De passage à CHAA FM à 12h

Une petite info pub pour mon passage à l’émission de Diane Trudel, Vie de Banlieue, aujourd’hui de 12h à 13h sur les ondes de CHAA FM. Vous pouvez l’écouter sur Internet ici. C’est dans le cadre de la série les Français de Montréal d’Éric Clément ( collègue de la Presse et compatriote auvergnat) ou dans mon cas la Française…Maintenant que j’ai écris un livre, je peux raconter ma vie également…Mais je ne crois pas que presque 50 minutes suffiront car je suis une grande parleuse…Mon surnom quand j’étais petite était pipelette…Trés français ! C’est quoi l’équivalent québécois ?
Mais écoutez car je vais y annoncer une nouvelle…

Ajout : c’est ça pas assez de temps mais quelle agréable moment et quelle charmante animatrice. Beaucoup parlé de moi, mon arrivée ici, mon père et du journalisme. Avoir autour d’un micro un ex-journaliste pigiste et maintenant permanent à la Presse comme Éric Clément et une journaliste pigiste, ça encourage la discussion. Tant mieux car les gens doivent savoir la situation des pigistes et connaître la différence entre un permanent et un pigiste. Trop méconnue.
Je n’y ai pas annoncé ma nouvelle, ce sera pour plus tard promis mais c’est trés trés bon concernant mon livre. Je ne parle pas des ventes car tant que mon livre n’est pas dans le palmarés Renaud-Bray, je ne pavoise pas…J’aimerais bien y entrer au moins au 45e rang….

L’Australie vire de bord !

En plus, l’ex-chanteur du groupe Midnight Oil, Peter Garrett, vient d’être nommé ministre de l’Environnement du nouveau gouvernement travailliste australien. Un écologiste de la première heure. C’est John Baird qui va la trouver moins drôle de se trouver face à lui lors de la conférence de Bali. Le gouvernement Harper pensait avoir trouvé un allié avec l’Australie. Oups. L’allié deviendra-t-il l’ennemi ? Beds are « really » burning for Canada ?

Par ailleurs, depuis quand le gouvernement en place ne permet pas au chef de l’opposition d’aller à une conférence ? Tant pis, Stéphane Dion va se débrouiller par ses propres moyens pour s’y rendre. Une chance que le gouvernement Harper n’est pas majoritaire car on se demande jusqu’ou il irait..Comment le Canada a pu élire un tel gouvernement ? Difficile à comprendre.

Les cyclistes indésirables en hiver ?

Jeudi dernier aprés la première « grosse » bordée de neige et hier soir, j’ai inauguré ( première fois de ma vie) la sortie cycliste en hiver. Tout un autre monde. Surtout avec un gros rhume qui complique la respiration.

Sauf que je donnerai beaucoup en ce moment pour avoir l’hiver parisien ? ou plutôt de San Francisco afin de continuer à rouler sans me faire bousculer par les automobilistes !

En fait, je n’aime pas l’hiver car je ne peux pas rouler en paix. Il fait froid, pas si pire. La neige et la glace rendent la balade plus physique et dangereuse. Mais honnêtement ce n’est rien à côté du danger qui vient des automobilistes.

Si en saison régulière, les voitures nous tolèrent plus ou moins, c’est l’enfer en hiver. Comme si on n’avait pas le droit d’être là tout simplement. Nous devenons réellement des empêcheurs de tourner en rond !

Il est certain qu’en hiver, il faut faire plus attention, rouler plus dans le milieu de la rue à cause de la neige et c’est plus glissant. Sommes nous alors gênants pour les rois de l’automobile ?

Le seul avantage est la sollicitude des piétons qui nous regardent comme des héros ! Qui nous sourient et qui nous parlent.

Sauf qu’encore une fois, Montréal a fermé ses pistes pour l’hiver, rien pour nous aider ! Vive la ville qui se dit pour le développement durable. Pour le moment, ce ne sont que de vagues et vaines paroles.

Je me déplacerai donc pas aussi souvent en vélo que durant la belle saison mais je le ferai à l’occasion lorsque les routes seront dégagées. Car la glace est trés dangereuse. Une amie en a les marques sur la joue et le menton hier. Un dérapage sur la glace dans un tournant et ce fut la chute. Aucun casque, aucune protection ne l’aurait protégée. La glace est le pire ennemi du cycliste. Sournoise, invisible, elle nous jette à terre sans pitié.

Durant l’hiver, on oublie les ruelles trop glacées, les pistes pas dégagées, les coins pas éclairés. Reste donc les trottoirs généralement bien dégagés et les rues, à nos risques et périls. Surtout pendant ou aprés une tempête de neige.

Alors on roule cet hiver ?

La mort qui rode…

Il y a quelques jours un bébé de 9 mois est mort. Le petit ange d’une maman s’est envolé. Je ne le connais pas. Je l’ai seulement rencontré alors qu’il était encore dans les entrailles de sa maman. Un temps alors heureux. Car dés sa naissance, sa lutte a débuté. Une lutte pour simplement vivre. Une lutte qui semblait gagnée lorsque bébé a reçu un nouveau coeur. Un coeur tout neuf pour enfin vivre. Le coeur d’un autre petit bébé mort qui permettait ainsi de donner la vie. Une vie courte pour une autre courte vie. Malheureusement la chaîne s’est brisée. Le coeur n’a pas suffit. Bébé est parti aprés neuf mois de lutte. Maintenant maman pleure. Son ange s’est envolé.
Je pense à la belle maman, au papa. J’aimerais prendre leur peine sur mes épaules. Quelle injustice!
Je trouve toujours une raison à tout. Chaque joie, chaque peine nous fait grandir. Sauf que là, je n’arrive pas à comprendre, à saisir la raison, le pourquoi ? Pourquoi un petit ange doit se battre et souffrir pendant neuf mois pour finalement s’envoler ? Maman s’attache à son bébé puis doit le laisser partir. Quel déchirement !
J’imagine que la réponse viendra avec le temps. Y-a-t-il seulement une réponse, une explication…Je l’espère mais n’y crois guère. J’espère surtout que ce petit ange veillera sur ses parents. Pour le moment, je pense à cette belle maman et je lui envoie beaucoup d’amour. Car il n’y a rien de plus à faire et surtout rien à dire.

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Cette histoire nous rappelle que la mort rode souvent autour de nous. Pour moi, la mort fait partie de la vie. Il ne faut pas l’auculter, la dissimuler et éviter d’aborder le sujet. La société est aussi mal à l’aise avec la mort qu’elle l’est avec les endeuillés. On les fuit, on ne veut pas écouter leur peine, on veut qu’ils passent vite à travers et redeviennent comme avant.
Pourtant la mort frappe partout, jeunes et moins jeunes, laissant les vivants désemparés. Difficile de se sortir de ses griffes, des filets du deuil. Trés heureuse d’entendre le gouvernement permettre aux gens de prendre des congés pour cause de deuil. Imaginez ! Actuellement, on ne peut prendre que cinq jours de congé ! Cinq petits jours ! Quelle honte. Le syndrôme d’une société axée sur la performance qui n’autorise d’arrêt que pour les morts. Les autres doivent survivre et travailler. Vite les funérailles, vite, vivons notre deuil, vite, oublions la mort avant qu’elle ne nous rattrape. Car elle le fera un jour. Vite, vite…

Lorsque mon père est mort aprés trois semaines de soins intensifs (j’avais pû aller le voir durant 2 semaines), je suis repartie en France pour deux semaines. Quand je suis revenue, une chance que c’était juillet. Un mois tranquille pour le travail car il est tellement difficile de se concentrer, de performer, de penser à autre chose que sa peine. J’ai été trés choyée que mes patrons de l’époque me permettent de prendre autant de temps. Sinon, j’aurais été obligée de démissionner pour faire ces deux voyages de deux semaines chacun. Ce ne fut pas le cas.
Dans mon cas, la mort de mon père m’a permis de me remettre sur le chemin de mes rêves et d’apprivoiser la mort, d’apprendre que l’on peut passer à travers la peine et la souffrance.
Certaines personnes décident de retourner au travail pour oublier, pour penser à autre chose, pour se changer les idées. Mais parfois c’est aussi une excuse pour ne pas vivre leur deuil. Car un deuil ne se fait pas en quelques jours ou même quelques semaines. Un deuil prend du temps, des mois et des années.

Difficile de vivre notre deuil dans une société qui vit à toute vitesse, qui veut rapidement passer à autre chose et qui a peur de la mort. La mort, on veut l’oublier, l’enterrer, la cacher. Je me souviens d’une collègue qui s’étonnait de l’absence d’une secrétaire depuis une semaine. Son beau-père était mort !!! Pour elle il s’agissait seulement de son beau-père, pas de quoi prendre plus que quelques jours de congé. Quelle insensibilité !

Bien heureuse que le gouvernement se soucie de donner le temps qu’il faut aux endeuillés pour prendre le temps. Prendre le temps de pleurer, de crier, de parler, de se souvenir, de dormir, de prendre soin de soi, de vivre l’absence et la peine. Car malheureusement ou heureusement, il y a des choses qui ne s’achètent pas, même avec une Visa ou une Mastercard !
Ajout : Isabelle a trés justement ajouté le lancement de cette fondation dont elle parle ici. Car mourir dignement et chez soi accompagné des gens qu’on aime est aussi un droit et fait partie de la vie. Il me semble que si je me savais condamnée, la seule chose qui me ferait plaisir est d’être chez moi, dans mes affaires, dans mon lit.
Aussi, le répit pour les personnes en deuil semble offert seulement aux personnes victimes d’actes criminels et autres. Bien mais tout deuil est difficile pas seulement pour elles. Par ailleurs, la fondation crée par Pierre-Hugues Boisvenu demande maintenant à Ottawa de permettre à ces personnes de recevoir des prestations d’assurance-emploi. Un minimum car prendre un congé sans solde n’aidera pas beaucoup si les revenus sont un gros zéro !

Pour ou contre l’augmentation du prix de l’essence ?

Encore une fois, l’augmentation du prix de l’essence fait les manchettes. Est-ce bien nécessaire d’en parler autant et d’en faire les premières nouvelles ? Pourquoi sommes-nous aussi obsédés par le prix de l’essence ? Pourquoi sommes-nous prêts à faire plusieurs kilomètres pour trouver le plus bas prix possible tout en brûlant de précieux litres et annulant l’économie recherchée ?
Pourquoi chialons-nous si souvent contre cette augmentation alors qu’on ne prend aucune mesure pour la contrer ? On achète des voitures toujours plus grosses et énergivores. Cela me fait bien rire lorsque je vois un propriétaire de VUS se plaindre devant la caméra avec des arguments régurgités. Désolée, mais je ne le plains pas.

La suite sur Branchez-vous.

De retour à Grosse journée demain matin

Malgré mon rhume (je me suis dopée à l’Advil sinus), je suis allée donner quelques conseils pour éviter le sur-emballage et diminuer notre surconsommation à l’émission trés intéressante, Grosse Journée animée par Annie Brocoli. Macha Grenon se posait des questions, voyez les réponses demain mardi 27 novembre, 9h sur les ondes de Radio-Canada.
Regardez et donnez moi d’autres trucs pour éviter le trop plein d’emballage…

Retour sur le congrés de la FPJQ

Le passage des pouvoirs entre les présidents. Debout en chemise mauve, Alain Gravel, président sortant de la FPJQ. Assis devant lui, François Bourque, le nouveau président.

Le hall d’entrée du Chateau Frontenac

Nicolas Langelier, président de l’AJIQ

Le souper de gala

Cette fin de semaine, je suis allée contaminer de mon gros rhume la communauté journalistique du Québec au congrés de la Fédération professionnel des journalistes du Québec. Quelques réflexions de cette fin de semaine.
-Honnêtement, le chateau Frontenac ( où se déroulait le congrés) vit sur sa réputation. Pas d’internet sans fil alors que la trés grande majorité des hôtels du Québec en sont équipés. Chambres correctes mais rien d’époustouflant, à part la qualité des lits et de la literie ! Le déjeuner continental était horrible pour 20 $. Un mini muffin trop sucré, des toats pas de beurre, pas de fromage. Seulement de la confiture. Un mini croissant bof, des fruits pas trés frais. Re-bof.
-Le dîner et le souper, re-bof. Décidèment, ma copine Chantal a raison. Ce n’est pas dans les hôtels que l’on mange bien. Ah oui et une bouteille d’eau Evian vendue 8,50 $ dans les chambres. Autant vous dire que nous nous sommes assurées de la garder bien fermée. Je l’avais mise dans un coin caché pour ne pas l’ouvrir pas erreur…
-Un congrés trés agréable. L’occasion de revoir des amis, des collègues pigistes ou non, de faire des rencontres et une surprise. Vous vous souvenez de mes beaux inconnus d’Ottawa ? Et bien deux d’entres eux étaient au congrés. Dont celui que je trouvais le plus mignon. Il faut toujours faire attention à ce que l’on écrit…J’étais toute génée lorsque le gars en question est venu me dire bonjour. Je l’ai revu plusieurs fois, mais il est jeune et était toujours en compagnie d’une jeune femme. Mais quel petit monde d’Ottawa à Québec, en passant par Montréal.
-J’ai aussi eu l’occasion de jaser avec Guy Gendron, qui a gagné un prix Judith-Jasmin pour son reportage sur les sables bitumineux dont j’ai déjà parlé. Nous avons partagé un taxi de retour du Boudoir samedi vers 2h du mat avec deux autres copines journalistes. Une conversation trés agréable.
-Ravie d’avoir rencontré des journalistes hyper intéressants et sympathiques comme la gagnante de la bourse Arthur-Prévost, Marie-Hélène Proulx.
-Discuté aussi rapidement avec le nouveau président de la FPJQ, François Bourque, avec le président de l’Association des journalistes indépendants (AJIQ), Nicolas Langelier, pour lui rappeler que les journalistes indépendants existent aussi.
-Déçue du discours de départ d’Alain Gravel qui a complètement omis les journalistes indépendants qui représentent quand même le quart des membres de la FPJQ.

Une fin de semaine qui m’a permis d’essayer mon nouvel appareil photo mais qui ne m’a pas permis de soigner mon rhume.