Le verdissement de réputation

Pour faire un ajout à mon billet d’hier sur les pseudos-certifications, un éditorial tout à propos de ma collègue Ariane Krol, ce matin dans la Presse. Le greenwashing, baptisé blanchissement de réputation, d’éco-blanchiment que j’ai rebaptisé verdissement de réputation.
Les entreprises qui adoptent le développement durable comme une nouvelle manière de faire du marketing. Attention, celles qui s’y frottent sans en faire une véritable manière de fonctionner et qui improvisent, tomberont de haut.
Lors d’une conférence sur le marketing vert au printemps dernier, j’avais rencontré Stanislas Dupré de la firme française Utopie, firme-conseil française créée en 1993, dont l’objectif est la promotion de la responsabilité sociale et environnementale auprès des entreprises. Ce dernier disait que les entreprises qui improvisent leur verdissement commettent une erreur car elles se font toujours découvrir, pointer du doigt et doivent ensuite faire du « damage control».
Certaines compagnies sont, bien entendu, reçues avec scepticisme et avec raison « , expliquait Stanislas Dupré en citant l’exemple de GM, qui promeut son camion VUS avec des arguments écologiques ou Wall Mart. Cependant, une partie du greenwashing est dû à la méconnaissance du sujet par les concepteurs de publicité.  » Les agences de publicité ne sont pas au courant et font des erreurs, elles viennent d’ailleurs nous voir pour être crédibles « , ajoutait Stanislas Dupré.
Bon conseil d’ailleurs. Les agences de pub devraient s’adjoindre des éco-conseillers pour éviter de graves erreurs….
Les compagnies qui décident de virer vert devraient le faire une étape à la fois et l’annoncer une fois que les changements sont décidés et mis en place. Elles devraient se faire conseiller par des gens spécialisés dans le domaine ! Car sinon leur verdissement leur sera plus néfaste que bénéfique !
En passant comme ça un petit truc qui m’a fait tiquer. Ariane cite la revue Commerce qui fait son cover avec les grandes entreprises québécoises qui ont pris le virage vert. Les acteurs de ce virage vert sont pris en photo sur une pelouse parfaite, tout ce qu’il y a de plus non-écolo. Car les pelouses parfaites sont ainsi cultivées avec des pesticides. La pelouse écolo n’est pas parfaite et est mélangée de plusieurs types de graminées, trèfles, etc…Je sais que c’est un détail mais c’est la première chose que j’ai notée…