Jean Lemire

Dommage, on ne l’a pas assez entendu à TLMEP. C’est toujours le même shéma, Guy A. n’est pas capable de faire des entrevues de fond avec les gens les plus intéressants. J’en veux toujours plus. Je reste toujours sur ma faim. Honnêtement, entre Guy Bertrand et Anne-Marie Losique, on aurait pu couper les embrassades sur la bouche pour avoir plus de Jean Lemire….
En tant que journaliste, je veux faire une entrevue avec Jean Lemire…Je vais d’ailleurs m’y atteler. Outre le fait que c’est un bel homme ( mesdames vous êtes d’accord?), les dessous, à côtés, fondements, causes, conséquences, découvertes de son expédition aiguisent au plus haut point ma curiosité. Je vous en reparle dès que j’ai une entrevue de confirmée:)
En attendant, on va faire un tour sur le site internet http://www.sedna.tv pour se contenter d’ici les documentaires prévus à Radio-Canada. J’ai hâte !

La vie de journaliste-pigiste

La très grande majorité de la population n’a aucune idée des salaires des journalistes pigistes. Petit retour à la réalité, nous n’avons aucunement des situations semblables aux journalistes permanents des quotidiens, radios et TV qui sont généralement payés de correctement à très bien et syndiqués. ( sauf les contractuels et surnuméraires)
Certaines revues payent bien leurs pigistes : 100 $ et plus le feuillet. ( un feuillet est une page de 1500 caractères, espace compris sur votre écran d’ordi), respectent leur droit d’auteur, etc,etc. D’autres non. Beaucoup payent 50 $ le feuillet.
Si vous suivez le lien suivant du post très intéressant de mon collègue Nicolas Langelier ( http://www.nicolaslangelier.com/nicolas_langelier/2006/11/pour_les_pigist.html )puis ensuite le lien sur le site de l’AJIQ http://www.ajiq.qc.ca ( dont je suis membre du CA), vous verrez qui sont vos revues préférées qui payent bien ou non….

Mais j’adore la vie de pigiste. Dans mon cas, les avantages surpassent les désavantages. Je ne voudrais pas vraiment travailler comme employé permanent. Donc je m’implique pour faire respecter nos droits car c’est aussi une manière de garantir la qualité de l’information transmise à la population. Une manière de garantir une vie de non-pauvreté aux journalistes !
Les cachets sont heureusement plus intéressants en recherche télévision. C’est pour ceci que plusieurs journalistes deviennent recherchistes. Dans mon cas, j’aime partager mon temps entre l’écriture pour un quotidien et des revues( La Presse, Mieux-Être, La Maison du 21e siècle et maintenant Femme Plus)ainsi que la recherche télé ( Le rebut Global, la vie en vert, Cogeco et un projet sur les villes écolos). C’est une complémentarité, une séparation de tâches et une mixité que j’apprécie grandement.
Un autre des problèmes est que trop de monde s’improvise journaliste. C’est un métier trop souvent galvaudé et réduit à l’écriture. Attention, c’est aussi une éthique ( je peux actuellement me permettre de refuser les contrats non journalistiques) , une rigueur, une curiosité, une manière de transmettre l’information, de vulgariser. C’est ma carrière, mon métier. J’aimerais qu’on le reconnaisse et qu’on nous reconnaisse à la hauteur de nos talents en nous rémunérant comme il se devrait ! Peut-être faudrait-il un Ordre comme les avocats, médecins, ingénieurs, etc!