Le bordel de la piste cyclable du pont Jacques-Cartier !

Pour la première fois hier midi, je suis allée sur la Rive-Sud en vélo. J’ai donc affronté la piste cyclable du pont Jacques-Cartier. Je dis bien affronter, car j’ai eu peur, surtout au retour, sur la piste du côté Est ( qui semble d’ailleurs interdite aux vélos).
Je ne souffre pas de vertige et peur des hauteurs. Lorsque j’étais attachée de presse au bureau de l’opposition, j’ai visité le chantier du pont en soirée. On a marché sous le pont, on est monté dans les « bureaux » des ouvriers qui étaient nichés dans les arches du pont. Oui oui dans les arches, plusieurs pieds au dessus du pont.
Je ne vais dévoiler aucun secret d’état mais mon ami Martin Lemay, actuel député et alors chef de l’opposition et maire de l’arrondissement Ville-Marie, n’en menait pas large lors de cette visite. Il a peur des hauteurs. Moi, aucun problème, je me moquais gentiment de lui.
Hier, Martin aurait ri de moi à son tour lorsque j’avais chaud sur le chemin du retour attaquant la dernière partie du pont, juste à côté de la Ronde. Je ne regardais qu’en avant, vers l’horizon, me motivant. J’avais chaud, car j’avais l’impression de rouler dans le vide. Le tout multiplié par le bruit des nombreuses voitures qui fréquentent le pont. Bizarre et épeurant comme impression. Cette portion a été longue, très longue. Mais je me suis contrôlée, j’ai respiré à fond et j’ai roulé !
Ça vous est déjà arrivé ? Est-ce normal ?
En passant, est-ce que quelqu’un peut m’expliquer le bordel que représente pour les cyclistes l’arrivée à Longueuil ? Pas évident. Pas cycliste friendly. Pour me rendre sur la rue St-Charles, un vrai casse-tête au milieu d’un enchevêtrement de routes, de rues, de bretelles pour aller sur le pont (interdit aux cyclistes), pour se rendre sur la 20 ( interdit aux cyclistes), pour se rendre sur la 132, (interdit aux cyclistes), la 134 ( interdit aux cyclistes). J’exagère un peu, mais il faut vraiment faire preuve de prudence pour trouver son chemin sans se perdre sur une autoroute. J’ai pris la pelouse, les trottoirs, la route, me suis faite frôlée, klaxonnée, talonnée. Je suis finalement arrivée sur la rue St-Charles dans le Vieux-Longueuil pour dîner. Un endroit merveilleux, d’ailleurs.
Après, on se demande pourquoi les banlieusards ( ou du moins les longueuillois) ne prennent pas plus leur vélo pour aller travailler à Montréal. Je les comprends. Pas facile d’accéder à la piste du pont…
Et puis elle ferme le 1er décembre. Dommage.
De superbes photos des diverses pistes cyclables des ponts sont ici.