Charge injuste contre les femmes

J’aborde succinctement le sujet dans mon texte de ce matin sur Branchez-vous. ( Car les commentaires sexistes contre les femmes m’auraient submergée si j’avais écrit ce que j’écris ici. Allez-voir les commentaires déjà reçus et vous en aurez une idée….). Subtilement aussi sans dire que je suis, non pas choquée du mandat d’arrêt contre Guy Lafleur ( en fait, je trouve que cette nouvelle ne méritait qu’une brève comme le Devoir l’a fait), mais choquée de la charge du chroniqueur sportif de la Presse contre les femmes. Dans sa chronique d’encensement de Guy Lafleur, ( le chroniqueur sportif du Journal de Montréal se porte aussi à la défense de Lafleur), Réjean Tremblay pointe et cible les femmes. Il débute en précisant que ce sont quatre femmes qui sont impliquées dans le mandat d’arrêt.Cet acharnement à vouloir souligner l’implication de femmes dans ce mandat d’arrêt me dérange profondément. Il pointe la mauvaise cible. Le fait que quatre femmes soient mêlées à l’affaire, n’a rien à voir avec l’accusation contre Guy Lafleur. Quatre hommes auraient eu le même comportement…À moins bien entendu que la sensibilité des hommes envers une ancienne vedette, que dis-je un héros du hockey, soit plus marquée ?Mais dire que quatre femmes ne peuvent comprendre l’amour d’un père pour son fils, Réjean Tremblay se met le doigt dans l’œil. Quelle mère n’a jamais menti pour défendre son fils ? sa fille ? Voyons donc. Nous faisons plutôt face à quatre personnes qui ont appliqué la loi au pied de la lettre. Ce qu’aurait fait n’importe quel procureur, juge ou policier, peu importe le sexe. Quant à savoir si la justice doit faire preuve de compassion, c’est une autre histoire…

Nos poubelles débordent


Le résultat est que BFI Canada demande un agrandissement de son site d’enfouissement de Lachenaie. J’en parle aujourd’hui sur Branchez-vous. Et je pose une question. Puisque nous ne semblons pas avoir envie de diminuer la taille de nos sacs-poubelle que l’on place inlassablement le long du chemin sans se poser de questions, quelle est la solution ?
On va enfouir dans le Grand Nord ? On agrandit sans se poser de questions ? On incinère ?
Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) a une solution pour faire prendre conscience à la population de ses déchets. On les gère localement outre la réduction de leur production.
Personne ne veut d’un site d’enfouissement dans sa cour mais tout le monde remplit allégrement ses sacs poubelles. S’ils sont gérés proche de chez vous, vous les regarderez d’un autre oeil.
L’une de mes amies qui possède son petit volier m’a confié qu’un mois sur le bateau lui avait fait prendre conscience de cette gestion quotidienne. Car l’espace est restreint. Elle voyait ses poubelles d’un autre oeil.

Que faire donc ?
J’ai toujours l’impression que les gouvernements et les entreprises dorment au gaz. Que si l’enfouissement des matières résiduelles coûtait plus cher que le recyclage, on aurait trouvé une partie de la solution. Il faut aussi que les entreprises qui émettent un gros montant de déchets par l’excès d’emballage soit pénalisées, que les entreprises et commerces soient obligés de recycler, etc…Avez-vous d’autres suggestions outre l’enfouissement ici et l’incinération en France ?

L’avortement, 20 ans plus tard…

Je dois être un peu maso pour aborder un tel sujet sur Branchez-vous mais le sujet est d’importance pour moi. Car je suis totalement et fondamentalement pour le libre choix des femmes. Trop longtemps, d’autres personnes ou institutions ou gouvernements, ont exercé un contrôle sur le corps et la liberté des femmes. Depuis 1988, c’est fini. Enfin la femme décide.
En France, c’est la loi Veil en 1975, qui a mis fin aux avortements clandestins que subissaient de toute manière les femmes. Plus qu’une question de liberté ici, il s’agissait aussi d’un cas de santé publique.
Oui, on va me parler des avortements multiples, des femmes qui l’utilisent comme moyen de contraception ou alors de la femme qui se sent obligée d’avorter pour sauver une relation qui finalement sombrera comme une lettre le raconte ce matin dans la Presse.
Mais chaque droit entraîne des abus que je suis prête à accepter. Car le droit de choisir est trop important.
Et puis, la femme n’est pas seule comme je le mentionne dans Branchez-vous. Si c’est elle qui dispose du choix ultime de l’avortement, elle ne doit pas être seule à porter la responsabilité de la contraception. Ne doit-on pas être deux pour faire l’amour, baiser, copuler, c’est selon.
Je parlais ici de l’expérience d’une amie sur le fait que son amant d’un soir avait refusé de porter un condom…Car il se pensait sécuritaire !!!

Anti-régime !

Des femmes belles et bien dans leur peau malgré leur hanches, Beyoncé et Jennifer Hudson. J’aurais pu aussi parler de Jennifer Lopez. De belles inspirations !

Je n’ai jamais fait de régime de ma vie, jamais. J’ai toujours mangé ce que je voulais. Jusqu’à mon arrivée au Canada, mon poids n’a jamais bougé d’un iota, 110 livres. À l’époque, comme toute jeune fille, je me trouvais grosse !!! Mais je n’ai pas succombé aux régimes. Évidemment en vieillissant et en me nourrissant à la nord-américaine, mon poids a tranquillement augmenté.

Actuellement, il se situe autour de 130-135 livres ( je ne le sais plus, car j’ai donné mon pèse-personne depuis l’an dernier). Ni mince, ni grosse. J’ai un frame de femme à la Marilyn avec des hanches généreuses, mais une taille fine et, bien entendu, de la cellulite !!! Je sais que j’ai grossi durant la dernière année à cause de mes pantalons qui me serrent et de mon abandon de l’exercice quotidien ( problème de genoux).

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd’hui ? Car je viens de lire un article sur le défi "diète" du Journal de Montréal. L’objectif de l’une des participantes ( car, bien sur, la majorité des participants sont des femmes, 7 sur 10) est de perdre 50 livres en trois mois pour passer de 173 livres à 123 livres !!! Un objectif que je trouve irréaliste. Le pire est que cette femme s’est acheté une robe de mariée deux tailles plus petite pour être certaine d’atteindre son objectif. Une vraie torture. Cela m’attriste de voir ce que les femmes sont prêtes à faire pour se conformer aux soi-disant critères de la société et de l’industrie de la mode. Et ces participants qui disent dire adieu au chocolat et à la poutine.

Je préfère de loin le message du livre de ma collègue et amie, Marie-Claude Lortie ( écrit avec Guylaine Guevremont), Mangez. Cette méthode anti-régime préconise l’écoute de son corps et la modération. On ne se prive pas de frites et de chocolat, on en mange seulement en petite quantité. On préfère les bons aliments frais, nourrissants et naturels. Et on bouge.

Même s’il n’est pas toujours facile d’entretenir sa confiance en soi et de se trouver belle avec ses soi-disant quelques kilos en trop et sa cellulite, je persévère. Tant pis pour les gars qui me trouvent grosse, tant pis pour les gens qui regardent mes hanches avec insistance lorsque je porte des vêtements ajustés, tant pis pour ceux qui m’éliminent en tant que potentielle blonde, car je n’ai pas la taille mannequin, tant pis pour ceux et celles qui trouvent dommage que je ne perde pas quelques kilos, tant pis pour mes instants de déprime où j’attribue à mes hanches et ma cellulite mon célibat, tant pis, car je préfère goûter aux joies de la bonne bouffe sans me priver. Au diable les sacrifices, les privations, le comptage de calories, le refus d’un bon dessert, d’une poutine au foie gras, d’un fromage, d’un bon pain. Je ne veux pas finir frustrée et malheureuse comme en a l’air Karl Lagerfeld.
Au diable donc la dictature des régimes et vive les plaisirs de la chair !

Conférences l’écolo écono

Avec la naissance de mon livre, je me lance dans les conférences écolo écono qui parleront du sujet du livre et de la manière de le mettre en oeuvre. Évidemment, les conférences ne remplaceront pas le livre sinon je me tirerai dans le pied. Disons qu’elles viendront l’expliquer et surtout répondre aux questions. Car si la conférence dure 1h30, la présentation sera d’environ 20 à 30 minutes avant la période de questions.
J’adore faire des conférences et parler de ce qui me passionne. Alors parler de mon livre, ce sera du pur bonheur.
Je vais préparer une belle présentation power point, agrémentée de photos et illustrations pour rendre le tout agréable.
Mes premières conférences sont à Laval le 6 février et Sainte-Hyacinthe le 12 février puis les Ecoles Vertes Bruntland le 21 février à Québec.
Finalement, je sais que ça va paraître prétentieux mais j’ai une agente qui s’occupe de ces conférences. En fait, il s’agit de m’enlever l’aspect logistique et de ne rien oublier. C’est l’agence Terre à Terre !

Le parc des Monts-Valin

Arrivée de notre groupe au centre de service du Parc aprés quelques heures de route !

Le parc des Monts-Valin est l’un des parcs nationaux qui misent sur les activités hivernales. Normal, sa situation nordique ( quelques 30 minutes au Nord de Chicoutimi) fait que l’enneigement y est naturel et abondant.
Bien entendu, les motos-neige le traversent, mais lorsque vous êtes en forêt, il est rare de les entendre ou de les voir.
Arrivés lundi en fin de journée, nous avons eu droit à une présentation de la région et des découvertes : Le village sur glace de Roberval par exemple. Puis, alourdis par un délicieux repas, nous enfourchions nos raquettes pour une virée nocturne aux flambeaux. Une première expérience pour moi. Il faisait froid, très froid, en dessous de -30, mais bien habillé, on résiste. Les cheveux, les cils et les poils du nez gèlent, mais les pieds et les mains sont restés au chaud. J’ai seulement eu froid aux jambes.
Par ailleurs, on doit s’habituer à avoir des trucs de quelques livres aux pieds. Pas évident. Lors de notre retour, je ne pouvais plus attendre de m’en débarrasser. J’ai enlevé les raquettes dès notre arrivée sur le chemin. Ces extensions m’agaçaient.

La Vallée des fantômes
Après une agréable nuit dans un chalet neuf et tout équipé, nous avons pris la navette sur chenilles direction la Vallée des fantômes. Les fantômes sont des arbres complètement recouverts de neige. Malheureusement, ils n’étaient pas au rendez-vous, enfin pas tout à fait.. À cause du redoux de janvier, la neige a quelque peu fondu…Il fallait monter haut pour les voir presque fantômes ou alors se contenter des magnifiques photos de l’exposition du Centre de services.
La randonnée en raquettes fut beaucoup moins pénible ( physiquement) que celle de la soirée précédente. Les raquettes ne m’agaçaient plus. J’ai même été surprise d’arriver au refuge des fantômes si rapidement. Les 2 km n’ont pas laissé de trace. Très agréable de marcher avec des raquettes dans une forêt silencieuse, voilée de blanc. Les raquettes sont particulièrement agréables lors des descentes. Plus douces pour mon genou que les retours de randonnées pédestres.
Si je pensais que le parc allait être désert en pleine semaine, je faisais erreur. Nous avons croisé neuf randonneurs dont deux passaient la nuit dans le refuge ( sans eau et électricité, mais avec un poêle à bois).
Il y avait aussi cinq Français de Toulouse qui découvraient le Québec en hiver. Seulement pour une semaine. Ils avaient l’air préparés. Cependant, il paraît que plusieurs touristes Français oublient de s’informer sur la manière d’affronter les conditions hivernales. L’une d’entre elles s’est présentée en jean pour une sortie extérieure lors de la plus froide journée, lundi dernier !
Alors, pour les amis français, mais aussi les Québécois et autres touristes, voici des conseils du magasin Moutain Equipement Coop pour affronter le froid. Au moins, lorsqu’on est bien habillé, on en profite de manière agréable.

Nuit en igloo ratée
Finalement, l’erreur a été de penser que je pouvais passer une nuit dans un igloo. J’avoue humblement que j’ai résisté une heure et demie. Ce n’est pas le froid qui m’a poussée à rejoindre le chaud et douillet lit du chalet, mais l’inconfort. Le sac de couchage était trop grand pour moi, le matelas inconfortable, trop petit et je n’avais pas d’oreiller. En plus, j’étais fatiguée et je voulais dormir. Une prochaine fois, je ressayerai, promis. À minuit, nous regagnions en riant le chalet. Je vous rassure, je n’étais pas seule. On ne nous autorise pas à dormir seule dans l’igloo, simple question de sécurité.
Le voyage s’est terminé à Chicoutimi par un dîner au café Cambio, charmant et sympathique café-resto équitable et écolo. Si j’habitais le coin, c’est là-bas que j’irai travailler pour sortir de la maison. Comme mon deuxième bureau, le café Lézard, on peut s’y brancher grâce à l’internet sans fil. Pratique !
Petite anecdote. Lors de notre dîner, nous parlions de Loco Locass. J’avouais à mes compagnons de voyage que je trouvais Sébastien Ricard, l’un des membres du groupe et comédien (Les hauts et les bas de Sophie Paquin et prochainement Dédé Fortin) très attirant. Quelques minutes plus tard, il faisait son entrée dans le café avec sa conjointe et sa fille…Les coïncidences de la vie !

L’aventure en photos maintenant…
Coucher de soleil sur le Saguenay
Coucher de lune sur les Monts-Valin
Notre coquet chalet
Départ pour la randonnée aux flambeaux !
La preuve qu’il fait en dessous de -30!!!
La pleine lune est au rendez-vous…
Mais il faut bien attacher ses raquettes
et suivre le chemin
La Vallée des fantômes…
Des fantômes un peu dépouillés par le redoux
oui j’étais bel et bien là !
On se réchauffe au refuge
Plus on monte, plus les fantômes deviennent réels
Avec Marika Perron de la SEPAQ
On monte plus haut

Toujours plus haut et plus blanc
des formes pour chaque arbre
puis on redescend
Un Simon d’Amérique qui tente une figure de style mais la rate !
On redescend

La navette nous attend. La moto-neige et son chargement de nos raquettes et sacs ouvrent le chemin pour avertir les motos-neigistes de l’arrivée d’un véhicule plus large…
Une vraie tourtière du lac pour se donner des forces après la randonnée et avant le igloo…
que voici !
de l’intérieur. Le soir venu, une porte de fortune ferme l’entrée. Le trou dans le toit est obligatoire pour la ventilation ! Notez que je pouvais me tenir debout au centre mais de justesse
Notre installation et notre chauffage central : la bougie !
Oui un être humain dort dans ce sac de couchage. Notez le petit nuage de respiration au dessus de l’ouverture pour la bouche !
Et non je ne fumais pas…et j’étais fatiguée
Notre chalet de l’extérieur
L’expo du centre de service. Le parc en été !
Puis en automne
un renard
Une murale représentant la faune du parc. Au premier plan la maquette du même parc.
La fameuse petite maison blanche, symbole de la résistance au déluge
La rivière Saguenay qui traverse au beau milieu de Chicoutimi
Évidemment, il neigeait dans le parc…sale temps !

La moto-neige : gros débat au Saguenay

Quelques motos-neigistes croqués sur le vif à notre retour de notre virée en raquettes dans la Vallée des fantômes ! Bruit et odeur non compris…

Je reviens de trois jours au royaume de la moto-neige, le Saguenay-Lac St-Jean. J’en ai donc profité pour constater de visu que la possible interdiction des motos-neige dans les cinq parcs nationaux où elles sont encore tolérées, engendre d’énormes débats la-bas.
Un point cependant est mal compris : l’interdiction viserait ( j’utilise le conditionnel car rien n’est décidé) seulement le parc national et non le massif au complet qui est beaucoup plus vaste. Sauf que la piste qu’emprunte ces bruyants véhicules existait avant la création de ce parc en 1997. Droits acquis ? Et que cette piste mène au point de vue le plus beau de la région.
Par ailleurs, dans nos lointaines villes, on oublie trop souvent que la moto-neige est une religion, un moyen de transport, un moteur touristique dans les régions, particulièrement au Saguenay-Lac-St-Jean.
Sauf que le parc est de plus en plus populaire pour ses activités hivernales comme la raquette et le ski de fond. Pas agréable d’entendre le vrombissement d’une moto-neige venir troubler cette quiétude. Pas agréable de sentir l’odeur qu’elles laissent derrière elles comme je l’ai senti en prennant la photo qui accompagne ce billet. Pas agréable de devoir faire attention en traversant le sentier aménagé de ne pas se faire frapper par une moto-neige qui file à toute allure.
Je crois qu’il ne faut rien imposer, qu’il faut discuter et ne pas effacer du revers de la main l’industrie de la moto-neige au Québec. Sauf que cette industrie doit aussi faire des compromis. Se rendre compte que leurs machines sont une nuisance sonore et une pollution absolue, que certains pratiquants ne démontrent aucun respect, qu’il y a de nombreux accidents chaque année, qu’on ne peut tolèrer que le bruit des motos-neige dérangent le sommeil de citoyens, etc…
Honnêtement, nous n’avons pas croisé beaucoup de motos-neige dans le parc mais ce n’était pas une fin de semaine. Sauf que je désire avoir la paix au coeur d’un parc et qu’il y a assez d’espace au Québec pour que les adeptes de moto-neige pratiquent dans des endroits déserts.
Aussi, tout le monde ne partage pas l’avis des motos-neigistes au pays des bleuets. Une lettre publiée dans le Quotidien hier le prouvait.
Et puis, Bombardier ne pourrait pas faire quelques efforts pour nous développer une moto-neige électrique ? On ne me fera pas croire qu’il n’existe pas d’ingénieurs capable de le faire ?
Je vous reparle de mon voyage aux frontières du Grand-Nord trés bientôt !

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