Montréal sale ?

Plus qu’une autre ville ? Pas certaine. En tout cas le sujet n’est pas nouveau. À qui la faute ? Qui jette ses détritus ?
Je croise chaque jour des gens qui jettent un papier, un mégot, une gomme…
L’autre jour sur Masson, un gars fouille dans ses poches, il échappe le kleenex qu’il y cherchait. Qu’a-t-il fait ? Il l’a regardé et ne s’est surtout pas penché pour le ramasser.
Souvent, j’ai le goût de dire à ces « pollueurs  » qu’ils ont perdu quelque chose, parfois je le fais, souvent je n’ose pas. Paresse, peur de passer pour la chiante de service.
Mais n’est-ce pas aussi un problème de surconsommation ? Manque de civisme ?
Avez-vous vu l’état de l’île Notre-Dame après le grand prix de Formule 1 ? Le sol sous les estrades est jonché de verres et autres déchets. On ne voit plus l’herbe. Je prends cet exemple frappant, mais les rassemblements de foules sont souvent l’exemple parfait du défoulement collectif de jeter en choeur ! Est-ce qu’on aimerait jeter? une espèce de défoulement, de résistance à l’ordre établi ?

Des trous dans ses bas !

Soyons plus léger ! J’ai bien ri ce matin en voyant cette photo dans le Journal de Mtl ! Paul Wolfowitz, le président de la Banque Mondiale s’est fait prendre lors d’une visite dans une Mosquée en Turquie. Il n’était pas très réveillé lorsqu’il s’est habillé !

La semaine sans emballage !

Bon timing pour mon billet d’hier soir. Du 27 janvier au 3 février ( oui oui c’est maintenant) c’est la semaine sans emballage. Une initiative des Éditions du Mémento, qui publie le calendrier des traditions alternatives. Allez faire un tour sur leur site, vous y trouverez de l’info, des stats, des conseils, etc. Belle initiative qui devrait peut-être avoir plus d’ampleur ?

Le suremballage ! Pourquoi ?

La Presse pose la question et fait appel aux lecteurs avec ce papier d’Ariane Krol. Une question préoccupante. Qui paye pour ce suremballage ? Ces grosses boîtes ? J’imagine qu’une partie marketing explique le phénomène ?

Justement. Tantôt lors de ma promenade dominicale sur la rue Masson, j’ai fait les deux fruiteries. Pourquoi ? Car je ne voulais pas de leurs fruits et légumes sur du styromousse emballés de plastique. À l’une, j’ai acheté des aubergines et des tomates non emballées et à l’autre un poivron. Je me demande toujours pourquoi on a besoin d’emballer les aubergines dans du styromousse et du plastique ? J’vous jure qu’elles l’étaient ainsi à l’une des fruiteries de la rue Masson.
Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Des exemples de suremballage, les lecteurs de la Presse en donnent une tonne. Vous devez aussi avoir des exemples ?
Que devrait-on faire ? Taxer l’emballage ? Est-ce vraiment un problème ?

Ici un bel exemple : mon mini lecteur MP3 et son emballage que j’avais gardé pour illustrer ce sujet. À quoi sert cette immense orgie de plastique moulé et de carton pour un si petit objet ? Si quelqu’un de l’industrie peut me l’expliquer. Go ! J’attends.

Taguée par un p’tit comique…

C’est une blague. Car si Steve m’a taguée en parlant de mon âge…

C’est que c’est moi qui en parle tout le temps. Sûrement pour que le moment soit moins brutal lorsqu’il arrivera, sûrement pour dédramatiser la quarantaine, pour l’évacuer, surtout car même si j’ai l’air super cool avec le fait d’avoir 40 ans dans exactement 53 jours, ça me fait freaker. Je refuse cet âge dans ma tête, dans mon corps, dans mon âme…

C’était donc l’une des cinq choses inconnues que je dois dévoiler sur moi avec cette tague. C’est difficile et c’est pour ça que j’attendais que Stéphane Dompierre, le fasse pour pouvoir le copier. Ce que je fais allégrement et sans culpabilité.

2- Moi aussi je veux aller passer des tests d’allergie, mais je ne le fais jamais. Je sais cependant que je suis intolérante au lait au chocolat. Mais pas au lait, fromage, crème glacée…Allez comprendre !

3-Je ne fume pas régulièrement, mais je suis la meilleure fumeuse sociale des cigarettes des autres. J’en pique tout le temps à ceux qui fument en ma compagnie. Attention fumeurs, éviter d’en sortir une avec moi…

4-Je partage moi aussi des « amants » avec certaines autres femmes que je connais, mais je n’en dirai pas plus.

5- J’ai déménagé à Montréal par amour alors que je n’ai pas immigré par amour. Mais lorsque mon histoire avec Stéphane Éthier ( ancien gagnant de la Dictée, ancien journaliste à l’émission Branché de Radio-Canada et autres- son cv est trop long) s’est terminée, j’étais des plus heureuses d’avoir déménagé à Montréal. Ce fut ma plus belle peine d’amour et c’est très sincère. Merci Stéphane !

Pour ce qui est de donner la tague…Je crois que l’ensemble de la blogsphère a déjà été taguée….donc je vais la laisser mourir…
AJOUT : en fait je viens de changer d’avis et j’ai quelques bloggueurs à taguer. Je vous rappelle le principe, vous devez dévoiler cinq choses inconnues sur vous. Puis refiler la tague à cinq autres blogueurs.
*Marie-Claude Lortie qui nous donnera sûrement quelques secrets de son livre 😉
*Ma compatriote auvergnate Eva Rollin qui dessine et raconte si bien…à lire Mademoiselle…
*Guylaine qui fait de supers chapeaux écolos et plein d’autres choses…
*Isabelle une prof écolo allumée
* et Reco, l’écolo français qui nous révélera sûrement quelqu’uns de ses travers…il ne peut pas être parfait….;)
Allez à votre tour !

Dumas, quel show !


Rock à souhait, qui a une véritable connexion avec son public et n’hésite pas à s’y mêler. C’est Dumas que je suis allée voir hier soir. Je n’ai qu’un mot, excellent ! Moi qui suis normalement si sensible au bruit et me plains souvent de son niveau dans les bars, j’étais collée aux speakers et j’en redemandais. Je m’en suis fait mettre plein les oreilles sans me plaindre et j’ai dansé, bougé, sauté ! Courez-y !
J’en profite pour raconter une petite anecdote avec Dumas, que j’ai vu plusieurs fois aux shows d’autres artistes. Je suis à la Quincaillerie avec l’ami Steve (qui vient de me taguer d’ailleurs, j’y répondrais plus tard). Dumas est là à côté de notre table et Steve me le présente. Plus tard, nous sortons fumer et on lui demande de checker nos affaires. Ce qu’il a fait tout en nous disant, à notre retour, avoir sauvé nos verres des pires drogues. Sympa comme type…et vraiment cute aussi…
Dommage, je ne pense pas qu’il soit célibataire…

Le 1er février ?

Je reçois chaque jour des courriels pour m’annoncer que le 1er février, une action importance aura lieu pour participer à la lutte contre les changements climatiques. En continuant à lire, je vois qu’il s’agit de fermer lumières et veilles le 1er février entre 19h55 et 20h…Cela vient d’une organisation française semble-t-il. Est-ce encore l’un de ces courriels bidon ? Aucune idée. Cela viendrait de l’alliance pour la planète…
Je n’ai pas eu le temps de fouiller plus mais je ne vois pas ce qu’une telle action apportera…à part peut être faire parler le monde et les médias…Je suis toujours méfiance et je me dis qu’on devrait peut être utiliser notre énergie à des actions plus porteuses ? L’avez-vous reçu ?

Avant et après les Têtes à claques


Raoul des Têtes à claques qui cruise la « belle Cécile »

La première fois que j’ai entendu la phrase : La belle Cécile, c’était en décembre dernier au salon de coiffure. L’une des filles me l’a sortie et j’avais des points d’interrogation dans les yeux. Elle m’a expliqué que cela venait des célèbres Têtes à claques. J’étais persuadée qu’on parlait d’une matante puisqu’ici au Québec, ce prénom est plutôt vieux ! Ben non qu’elle me dit, la Cécile des Têtes à claques serait une pitoune….Mais bon on l’a jamais vu…
J’en parle, car ce matin, mon collègue Hugo Dumas en a fait un papier, intitulé « Comment qu’a va, la belle Cécile ». Pourquoi ? Sûrement pas pour moi, mais l’une des porteuses de valise de la nouvelle émission de TVA, la Banquière ou le Banquier…sais pas, s’appelle Cécile. Elle a 26 ans. Je m’avance, mais elle doit être française, car je n’ai jamais rencontré ici une Cécile plus jeune ou du même âge que moi. Alors, cette Cécile en question se fait chambrer à cause des Têtes à claques. Je dois dire que cela ne m’arrive pas fréquemment. Le premier qui m’a fait ce commentaire, de manière très sympa, c’est Bernard Brault, le photographe de la Presse. C’était lors de notre sortie de fouillage dans les poubelles. J’ai bien ri! C’est la première fois qu’au Québec mon prénom fait les manchettes;) C’est sur qu’il y a des chansons et plusieurs même…Mais c’est tout…Quand j’étais jeune, je détestais mon prénom, maintenant je l’aime. Pas à cause des Têtes à claques, surement car j’ai vieilli;)

PS : Si j’ai ajouté ma photo, ça n’a aucun rapport avec ce billet 😉 C’est simplement que l’éternelle incompétente informatique que je suis a enfin trouvé le moyen de la rajouter.
Ajout : je comprends pourquoi Hugo en parlait, c’est ce soir que commence l’émission qui s’appelle donc le banquier…Ça va surement être un hit mais moi ce n’est pas le genre de truc qui m’intéresse…Je suis quand même curieuse de connaître l’origine de la fille qui s’appelle Cécile…si vous savez ?

Neige en Auvergne !



Chacun son hiver…L’Auvergne a enfin reçu de la neige. Voici des photos que m’a envoyées mon cousin Jean-Marc. Eux aussi, ils s’inquiétaient du temps anormalement chaud, même s’ils n’ont quand même pas la température nordique d’ici.

L’Auvergne est située au centre de la France. C’est la région des volcans (éteints) et des fromages. Aussi, du célèbre Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand qui débute vendredi. Cette ville est également le siège social de Michelin. Le film les Choristes a été tourné dans un château de la région. Le documentaire Être et Avoir aussi…Un petit village, St-Etienne-sur-Usson qui se trouve à quelques minutes de mon petit village où j’ai grandit : St-Rémy-de-Chargnat. Beau nom ? 🙂
Et finalement, Brassens nous a chantés !

Une des plus belles régions de France…mais je ne suis pas très objective ! Je pourrais en parler longtemps et ajouter de nombreux autres liens mais je m’arrête et vous laisse découvrir !

Haro contre le ralenti inutile !

L’un de mes sujets favoris. Les véhicules dont les conducteurs laissent le moteur tourner pour rien, juste comme ça pour avoir plus chaud ou plus froid…J’ai signé un texte sur le sujet dans le cahier Auto ce matin dans la Presse.

Au cas où vous ne sauriez pas, la réglementation montréalaise a pris des dents. C’est trois minutes pas plus. Les policiers et agents de stationnement vont commencer à donner des contraventions. On vous aura prévenus!

Pour cet article, je n’ai rencontré personne qui pouvait me dire que faire tourner son moteur inutilement servait à quelque chose. Personne. Même un garagiste, même un gars qui travaille pour un concessionnaire. D’ailleurs, ce dernier s’est avéré être le plus farouche critique des démarreurs à distance et du « ralenti inutile ».

C’est ce que je disais dans un autre billet, sur l’implication des Québécois pour l’environnement. Ils sont pour l’environnement, mais vont laisser tourner leur moteur 10 à 15 minutes parce’qui fait donc frette. Parce’qui fait donc chaud. Parce’qui en a pour pas longtemps…30 secondes, that’s it. Pas plus…Si vous avez froid, habillez-vous donc.

Ce matin, en lisant ( ou relisant) mon article, je vois par la fenêtre de la fumée de voiture…Ben oui mon voisin a parti sa camionnette et la laisse tourner. Depuis 5,6,7 minutes.Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr J’allais le prendre en photo pour illustrer ce billet, mais…la pile de ma caméra est déchargée…

Champagne !

Waou. Je viens de m’apercevoir par hazard que le billet sur Marco Calliari était mon 100e 😉 Que les bouchons sautent !

Marco !


Un petit peu de culturel avec le chanteur de l’heure. Je parle du sympatique et beau Marco Calliari. Je l’avais rencontré en avril dernier lors du concert pour la Terre dans le cadre justement du Jour de Terre. La séance de photo dans le stationnement en face du Spectrum avait été un pur délice. En compagnie de Monica Freire, Marco Calliari avait sorti sa guitare et nous chantait la pomme, comme ça dehors, sous un soleil frisqué.

Italo-Québécois, sa popularité est en hausse depuis quelques mois. Tant mieux. S’il fait maintenant dans la chanson traditionnelle italienne, ce ne fut pas toujours le cas…Son histoire est plutôt dans le heavy metal…et oui…D’ailleurs, ma collègue Nathalie Petrowski l’a rencontré. Entrevue à lire dans La Presse de samedi.

Hier soir je l’ai vu à la Tohu avec mon amie Katia ( c’est elle qui me l’a fait découvrir). Un concert dans son quartier d’origine entouré de sa famille et amis. La Tohu , située aux abords du complexe environnemental St-Michel ( ancienne carrière Miron), offre des concerts gratuits, en priorité aux gens de St-Michel.

Marco Calliari se sentait visiblement heureux de chanter chez lui, malgré une grippe.
Un artiste chaleureux, vrai, sympatique auquel il est impossible de résister. Mes voisins de siège semblaient hermétiques mais après quelques chansons, ils tapaient des mains et souriaient. Comme quoi la musique peut faire bien des miracles surtout lorsque c’est Marco qui est aux commandes !

L’argent ou la planète ?

Le pétrole ou un air pur ? Les profits, la richesse, le cash ou un environnement sain, une pollution moindre. Après avoir regardé le reportage de Guy Gendron à Zone libre enquête
(télé de Radio-Canada), il semble qu’encore une fois les êtres humains choisissent le court terme et surtout le cash rapide. Après nous le désert…

Ok ce sont des emplois, des profits, de l’argent. Ok on a encore besoin du pétrole, car nous n’avons pas vraiment d’énergie remplaçante, mais faudrait mettre la pédale douce sur une ressource EXTRÊMEMENT polluante et c’est peu dire. La production d’un baril de pétrole par les sables bitumineux produit trois fois plus de gaz à effet de serre que la production de pétrole traditionnelle. Sans parler des cinq barils d’eau nécessaire à la production d’un baril du pétrole et de la soupe hyper toxique rejetée par la suite dans les bassins de décantation. Le reportage montre qu’il est possible de réduire l’impact environnemental de la production des sables bitumineux. Mais, mais ? On ne le fait pas. Pourquoi ? Bonne question. Une question de sous ?

En 1995, l’Alberta contribuait pour 17 % des Gaz à effet de serre (GES)au Canada. En 2003, ce chiffre était de 37 %. L’Alberta représente 10 % de la population canadienne. Avec ces chiffres, on a presque envie de dire : séparons-nous de l’Alberta. Pitié…

Et que dire de cette élue républicaine qui souligne que le fait que les États-Unis s’abreuvent en or noir au biberon albertain est une bénédiction. Elle dit en riant que ses enfants n’auront pas besoin d’aller se battre au Moyen-Orient pour garantir l’approvisionnement en pétrole de son pays. C’est sur, les États-Uniens préfèrent que ce soient les enfants canadiens qui luttent contre l’asphyxie et la pollution.
Pourquoi pas, si les gouvernements canadien et albertain les laissent faire. Plus encore, leur facilitent l’accès à la ressource énergétique. Plus encore, augmentent la production de ce type de pétrole hyper-polluant pour satisfaire la sécurité énergétique de nos voisins.

Ce reportage, du sable dans l’engrenage repasse à RDI tout en étant disponible sur le site internet. On y trouve aussi une entrevue avec Guy Gendron sur les dessous du reportage. Jettez-y un oeil, juste pour vous faire une petite peur. Vous allez voir, ça marche ! J’ai peur des sables…

Un service nature ?

Décidément je me fais scooper pour tous mes sujets aujourd’hui…Pas grave, je redonne donc à César…C’est Josée qui en parlait ce matin.
Les débats de ce soir à l’émission de Marie-France Bazzo Il va y avoir du sport valent le détour.
Le premier est sur l’obligation d’avoir un service nature. L’autre sur les mannequins et l’anorexie.
Jean Lemire et mon collègue François Cardinal participent au premier. D’ailleurs, comme il me le rappelait lors de ma rencontre avec lui la semaine dernière; Jean Lemire a lancé cette idée de service nature.

Jean Lemire


François Cardinal

Ma collégue-copine Marie-Claude Lortie participe au deuxième. Elle a co-écrit le livre Mangez avec Guylaine Guévremont. Un site internet est issu de ce livre où l’on peut d’ailleurs trouver les blogues des deux auteures.

Marie-Claude Lortie

Je suis fatiguée alors je sais ce que je vais faire ce soir avant d’aller me coucher tôt 🙂

Les métiers de l’équitable

Un article sur les jeunes qui ont des convictions et qui les amènent dans leur travail. J’adore le titre de l’article de l’Express, ma revue française préférée : Les Vendeurs de l’équitable.
En connaissez-vous ici ? Est-ce que HEC et les Universités commencent à inclure les principes du commerce équitable dans leurs cours ?
Humm ce serait un bon sujet d’article…à proposer.

Faire son épicerie dans les poubelles

Texte paru dans La Presse le 17 janvier 2007

Manger dans les poubelles

Des kilos de nourriture sont jetés, chaque jour, avant même d’avoir pris le chemin des épiceries. Pourquoi ? Diverses raisons : esthétisme, surplus, invendus. Pourtant, la plupart de ces produits sont consommables. D’ailleurs, un professeur américain qui étudie le gaspillage alimentaire depuis plus de 10 ans, estime que 40 à 50 % de la nourriture produite est jetée avant même d’atteindre les tablettes des supermarchés. Au Québec, impossible d’avoir des chiffres. Les détaillants en alimentation restent muets.

Laitues, tomates, choux-fleurs, pamplemousse, pain, fines herbes. Voici certains produits en parfait état que l’on trouve en fouillant dans les poubelles industrielles. Des organismes pratiquent ce qu’on appelle le « dumpster diving », littéralement, plonger dans les ordures. Ils récupèrent de la nourriture qui autrement, finirait dans les sites d’enfouissements. La Presse a suivi des membres de l’Être Terre ( finaliste des prix Phénix 2006) lors de leur collecte hebdomadaire.

Vendredi soir, 18 h 30. Le groupe d’une dizaine de personnes est prêt. Harnaché, casqué, les cyclistes partent en mission récupération même si une pluie fine tombe. Direction un grossiste de fruits et légumes biologiques. Arrivés sur place, ils sautent dans le premier conteneur. Rien d’intéressant. Dans le deuxième, ils trouvent des bottes d’oignons verts biologiques puis partent à l’assaut d’un troisième qui est plein. Sur le dessus, des dizaines de boites de carton qui n’ont même pas été ouvertes. Elles sont remplies de laitues encore bien rangées et en bon état. Le groupe décide de fouiller le fond du conteneur. Bonne décision. Des tomates cerise et des concombres anglais feront partie de la récolte hebdomadaire. Les récupérateurs remplissent à pleine capacité trois bacs verts de recyclage. C’est tout. Il n’y a plus de place. Les boites restantes partiront donc au site d’enfouissement, ainsi que le carton, qui est pourtant recyclable.

20 h. Dernier arrêt. Une boulangerie qui leur donne les pains invendus. Trois sacs poubelles au total. Contrairement à la journaliste, le groupe est surpris. C’est peu. Normalement c’est environ 10 sacs poubelles.

Le groupe a fouillé environ 30 minutes dans le conteneur. Personne ne les a dérangés. « Il arrive que des employés nous voient, mais ils nous connaissent et il n’y a aucun problème », souligne le fondateur d’Être Terre, Yan Levasseur. D’ailleurs, la police de Montréal a confirmé à la Presse que fouiller dans les poubelles n’est pas un acte criminel. Si les policiers reçoivent une plainte, ils vont demander aux gens de quitter les lieux, mais ne procéderont à aucune arrestation.

D’autres récupérateurs

Actuellement à Montréal, plusieurs groupes, comme l’Être Terre, récupèrent ainsi de la nourriture dans les poubelles. D’ailleurs, l’émission de Télé-Québec, la Vie en vert, a suivi un autre de ses organismes, la Coop Généreux, dans ses tournées de récupération. Le reportage mettait la table à une mission proposée à un épicier du Mile-End, celle de ne pas jeter la nourriture invendable, mais propre à la consommation, pour qu’un organisme la récupère. La première partie du reportage sera diffusée ce soir à 19h, la deuxième mercredi prochain.

La journaliste Ariane Paré-Legal était soufflée du montant de nourriture comestible récupérable. « J’ai été aussi sidérée de voir la variété des produits qui sont jetés. On peut pratiquement choisir son menu », souligne-t-elle.

Des étudiants de l’UQAM offrent aussi de manière hebdomadaire des repas confectionnés en majorité d’aliments récupérés. Une collecte permet de préparer un dîner pour 50 à 80 personnes. « L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de fruits et légumes de toute la saison », souligne Olivier Lamoureux, l’un des étudiants qui organisaient les dîners l’année dernière et qui pratiquent la récupération depuis plusieurs années.

Ce dernier souligne cependant que plusieurs supermarchés empêchent dorénavant la récupération. Les membres de l’Être Terre ont remarqué la même chose. « Plusieurs supermarchés compactent la nourriture et d’autres nous en privent l’accès », ajoute Olivier Lamoureux.

D’ailleurs, les récupérateurs de nourriture préfèrent qu’on n’identifie pas leurs endroits de fouille. « On ne veut pas qu’on nous en interdise l’accès », explique Yan Levasseur.

Le mouvement Freegan

Cette récupération de nourriture est loin d’être unique à Montréal et a donné lieu à la naissance du Mouvement Freegan à New-York. Les membres récupèrent la nourriture, mais aussi d’autres biens de consommation jetés dans les poubelles. « Les grandes compagnies gaspillent un nombre incalculable de ressources chaque jour. Les consommateurs qui sont bombardés de messages des compagnies leur disant qu’il faut acheter autre chose de mieux, nouveau, plus gros et performant, font la même chose et jettent. Nous on récupère et on sensibilise », souligne Madeline Nelson, membre du mouvement new-yorkais.

L’industrie n’a aucun chiffre

Les grands de l’alimentation restent muets sur la quantité de nourriture qui est jetée. Le Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA) qui les représente explique qu’aucun chiffre n’est disponible sur le gaspillage avant consommation.

Toutefois, Timothy Jones, un anthropologiste de l’université de l’Arizona à Tucson analyse la perte de nourriture depuis plus de 10 ans. L’une de ces études, datant de 2004, indique que 40 à 50 % de la nourriture produite ne serait jamais mangée. Il conclut que le gaspillage de nourriture coûte des milliards chaque année et a des impacts environnementaux énormes. Le professeur évalue que le gaspillage serait du même ordre au Canada. « Les chiffres sont semblables quoique légèrement moindres si je me fie à quelques données collectées à Montréal », a constaté Timothy Jones.

Les banques alimentaires se donnent un plan pour récupérer plus

L’association québécoise des banques alimentaires estime qu’elle pourrait récupérer encore bien des kilos de produits qui sont jetés. D’ailleurs, l’association mettra un plan en action en mai 2007 pour récupérer davantage. Depuis novembre dernier, un employé fait l’inventaire des fournisseurs afin d’établir ce plan de sollicitation.

Du côté de Moisson Montréal, on avoue ne pas récupérer le maximum des produits jetés. « Certains méconnaissent notre rôle, ont des craintes pour la santé et choisissent de jeter. Il y a encore beaucoup de pertes », explique Johanne Théroux, directrice générale de l’organisme à but non lucratif.

Pourtant, l’organisme scrute à la loupe la nourriture donnée, soumise aux règles d’hygiènes de la ville de Montréal. « Souvent la nourriture est rejetée pour des raisons esthétiques. Une carotte difforme est très comestible », ajoute Johanne Théroux. De plus, Moisson Montréal composte la nourriture périssable non distribuée.

L’organisme peut compter sur plusieurs groupes qui donnent régulièrement de la nourriture invendable. Kraft fournit 12 % des produits distribués par Moisson Montréal, tandis que la Fédération des producteurs de lait du Québec donne annuellement 500 000 litres de lait aux banques alimentaires.

Chiffres des banques alimentaires du Québec

Les banques alimentaires du Québec reçoivent 30 millions de kilos de denrées par année. Après un tri, 25 millions de kilos sont redistribués. Ce qui représente 100 millions de $.

Chiffres de Moisson Montréal

Moisson Montréal reçoit 740 870 kilos de denrées en moyenne par semaine dont 359 057 kilos de fruits et légumes frais

Moisson Montréal composte 88 % des déchets. Le compost est redistribué à un agriculteur qui fournit des plants pour les jardins communautaires.

Lors de l’exercice 2005-2006, selon son rapport annuel, Moisson Montréal a reçu 10,9 millions de kilos de denrées, dont 8,8 millions, des fournisseurs réguliers.

De cette quantité, 44,5 % était des fruits et légumes, 8,9 % des produits céréaliers et 7,9% des viandes et substituts.

L’histoire du reportage

Pour en savoir plus

 

Le mouvement Freegan ( en anglais)

La Vie en vert

Moisson Montréal

L’association canadienne des banques alimentaires

Conseil canadien des distributeurs alimentaires

 

Manger dans les poubelles

C’est le thème de mon dossier qui paraît dans la Presse. Des groupes fouillent les poubelles des distributeurs et grossistes alimentaires car ils jettent, ils jettent sans vergogne. Mais attention, ils n’ont pas à prendre le blâme complet…Nous sommes tous responsables. Selon les groupes à qui j’ai parlé, c’est le système alimentaire qui est en cause…La manière dont il fonctionne. Et puis nous aussi, nous sommes en cause. Car nous voulons des fruits et légumes parfaits.

La directrice de Moisson Montréal, Johanne Théroux, me disait qu’une carotte qui n’est pas parfaitement droite ne se retrouvera pas sur les tablettes. Un peu con non ?
Alors oui les banques alimentaires en récupèrent mais pas assez car il en part encore beaucoup dans les sites d’enfouissement.

Vous allez me dire, pourquoi les compagnies ne donnent pas cette nourriture au lieu de la mettre dans le containeur ? Parcequ’ils n’ont pas les ressources, le temps, etc, etc…

Pourquoi les organismes communautaires ne vont pas chercher cette nourriture ? Car eux ont encore moins les ressources, le temps et les moyens physiques.

Les membres de l’Être Terre que j’ai suivi le font en bicyclette, avec un truc patenté grâce à des bacs de recyclage…On le voit à la Une de la Presse d’ailleurs. Ils ne peuvent donc ramener qu’un nombre limité de produits.

Sur place vendredi, j’ai aussi grimpé dans le conteneur ( mais je n’ai pas fouillé), j’ai ouvert une boîte pour vérifier la qualité des laitues ( des Bostons biologiques qui se vendent 3 ou 4 $ pièce). Impeccable ! Rien à redire. Les sympathiques membres de l’Être Terre trouvaient aussi dommage qu’en hiver, ces produits que l’on jette, viennent des États-Unis principalement. Tout ce chemin pour aller aux poubelles ! Tout cette pollution inutile.

Ah oui puis la vie en vert en parle ce soir aussi à 19h et la semaine prochaine.

Voici quelques photos de la nourriture trouvée vendredi dernier.La dernière photo est prise à la boulangerie qui donne ses pains invendus. Les employés m’ont dit qu’ils ne jettent jamais rien. Tout est donné. Je vous dirai de quelle boulangerie il s’agit si vous me le demandez 🙂




Le gaspillage alimentaire demain dans La Presse

Je vous donne la primeur de ce que j’ai écris pour la Presse de demain…Ben juste quelques photos.
Vendredi dernier, je suis allée faire une virée particulière avec un très sympathique groupe de jeunes…La suite demain dans le cahier Actuel 🙂
Je vous en dirai plus et j’ai hâte de lire vos commentaires !

le départ

En pleine action

Selon les Têtes à claques…

Je suis peut être en retard mais je viens de voir le dernier clip des Têtes à claques. Toujours aussi drôle. Les ptits aides du diable veulent envoyer des Tsunamis, faire fondre le pôle nord….Mais n’est ce pas déjà entrain de se passer ?

Les commentaires

Une chance qu’Isabelle est là….Merci.
Par erreur j’avais mis que j’acceptais seulement les commentaires des membres…Je vous avais dit que j’étais une incompétente informatique…
Comme si j’étais ensevellie sous les commentaires. Tant que je n’en reçois pas comme Martineau ou Pat, aucune restriction sur mon blogue;)
D’ailleurs, je me demandais pourquoi je n’avais plus de commentaires…J’en pleurais presque;)

Tempête et tout le monde panique

Chaque hiver c’est la même histoire. La première tempête nous surprend. C’est le bordel dans les rues, les embouteillages sont des monstres et les médias en font leur première nouvelle…Voyons, il n’y a pas d’autres sujets ? En quoi une tempête de neige est une nouvelle au Québec ? Il n’est pas tombé 90 cm mais seulement 15 cm…
Moi je trouve ça plutôt beau non ?

Faut dire que pour le premier hiver depuis longtemps, je n’ai pas de voiture. Aujourd’hui j’en suis contente, ce qui n’est pas le cas tous les jours. Je suis allée dîner en ville à pied puis métro, retour en métro, puis visite de deux amis, autobus, pied, puis re-autobus. Aucun problème. Oui je marchais moins vite, oui l’autobus patinait mais bon c’était drôle.
Youppi !

Jack is back !


Quel homme ce Jack. Tuer un homme en lui coupant la carotide avec les dents…Faut dire que 2 ans dans les prisons chinoises, ça doit frustrer son homme. Tant de haine refoulée…
J’avoue que parfois je ne peux regarder les scènes de violence inouies de 24. Je les regarde à travers mes doigts 🙂 Mais je continue d’être accroc et d’aimer, que dis-je d’adorer cette série.

Je constate que le retour du sauveur de l’Amérique fait couler de l’encre dans la blogosphère, du moins à Cyberpresse. Pat en parle, Michel C.Auger aussi, Richard Hétu l’a fait vendredi…Décidèment 24 a ses adeptes 🙂
Maintenant, j’ai juste hâte à demain pour les deux prochaines heures…
Et je ne vous en parle plus, promis…Peut-être que pour la saison 7, Jack devrait sauver le monde d’un désastre écologique ?

Le grand soir !!!




ATTENTION : Si vous regardez 24h chrono en Français, ne lisez pas ce qui suit car je parle de la fin de la 5e saison…

Si vous attendez le départ de la 6e saison de 24 , vous savez de quoi je parle. C’est ce soir, le grand soir !!! Entre 20h et 22h, rien ne pourra me tirer de devant mon écran. Exit amis, téléphone, internet, bloggue, courriel…Je ne suis plus là. Je tire les rideaux, je ferme les portes, je confine les chats, je décroche et je regarde.

Qu’est devenu Jack ? Les Chinois l’ont kidnappé et il partait sur un bateau direction la Chine. Je m’en vais lire la Presse où sont dévoilés quelques autres scoops… Sur la photo ci-haut, il revient après 2 ans de captivité. Comment sera-t-il ? J’imagine que les prisons chinoises ne sont pas très tendres et confortables.
Il semble que cette série est encore plus décapante. Richard Hétu en parle dans son blogue et nous envoie à la critique du NYT.

J’étais bien surprise aussi de voir que le président des États-Unis était le frère de David Palmer…ayoye. Le temps a passé. Chloé est toujours là, dieu merci. Kim Bauer n’est plus là, dieu merci bis.

Et puis Kiefer Sutherland est tellement beau…

Pour les fans, bon visionnement ce soir. On s’en reparle. Pour les autres, désolée, vous manquez quelque chose 🙂

La rue Masson, suite !

Dimanche dernier, je parlais de la rue Masson ( mon quartier) et du fait qu’elle n’avait plus rien à envier à la rue Mont-Royal, enfin presque;)
Hier soir, j’en jasais avec le charmant propriétaire du Frite Alors, un authentique Belge, sympa et drôle. Il était d’accord, bien sûr. Moi j’aime les frites, j’adore les frites en fait…C’est pourquoi je disais que c’était mon préféré. J’aime aussi l’ambiance du Café Lézard, la bouffe est juste correcte pour un petit lunch rapide, pas de grandes exclamations là…

Quand même, il y a d’autres restos plus « culinaires » sur Masson. Le M comme Masson dont le chef fait la première page du cahier Actuel ce matin par exemple. Je ne l’ai pas encore essayé ce resto, mais si je me fie à ma conseillère resto en chef, Marie-Claude Lortie, c’est un incontournable. À la fin du mois, je vais tester le Zeste de Folie, toujours sur Masson, voisin du Première Moisson. Une rue Masson que j’apprécie de plus en plus.

J’habite plus loin à l’est de St-Michel. J’aimerais tellement que cette partie de la rue Masson soit aussi dynamique. Mais ce n’est pas le cas encore, loin de là. Ok le Harvey’s a récemment fermé. Pour être remplacé par une pancarte à vendre…L’IGA a aussi fermé pour être remplacé par …rien…Le resto portugais entre la 17e et la 18e est aussi fermé. Pour cause d’incendie, peut-on lire…dommage.
On peut aussi facilement bruncher sur Masson. La Grand-Mère Poule propose de bons déjeuners ( et on peut y croiser Garou…oui oui pour vrai). D’ailleurs, j’y vais dans quelques instants. Bon samedi !

Comment on fait les bébés ?


Les couples, les femmes, les hommes, ont des enfants de plus en plus tard. L’infertilité est de plus en plus répandue…Elle touche un couple sur huit. Plusieurs études indiquent que la pollution et les problèmes environnementaux pourraient expliquer les problèmes de fertilité…D’ailleurs le récent film Children of Men aborde le sujet de façon assez drastique; plus aucune femme n’est fertile. Est-ce si futuriste que ça ?
Ma copine Marie Charbonniaud a publié un guide indispensable dernièrement : Infertilité: quand bébé tarde à venir. D’ailleurs, voici une entrevue que j’ai faite avec elle, sur les méthodes naturelles offertes que vous pouvez lire dans le Mieux-Être actuellement en kiosque.
Le livre est vraiment bien et permet de comprendre, démystifier et expliquer la procréation, les processus pour combattre l’infertilité, etc., etc. Un plus même si vous n’êtes pas infertile, même si vous ne voulez pas de bébé actuellement. En le lisant, on comprend beaucoup de choses.

Buy Nothing Year

Trés intéressant cette expérience d’écolos de San Francisco . Aussi l’impact qu’ils ont engendré autour d’eux. Dans notre société full conso, full nouveautés, etc…Tout un défi !
Et rendons à César ce qui lui appartient…J’ai lu ça sur le blogue de Richard Martineau.

Pour bien bouffer partout !

Aujourd’hui je fais donc dans la suggestion de lectures de chronique…Bonne idée c’est vendredi, on relaxe, on en profite.
Donc Marie-Claude Lortie nous fait découvrir un site internet super intéressant ce matin dans sa chronique dans la Presse. Et quand on parle de bouffe, de restos, etc…Marie-Claude is the best 🙂

En direct des ordures suite

Mon idole Josée Blanchette parle de l’expo photos sur les ordures ce matin dans le Devoir… Comme toujours, Josée trouve les mots justes et percutants.

Jean Lemire, suite


Vraiment triste qu’aucun média n’ait présenté une longue entrevue avec Jean Lemire. Il en a tellement à dire ! Un homme passionnant, sensible, intelligent. L’heure d’entrevue a passé très vite. Il devait partir et moi aussi, dommage.
Que Janette Bertrand ou Marie-Claude Lavallée l’invite dans leurs émissions. Que ce soit sur l’environnement, sur l’isolement d’un groupe, sur le retour à la vie urbaine en plein coeur du magasinage des fêtes; j’ai 52 minutes d’enregistrement.
à lire en mai dans Mieux-être…
En attendant, voici une photo prise ce matin.

Jean Lemire

J’ai oublié ! Demain jeudi je rencontre Jean Lemire pour une entrevue pour la revue Mieux-Être. Avez-vous des questions ? Je vous en reparle…

En direct des ordures !

Avez-vous déjà visité un site d’enfouissement? Moi oui, mais pas du même type que ceux visités par le photographe français Paul-Antoine Pichard. Il était chez Christiane Charette hier matin au 95,1 FM. Son témoignage me faisait frémir.

Vivre dans des décharges ( nom français pour sites d’enfouissement) est le lot de nombreux êtres humains sur la planète. Il a partagé leur sort pour témoigner par l’image. On sait qu’une photo vaut 1000 mots !

Il racontait que l’odeur épouvantable l’avait fait vomir. Je peux témoigner que nos sites ici puent, mais je n’ai pas eu envie de vomir lors de ma visite. J’ai le nez et l’estomac sensibles 🙂
Il racontait aussi que les nouveaux nés qui vivent dans des abris ( on ne peut quand même pas appeler ça une maison) dans les décharges se font manger les pieds, les oreilles par des rats. Vraiment horrible. Dire qu’on laisse des êtres humains vivre ça. Triste à mourir…
Vous pouvez voir ses photos à la TOHU jusqu’au 10 mars prochain. Vous pouvez aussi voir sa galerie de photos sur son site, vous ne ferait pas que frémir, vous allez pleurer. J’en avais les larmes aux yeux.
Outre la tristesse, je n’avais qu’une idée en tête ; que pouvons-nous faire ? Comment changer ça ? Comment sauver ces enfants ? Acheter équitable ? Appuyer des organisations humanitaires ? Je n’ai pas trouvé de réponses. En avez-vous ? Il y a quelques liens sur le site.
À la radio, il disait vouloir imager ce qui n’est pas montrable. Ok, good mais après on fait quoi ?

Ici des milliers de sacs attendent le long des rues qu’un camion viennent les ramasser pour les tranférer dans des sites gérés ( du mieux possible mais pas toujours).
Nos problèmes de gestion des déchets de pays riche n’ont aucune commune mesure.
Les citoyens sont-ils conscients de ce qui arrive à leurs ordures ensuite? Pense-t-on qu’elles disparaissent comme par magie? Mais personne ne veut vivre à côté d’un site d’enfouissement.
Dire que dans les pays où est allé Paul-Antoine Richard, les gens vivent dans les ordures. Des enfants aussi.

C’est toujours de la faute des autres

Je me réfère à une lettre dans la Presse de ce matin qui parle des québécois comme des gros parleurs, petits recycleurs.
L’auteur de cette lettre n’est pas très loin de la vérité. On cible toujours les autres, on voit la paille dans l’oeil du voisin mais pas la poutre chez nous. Nous sommes toujours enclin à critiquer, dire que ce n’est pas de notre faute, rejetter le problème sur la personne d’à côté. Pas seulement pour la protection de l’environnement, pour l’ensemble de notre vie.
Et pourtant…

L’érotisme des plantes aphrodisiaques

Ce n’est pas un texte trop écolo…quoiqu’il parle des plantes et d’une sexualité revigorée naturellement 🙂 Vous trouverez donc ce papier dans le cahier Actuel de la Presse ce matin ou sur internet.
Un court, mais beau deux pages d’Actuel, avec MC Lortie et sa super chronique, Mali-Ilse de Londres et l’habituel Nicolas, revenu du Yucatan.
Ce texte, je l’avais presque oublié car je l’ai écrit il y a bien longtemps, genre fin août…Le voici donc enfin publié. Ce livre est vraiment magnifique, une perle à offrir pour la Saint-Valentin. Essayer les recettes, explorer, etc… et donnez m’en des nouvelles. J’ai eu le livre quelques mois dans mon salon, il intriguait toujours les visiteurs qui ne pouvaient s’empêcher de le feuilleter 🙂 Puis je l’ai envoyé à l’encan de la Presse. Maintenant il faudrait que quelqu’un me l’offre 😉 Bonne lecture

Les Compagnons du rebut global ce soir à 20h

He ! ça commence ce soir à 20h à la télévision de Télé-Québec. J’ai aimé la première saison, les Artisans du Rebut Global, mais je ne l’ai pas regardé en entier. J’ai ADORÉ la deuxième saison, les citadins du Rebut Global que j’ai suivi assidument et j’ai travaillé pour la troisième saison qui débute ce soir. J’ai fait de la recherche pour plusieurs reportages mais je n’en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte. www.citadins.tv
Faites-y un saut entre Rumeurs et les Invincibles 🙂
D’ailleurs, j’étais jalouse de Simon Diotte qui a eu le privilège de passer une fin de semaine dans la maison de Charlevois. Chanceux ! Le texte faisait la Une du cahier Mon Toit de la Presse de samedi dernier

In ! La rue Masson ?

Avertissement : ce message est très Montréalais
En fait, il ne pourrait intéresser les Français que par le fait que j’ai déjà croisé Garou au resto La Grand-Mère Poule sur la rue Masson.
J’habite ce quartier depuis 1 an et demi. Chaque fois que je vais me balader sur la promenade Masson ou faire mon épicerie ( on y trouve presque tout ), je me dis que cette artère n’a presque plus rien à envier à rue Mont-Royal. On a la boulangerie Les Copains, Première Moisson, Le Café Lezard, La friperie Renaissance, Bicycles Quilicot, deux fruiteries ( qui emballent leurs fruits et légumes dans du plastique et styromousse…), deux quincailleries, une bijouterie, le Temps qui Passe, quelques restos sympas, deux librairies…et mon préféré Le Frite alors. Dernièrement, mon gym, Énergie Cardio y a même ouvert un Sélect (réservé aux femmes, dommage)
Il ne manque qu’un petit marché de fruits-légumes produits bio et une bonne boucherie…

Le quartier se gentrifie. Conséquence, les loyers augmentent. Mais c’est un quartier humain, sympathique, à découvrir si vous ne connaissez pas.

Et puis on y côtoie presque autant de vedettes que sur la rue Mont-Royal. Tantôt j’y ai croisé Julie Perrault et son chum.

J’en parle pour ploguer la dernière saison de Minuit le soir dont la diffusion débute jeudi prochain, le 11 janvier à 21h30 à la télévision de Radio-Canada. Un bijou de série qui m’a totalement séduite, dont Julie Perrault est la vedette avec Claude Legault ( beau comme un dieu ), Julien Poulin et Louis Champagne.
http://www.radio-canada.ca/television/minuit_le_soir/

Un BBQ le 6 janvier


Hier soir lors d’un souper avec l’une de mes gangs ( non criminelles), Nico nous a fait du BBQ…
Je sais ce n’est pas exceptionnel, il y a 9 ans lors du verglas, plusieurs avaient cuisiné au BBQ, mais c’était obligé. D’ailleurs, est-ce bien écolo le BBQ ? hum hum;) Peu importe, j’aime ça et Nico (dont le père est chef) lui ressemble bien ! Il prépare toujours des assiettes bien présentées et de la bonne bouffe. Je dois vous avouer que je ne suis pas une championne de la cuisine, ni en présentation, ni en souper gastronomique. Mais je suis une championne des soupers à la bonne franquette et des BBQ dans ma cour en été.
Pourquoi seulement une photo de Nico, puisqu’il y avait d’autres personnes à ce souper ( qui a fini très tard avec un retour dans la musique des années 80). Car si je m’aventurais à afficher leurs photos sur ce blogue…Pas sûre qu’ils seraient encore mes amis 🙂
Nico, lui, n’y voyait pas d’objection et en plus c’est un lecteur de ce blogue. Je n’avais pas besoin de le mettre à jour sur ma vie, il savait tout ou presque…Car je me garde quand même une petite gêne…Et puis, je n’ai ni une vie aussi passionnante que Josée ni sa magnifique plume. J’y aspire 🙂

D’ailleurs, hier soir, nous étions une forte majorité de célibataires ( sauf Nico, désolée les filles). Nous avons eu une passionnante conversation sur la différence entre les hommes et les femmes, la manière de cruiser, la vision du couple, nos attentes, la différence entre une aventure et une relation…etc.

Pas de grandes découvertes…j’en reparlerai 🙂

La faute aux riches ?

Une des raison pour laquelle j’aime le Devoir, Louis-Gilles Francoeur. Ce dernier a pondu un texte sur le livre d’Hervé Kempf, le journaliste environnement du Monde. Une nouvelle qu’on ne retrouve ni dans La Presse, ni dans le Journal. Mais je m’auto-critique aussi, car j’aurais pu être au courant de cette sortie et proposer un texte à la Presse. Je ne l’ai pas fait car je ne le savais pas. Shame on me. Dorénavant, je lirai le Monde plus attentivement…
Texte trés intéressant !

L’écureuil rongeur

Voici mon ami grignoteur qui s’amuse à déguster mes guirlandes de lumières de Noel. On dénombre trois victimes. Il s’est aussi attaqué à la housse de mon BBQ et il adore que je lui dise bonjour…Que faire ? En restant humain, je suis contre la pendaison moi, surtout quand elle est filmée.

A qui la faute ?

Les motoneigistes sont inquiets du manque de neige et de la température complément irréelle qui marque cet hiver qui n’en est presque plus un. Heu, simple question-commentaire. Ne se sont-ils pas tirés dans le pied? Si je ne me trompe pas, les motoneiges fonctionnent à l’essence et émettent des gaz à effet de serre ? À quand la motoneige non polluante ?

Carte de voeux papier ou électronique ?

C’est le temps des voeux ! Et du retour au travail pour moi après 10 jours de pause…Les échéances se rapprochent, il faut se remettre à l’ordi….
Quant aux traditionnels voeux, toujours les mêmes, rien de très original. Il est donc de bonne augure d’envoyer ces voeux aux amis, clients, collègues, patrons, familles, voisins, etc etc.
Chaque année, on reçoit plusieurs cartes par la poste ou par courriel. Pour ma part, je n’en envoie plus beaucoup, surtout par la poste. Beaucoup souligne que c’est très impersonnel d’envoyer une carte électronique versus une carte papier. Je ne suis pas d’accord. Quelle est la carte la plus impersonnelle ? Celle électronique envoyée à une seule personne accompagnée d’une petit mot personnalisé ou celle papier avec seulement un Bonne année et une signature ?
J’ai travaillé en politique et dans des firmes de communication…J’ai vu les séances de signature auxquelles s’astreignaient les « envoyeurs de cartes ». Une corvée plutôt qu’un plaisir.
Les quelques cartes papier que j’ai reçu cette année, n’avaient rien de très perso et encore moins écolo. Sauf celles sur papier recyclé.
Honnêtement, je préfère grandement recevoir une carte électronique avec un petit mot qui m’ait dédié plutôt qu’une carte papier avec une signature illisible. L’environnement ne s’en portera que mieux.
Actuellement, je n’ai encore envoyé aucune carte. Ni électronique, ni papier. Je vais le faire tranquillement en janvier pour les personnes qui comptent le plus dans ma vie. That’s it. Je suis très courriel donc ce sera mon moyen de transmission priviligié. Mais comme j’ai un paquet de carte papier que l’on m’a donné, je vais les envoyer au lieu de les mettre direct au recyclage…
Finalement, je crois que je préfère un petit mot, même très court, personnalisé, qu’un message groupé. Et pour les gens que j’aime fort, un petit appel est toujours le best !
Et vous que préférez-vous ?

Heureuse année 2007

Je souhaite une année remplie de prises de conscience, de petits gestes et d’amour pour la planète et les humains qui l’habitent. En cadeau, voici un belle lune qui se pointe timidement le nez. Je l’ai croquée il y a quelques jours durant une petite pause de la ville dans le bois.

Vive 2007 !