Wal-Mart et l’achat local…

Ce matin dans le journal de Montréal, un article (désolée je ne trouve pas l’article en ligne) sur le fait que l’étiquette bleue, Acheté au Québec, est de plus en plus présente chez Wal-Mart. Ok. Permettez-moi de rester sur mes gardes. D’abord car le porte-parole québécois de la compagnie, Yanik Deschênes, m’a déjà dit ou plutôt écrit que cette étiquette ne voulait pas forcément dire que le produit était québécois mais que le chéque avait été fait à un fournisseur québécois. Cela pourrait etre un intermédaire qui achète à l’étranger. Voici mon texte car je ne trouve pas de lien vers mon article publié en novembre 2006 dans la Presse.

Un étiquetage compliqué

L’étiquetage ne facilite pas vraiment la vie du consommateur dans sa quête de produits locaux. Même s’il est obligatoire d’afficher le pays d’origine du produit, une règle peut induire en erreur. Si 51 % du coût total du produit est dépensé au Canada, il est identifié comme venant du Canada, peu importe la provenance de la matière première. Des cornichons ou des légumes congelés cultivés à l’étranger, mais donc la transformation et l’emballage sont faits au Canada sont identifiés comme produits canadiens. « Nos producteurs trouvent que c’est important que l’on sache la provenance de la matière première », explique Gilles McDuff, directeur de la Fédération québécoise des producteurs de fruits et légumes de transformation.
Par ailleurs, Wal-Mart a une conception particulière de l’achat local avec sa nouvelle appellation Achat-Québec. Cela ne veut pas obligatoirement dire que le produit a été cultivé au Québec. Un pot de cornichons venant de l’extérieur du Canada est identifié Achat-Québec. « Si notre chèque est envoyé à une entreprise du Québec ou que le produit est fabriqué au Québec, il fera parti du programme Achat-Québec et identifié ainsi en magasin. Donc dans le cas du cornichon, il ne viendra pas nécessairement du Québec », explique Yanik Deschênes, porte-parole de Wal-Mart.
Pour s’assurer d’acheter local, on se rend chez le producteur. Si on achète dans un marché, une fruiterie, un supermarché, on pose des questions. « Les gens doivent questionner le marchand sur la provenance du produit et s’abstenir d’acheter dans le doute. Ils doivent demander d’avoir des produits locaux sur les tablettes en appelant les services à la clientèle de leurs supermarchés », recommande Isabelle Joncas du programme agriculture biologique d’Équiterre.

Une famille qui prend le virage local

Isabelle Goyette et Philippe Bédard, une jeune famille de Saint-Eustache a pris le virage de l’achat local. Ils s’approvisionnent en fruits et légumes au comptoir de la ferme de la famille Cloutier proche de chez eux. « Je suis certaine de la provenance des produits et on crée des liens avec nos fermiers », explique Isabelle Goyette. Cette dernière ajoute qu’en banlieue de Montréal, on trouve beaucoup de producteurs en se promenant dans les rangs ou en parcourant son journal local. Leur dernière trouvaille : une ferme qui élève des autruches à Saint-Eustache. « J’ai remplacé le foie de veau par celui d’autruche. C’est le même prix et excellent pour la santé ». Leur dilemme ? Faire le choix entre le biologique et le local. D’ailleurs, les
environnementalistes s’entendent pour dire qu’il vaut mieux consommer local que
des produits biologiques qui viennent de Californie, par exemple.

Je suis aussi inquiéte car Wal-Mart pourrait encourager les entrepreneurs québécois à vendre moins cher, donc à payer moins cher leurs matières premières ainsi que par ricochet leurs employés… Il faut être prudent face aux ambitions de Wal-Mart. Mais s’il s’avère que c’est un cadeau pour les entrepreneurs québécois. Tant mieux. Dans ce cas-là, je serais la première à féliciter Wal-Mart. Mais j’attends avant d’envoyer une carte.
Si vous me voyez dans l’un de ses magasins prochainement, ce sera pour vérifier les prix des produits soi-disants québécois et Acheté au Québec. Si vous avez des remarques et voyez des trucs bizarres, faites-moi en part …

3 Réponses

  1. Il semble que Wall marde ait trouvé une astuce pour exploiter la corde nationnaliste des Québecois sans faire trop trop d’effort. Tout est dans le paraître mais dans les faits tout vient des Amaricains.

  2. L’autre jour, je suis allée avec une amie au wal mart pour qu’elle s’achète un meuble de télé. Il y en avait un assez gros et il coutait seulement 100$, et sur la boite c’était ecrit «fabriqué au québec», en blaguant je lui ai dit ça doit être la boite qui a été fait au quebec, en arrivant chez elle, nous ouvrons la boite et sur les panneaux il y avait d’ecrit «made in china». La preuve qu’il ne faut pas se fier à l’étiquette bleue…

  3. Merci Stéphanie de ce commentaire. Il semble que tu avais raison, sûrement que c’était la boîte faite au Québec.Je vais aller faire un tour au Wal Mart moi même pour aller vérifier ça ainsi que les prix de certains produits mais je trouve dommage que la journaliste de Journal de Mtl n’aie pas vérifié…Je vais continuer de mon côté.

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