La coupe menstruelle !

Hier lors de mon passage à l’émission de Christiane Charette, cette dernière a parlé de l’un des gestes que je propose dans mon livre, l’utilisation de la Diva Cup ou de la coupe menstruelle. Disons qu’on tombait dans le vif du sujet et que mon collègue François Cardinal, dont le livre est un essai et non un guide pratique, était mal à l’aise. Sauf que les menstruations sont une réalité. Pourquoi en parler ne serait pas naturel, même pour les hommes…
Il est certain que l’utilisation de cette coupe menstruelle rebute un grand nombre de femmes. Pourquoi ? Sûrement, car le sang des menstruations nous paraît un peu dégueu. Pourtant, c’est seulement un peu de sang et cela vient de notre corps. Puis n’est-ce pas la même chose de manipuler la coupe menstruelle, des serviettes ou des tampons ???
Cette coupe menstruelle est un petit contenant en caoutchouc naturel très flexible que l’on insère dans le vagin et qui recueille le sang. On peut le garder de 8 à 12 heures. Ensuite, on le vide, on le nettoie et on le réinsère. C’est tout. Oui la manipulation demande de la dextérité. En fait, il faut s’habituer. J’ai seulement essayé une journée et ce n’était pas concluant. Mais je compte bien ressayer.
Pourquoi est-ce écolo ? Car cela évite d’utiliser des milliers de serviettes hygiéniques et de tampons. Cela est économique également. Car la diva cup coûte environ 40 $ ( et non de 10 à 20 $ comme je l’ai dit à l’émission. Mea culpa. Sous la surprise de la question, j’avais 40 $ en tête, mais ce n’est pas le chiffre qui est sorti….). Combien coûte un paquet de tampons ou de serviettes ? Finalement si la diva cup n’est pas pour vous, la compagnie vous rembourse.
Comme le faisait remarquer une auditrice de l’émission dans les commentaires, il existe aussi les serviettes hygiéniques lavables et les éponges végétales. Chaque femme choisit sa formule idéale.De mon côté, je déteste les serviettes hygiéniques. J’utilise donc des tampons fabriqués en coton bio et non blanchis au chlore. Évidemment, il y a des applicateurs en cartons…pas super. Mais d’autres compagnies vendent de tels tampons sans applicateurs. Je n’ai pas acheté les bons ….Punissez-moi !

Un nobel vert !

Al Gore et le GIEC, le groupe d’experts de l’ONU, ont remporté le prix Nobel de la paix. Toute une victoire pour la cause environnementale. Imaginez. On ne parle pas de lutte contre la guerre mais de crimes commis envers la planète.
Justement hier soir, j’ai participé à l’émission La presse dans tous ses états, animée par Anne-Caroline Desplanques sur les ondes de CIBL. L’émission passe aujourd’hui de 13h à 14h. Je suis au début. Une animatrice qui pose des questions serrées, d’excellentes questions qui m’ont challengée. Une belle expérience car j’aime argumenter et m’expliquer. Ce que je n’ai pas eu le temps de faire à Christiane Charette.
Revenons à la planète. Anne-Caroline était accompagnée du chroniqueur Michel Dumais. C’était la première fois que je le rencontrais. Pas particulièrement chaleureux. Il a posé une question intéressante insolite.
Pourquoi les médias ne parlent que des problèmes de la planète et non de la disparition possible de l’humanité. J’ai tenté de répondre. Le GIEC a justement établi que les humains sont responsables de l’état actuel de la planète. Sauf que nous vivons ici sur la Terre. On ne peut pas exterminer l’humanité pour sauver la planète quand même. On peut seulement limiter au minimum notre impact. Par ailleurs, ces mêmes experts ont prouvé l’existence des changements climatiques, mais ont-ils prouvé que l’humanité disparaîtra dans 10 ans ? 20 ans ? 100 ans ? 1000 ans ? Non. Comment le savoir ? Oui on court à notre propre perte en siphonnant les ressources de la terre, en lui infligeant à elle, à la faune et la flore d’immenses blessures. Mais qui peut prédire l’avenir de l’humanité ? Les journalistes se basent sur des faits et non des probabilités. En général !