Le doublage sexiste de la série Borgen

ImageJ’adore la série danoise Borgen, mais le doublage en français me dérange. Chaque fois que j’entends le mot premier ministre pour parler de la première ministre du Danemark, l’héroïne de la série en plus, mes oreilles saignent. Pourquoi ne pas évoluer ? Pourquoi la France n’est pas capable d’aller plus loin que la stagnante Académie française ? Ça ne se dit pas ? Il me semble que cette série était le moment idéal pour dépoussiérer le français sexiste. Et puis les créateurs n’ont-ils pas la marge de manoeuvre pour innover ?

On sait que 100 % du doublage diffusé en France, est fait par la France, aucun doublage fait par le Québec n’y est diffusé. On doit donc se taper sans rien dire de nombreuses séries télévisées et films doublés en France. Et dans mon pays d’origine on ne féminise pas les professions, sauf certaines comme comédienne. Je ne comprends pas leur logique. Une comédienne-écrivain ? Mais un premier ministre?

Quand la série met en vedette la première femme à devenir première ministre au Danemark au moment même où le Québec vit la même chose, on aimerait que la fiction rejoigne la réalité dans les mots. Mais ce n’est pas le cas, ce qui est un problème majeur de Borgen.

Bref, j’en ai fait part sur Twitter en signalant que ce mauvais doublage pour le Québec était un irritant et que je cherchais à trouver la série en version originale sous-titrée en anglais.

Finalement le comédien qui est le responsable de ce doublage m’a apostrophée sur Twitter, visiblement très fâché de ma critique. Je pensais avoir une discussion cordiale, mais celui qui est un grand spécialiste du doublage en France ne semblait pas apprécier. Et il semble que rien ne changera dans le merveilleux monde de la langue française. La discussion s’est terminée en queue de poisson. Voici l’échange résumé sur Storify.

[View the story "La discussion avec le responsable du doublage français de Borgen" on Storify]

Bon anniversaire blogue! Une portière comme cadeau…

Totalement par hasard, je viens de m’apercevoir que j’ai commencé ce blogue il y a 6 ans aujourd’hui le 18 octobre 2006. Si j’y écris moins (c’est la faute à RueMasson.com qui gobe toute mon énergie d’écriture), il est toujours là. D’ailleurs, je devrais venir y partager plus souvent mes découvertes écolos. Je pensais à ça en roulant en vélo ce soir dans les rues de Montréal. Je pensais réactiver ma petite chronique, le quotidien d’une cycliste. Un cadeau pour ces 6 ans.

Car ce matin, je descendais la rue Fullum, sur la nouvelle voie cyclable au sud de Sherbrooke. Je ne descends jamais les côtes très rapidement. En descendant, je me laisse toujours une distance de portière. Je roule donc sur la ligne blanche extérieure de la voie cyclable. Heureusement. Car ce matin, le chauffeur d’une camionnette a tranquillement ouvert sa portière alors que j’arrivais. Je lui ai fait remarqué de faire attention. Il n’a jamais réagi. Il venait quand même de se stationner le long d’une voie cyclable très bien identifiée.

On comprend maintenant pourquoi mes deux articles sur le danger des portières ont eu autant d’écho.

J’ai 25 ans …

J’ai 25 ans. 25 ans aujourd’hui que j’ai posé les pieds au Québec. C’était en milieu d’après-midi à Mirabel le 16 août 1987. Une journée chaude et humide comme je n’en avais jamais connue. Mon baptême de l’air au-dessus de l’Atlantique. La première fois que je quittais ma patrie aussi longtemps, pour un an. 25 ans que ça dure.

J’avais 20 ans lors de ma première visite à Montréal en septembre 87.

25 ans et le cul entre deux chaises. Pour les Québécois j’ai encore l’accent français, pour les Français j’ai l’accent québécois.

25 ans sans aucun doute. Si je venais d’abord pour une seule année, j’ai rapidement pris la décision de prolonger mon séjour. Encore et encore. J’ai rarement pensé repartir en France. L’idée de quitter le Québec m’a effleuré l’esprit lors de la naissance de mon neveu. Je ne pensais pas retourner en France, mais aller vivre au Mexique où il est né. Cette idée n’a vécu qu’un instant.

25 ans et des amis précieux.

25 ans sans regret. Sauf lors des fêtes qui impliquent des réunions de famille. Même si les amis veulent nous inclure dans leur famille, à un moment donné, certains mots, certaines actions nous rappellent que nous ne faisons pas complètement partie de la famille.

25 ans que j’ai quitté mon pays d’origine, mes parents, mes amis. Pourquoi ? Pour guérir une vilaine peine d’amour infligée par un garçon français du même âge que moi (on est naïf à 20 ans), pour voir du pays, pour apprendre l’anglais. Pourquoi le Canada, j’aurais pu aller en Angleterre ? Car c’était trop proche. Tant qu’à partir, je voulais aller loin, traverser l’Atlantique. Pourquoi pas les États-Unis ? Car il était trop compliqué d’y être jeune fille au pair. Pourquoi Ottawa ? Car c’est la première agence de placement de jeune fille au pair qui m’a répondu. J’ai envoyé mon dossier et on m’a trouvé une famille d’accueil. Je suis restée dans cette famille, dont les parents étaient séparés, pendant 2 ans. J’ai gardé les trois enfants qui ont maintenant l’âge de mes amis les plus proches.

25 ans et ma première expérience de Cheez wiz et de Shopper’s Drug mart. Ce sont les premières choses dont m’a parlé l’ainée des enfants que je gardais. Je m’en souviens encore.

25 ans que j’ai coupé le cordon avec mes parents. Ça a pris plusieurs années à mon père d’accepter mon choix, même s’il n’en disait mot. En fait, il ne l’a accepté qu’en 1999 lors de son unique visite à Montréal. Il a aimé cette ville et devait revenir voir les couleurs de l’automne en 2003. Son vélo en a décidé autrement en juin 2003. La période la plus difficile. Deux allers-retours en France en 1 mois. Vivre un deuil loin. Je ne sais pas si c’est mieux ou pas. L’absence est plus facile à apprivoiser quand on ne vit plus au quotidien avec la personne. Mais on aimerait parfois que le téléphone fonctionne aussi bien entre la France et le Québec qu’avec le Québec et l’au-delà.

25 ans que je n’arrive plus à faire la différence entre l’avant et l’après, entre la France et le Québec, entre leurs expressions, les miennes, et les vôtres ou les nôtres.

25 ans qu’on me demande pourquoi j’ai débarqué ici. 25 ans que je raconte la version courte, moyenne ou longue. Je l’ai raconté ici lors du 22e anniversaire. J’écrivais alors que je venais d’arriver à Los Angeles pour trois semaines.

25 ans que j’apprends sur mon pays d’accueil. J’ai commencé avec les trois enfants que je gardais. J’ai continué avec mes amis à l’Université d’Ottawa, mes cours de science politique et mon insatiable curiosité. 25 ans que je rêve d’aller visiter toutes les provinces canadiennes. Il m’en manque trop. Plus que la moitié.

25 ans que j’aime la poutine, le sirop d’érable, les déjeuners oeufs/bacon/saucisses/patates.

25 ans que je bâtis ma carrière de journaliste, le métier que j’ai toujours voulu exercer depuis que j’ai 5 ans. Tout a commencé un soir après mon premier cours à l’Université en septembre 1988. J’ai pris le journal étudiant la Rotonde en sortant. Je le feuillette dans l’autobus 95 (le fameux) qui  me ramène à Orléans et je tombe sur une annonce, ils cherchent des journalistes pour la section actualités. J’ai peine à attendre le lendemain pour appeler et offrir mes services croyant que je devrais passer par une sévère sélection. Mais non, on me confie un premier article (je l’ai gardé en souvenir, mais n’ose pas le montrer – si mauvais). Puis on m’en confie un deuxième. Tout un sujet, la conférence d’Elena Bonner et Andreï Sakharov. Je resterai 6 ans à la Rotonde. J’y ai appris mon métier. Un doux souvenir.

25 ans qu’on me reprend sur ma prononciation des mots gauche, jaune, juin, pâte, côte, beach et j’en passe

25 ans qu’on me demande comment c’est en France. 25 ans que je ne m’en souviens plus.

25 ans que je reste, car c’est ainsi, ma vie est à Montréal. Ma ville. Car je suis heureuse, je me suis trouvée. Je suis maintenant autant, et sinon plus québécoise que Française. Mais j’ai déjà dit et redit que les deux nationalités sont en moi. Mes racines sont françaises et auvergnates. La France m’a élevée, m’a donné la vie, m’a guidée durant mon enfance et mon adolescence. Une partie tellement importante de sa vie que mon pays d’origine reste marqué dans mes gênes. Tandis que mon pays d’adoption a forgé l’adulte que je suis devenue. Il représente mon présent et mon avenir.

25 ans que je n’arrive pas à mettre de la relish dans mon hot-dog, à manger des Jos. Louis ou à boire de la root beer.

25 ans que cet heureux mélange rend impossible tout choix. Quand certains disent que l’on ne peut avoir deux nationalités, qu’il faut choisir, ils ne savent pas de quoi ils parlent. C’est impossible. Comment choisir entre sa mère naturelle et sa mère adoptive ? Le lien est différent, mais le choix est déchirant. Impossible !

25 ans que j’accumule mes souvenirs canadiens, québécois. 25 ans que je réalise mes rêves. 25 ans que j’aime ce pays. 25 ans que j’aime ces habitants. Ça fait 25 ans aujourd’hui que je suis Québécoise.

La tristesse du racisme

Entendre les propos racistes et xénophobes comme ceux prononcés par le maire de Saguenay à la veille de cet anniversaire important pour moi me rend triste. J’ai vécu plus longtemps au Québec (au Canada, car j’ai habité d’abord en Ontario pendant 8 ans avant de déménager du côté du Québec à Hull puis à Montréal en 1998) qu’en France où je suis née. Quand devient-on québécoise ? Quand n’est-on plus un citoyen de deuxième classe comme l’entendent toutes les personnes comme le maire de Saguenay ? À partir de combien d’années d’immigration ou de combien de générations a-t-on le droit de dire ce que l’on pense du Québec ? Car c’est bien ça la question ultime ? Est-ce que les immigrants ont les mêmes droits que les Québécois ou sont-ils des citoyens de deuxième classe ?

J’aimerais croire qu’il est le seul Québécois à penser ceci, malheureusement j’ai bien peur qu’il soit accompagné. Pas seulement au Québec, mais dans tous les pays.

Le texte écrit lors de l’anniversaire de mes 20 ans au Canada avec les photos de la jeune fille de 20 ans que j’étais.

Faut-il plus de rues piétonnes ?

Intéressante discussion ce matin à l’émission d’Isabelle Maréchal, animée par Marie Plourde durant l’été, sur les rues piétonnes. Est-ce un moyen pour revitaliser un quartier ? Une rue commerciale? J’en discutais avec le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, qui comme moi, ne pense pas que les rues piétonnes sont la panacée. La discussion est ici.

La piétonnisation est souvent vu comme la mort pour les commerçants qui l’avaient refusé les fins de semaine de l’été sur Masson. Pourtant, ce sont les mêmes commerçants qui organisent les ventes-trottoir et ferment les rues ?

Évidemment, la piétonnisation n’est pas la solution, loin de là, pour toutes les rues. Nous ne sommes pas en Europe avec une forte densité urbaine. Il y a bien des solutions pour verdir, revitaliser et améliorer nos rues avant de les fermer.

La rue Masson piétonne le temps d’une vente trottoir. Photo : Cécile Gladel

La violence inacceptable envers un élu

Parlant de Luc Ferrandez, pour ceux qui veulent le diaboliser (car il semble être le paratonnerre de toutes les personnes qui pensent que la circulation va mal à Montréal), il n’est pas un adepte de la rue piétonne à tout prix. C’était la première fois que je le rencontrais en personne et il est très sympathique. L’un des rares politiciens qui ne pratiquent pas la langue de bois.

Par ailleurs, je n’arrive pas encore à comprendre la violence des citoyens envers Luc Ferrandez. Un citoyen l’a insulté et a craché devant lui alors qu’il se promenait avec son bébé !?!. Lors d’une assemblée publique sur la fermeture de la rue Marie-Anne au niveau du parc Baldwin, un citoyen s’est levé en disant qu’il fallait le trouver et lui casser les deux jambes. Il a été chaudement applaudi. Quand un citoyen s’est levé pour dire qu’il ne fallait pas exagérer, il a été hué. Pardon ?!?

On peut être en total désaccord avec un élu (ou toute autre personne), mais rien, absolument rien, n’excuse ce type d’attitude indigne d’un être humain. Ce type de violence doit être dénoncée. Peut-on discuter et donner son opinion sans menacer, insulter ou cracher sur quelqu’un ? J’en avais déjà parlé d’ailleurs dans un autre billet.

J’en parlais aussi lors des manifestations ce printemps et que les manifestants se rendaient devant la résidence de Jean Charest. Inacceptable. Devant la résidence de chroniqueur. Tout aussi inacceptable.

L’automobile rend violent ?

Pourquoi les êtres humains et ici les automobilistes deviennent si violents et intolérants quand on réduit leur marge de manoeuvre ? Est-ce que l’auto nous rend inhumains? Je n’ai jamais vu ce type de réaction en Europe. On peut sabrer dans les services de santé, dans l’éducation et plus, sans que presque personne ne s’en formalise, mais osez changer le sens de quelques rues, restreindre un peu la marge de manoeuvre des automobilistes et on vous traite comme le pire des criminels. Il faudrait qu’un psychologue m’explique ? Pourquoi l’automobiliste devient violent ? On peut aussi parler des cas de rages au volant…

Et je m’inclus, quand je conduis, je suis une championne chialeuse. Mais je conduis beaucoup moins vite depuis que je couvre les conseils d’Arrondissements de Rosemont-La Petite-Patrie et que j’entends chaque mois des citoyens se plaindre de la vitesse sur leur rue. En ville, je respecte scrupuleusement les limites de vitesse maintenant. Je ne voudrais pas renverser un enfant, un cycliste…

Évidemment, il y a des cyclistes violents aussi. Mais ce n’est pas mon cas, je suis beaucoup plus sereine et tranquille quand je pédale que lorsque je conduis. Il faut vraiment en parler à un psychologue.

Verdir en étant délinquant

On pourrait aussi appeler ça du verdissement illégal… J’étais à Médium Large ce matin avec Marie-Claude Lortie pour parler de désobéissance écologique ou de guérilla jardinière. Ça s’écoute par ici et voici mes notes et de nombreux liens pour aller voir plus loin. Un sujet passionnant.

Il n’y a pas que le couple de Drummondville qui pratique la désobéissance par rapport aux règlements municipaux ou autres sur le verdissement. Plusieurs citoyens et groupes communautaires décident aussi de verdir, embellir pour limiter les espaces bétonnés, asphaltés et les terrains vagues, surtout en ville.

En fait la guérilla jardinière est née à New York dans les années 70 quand des gens se sont aperçus que des plants de tomates poussaient à travers des déchets et débris sur un terrain vague abandonné depuis presque 30 ans. C’est devenu le Clinton community Garden qui existe toujours.

Ces méthodes ont pour divers objectifs : verdir pour limiter les îlots de chaleur qui favorise les hausses de température en ville (surtout durant les canicules), pour limiter les inondations ( l’eau ruisselle sur l’asphalte et le béton alors qu’elle est absorbée par la terre des espaces verts), et diminuer la pollution ( les arbres absorbent le gaz carbonique)

Roger Doiron, directeur de potager sans frontières a lancé la pétition pour soutenir le couple jardinier de Drummondville. C’est aussi celui qui a encouragé le couple Obama à avoir un potager à la Maison-Blanche.

Des exemples de verdissement ou d’embellissement :

-Le plus populaire : les bombes de semences : on envoie des boules de terre et d’argiles avec des semences dans des terrains vagues. Quelques exemples à Montréal, mais peu répertoriés.

D’ailleurs des ateliers de bombes de semences sont donnés lors de divers événements, comme à la Sustainability Fair at Concordia, au centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres groupes.

-Le centre canadien d’architecture offrait un atelier le 14 mars dernier, en collaboration avec Dare-Dare (en anglais et français)
-Autre exemple, des grains de fleurs ont été semés à Paris dans les parcs en friche avec de la pelouse en mai dernier.

-Semences indigènes,des plantes qui vivent partout. On les fait avec de l’eau et de l’argile. C’est mieux de les lancer un jour de pluie.

-Un quartier au sud-est de Londres, Deptford, où le jardin de fleurs a été détruit début juillet au grand dam des voisins qui l’ont semé et l’entretenait.

-Un site anglais Kabloom vend des bombes de semences toutes prêtes. Mais il faut choisir des semences indigènes pour ne pas déranger l’écosystème. Mauvaise idée de les faire venir d’Angleterre.

-À Toronto, on a Public Space, un regroupement qui organise de la guérilla jardinière, dans les lieux publics, carrés d’arbres.

-Il y a aussi le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM qui a été actif dans le dossier des poules, mais dans l’aménagement d’espaces non choyés pour les verdir. Ils ont fait de la guérilla jardinière en 2007 pour se faire connaître. C’est ainsi qu’ils ont convaincu l’UQAM de convertir certains terrains vagues ou en pelouse ou des toits en potagers.

Dans ce billet, Sheena Swirlz parle de toutes les formes d’art et de verdissement dans la rue qui peuvent exister. Il y en a beaucoup et toutes ces photos sont prises aux États-Unis. Il y a aussi les graffitis verts, une sorte de mousse. Les embellissements de rues comme le remplissage des nids de poule se pratique aussi. Une troupe de théâtre l’a fait pour Pâques sur la rue Masson le printemps dernier.

- Il y a aussi un potager "interdit" dans Pointe-Saint-Charles, à côté du marché Atwater.

-Un potager illégal de pommes de terre dans un terrain vague a aussi été menacé de démantèlement à Calgary au printemps, voir le reportage de Radio-Canada.

- Les citoyens veulent souvent pouvoir occuper des terrains vagues qui sont totalement inoccupés. C’est arrivé dans Rosemont coin Laurier et Charlemagne. Des citoyens entretenaient un terrain vague en y plantant des arbres. Ce terrain appartient à la ville qui l’a vendu à un promoteur immobilier. Ce dernier va raser les arbres pour y construire des condos. C’est le revers de la médaille. Voir mon article
-Le verdissement des carrés d’arbres : plusieurs citoyens prennent en charge les carrés d’arbres en y plantant des vivaces, annuelles ou même des légumes. Mais c’est légal… ou du moins encouragé dans la majorité des arrondissements.
L’exemple de Trixi Rittenhouse qui s’occupe de ces carrés d’arbres, qui plantent des vivaces un peu partout dans les rues de Montréal, mais a aussi fabriqué des personnages qui embrassent les arbres. Voir cet article de Sylvie St-Jacques dans La Presse.

-Certains citoyens ont décidé d’enlever l’asphalte de leur trottoir: c’est ce qu’a fait mon voisin, durant la nuit il y a plus de 4 ans, dans Rosemont. Il y a planté des fleurs, de la verdure. Les voisins d’en face l’ont imité jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’Arrondissement vient les voir et leur donne finalement l’autorisation. Maintenant chaque citoyen de Rosemont peut demander l’autorisation d’enlever l’asphalte du trottoir et verdir ainsi. Voir l’article de RueMasson sur le sujet.
Ces mêmes voisins ont aussi décidé d’enlever une bande de béton de la ruelle pour y planter des arbustes, vivace sans autorisation. Encore une fois l’inspecteur de l’Arrondissement est venu et ils sont passés à deux doigts d’avoir une amende, car une ruelle fait partie du domaine public. Maintenant l’Arrondissement de Rosemont (et plusieurs autres) encourage les ruelles vertes et casse le béton…

Autre exemple de potager devant une maison à Sherbrooke, celui d’André Nault, le fondateur des Ami-E-s de la terre de l’Estrie.

Il y a aussi les chèvres urbaines pour désherber, mais aussi pour le lait. À Vancouver, Victoria, Eugene (mais interdit), etc. À quand les chèvres à Montréal ?

D’autres liens intéressants

Le site Guerrilla Gardening (en anglais – de Londres)

Public space à Toronto

Le potager de Drummondville

Des exemples d’art et de verdissement dans la rue

Un exemple de verdissement de trottoir à Montréal

Le yarnbombing ou bombardement de fils à Montréal

Un exemple de verdissement contagieux dans le Vieux-Rosemont

Les ruelles vertes mode d’emploi dans Rosemont

Article : enlever l’asphalte du trottoir

Lettre de Yannick Gélinas sur le potager de Drummondville et le mouvement en Californie

Le jardinier urbain

Des œufs de pâques dans les nids de poule dans Rosemont

Le centre d’écologie urbaine de Montréal

Des cosmétiques plus écolos ?

Le gel douche shampoing Attitude

Marie-Claude Lortie écrit sur les produits de soins personnels moins polluants tant pour l’environnement, mais surtout pour nous-même. J’ai fait plusieurs articles sur le sujet et un spécialiste me soulignait combien on était entouré de produits chimiques simplement dans notre salle de bain avec nos savons, shampoings et plus.

J’ai eu la même réflexion que Marie-Claude lorsque j’ai vu les nouveaux savons et shampoing de la marque québécoise Attitude, propriété de la compagnie Bio Spectra. On y a écrit en grosses lettre sans cancérigènes. Assez éloquent et percutant. Dans la chronique de Marie-Claude, le président de la compagnie avant-gardiste s’explique. Il souligne qu’il n’utilise aucun des ingrédients que l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer met sur sa liste.

Compagnie à suivre donc. Mais il y a une autre compagnie québécoise dont les produits cosmétiques, shampoing, savons, crème et plus sont certifiés Ecocert donc composé d’ingrédients biologiques en majorité. C’est la compagnie Druide. Les produits sont fabriqués à Pointe-Claire. Une compagnie sérieuse dont le président Alain Renaud est un puriste et un précurseur. J’utilise de très nombreux produits Druide.

Quelques produits Druide que j’utilise

Autres articles sur les produits écolos, cosmétiques et nettoyants

Une maison plus saine sans polluant

Un article sur le supermarché Whole Food Market où l’on trouve d’ailleurs les produits Attitude

Les produits pour les vitres

Les produits pour les lave-vaisselle

Un Parc olympique qui se cherche

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Le stade illuminé. Photo : Cécile Gladel

À quelques jours des Jeux olympiques de Londres, parlons du Parc olympique de Montréal qui est en pleine recherche d’identité et en quête de transformation. Le rapport final sur son avenir sera remis fin 2012. C’est Lise Bissonnette qui préside le comité.

Mais le Parc olympique doit surtout être en quête de verdissement. Cet espace entièrement bétonné, signe de la mode des années 70 a vraiment besoin d’un rafraîchissement, des plantes, des arbres, du vert et de la beauté. Le béton est fatigué, il est donc temps de rajeunir le tout.

Plusieurs projets voient le jour depuis le printemps. Un nouveau bistro s’installera dans l’ancienne boutique des Expos dès l’automne, une nouvelle du Journal de Rosemont, l’Esplanade qui s’anime les premiers vendredi du mois avec la bouffe de rue et plus d’activités, une fin de semaine de cirque, un festival fin août ExpérienceMtl avec un concert de Malajube le 24 août. Bref, cet endroit pourrait devenir un véritable lieu de rencontre, de rendez-vous et une petite Place des arts pour les Montréalais de l’Est. On peut aussi y avoir des spectacles en tout genre, des festivals. Bref, tout est possible.

L’un des principaux problèmes est l’accès, surtout pour les citoyens du Nord et de l’Ouest. Le quadrilatère du Parc olympique est isolé par des quasi-autoroutes. Sherbrooke et Pie IX ne sont pas très agréables à pied et en vélo. Ces deux artères, surtout l’intersection, semblent totalement réservées à l’automobile. Pour ouvrir le Parc olympique sur Rosemont (ou le contraire) et sur l’ouest d’Hochelaga-Maisonneuve, il faudrait repenser l’intersection, ralentir les voitures qui utilisent la rue Sherbrooke comme une piste de course.

Il faudrait rétrécir ces rues, y inclure une voie réservée aux autobus et des pistes cyclables tout en élargissant les trottoirs. À l’intersection, on devrait planter des arbres, sur les côtés et au centre. Il faudrait aussi ouvrir l’Esplanade un peu plus et la publiciser, car il est difficile de la voir du Jardin botanique. On peut d’ailleurs se demander pourquoi on a coupé les arbres que l’on voit sur la photo de 1956 par rapport à celle de 2012 prise par Jean-Philippe Pleau.

Un album photo du stade olympique et ses anneaux

Le Stade et ses anneaux olympiques. Photo : Cécile Gladel

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