.
Et que fait-on à la moindre occasion? On dépense de l’argent !!! Un non-sens.

Le Journal de Montréal a passé 48h aux États-Unis pour acheter des vêtements et faire une épicerie. Toute une commande ! Celle d’hier est bourrée de trucs que je n’achète jamais sauf les croustilles. Dégueu. Des raviolis en boîte, du mélange à gâteau, des sachets de chocolat chaud, etc. Aujourd’hui des vêtements et jeux pour les enfants.

En comptant les dépenses sur place, hôtel, resto et essence et assurance, l’économie est de 101,82 $ !!! Sauf qu’on ne compte pas l’usure de la voiture, les gaz à effet de serre engendrés par le déplacement, le temps, etc. et surtout le fait qu’on achète sûrement des gogosses inutiles dont on n’a vraiment pas besoin lors d’une telle virée de magasinage.

Les commerçants l’ont merveilleusement bien compris. Le meilleur moyen de nous faire dépenser est de nous donner l’impression d’économiser ! C’est moins cher, j’achète. C’est en vente, j’achète. J’achète sans me poser de question sur mon véritable besoin. En ai-je vraiment besoin ? Cet objet est-il vraiment nécessaire dans ma vie ? Depuis que je me pose ces questions, j’économise vraiment. Pourquoi ? Car j’achète moins et mieux, tout simplement.
Et puis, est-ce les gens les plus pauvres, qui souvent n’ont pas d’autos, ou une vieille auto, qui vont magasiner de l’autre côté de la frontière ?

Quel vide doit-on combler en achetant aussi rapidement et frénétiquement ?