Rouler sur le trottoir ?

Hier dans le Journal de Montréal, un article à propos d’un cycliste qui s’est vu infliger une amende de 37 $ car il roulait sur le trottoir. Il plaidait être un nouveau cycliste ne connaissant pas ce réglement. Je ne connais pas les circonstances. Peut-être roulait-il trop vite sur le trottoir…Mais mais…Je trouve ce réglement un peu injuste. Car oui je roule parfois sur les trottoirs. J’avoue. Je suis coupable.
Pourquoi je le fais? Lorsque j’estime que rouler dans la rue n’est pas sécuritaire. Mais lorsque je roule sur le trottoir, je roule très doucement, je ne frole pas les piétons, leur laisse toute la priorité, etc…
À mon avis, tant qu’on n’est pas doté d’un excellent réseau de piste cyclable qui permettrait la pratique sécuritaire du vélo, on devrait laisser les cyclistes rouler sur le trottoir. Sauf que ceux qui sont irrespectueux, qui roulent trop vite, etc devraient être punis par des amendes.
Comme pour les automobilistes, il y a aussi des cyclistes dangereux pour les autres cyclistes et pour les piétons. J’en croise régulièrement. Et je ne parle pas des gens en patins à roues allignées, des skaters, etc…Nos pistes cyclables commencent à être envahies. Il est plus que temps de les élargir et agrandir.
Sauf qu’hier, un reportage de Jean-Hugues Roy à Radio-Canada – cyclistes sous surveillance nous apprenait que dans la majorité des accidents impliquant cycliste versus automobile, c’est ce dernier qui est responsable…Je n’invente rien. 47 % des accidents impliquant auto-vélo sont la faute des automobilistes. Ce sont les statistiques de la police de Montréal.
Il est certain qu’un peu de civilité réglerait bien des problèmes. Aussi, si tous les automobilistes enfourchaient leur vélo de temps en temps, ils conduiraient autrement.
Alors oui il y a des cyclistes très imprudents mais à titre de cycliste…je peux vous dire qu’il y a de nombreux automobilistes qui se foutent complètement des cyclistes. Combien de fois me suis-je fait froler, couper la priorité, dépasser pour tout de suite tourner devant mon nez, klaxonner, ouvrir la porte devant moi, etc.
J’ai donc appris pour survivre dans la jungle Montréalaise. Je suis généralement assez concentrée lorsque je pédale. Je regarde partout. Toute voiture devient suspecte. Je pense presque toujours que le chauffeur ne m’a pas vu et surtout lorsque je roule sur la rue, je laisse l’espace d’une portière ouverte entre les voitures stationnées et moi. La voiture derrière moi peut bien me klaxonner, je m’en moque. J’ai entendu trop de gens me raconter leur rencontre malencontreuse avec une porte ouverte. Alors klaxonner tant que vous voulez. Ma vie compte plus, vous arrivez toujours à temps et en plus je vous aurai permis d’économiser de l’essence en roulant moins vite.