Entente entre compagnie de cellulaires et associations touristiques?

Étant en Auvergne pour quelques jours, je me suis demandée pourquoi les associations touristiques (je pensais à celle d’Auvergne) n’établissaient pas des ententes avec les fournisseurs locaux de services cellulaires afin de fournir des forfaits intéressants et accessibles aux touristes ou voyageurs d’affaires qui possèdent des téléphones intelligents.

Ainsi ces derniers pourraient parler de leur voyage sur Facebook et twitter et faire indirectement de la promotion pour la région visitée. Évidemment, ça peut avoir un aspect négatif si certains commerçants, hôtels ou restaurants offrent un mauvais service. Mais c’est un beau risque à prendre.
Les associations touristiques pourraient au moins diffuser l’information sur la manière d’acheter une carte SIM dans un autre pays et les forfaits à utiliser ?

Ce qui serait bien, c’est d’avoir des ententes internationales entre les différents fournisseurs qui s’arrangent pour nous faire payer le gros prix à l’international. Il est quand même surprenant qu’en ces temps de mondialisation, d’une utilisation grandissante des réseaux sociaux, on doive encore débourser des tarifs exorbitants dès qu’on franchit la frontière…

Écrire gratuitement dévalorise l’écriture, le métier… (MàJ no2)

Des gens acceptent d’écrire en échange de visibilité. Ils acceptent de ne pas être payés. Est-ce que la visibilité est devenue une nouvelle monnaie ? Comment les fournisseurs de contenus, surtout les pigistes, peuvent ensuite négocier un tarif ? Comment justifier de se faire rémunérer alors que des personnalités ne l’exigent pas ? Pourquoi le contenu a de moins en moins de valeur ?

Le débat fait rage depuis l’annonce du Huffington Post Québec qui fera appel à une armada de blogueurs, des personnalités, qui ne seront pas payées. Simon Jodoin a parti le bal, puis en a rajouté. Renart Léveillé a plutôt proposé aux blogueurs de participer à son site Le Globe, sorte de un Huff Post Québécois qui n’offre pour le moment ni salaire (MÀJ : pas encore mais c’est dans les plans), ni visibilité (MÀJ : Pas aussi grande que celle du HPQ), mais qui espère générer des revenus. Puis Le Voir est intervenu en soulignant que ses blogueurs étaient payés. 5$ pour 1000 clics…

Est-ce qu’un plombier, un caméraman, un avocat, un maçon, un ingénieur, un imprimeur, un graphiste, un politicien travaille gratuitement ? Demande-t-on à notre comptable, notre épicier, Hydro ou notre banquier si on peut le payer en visibilité ? Pourquoi des journalistes, des blogueurs, des écrivains devraient écrire gratuitement, toujours.

Écrire est un métier. On l’oublie trop souvent. Ça ne veut pas dire que plein de gens ne peuvent pas écrire pour le plaisir, le web le permet. Avant, on écrivait dans un journal intime, ou on écrivait sur le coin du feu. Maintenant, tout le monde se met à écrire, et surtout à donner son opinion. Le web a permis à des blogueurs de se faire lire, de donner son opinion, ou pas. Tant mieux.

Mais écrire est aussi un métier, je le répète. C’est un travail et tout travail mérite rémunération, à quelques exceptions près. Si j’écris gratis, comme je vais vivre ? Si tout le monde se met à écrire gratis, pourquoi engager des journalistes, des chroniqueurs et des blogueurs ? Pourquoi les payer ?

Heureusement des clients comme Radio-Canada, Coup de Pouce, L’actualité, MSN, Yahoo, Elle Québec payent pour écrire sur le web. J’ajoute Branchez-vous, même si les tarifs sont ridiculement bas. Outre le HPQ, il y a aussi Urbania qui ne payent pas les gens qui écrivent dans la revue. Une revue qui est vendue.

Nathalie Collard le dit aussi : tout travail mérite une rémunération.

«Voilà pourquoi la participation de personnalités bien en vue comme Amir Khadir, Françoise David (ces derniers ont finalement décidé de ne pas participer), Steven Guilbault ou Bernard Drainville, des gens identifiés à la gauche ET un ancien journaliste, soulève l’ire de la communauté journalistique. En acceptant de bloguer gratuitement, ils participent à la dévalorisation du travail d’écriture et de production de contenu pour lequel des associations comme l’AJIQ (Association des journalistes indépendants du Québec) se battent depuis des années.

En acceptant de bloguer bénévolement, ils donnent raison à la logique de Mme Huffington: tes mots, ton opinion en échange d’une certaine visibilité. Ce faisant, ils oublient un principe primordial.
Tout travail mérite salaire. »

Et ça se bouscule pour écrire gratis
Dans le Devoir, Pat White, l’éditeur du Huffington Post Québec souligne que les blogueurs se bousculent pour écrire gratuitement pour une entreprise rachetée 300 millions par AOL. Pas pour un organisme sans but lucratif. Pas une entreprise qui a du mal à joindre les deux bouts.

Plusieurs personnes que je connais écriront pour le site web. Projet J a été le premier à dévoiler quelques noms, Françoise David, Amir Khadir, Steven Guilbeault, Normand Baillargeon, Évelyne de la Chenelière, Jean Barbe, Djemila Benhabib, Charlotte Laurier, Bernard Drainville, Yves-François Blanchet, Louise Harel, Philippe Couillard, Michel Kelly Gagnon, Louis Bernard, Jean-Philippe Warren, Pierre Curzi et Bruno Guglielminetti, puis Jocelyne Robert est sortie du placard et explique qu’elle n’offrira pas du contenu original au HPQparticipera, mais qu’on n’exige pas seulement du contenu original, , puis Marc-François Bernier, un professeur, observateur de la scène journalistique. Il souligne qu’il a toujours offert ses analyses et opinions gratuitement aux médias.

Dans un article de la Presse
, le député Yves-François Blanchet souligne qu’il s’agit du même type d’opinion qu’une lettre ouverte dans les médias. Alors dans ce cas, que le HPQ réserve une place identifiée comme étant des lettres d’opinions des politiciens. Mais une chronique régulière ? Non.

Projet J souligne que le Voir s’indigne donc et paye ses blogueurs… 5$ pour 1000 clics, ce qui correspond en gros à un salaire moindre que le salaire minimum. Sans oublier l’historique de Voir avec les pigistes, qui n’est pas très glorieux. Bref, avant de s’offusquer, il serait bon de faire le ménage dans sa propre cour.

Et pour finir, outre les tarifs décents, on doit aussi offrir aux pigistes des contrats équitables et des conditions respectueuses. C’est pour ceci que l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) se bat pour obtenir la négociation collective. Pour avoir des conditions minimums décentes. Ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Plusieurs ont abordé le sujet
Nadia Seraicco parle du fait qu’on attire des personnalités pour bloguer, car ceux-ci attirent la publicité. On ne paye donc pas ceux qui permettent que le site soit rentable.

Patrick Lagacé compatit avec les pigistes, mais n’est pas trop hérissé par le fait que les blogueurs travaillent gratis.

Martin Lessard a parlé de l’effet de l’arrivée du HuffPost sur le visage médiatique québécois sur Triplex.

Même débat en France où les blogueurs ne seront pas payés. Rue89 en parle.

MÀJ : ça continue à jaser sur le sujet. Mario Asselin analyse le sujet et a finalement décidé de ne pas écrire pour le HPQ. Il se demande si la quête de visibilité justifie d’encourager n’importe quel modèle d’affaires. Michel David pointe du doigt Amir Khadir.

Mise au point: J’écris sur mon blogue perso ici pour le plaisir, pour moi, c’est mon coin. Mon choix.

J’ai co-fondé RueMasson.com avec quatre amis pour le plaisir et pour créer un nouveau type de média, notre propre entreprise. Pour le moment, nous ne nous payons pas. Nous ne payons pas les journalistes bénévoles très généreux qui écrivent pour nous. L’argent que l’on fait avec la publicité, on le dépense pour la logistique, l’administration, des flyers et j’en passe. Le jour où nous, les propriétaires, commenceront à se payer, les autres journalistes seront aussi payés. L’un n’ira pas sans l’autre. Il serait vraiment triste de ne pas arriver à développer un modèle d’affaires qui ne pourrait financer le contenu, mais je suis certaine qu’on y arrivera avec le temps. Une entreprise n’est pas toujours rentable du jour au lendemain, surtout dans le monde des médias.

Peut-on tout diffuser sur le web ?

Je suis très médias sociaux, mais parfois les limites que franchissent allégrement les internautes me renversent. Je vois circuler sur le web la vidéo d’un jeune homme (non je ne mettrais pas le lien) qui exige d’être traité différemment, car il clame que son père est riche. Le jeune homme est visiblement ivre, peut-être même mineur. Il est niaiseux, comme ça arrive souvent quand on est jeune et saoul.

Peu importe. Je ne comprends pas la personne qui a posté cette vidéo sur You Tube niant ainsi tout droit au jeune homme. Évidemment, il était dans un lieu public. Sauf qu’il est saoul et ça se voit. Peut-on l’épargner au lieu de jouer à l’intimidateur? Oui oui c’est de l’intimidation, situation que la société décriait il y a quelques semaines à peine.

Cette vidéo n’est pas une nouvelle, enfin pas à première vue. Bref, ce n’est pas la première fois qu’un fils de riche tente de profiter de son statut social et on voit très bien sur la vidéo que ça ne fonctionne pas.

Si au moins on lui avait masqué le visage.

Et je ne parle même pas des commentaires qui suivent la vidéo. Insultant, dégradant et plus.

Alors svp, on ne partage pas cette vidéo… Car peut-on tout diffuser sur le web ?

Mais j’aurais une question pour les avocates Véronique Robert ou Catherine Morissette : Est-ce que l’auteur de cette vidéo pourrait être poursuivi pour l’avoir diffusée sur le web ? Il y a l’affaire Vice-Versa c. Aubry en 1988 et l’affaire Corriveau c. Canoe.

Noël vert et décorations gonflables…

Discussion très intéressante sur la folie consommatrice de Noël à l’Après-midi porte conseil (pour laquelle je suis recherchiste à temps partiel) et de nombreux conseils pour vivre un Noël plus vert. Est-il vraiment nécessaire de gaver nos enfants de jouets et cadeaux ? Vont-ils nous aimer plus ? N’est-ce pas un mauvais signal qu’on leur envoie ?

Premier conseil : se débarrasser de cette nouvelle mauvaise habitude, soit les décorations gonflables qui pullulent sur les balcons et devants des maisons. Ces décorations pas très durables engendrent du bruit et une augmentation de la consommation d’électricité. Ces décorations sont illuminées et un ventilateur doit fonctionner en permanence pour les faire fonctionner. Les voisins doivent donc endurer un bruit constant.

Deuxième conseil : on arrête d’acheter d’innombrables jouets pour les enfants. Pourquoi un ne serait pas suffisant ? Depuis quand les enfants ont besoin d’être enfouis sous une pluie de jouets qu’ils délaissent rapidement ? On rate une bonne occasion de leur enseigner la modération.

Troisième conseil : visitez les sites suivants pour avoir plein d’idées de cadeaux plus responsables : Équiterre, Zetika, le site du Réseau québécois de la simplicité volontaire.

Et un dernier qui est une auto-plogue… mes livres… tant l’écolo écono, les pollutions invisibles que ma série pour les enfants Pirate des caramels… Bonne lecture.

Je fus une rejet à l’école…

J’ai été une rejet à l’école, pendant une année, une longue année, comme le jeune David Fortin, toujours introuvable après plus de deux ans, comme cette nouvelle victime de ce fléau, Majorie Raymond. Voici une actualisation de mon billet écrit en 2009, une vidéo, et à la fin, les conseils d’une amie qui travaille beaucoup avec les jeunes.

Losers from Everynone on Vimeo.

Durant ma deuxième année de secondaire. Je me souviens encore de l’une des pires années de ma vie (avec 1998). J’ai manqué la moitié de mon année. Pourtant le secondaire avait bien commencé à Issoire au Lycée St-Louis-Sévigné. Catho et privé. Ouf. J’y ai passé tout mon secondaire! Entrée en septembre 77, j’en sortais, mon bac en poche, en juin 1986.

Entrée à 10 ans avec une année d’avance, la première année fut agréable. De bons souvenirs avec une groupe de filles sympas.

Mon cauchemar a commencé lors de ma 2e année. Les profs disent à mes parents que je dois redoubler à cause de mon jeune âge. Alors je redouble et perds mes chères amies. Nouveau groupe, nouvelle adaptation avec des élèves de mon âge même si j’ai une année d’expérience de plus dans cette école…Je ne sais plus comment les moqueries ont commencé. Mais je me souviens ne plus vouloir aller à l’école. J’ai tellement pleuré lors de cette année maudite. Je me suis inventée toutes sortes de maladies pour ne pas affronter les moqueries de la meneuse, une ado gâtée qui se croyait tout permis. Mais qui est devenue une adulte charmante. Je me souviens de son nom puisque j’ai fait tout mon secondaire avec elle.

Le problème s’est réglé l’année suivante.

Sauf que les moqueries blessaient profondément la jeune adolescente que j’étais. Mes parents ne savaient plus quoi faire avec mes larmes, mes refus d’aller à l’école, mes maux physiques qui n’étaient que le reflet de mon mal intérieur. Des blessures qui marquent à vie, dont on se remet à force d’introspection et de travail.

Ce mal a été jusqu’à l’hôpital puisque je me suis faite opérée de l’appendicite cette année là. J’avais enfin de l’attention, pas pour se moquer de moi, car on ne se moque pas d’une opérée!!!
Ce fut fini. Après mon hospitalisation et ma convalescence à la maison, je revenais en héroïne. Je ne conseillerais pas à tous les rejets de se créer une maladie.

J’ai eu aussi la chance d’avoir des parents qui ont pris le problème au sérieux et une école qui a agi, qui a compris.

Mais je ne peux que conseiller aux adultes de ne pas prendre le problème à la légère.
Les enfants et les adolescents ne ménagent pas les plus faibles, les différents. Les mots et les actions peuvent être cinglants, méchants, blessants. L’adolescence, en particulier, est une période si difficile. On peut être si bête et si fragile à la fois…

Que faire ? Comment les parents peuvent ne rien voir, peuvent laisser faire ? Comment agir nous les adultes ? J’ai posé la question à l’une de mes amie qui travaille avec les jeunes. Voici sa réponse : « On est présent et on écoute… mais on n’est pas dans la tête des gens 24h/24h. Et autant pour les intimidateurs qui cherchent de l’attention. Qu’un jeune s’exprime par la violence ou en se repliant sur lui-même, c’est une réaction à quelque chose et qui demande la même présence et la même écoute pour briser le cycle de la violence. On ne cautionne pas les gestes de violence, mais on offre du soutien. Si un jeune peu identifier au moins un adulte en qui il peut avoir confiance dans les lieux qu’il fréquente ou dans sa famille, il y a de quoi qui peut être fait. Mais beaucoup de jeunes ont l’impression que personne ne peut comprendre ce qu’ils vivent. C’est pas facile de défaire ce mythe.»

Mais à l’adolescence, nous sommes encore des enfants. Rien ne sert de pointer du doigt publiquement les harceleurs. Ce sont aussi des enfants. Actuellement, le profil Facebook de l’une des harceleuse présumée de Marjorie Raymond circule sur Twitter et Facebook. Ne tombons pas dans l’effet inverse en devenant les harceleurs de la harceleuse. Soyons adultes sans juger et punir avant de savoir. Attention. Faisons juste attention à la portée des mots.

Autres discussions, informations et documentaires
Ne devrait-on pas offrir des cours d’auto-défense dans les écoles dès que les enfants ont l’âge minimal. Voir mon article sur le sujet dans La Presse.

Un billet de blogue de Sur le web de Radio-Canada
Un documentaire de l’ONF

Un billet de Tamy Emma Pépin dans lequel elle a biffé les noms des jeunes après mes remarques.

L’émission le Code Chastenay a aussi parlé des intimidateurs et des mesures à prendre.

Des auteurs à Occupons Montréal

Depuis plus d’un mois, des indignés occupent le square Victoria à Montréal. Coincé entre la tour de la Bourse, l’immeuble de Quebecor, le Centre du Commerce mondial, l’édifice de la Banque Nationale et j’en passe, le mouvement Occupons Montréal résiste alors que les autres tombent les uns après les autres. Mais résisteront-il à l’hiver?

Les écrivains Jean Barbe et Bertrand Laverdure ont profité du Salon du livre se déroulant tout proche à la place Bonaventure pour lancer une invitation aux auteurs : lire un texte pour appuyer les indignés. Un petit groupe a grossi, certains ne sont pas venus, d’autres étaient présents. Plus d’une trentaine d’écrivains, d’auteurs ont lu.
La foule était petite, peu d’indignés qui campent sur place sont venus écouter. Mais quelques uns se sont assis avec leur assiette pour écouter.

Voici l’album photo de ce moulin à paroles des indignés avec les images de la vie qui continuait dans ce campement improvisé.

L’inspiration d’une enfance à la ferme

L'une des oeuvres de Ginette Dorais. Photo : Cécile Gladel

Ginette Dorais est une artiste peintre. C’est aussi la mère de ma meilleure amie. Une mère qui m’accueille toujours comme une membre de la famille. Une famille où l’on peint. J’ai toujours vu des oeuvres de Ginette dans ma vie, dans la vie de sa fille. Ginette est une artiste.

Avec l’arrivée de la soixantaine, l’artiste s’affirme et s’exprime. Elle a aussi senti le besoin de retourner à ses racines, la ferme, la campagne, les animaux, la réflexion, la vie, la méditation.

Des oeuvres colorées comme je les aime, intenses et profondes. Bref j’aime et je vous encourage à profiter des quelques heures qui restent pour aller les voir à l’Espace 64 au 64, rue Prince dans le Vieux-Montréal.

L’exposition Terra Nobile est à l’Espace 64 dans le Vieux-Montréal jusqu’au dimanche 30 octobre prochain, donc demain.

Voir les photos que j’ai prises lors du vernissage samedi dernier.

Exposition Terra Nobile 2011

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La mode, les designers et les boutiques plus écolos

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

On a aussi Maude Léonard, une éco-designer depuis longtemps qui a toujours essayé de récupérer tout. Alors que Etienne Jongen avait commencé à faire des sacs avec les bannières publicitaires en 2003-2004, elle a récupéré le concept depuis que la compagnie d’Étienne n’existe plus. Avec son atelier Entre-peaux design, elle conçoit divers objets en bannières et autres matières. Elle fabrique aussi des bijoux et sacs avec les fermetures éclairs sous le nom de Zip design.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

La toute nouvelle boutique sur Masson : Les coureurs de jupons, une boutique que je n’ai pas eu le temps d’évaluer encore, mais dont la décoration est impressionnante. Et des pots Mason remplace les globes des lampes. Prometteur.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Foutez moi la paix avec l’accent (MàJ d’une première publication)

Ça m’énerve. Quand on fait remarquer à Marie-Josée Croze qu’elle a pris l’accent français. Qui n’a pas entendu des commentaires sur l’accent de Diane Tell, sur d’autres artistes québécois, par exemple Natasha St-Pierre, qui prennent l’accent français. Ben quoi ? Quel est le problème ?

Moi la Française, j’ai bien pris l’accent québécois. Je n’ai pas renié ma patrie mère pour autant. C’est la vie, c’est ainsi. À vivre avec des Québécois en sol québécois, on prend l’accent. Pour les Québécois qui vivent en France en côtoyant des Français, ils prennent l’accent français.

Et encore. Les Québécois le remarquent pour leurs concitoyens. Mais les Français notent encore l’accent québécois. On garde toujours des traces de notre accent d’origine pour les autres. Rassurez-vous, pour les Français, les Stéphane Rousseau, Fabienne Thibault, Marie-José Croze, Marc-André Grondin ont encore l’accent québécois.

Même chose ici, beaucoup de Québécois détectent mon origine française. Alors que pour les Français, je suis 100 % Québec.
Y-a-t-il un sentiment d’infériorité, de trahison ressenti par les Québécois lorsque l’un des leurs voit son accent changer ?

Arrêtons d’en faire un drame de société. Pitié ! Chaque personne a une manière de prendre plus facilement ou non les accents. C’est la vie. Je trouve que les Québécois sont fatigants en le faisant remarquer chaque fois. Soyons fiers de leurs réussites, soyons fiers de notre accent, mais par pitié arrêtons de voir comme des traîtres les Québécois qui perdent leur accent. SVP.

Et puis, c’est aussi pour se fondre dans son pays d’accueil, pour éviter d’avoir à toujours répéter pour se faire comprendre. On en prend l’habitude et l’accent reste quand on revient au pays. Que pensez-vous que dit ma famille quand j’arrive en France ?

Peut-on utiliser Facebook comme source?

L’affaire Sormany fait beaucoup jaser ces temps-ci. En particulier les journalistes, mais aussi les citoyens. On peut donc être poursuivi pour ce qu’on écrit sur Facebook ? Est-ce que ce qu’on écrit sur Facebook est privé ou public ? Mais que se passe-t-il quand un commentaire Facebook est rendu public sur Twitter (ou toute autre plateforme Web) par un tiers? Est-ce qu’on peut utiliser Facebook comme source journalistique ?

En fait tout dépend. Beaucoup de personnes ont des paramètres de sécurité sur Facebook qui empêchent à certains de leurs contacts de voir une partie des commentaires et statuts. Je me prends comme exemple. J’ai quatre groupes de contacts : de mes amis proches, mes connaissances, à de simples contacts professionnels et ainsi qu’un groupe de personnes que je ne connais pas “dans la vraie vie”. Mes amis proches ont accès à tout. Les personnes que je ne connais pas n’ont accès à presque rien, excepté ce que je rends totalement public. Entre les deux, ça dépend.

À titre de journaliste, j’ai toujours fait la différence entre Facebook et Twitter. L’un est privé (sauf les pages fans) et l’autre est public. Quand je désire citer une personne qui a écrit quelque chose sur Facebook, je lui demande avant. Rigueur simple.

Une collègue journaliste faisait l’analogie suivante à laquelle je souscris. Notre page Facebook est comme notre maison. C’est privé en général. On prête la clef à des amis, parfois on peut simplement les inviter. Lorsque ces gens sont chez nous, lisent une note sur la table de la cuisine ou entendent des propos lors d’une conversation, peuvent-ils répandre cette information sans nous en parler, sans vérifier avec les personnes concernées ? N’est-ce pas semblable?

Alors si une personne utilise le commentaire d’un tiers sur la page Facebook d’une collègue et le publie sur Twitter sans la consulter, est-ce normal, éthique, correct ?

Au fait, pourquoi personne n’a mentionné que l’information a été écrite sur Facebook, mais a été rendue publique sur Twitter? Puisque le profil Facebook de Lise Millette (la collègue en question qui est citée dans plusieurs médias) n’est pas public, n’est pas accessible à tout le monde.

Autre questionnement : Peut-on prendre une photo Facebook sans en demander la permission ?

Et pourquoi n’a-t-on pas contacté Lise Millette pour lui demander si son profil Facebook était si ouvert que ça ?

Une apparition au 19/20 de France 3 Auvergne

Le rédacteur en chef de France 3 Auvergne, Alain Fontan, m’a contactée cette semaine pour me demander une petite entrevue via Skype pour inaugurer une nouvelle chronique hebdomadaire pour l’édition du samedi du 19/20 de France 3 Auvergne : les Auvergnats du bout du monde.

On peut voir cette minute d’apparition après la 22e minute du Journal, c’est à la fin. On peut aussi le voir en baladodiffusion sur iTunes, c’est gratuit.

Durant la minute gardée au montage, j’explique que l’Auvergne est peu connue au Québec. En fait comme me le disait mon compatriote auvergnat, Laurent Maisonnave, l’Auvergne est TOTALEMENT méconnue. Il est rare, très rare que quelqu’un sache où est l’Auvergne quand j’explique d’où je viens. En 24 ans d’expatriation, moins de 10 personnes connaissaient ma région d’origine. Dommage.

Quand on me demande d’où je viens en France, dire que je suis Auvergnate ne suivit que rarement. Je dois expliquer que c’est au centre de la France, à mi-chemin entre Paris et la Méditerranée, à 2 heures à l’ouest de Lyon. J’explique aussi que l’Auvergne est la région de Michelin. Que le siège social de la compagnie de pneus se trouve à Clermont-Ferrand, la plus grosse ville d’Auvergne.

Quelques fromages sont connus ici, le bleu d’Auvergne, le Cantal et le Saint-Nectaire (à un moindre niveau).

Lorsque j’ai vérifié le nombre d’articles écrit sur l’Auvergne avant d’en proposer à La Presse il y a quelques années, j’étais étonnée de n’en trouver qu’un ou deux. Alors j’ai fait un article sur les châteaux en Auvergne, un collègue est allé en Auvergne par la suite pour la trouver ensorcelante.

Bref, l’Auvergne est à découvrir. Ses volcans, ses paysages, ses randonnées, sa nourriture, ses lacs, ses châteaux, son histoire, son Festival international du court-métrage et bien plus.

Annecdote: Les trois livres jeunesse à mon actif ont été fait avec Eva Rollin, une compatriote auvergnate que j’ai connue au Québec.

Autres articles sur l’Auvergne
Mon portrait dans le journal La Montagne.
Le tour de France cycliste en Auvergne
Un billet sur l’Auvergne sur Copines en cavale.
Matinée de marché en Auvergne.
Mon village Saint-Rémy de Chargnat
Un portrait de l’Auvergne

Les îlots urbains de chaleur à C’est ça la vie

Cet automne, je ferai des chroniques écolos à l’émission C’est ça la vie à Radio-Canada. La première était diffusée aujourd’hui, enregistrée vendredi à Ottawa, ma ville canadienne d’accueil.

J’y parlais des îlots urbains de chaleur et de leur impact sur la hausse des températures, mais aussi de la gestion des eaux fluviales. J’en avais déjà parlé au 98,5 FM l’an dernier.

La chronique, en deux parties, est sur le site web de l’émission. Dans la première partie, je commente le reportage sur Baldwin Baldwin, un personnage haut en couleurs qui récupère le bois des granges. Très intéressant comme initiative. À voir également.

La deuxième partie est sur le sujet de ma chronique, les îlots urbains de chaleur.

Réno à saveur écolo pour une nouvelle proprio!

Quand on devient propriétaire, comme je le suis devenue en août 2010, et qui est raconté dans un article du Elle Québec d’octobre 2011 sur le cohabitat (la photo, mais rien en ligne pour le moment), on tente par tous les moyens de concilier l’environnement et les rénovations. Pas toujours facile. Je ne suis pas encore une grande spécialiste des rénovations, mais j’apprends. Je vous reparlerai une autre fois du toit vert artisanal que l’on a fabriqué pour notre cabanon. Pour le moment, parlons numéro des adresses…

En fin de semaine, on a commencé le relooking de notre façade qui en arrache. Peinture et sablage dans le désordre.

Petit truc. Pour les chiffres de nos adresses, on pensait en acheter des nouveaux tant leur apparence était désolante. Pendant que j’aidais Éric sur la construction du toit vert, Stéphanie passait son temps en tentant de trouver un moyen pour sauvegarder les chiffres de nos adresses. Elle s’est mis à les sabler. Et surprise le résultat est magnifique. On les a donc sablé (assez facile et rapide, il n’y avait que 8 chiffres). Ensuite, la version beaucoup moins écolo, Stéphanie leur a pulvérisé une couche protectrice pour éviter qu’ils ne s’oxydent. Et voilà, il ne restait plus qu’à les revisser à leur place.

Il suffit de sabler avec un papier fin, et voilà... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo


La différence entre les deux chiffres, sablés et non sablés... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo

Et voilà le résultat final.

Le quotidien d’une cycliste : le malotru du volant, et le gentil..

Ce matin, alors que je roule tranquillement sur Dandurand, dans le Vieux-Rosemont, trop proche des voitures stationnées à mon goût, le chauffeur d’une camionnette de compagnie me klaxonne et me double dangereusement en me frôlant. Je proteste en levant la main. Il freine brusquement au milieu de la chaussée sans raison pour redémarrer alors que j’approche de lui.

Dommage je lui aurais gentiment expliqué qu’on ne klaxonne pas sans raison les cyclistes (ça nous surprend et ça fait peur pour rien), on les double en prenant soin d’avoir une distance raisonnable et finalement on ne freine pas pour rien dans une rue, humide de surcroît, il a même dérapé légèrement.

J’ai aussi pris ça pour une tentative d’intimidation. Je n’ai pas été assez vite pour prendre une photo du camion afin de l’envoyer à la compagnie de débouchage de drain en question.

Heureusement, quelques minutes plus tard, le chauffeur d’une camionnette d’une autre compagnie m’a gentiment laissé le passage et m’a doublé en prenant ses distances. Tout le monde n’est pas dangereux au volant. Une chance que l’on croise aussi des automobilistes respectueux.

Un même produit, deux prix largement différents

Le prix le moins cher dans une petite boutique anonyme.


Le prix le plus cher dans une grande épicerie.


Vous connaissez la boisson d’amandes qui peut remplacer le lait ou la boisson de soya pour plusieurs personnes ? Le prix de ce produit peut varier grandement. Et parfois de manière extrême. Puisqu’ici on parle d’une énorme différence de 1,80 $. Leçon : il faut toujours vérifier les prix, surtout dans ce cas d’énorme différence. Ceci prouve également que les grandes épiceries ne sont pas toujours les moins chères.

Je n’aime pas vraiment comparer les prix, surtout en matière d’alimentation, puisque la qualité et la provenance des produits sont plus importantes pour moi que le prix. Mais dans ce cas, on parle d’un produit semblable, d’une grosse épicerie (Loblaws Angus) et d’un petit magasin qui ressemble à un entrepôt (Seagal sur St-Laurent).

Le quotidien d’une cycliste : Le bonheur de la nouvelle piste cyclable sur Laurier

La nouvelle rue Laurier. Photo: Cécile Gladel

J’ai emprunté la nouvelle voie cyclable sur Laurier pour la première fois il y a quelques jours depuis les changements du printemps. Laurier est devenue une rue à sens unique vers l’est avec deux voies cyclables de chaque côté dans les deux directions est et ouest. Bonheur.

J’ai souvent eu l’occasion de passer en vélo sur l’ancienne rue Laurier et les voitures nous frôlaient toujours, même quand on roulait à quelques millimètres du trottoir. Ce changement est vraiment une véritable amélioration pour la sécurité des cyclistes, même si les automobilistes n’ont pas encore avalé les changements mis en place par l’administration Ferrandez. J’avais d’ailleurs écrit un texte sur le traitement qu’on lui avait réservé.

Maintenant, j’ai vraiment hâte que le reste de l’avenue Laurier de Brébeuf à Papineau soit aussi doté de deux voies cyclables !

Concernant ces changements, j’ai rencontré dernièrement plusieurs personnes qui habitent le quartier concerné et qui sont absolument ravis des changements. Ils n’ont pas de voiture et n’habitent pas sur la rue Chambord qui semble avoir reçu un flot de circulation supplémentaire.

Deux de ces personnes habitent sur Christophe-Colomb et me soulignaient que le bruit a diminué car les camions n’empruntent plus cette artère. Bref, les citoyens de l’extérieur du Plateau ont chialé, mais pas les résidents. Qui a raison?

Mon entrevue avec David Servan-Schreiber

David Servan Schreiber est mort ce dimanche. Il avait eu 50 ans en avril. Le cancer l’a finalement vaincu. Je pensais vraiment qu’il s’en sortirait encore une fois. Je suis très émue par son départ. Très touchée.

J’ai lu il y a quelques semaines ce qui est maintenant son dernier livre : On peut se dire au revoir plusieurs fois. C’était bel et bien son dernier adieu. Un livre émouvant, très bouleversant. Il meurt alors que je pars demain pour quelques jours de totales vacances. Je me promets de suivre ses conseils et de relaxer, prendre le temps de vivre, faire du sport et manger des framboises. À sa mémoire.

Voici le texte que j’avais fait en mars 2007 pour la revue Mieux-Être. J’avais rencontré David Servan-Schreiber le 10 octobre 2006 lors de l’un de ses nombreux passages à Montréal. Il avait répondu à mes questions avec grâce, même quand je lui avais posé des questions plus difficiles sur ses liens avec une compagnie qui vendait des omégas 3. Il séduisait totalement son interlocuteur. Il m’avait séduite. Un beau souvenir. Une rencontre marquante.

Cette phrase qu’il m’a dite, m’a marquée.
« Quand on connaît la littérature scientifique, c’est de la folie ce qu’on mange aujourd’hui. Comme le dit le Dr Béliveau, c’est comme si on arrosait et on mettait du soleil sur la graine du cancer qui est à l’intérieur de chaque personne. On peut décider de faire quelque chose ou de ne rien faire ».

Voici cette entrevue:

David Servan-Schreiber : le médecin qui guérit naturellement

On connaît David Servan-Schreiber comme monsieur oméga-3. Ce n’est pas son seul cheval de bataille. Dans son livre Guérir, paru en 2003, le célèbre médecin et psychiatre décrit comment éliminer la plupart des maladies sans médicaments ni psychanalyse. Possible? Oui, grâce à une alimentation saine, le sport et la gestion de ses émotions.

Un nom connu
David Servan-Schreiber vient d’une famille française connue. D’ailleurs, son père, Jean-Jacques Servan-Schreiber, écrivain et fondateur de la revue l’Express, est décédé quelques jours après notre seule rencontre le 7 novembre 2006.

« Porter un nom connu c’est comme être une jolie fille, vous avez droit à cinq minutes d’attention », a constaté David Servan-Schreiber.

Ce dernier a tout de même quitté la France à l’âge de 23 ans pour venir étudier à Québec et à Pittsburgh. « Je ne sais pas si je suis parti car je portais un nom connu. Je me suis posé la question puisque j’ai étudié la psychanalyse. Ce dont je suis certain, c’est que je ne supportais pas le système français, alors qu’ici j’étais en admiration totale sur la façon dont il fonctionne. Je suis parti pour ça et du même coup j’ai coupé le lien avec mon nom, Bien sur, cet exode m’a donné une assurance que je n’aurais jamais pu gagner autrement. Ça a contribué à forger mon caractère».

Vous prêchez par l’exemple?
Absolument. Je pratique ce que je recommande et je me sens mieux. Ça fait aussi du bien aux personnes qui l’essayent. La preuve, ce sont les nombreux courriels qu’elles m’envoient. C’est touchant, puisque je suis devenu médecin afin de soulager la souffrance. J’ai écrit ce livre, car personne n’en parlait. Aucun brevet n’existe pour la respiration, le mouvement des yeux, le poisson, le jogging, donc il n’y a pas d’argent à gagner en répandant ce message. Personne ne s’en empare pour en faire son métier.

Saine alimentation, sport, gérer ses émotions est essentiel?
Oui. Gérer ses émotions n’est pas suffisant, il y a plusieurs aspects : le EMDR (l’intégration neuroémotionnelle par les mouvements oculaires), la cohérence cardiaque qui est très similaire au Yoga et à la méditation, la communication non violente. Chacun de ses points est un pilier qui sert à gérer nos émotions.

Le livre a été bien reçu, car vous êtes médecin ?
Non ce n’est pas tout, ce livre a contribué à retirer ce mur de silence autour de ces principes car j’avais et j’ai encore un parcours de scientifique irréprochable. Parler d’acupuncture et de respiration avec 350 références scientifiques, c’était la nouveauté. Ça donne une crédibilité et oblige les médecins à faire attention.

Est-ce que l’avenir passe par une combinaison des médecines traditionnelles et alternatives ?
Bien sur. D’ailleurs à l’Université Laval, il existe la Chaire Lucie et André Chagnon pour l’avancement d’une approche intégrée en prévention qui incarne l’idée que ça n’a aucun sens aujourd’hui d’avoir une médecine purement fondée sur les médicaments et la chirurgie; qui ne prendrait pas en compte les méthodes naturelles de traitement démontrées être efficaces.

N’y a-t-il pas une réticence de la part des médecins ?
C’est tout à fait normal que les médecins soient septiques. Ils sont payés pour être ceux qui décident de la séparation du bon grain et de l’ivraie. Mais tous les médecins ont envie de traitement efficace, rapide et sans effets secondaires. Il faut simplement leur montrer que ça peut être fait avec des méthodes naturelles.

Finalement, les oméga-3 sont vraiment essentiels ?
Aucun doute, ce sont des acides gras essentiels. Ils sont absolument indispensables au fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Un manque joue sur l’ensemble des maladies de ce début de 21e siècle : les problèmes cardio-vasculaires, de mémoire et de concentration, l’irritabilité, l’agressivité et même l’arthrite. On peut remédier à ces maladies en ramenant les oméga-3 dans notre alimentation. C’est extraordinaire. Contrairement aux autres grands déficits nutritionnels, les problèmes reliés aux carences en oméga-3, mettent du temps à se développer. Si vous manquez de vitamine C, en quatre semaines vous avez un scorbut, en deux mois vous êtes mort. Quand on arrête de prendre des omega-3, les problèmes se développent sur une période de 20 ans.

Doit-on absolument prendre des suppléments ?
Non pas si on les intègre dans notre alimentation. Tout le monde doit corriger son alimentation et manger du poisson deux fois par semaine. Par contre, si on a des problèmes de santé comme un infarctus ou des problèmes émotionnels, il faut y aller plus fort. Introduire des suppléments est alors nécessaire.

Est-ce que les enfants hyperactifs devraient prendre des oméga-3 au lieu du Ritalin ?
Ça me parait essentiel d’essayer. Si ça suffit, il est préférable de corriger leur problème grâce aux oméga-3 qu’avec le Ritalin. Il y a une étude d’Oxford qui démontre la correction d’une grande partie du problème quand on leur prescrit des suppléments à base d’oméga 3. La première chose à recommander est que les enfants mangent du poisson, mais pas panné ou frit. Car ça, c’est pire que de ne pas en manger.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires aux oméga 3 ?
Seulement positifs. Les cheveux et les ongles poussent plus vite, ils sont en meilleure santé, plus brillants.

Quelle est la différence entre les oméga 3 et 6 ?
C’est le rapport entre les deux qui contrôle la physiologie. Les oméga-6 sont pro-inflammatoires, favorise la coagulation. Aujourd’hui il y a entre 10 à 40 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3 dans notre alimentation, alors que l’équilibre devrait être de trois fois plus. Les oméga-3 sont anti-inflammatoires. Lorsqu’il y a un équilibre entre les deux, tout va bien, mais lorsqu’il y a 40 fois plus d’oméga-6, on a des maladies inflammatoires. Il faut donc diminuer les oméga 6.

Où trouve-t-on des oméga-3 ?
Ceux qui ont des propriétés importantes pour le cerveau, viennent du poisson et des œufs seulement. Ceux qui sont dans les huiles, les noix, les graines de lin sont des oméga-3 végétaux. Ce ne sont pas les mêmes. Ils sont très bien, mais ne suffisent pas pour des actions sur la physiologie.

Que faire si on n’aime pas le poisson ou si on est végétarien ?
C’est un problème, car actuellement il n’y a qu’un type d’oméga-3 de poisson fabriqué par des algues et que l’on peut trouver sous forme de gélules.

D’ailleurs, vous avez fondé une compagnie qui vend des produits que vous conseillez ? Vous ne craignez pas de perdre votre crédibilité ?
J’ai contribué à créer cette compagnie, car il n’existait aucun complément alimentaire oméga-3 avec les critères de pureté et de concentration de ce qui avait été testé scientifiquement. Or mon argumentation sur les oméga-3 se basait sur ces études. Je ne pouvais pas dire aux gens que c’était formidable, mais que ça n’existait pas. J’ai donc voulu aller au bout de ma démarche. Si je ne l’avais pas fait, il y a aurait eu une incohérence dans mon discours.

Mais c’est cher ?
Moins cher que ceux de mauvaise qualité. Il suffit de comparer la concentration en EPA.

Comparativement aux médicaments ?
Oui, mais ils sont remboursés donc ça parait peu cher. Les compléments d’oméga-3 ne sont pas remboursés, c’est évidemment moins cher que les médicaments !

Ressources :
Guérir
David Servan-Schreiber
Les éditions Robert Laffont
Le site internet de Guérir

L’une des dernières entrevues de David Servan-Schreiber.

La mode écolo, les bonnes adresses au 98,5 FM

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

La mode écolo était donc le sujet de ma chronique environnement avec Marie Plourde au 98,5 FM.

Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Voici ce qu’on peut lire sur son site internet : « En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être « du-rable».»

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Chronique environnement à Salut Bonjour : les activités écolos pour les enfants

J’étais à Salut Bonjour ce matin pour une chronique environnement pour parler des activités écolos pour sensibiliser les enfants. J’ai tenté de faire une sélection parmi le grand nombre d’activités offertes un peu partout au Québec et ailleurs. J’en reparlerai lors de l’une de mes chroniques au 98,5 FM, car je n’ai qu’effleuré le sujet. Je n’ai pas pu parler de tout, mais ma chronique et les liens sont en ligne sur le site de l’émission.

Vous pouvez aussi revoir la chronique en vidéo sur le site aussi. Je n’aime pas du tout me regarder… On ne voit que nos défauts et le poids que la télé nous fait prendre, mais c’est la vie…

Sur le toit de l’édifice TVA par cette magnifique journée, c’était hyper agréable. La vue sur Montréal en 360 est magnifique ! Un toit vert avec plusieurs plantes et fleurs. J’y verrais bien un potager…

Et la robe que je porte est une création de la designer montréalaise Eve Lavoie, achetée à la boutique Folle Guenille sur Sainte-Catherine.

Le quotidien d’une cycliste : un problème criant, les maudits écouteurs en roulant…

Combien de cyclistes croise-t-on avec des écouteurs sur les oreilles ? Beaucoup en effet. Un tel fléau que la police a décidé d’agir et de lancer une vaste opération demain mercredi pour sensibiliser la population cycliste.

Même QMI a sorti la caméra pour s’intéresser à ce gravissime problème. Vite une grande enquête journalistique sur cette malédiction.

En fait, pour être juste, tous les médias ont sorti les caméras, Cyberpresse et Radio-Canada aussi.

Oui, je suis ironique. Même si je trouve que ce n’est pas du tout une bonne idée d’avoir des écouteurs quand on roule en vélo, ce n’est pas une catastrophe et un énorme danger. Il y a pire. J’en vois souvent en effet, surtout des cyclistes en Bixi. Chaque fois, j’ai envie de leur dire que c’est illégal et que c’est dangereux, mais ils ne m’entendent pas…

Alors je passe mon chemin, car je croise beaucoup plus d’automobilistes qui parlent encore avec leur téléphone cellulaire en conduisant. Rappelons qu’une voiture avec un chauffeur inattentif est beaucoup plus dangereuse qu’un cycliste qui n’entend pas.

Alors, demain soyez vigilant et écoutez la musique du bruit de la ville au lieu du dernier album de Céline Dion. Car je suis persuadée que tous les cyclistes l’écoutent…

Du camping ou des hôtels écolos au Québec ?

Ce matin, j’étais au 98,5 FM avec Marie Plourde qui remplace Isabelle Maréchal pour quelques semaines. J’y serai les deux prochains lundis matins à 10 h 45. On peut écouter la chronique sur leur site.

Une tente Huttopia du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Comment savoir où trouver l’endroit le plus écolo pour les vacances ? Car de plus en plus d’hôtel et de campings font attention à l’environnement. Je parle principalement du Québec.
Il y a la garantie clef verte (http://www.laclefverte.org/), qui a été créée en 1994 au Danemark, puis en France en 1998.

La SEPAQ
Au Québec, il y a surtout les parcs de la Sépaq pour qui la protection de l’environnement fait partie des principes de base, mais aussi l’éducation avec les nombreuses activités de découverte offertes dans tous les parcs. Depuis quelques années, les parcs de la Sépaq ont mis les bouchées doubles et sont les précurseurs au Québec.

Les panneaux solaires sont partout dans les parcs de la Sépaq. Ici au parc de la Jacques-Cartier. Photo: Cécile Gladel

Que ce soit dans les chalets, les campings, les prêts à camper, les auberges comme celle du Gite du Mont-Albert, la SEPAQ offre des produits locaux, recycle, a des règles strictes sur les principes du Sans trace, utilise des énergies renouvelables, etc.

On parle aussi de l’installation de l’énergie solaire dans les parcs, l’exemple des Hautes-Gorges et son centre d’accueil est incroyable, car une partie du parc est alimenté à l’énergie solaire, tel que vous pouvez le constater avec les photos ci-dessous.

solaire

Les panneaux solaires du chalet d'accueil du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Le chalet du parc des Hautes-Gorges, on peut voir la centrale solaire. Photo: Cécile Gladel


Les piles qui emagasinne l'énergie solaire. Photo: Cécile Gladel

Dans les parcs, la récupération est partout, dans les campings, les chalets. L’achat local est maintenant favorisé dans les boutiques de la SEPAQ, les t-shirts en coton bio et j’en passe.

Disons que cet article, écrit en 2007, n’est plus du tout d’actualité. La SEPAQ a fait ses devoirs. Depuis de la vaisselle compostable est utilisée au restaurant du centre de service.

Ajoutons que la Sépaq a mis en place, en 2008, la récupération et le recyclage de bonbonnes de propane pour le camping.

Par ailleurs, sur le site Internet on donne d’autres exemples d’actions pour préserver l’environnement:

• des véhicules électriques dans plusieurs campings

• des scooters au lieu de camionnettes

• le remplacement des motoneiges de service et des moteurs hors-bord à 2 temps par des modèles plus propres ou à 4 temps

• l’implantation du transport en commun dans certains parcs nationaux, comme dans ceux des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ou de la Jacques-Cartier

Il existe aussi quelques campings hors Sépaq qui sont écolos, on peut les trouver sur le site de Camping Québec.Mais je ne les ai pas testés contrairement à la Sépaq, où j’ai pu constater de visu les efforts réels faits pour l’environnement.
Le camping écologique de Frelighsburg

La Halte écologique de Kamouraska
ou Sebka. Un collègue y va au mois d’août, je lui demanderai ses commentaires.

Le jardin Achillée millefeuille sont situés dans les Laurentides et leur réputation n’est plus à faire. Un véritable éden écolo!

Aussi, un endroit pour dormir dans les arbres qui prône la protection de l’environnement : au Diable vert.
Entre Cîmes et Racines propose des éco-gites, des chalets contruits dans le respect de l’environnement et de la forêt.
Par ailleurs, du côté des auberges plus vertes, L’autrejardin à Québec est une pionnière dans le domaine en faisant de l’environnement sa priorité depuis plusieurs années

À respecter quand on part, peu importe ou et surtout dans la nature le Sans trace. Même jeter de la nourriture dans un parc de la Sépaq est interdit. Imaginez si tout le monde jette son trognon de pomme… Quand 900 personnes passent dans un sentier, ça fera un beau tas de pommes… Et les animaux s’y habituent.

Lors des voyages dans les installations de la Sépaq, j’étais leur invitée.

Le quotidien d’une cycliste : même sur le Tour de France, les automobilistes heurtent les cyclistes… (MàJ)

L'accident avec une voiture de France Télévision qui a été exclue du Tour.


Vous voulez voir ce que ça fait de se faire rentrer dedans pas une voiture quand on roule en vélo ? Regardez le début de la vidéo suivante, c’est spectaculaire, je vous avertis.

Saisissante, car ces coureurs du Tour de France roulaient à 60 km/h, l’un d’eux a été projeté sur des fils barbelés, ces jambes étaient en sang.

On ne sait pas si les deux cyclistes pourront continuer le Tour. Dans leur malchance, ils ont la chance d’une journée de congé demain lundi.

Bref, il est stupéfiant et dérangeant de voir qu’en milieu protégé (les routes sont fermées lorsque le Tour de France passe), lors d’un événement sportif, les automobilistes peuvent encore blesser des cyclistes.

Quand une voiture double un cycliste trop rapidement, le frôle, se rabat presque sur nous ou ne laisse pas une distance de sécurité en nous doublant, c’est l’accident qui peut se produire. À méditer pour y penser la prochaine fois que vous doublez un cycliste. Laissez au moins 1,5 mètre en vous et le vélo.

Si vous ne pouvez doubler de manière sécuritaire, restez derrière et attendez. Un point c’est tout. En ville, la vitesse est généralement limitée à 40 km/h et vous serez probablement arrêté à un prochain feu de circulation et le cycliste que vous venez de doubler en le frôlant et en mettant sa vie en jeu vous rattrapera…

Autre article sur le Tour de France qui est en Auvergne dans ma région natale.

L’affaire fait du bruit en France, le Journal L’équipe souligne que la voiture n’avait pas respecté les consignes, que la voiture est exclue et les coureurs se plaignent que souvent les voitures les frôlent. Inadmissible dans une épreuve pour les cyclistes.

Ironiquement, la voiture était identifiée à France Télévision qui s’excuse faiblement. Je suivais le tour sur France Télévision via RFO et les commentateurs n’ont jamais mentionné que la voiture était de leur équipe. France Télévision, la télévision publique en France, couvre le Tour de France depuis longtemps…

Vous voulez voir l’Auvergne, regardez le Tour de France

auvergne

Coucher de soleil sur le Mont-Dore au loin. Prise de la terrasse de chez ma mère. Photo: Cécile Gladel

L’Auvergne est ma région d’origine, magnifique et majestueuse, elle est méconnue de l’extérieur. Heureusement de moins en moins. Si vous voulez la voir, le meilleur moyen est de vous brancher sur le Tour de France qui arrive en Auvergne aujourd’hui et pour les quatre prochains jours.

Au loin, encore couvert de neige, on voit le Mont-Dore, endroit où est le Tour de France en ce 9 juillet. Photo: Cécile Gladel

Demain, le tour sera totalement dans le coin où j’ai grandi. Il partira d’Issoire, la ville à quelques kilomètres de mon village natal, Saint-Rémy-de-Chargnat. La ville où je suis allée à l’école secondaire.

Ensuite le tour passera par la région du puy Mary et plusieurs cols qui promettent de faire souffrir les cyclistes. Le puy Mary était (est toujours) selon mon père le plus beau coin d’Auvergne. C’est d’ailleurs le coin où il a été photographié pour la dernière fois avant son accident de vélo. Ironique.

C’est d’ailleurs un petit clin d’oeil à mon paternel, alors que le Tour de France arrive en Auvergne aujourd’hui, jour de son anniversaire. Il aurait eu 73 ans et il a toujours suivi le Tour de France depuis sa plus tendre enfance, en témoigne les nombreuses revues qui sont toujours au grenier chez ma mère. Je suis allée voir le Tour de France à plusieurs reprises avec lui, dont la fameuse montée du Puy de Dôme lors d’un contre-la-montre en 1983.

Mais le Tour de France ne pourra plus gravir le Puy de Dome, sauf en contre-la-montre, puisqu’une voie ferrée sera mise en opération en 2012. Les infrastructures seront construites par SNC Lavallin d’ailleurs.

Vous pourrez admirer les magnifiques paysages de la Chaîne des Puys que vont gravir les cyclistes. Aujourd’hui, il arrive à Super-Besse, l’une des stations de sports d’hiver auvergnate.

Autour de Super Besse, il y a le puy de Sancy, magnifique, qui avec ses 1886 mètres est le plus haut volcan de la France métropolitaine, donc le plus haut sommet d’Auvergne.

Une région qui peut ressembler au Québec en hiver.Voyez la vidéo que j’ai trouvée.
http://www.dailymotion.com/embed/video/x42f2g
Mercredi16janv par vinxcent

S’il est impossible de le voir sur le web sur France TV (quand on est à l’extérieur de la France) on peut virtuellement voir la progression des cyclistes. Avec les échappées, les côtes, le nombre de km, etc.

Au Québec, on peut le voir en direct sur Canal Évasion qui le couvre de belle manière depuis plusieurs années. Si on est abonné à RFO, on peut aussi voir France TV.

Je parlais de l’Auvergne dans un billet pour Ulysse récemment.

Aussi mon article sur les châteaux en Auvergne fait pour la Presse.

Le Tour de France a fait le même circuit il y a trois ans.

Oublions la banlieue, on peut aussi élever des enfants en ville et connaître ses voisins!

Une ruelle habitée

Un article de La Presse ce matin détruit quelques mythes selon lesquels on ne peut élever une famille en ville et qu’on ne connait pas ses voisins. Plusieurs rabâchent que c’est impossible d’élever leurs enfants à Montréal en évoquant leurs raisons de déménager en banlieue. Faux. On élève très bien les enfants en ville.

Je vis exactement la même situation que ce couple du Plateau, excepté que les enfants ce ne sont pas les miens, mais ceux de mes voisins. Et il y en a des enfants dans mon quartier. Dans la ruelle, il y en a plus d’une quarantaine qui joue ensemble, alors que les parents sont assis avec une coupe de vin ou une bière à discuter.

Juste autour de chez moi en haut de la ruelle, il y Arthur, Charlotte, Tess, Zoyia, Pénélope, Louis-Ferdinand, Joseph-Emmanuel, Arnaud, Clémence, Mathilde…et j’en oublie plein. Ce sont les enfants que je connais bien et qui me parlent presque quotidiennement. Qui agace ou parle à notre chien Napoléon quand celui-ci leur aboie après quand il a peur.

Ce sont des enfants qui me lancent des allo quand j’arrive chez moi en vélo. D’autres qui s’amusent avec moi et me sautent dans les bras pour que je les fasse rire. Une autre qui veut que je lui mette mon vernis bleu sur les ongles des pieds, un autre qui m’offre un truc qu’il a fabriqué avec des plantes. Bref c’est une vie de quartier riche et intéressante.

Des voisins que l’on côtoie au quotidien, qui nous donne des conseils de rénovation, qui nous masse (ma voisine immédiate est massothérapeute), avec qui on fait des projets de ruelle verte, qui nous donne des vivaces ou des framboisiers, qui nous prête leur gant de baseball quand on a un match dans une heure et pas de gants, qui s’occupent de nos chats quand on est absente, qui nous donne des nouvelles pour notre média hyperlocal et qui nous offre aussi parfois un verre de vin.

C’est donc ma vie dans un quartier de Rosemont où je connais presque tous mes voisins, que ce soit ceux à proximité, que ceux de toute ma ruelle. Et c’est ainsi dans le quartier. Les gens se parlent beaucoup et connaissent leurs voisins.

Est-ce que c’est ainsi dans les banlieues faites pour les voitures avec certaines rues sans trottoir. Les enfants jouent dans leurs cours arrière, parfois avec leurs amis, des voisins ou autres, mais ils n’ont pas tout l’univers d’une ruelle où ils jouent sans fin, sans avoir besoin que les parents les occupent.

Mais je ne parle pas de la vie en campagne, dans un village qui s’apparente à notre vie de quartier, sans la beauté de la nature évidemment.

Une ruelle devenue lieu de vie
On a même fait barrer deux entrées sur quatre de la ruelle pour avoir plus de tranquillité et surtout de sécurité pour les enfants comme le rapporte l’article dans RueMasson. Sans oublier l’article sur le monde d’emploi des ruelles vertes. L’album photo de l’article montre combien les ruelles peuvent être des espaces de vie magnifiques.

D’ailleurs, de nombreuses personnes ne savent pas que l’utilisation de la ruelle comme voie de transit est interdite, en particulier dans Rosemont:

R.R.V.M., c. C-4.1 RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT À L’ÉGARD DE L’ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT–LA PETITE-PATRIE (CODIFICATION ADMINISTRATIVE). Article 14. Le conducteur d’un véhicule routier ne peut circuler dans une ruelle à seule fin de passer d’une rue à une autre.

Déménager en vélo

Vous ne rêvez pas! Il est possible de déménager en vélo. Julien Myette, un néo-Montréalais a mis sur pied son entreprise de déménagement à vélo le mois d’août dernier. Il fait même des voyages à l’éco-centre.

Au coût de 20$ de l’heure, la compagnie Transport Myette déménage presque tout. Évidemment, la remorque, attachée au vélo de montagne, a des limites de poids: 300 livres. Mais, photos à l’appui, elle transportera des électroménagers, appareils électroniques, meubles, objets en tout genre.

Julien Myette est un déménageur professionnel qui travaillait déjà dans le domaine. Adepte de vélo et d’écologie, il a décidé d’en faire son entreprise. Ça fonctionne. Depuis le 21 août 2008, il fait un voyage par jour. Le bouche à oreille ayant fait office de publicité.

Si certaines personnes sont sceptiques, il les convainc rapidement de son sérieux. «J’ai de l’expérience et la remorque contient plus de choses qu’on serait porté à croire», souligne-t-il. Outre son expérience, il est bien équipé. Sangles et couvertures complètent la remorque et le vélo. Selon la demande, il offre l’ajout d’un autre déménageur pour un total de 30$ de l’heure. Moins cher que les déménageurs traditionnels, mais plus lents.

Le jeune entrepreneur ne sait pas s’il sera actif cet hiver. Tout dépendra de l’état de la chaussée puisque le froid ne l’effraie pas. Si les accumulations de neige sont importantes, il reprendra ses activités au printemps.

Voyages à l’éco-centre

Transport Myette ne s’occupe pas que de déménagement, mais offre aussi des voyages à l’éco-centre. Les personnes dont le garage croule sous les choses à donner apprécieront sans aucun doute ce service. Tout comme celles qui ne possèdent pas de voiture.

Cependant, Transport Myette travaille principalement dans les quartiers centraux de Montréal. Les trajets Montréal-Rive-Sud s’avèrent longs et plus chers. Sauf que ce dernier a déjà transporté un piano électronique jusqu’à Sainte-Anne-de-Bellevue. Une «course» de 5 heures pour un total de 100$. «Est-ce que c’est plus rentable de faire affaire avec deux déménageurs et un camion? Je n’ai pas fait le calcul», admet le jeune homme. C’est sûrement plus écologique et garanti sans émissions de gaz à effet de serre.

Équipement spécial

La remorque achetée de la compagnie américaine Bikes At Work au coût de 700$ a été renforcée. Le jeune entrepreneur déménageur a également dû changer de vélo. «J’ai investi dans un bon vélo de montagne avec des petites vitesses, nécessaires pour les côtes, ainsi que le principal accessoire: des freins à disques de grande qualité». Car les freins sont l’outil le plus important afin que son chargement se rende à bonne destination.

Article paru en première publication dans La Presse du 10 octobre 2008

Le quotidien d’une cycliste : attention aux camions de déménagements…

Ce camion m'avait doublé dangereusement

Ces jours-ci, des milliers de personnes déménagent et on se retrouve avec des centaines de chauffeurs de camions totalement inexpérimentés et dangereux sur la route.

Ce soir, j’ai constaté que les camions sont plus nombreux, et plusieurs me dépassaient en me frôlant, en me faisant une queue de poisson. Les camions sont évidemment plus dangereux pour les cyclistes, car plus gros. Ils font très mal si on s’y frotte. Il faut aussi tenir compte du fait que leur visibilité est moindre.

Déjà que certaines personnes conduisent mal leur voiture, imaginez un camion…Cycliste, roulez sur les trottoirs pour les prochains jours… mettez vos casques…

Interdire aux Français d’avoir une double citoyenneté?

Si j’en crois un article de Rue89, c’est une proposition du Front national et même de l’aile droite de l’UMP le parti de Nicolas Sarkozy d’interdire la double citoyenneté en France.

J’avais manqué cette proposition…. Les intolérants veulent viser tous les immigrants qui ont deux nationalités, mais ont-ils pensé à tous les Français qui vivent à l’étranger, et qui tiennent à leur nationalité d’origine… Ça voudrait dire que je devrais choisir. Triste dilemme…

Si on me demandait vraiment de choisir ? Aucune idée, je serai absolument et complètement déchirée. Oui je suis née en France de parents français, de grands-parents français et d’arrières-grands-parents français. J’ai été élevée en France, j’y ai fait mes études, toute ma famille y habite encore, mais j’habite ici depuis près de 24 ans…

J’ai adopté ce pays, je l’ai fait mien, je me suis intégrée, je suis canadienne et québécoise, mais je suis aussi française. M’enlever l’une de ces nationalités équivaudrait à m’enlever une partie de moi, une partie de mon identité. Ce serait me demander de choisir entre ma mère biologique et ma mère adoptive, entre mon enfance et adolescence et ma vie d’adulte. La France m’a façonnée, le Canada et le Québec m’ont forgée. Ma personnalité reflète les deux pays, les deux cultures. Me demander de choisir, ce serait m’enlever une partie de mon coeur, ce serait me tuer un petit peu…

Le quotidien d’une cycliste: des utilisateurs de Bixi incontrôlables?

Il n’y a pas que certains automobilistes qui font comme si les cyclistes n’existaient pas, quelques utilisateurs de Bixi aussi. Même si j’apprécie grandement ce service et que je crois que le Bixi est une belle réalisation montréalaise et québécoise qu’il faut importer, j’ai quelques bémols sur les utilisateurs occasionnels.

Patrick Lagacé en parle, et j’ai noté la même chose, certains Bixeux ne connaissent pas les us et coutumes de la conduite cycliste. Ils pédalent sans se préoccuper des autres, coupent les autres cyclistes, roulent rapidement sur les trottoirs et à contre-sens. Bref, on sent le manque d’habitude de la conduite cycliste.

J’en voyais l’autre jour qui prenaient leur Bixi pour un tout terrain et s’amusaient à rouler sur une roue, tout en roulant sur le trottoir rapidement sans se préoccuper des piétons qui y marchaient.

Sans compter ceux qui prennent le Bixi en état d’ébriété après un 5 à 7 bien arrosé au centre-ville. C’est moins cher que prendre le taxi, mais ça peut coûter cher, puisqu’il est autant interdit de rouler en voiture qu’en vélo lorsqu’on dépasse la limite permise niveau alcool. J’en parlais dans un article écrit pour RueMasson.
Un cycliste qui se fait arrêter en état d’ébriété, ou pire qui cause un accident, verra son permis de conduire pénalisé au même titre que s’il était automobiliste.

Y-a-t-il un moyen d’éduquer les utilisateurs occasionnels de Bixi sans remettre en cause ce service essentiel ?

Le quotidien d’une cycliste : pourquoi je roule au milieu de la route…

J’exagère, mais je dirai plutôt pourquoi je roule à une bonne distance des automobiles stationnées plutôt que de me coller contre elle quand je suis en vélo. C’est simple. Je pense toujours qu’une portière pourrait s’ouvrir et je me place à distance d’une portière ouverte pour ne pas la frapper. Et j’ai le droit de rouler ainsi m’a confirmé un policier. Car je le fais pour ma propre sécurité.

Malheureusement pour tous les autres automobilistes qui me suivent, et qui parfois nous klaxonnent ou nous frôlent dangereusement et trop rapidement pour nous dépasser, ils doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. Mais c’est ainsi, c’est pour me protéger de tous les automobilistes (et leurs passagers) qui ouvrent leurs portières sans regarder si un cycliste (ou une moto, un scooter) comme dans cette publicité s’en vient.

Je ne veux pas être la cycliste qui va foncer dans cette portière ouverte, alors je roule plus loin pour ma sécurité. J’en suis désolée pour les automobilistes qui doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. En passant, vous pouvez franchir une ligne continue pour doubler un “véhicule” lent. Mais bon à Montréal, la vitesse sur les petites rues est limitée à 30 ou 40 km/h en général, et souvent, ils vont attendre au prochain feu rouge.

Finalement, on rend service à tous les résidents du quartier en ralentissant la circulation et aux automobilistes en faisant baisser leur consommation d’essence ! Plus sérieusement, il serait temps de mettre sur pied une bonne campagne de sensibilisation à l’ouverture de portières, pas seulement pour les chauffeurs, mais aussi pour les passagers. Et surtout d’augmenter l’amende. 30 $ est un montant ridicule quand on pense qu’un tel geste peut tuer quelqu’un!

Le quotidien d’une cycliste : parfois j’utilise les trottoirs!

Le viaduc Saint-Joseph-Iberville

Les piétons se plaignent souvent des cyclistes qui roulent sur le trottoir. Avec raison. Trop souvent les cyclistes y roulent à la même vitesse que sur la route, comme s’ils avaient la priorité. Ils ne l’ont pas. De la même manière que les cyclistes ont la priorité sur les pistes cyclables, les piétons sont maîtres et rois sur les trottoirs.

Je l’avoue. Parfois je prends les trottoirs. Pourquoi ? Car j’estime que je ne suis pas en sécurité dans la rue. Je préfère donc me rabattre sur le trottoir. Quand je le fais, je roule toujours très lentement, prête à m’arrêter à tout moment pour laisser passer un piéton, disons que parfois je roule pour ainsi dire les pieds à terre. Je ne frôle pas les piétons, je garde une bonne distance avec eux et je leur laisse toujours la priorité. Je sais je pourrais descendre de bicyclette. Mais j’occuperais le double de la place et quand il n’y a personne, je ne vois pas pourquoi je ne peux pas rouler. Toujours lentement.

Mais il y a un endroit où j’utilise TOUJOURS le trottoir : quand je passe sous un viaduc. Particulièrement ceux que j’utilise souvent : les viaducs Masson (entre Iberville et Delorimier) et Saint-Joseph (et Iberville dit le tunnel de la mort). Heureusement, le viaduc Masson sera réaménagé cet été pour y inclure une piste cyclable. Tant mieux. Pas celui de Saint-Joseph, qui malgré les améliorations au fil des années, est toujours aussi dangereux.

Imaginez-vous entre l'espace de l'autobus et du muret. C'est la place que m'avait laissée l'autocar quand il m'avait doublée.

J’ai failli m’y faire écrabouiller par un autocar (pas de la STM, mais ils sont aussi dangereux). Il y a quelques années, au moment où je passais Iberville et j’entrais dans le tunnel, l’autobus m’a dépassée en me frôlant. J’ai eu la peur de ma vie. Je n’ai plus pédalé, respiré pendant les quelques secondes qu’il passé. Je me suis concentrée pour ne pas dévier de ma route, pour ne pas faire un faux pas, pour ne pas tomber, sinon j’étais morte. Mon coeur battait à la chamade.

J’ai eu très peur et je me suis promis que jamais je ne voulais revivre cette expérience. J’ai donc décidé d’utiliser les trottoirs sous les viaducs, toujours en laissant la priorité aux piétons et en les respectant. Si jamais je me fais arrêter par la police, je leur dirais que je préfère une amende à ma sécurité et à ma vie.

L’acharnement contre Luc Ferrandez

Depuis quelques semaines, on assiste à un véritable acharnement tant médiatique que citoyen contre le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez. Il se fait littéralement lyncher de toutes parts et de manière pas du tout respectueuse et glorieuse. Un déferlement qui ne facilite pas le dialogue. Malheureusement. Et pourtant, Luc Ferrandez et son équipe assument. Pour combien de temps?

Mais qu’a osé faire de si terrible ce maire ? A-t-il vendu son âme et donné des contrats sans appel d’offres à des firmes d’ingénieurs ? Des constructeurs de condos ? A-t-il manipulé des élections ? A-t-il demandé une loi spéciale au gouvernement ? A-t-il dilapidé des fonds publics ? A-t-il espionné les courriels de ses fonctionnaires ou collègues ? Est-il soupçonné de malversation ?

Pas du tout. Il n’a pas subi la foudre et les insultes du bon peuple pour avoir fait ce que plusieurs maires sont soupçonnés d’avoir fait depuis quelques années. Il a seulement fait changer le sens de la circulation de deux rues. Enfin, il l’a fait en équipe, avec les autres élus de l’arrondissement, mais c’est lui le bouc-émissaire. Luc Ferrandez a seulement osé s’attaquer à la circulation automobile. Et ça, en Amérique du Nord, au royaume de l’automobile, ça engendre la haine.

Les critiques sont donc très virulentes, agressives et totalement irrespectueuses. Et elles viennent de partout et n’importe comment. En fait, maintenant dès qu’un automobiliste arrive en retard quelque part, Luc Ferrandez est blâmé. Peu importe si les nombreux travaux routiers qui parsèment Montréal en sont responsables.

Respirer par le nez
Un instant. Peut-on se calmer et respirer un bon coup. Tout d’abord, je ne me prononce pas sur les changements amenés par l’équipe du Plateau, mais je pense que le traitement qu’on leur réserve est injuste et indigne. Je ne dis pas que Luc Ferrandez et son équipe ont totalement tort ou raison. Je ne sais pas si la décision de changer le sens des rues Christophe-Colomb et Laurier est une bonne décision. Je ne pense pas qu’en faisant des changements dans un seul arrondissement soit LA solution. Je crois qu’on doit avoir un plan urbain de transport pour l’ensemble de Montréal. Je crois que les solutions doivent être trouvées en collaboration entre tous les arrondissements et surtout en arrêtant de penser que l’automobiliste doit être le seul roi. Il ne s’agit pas de bannir l’automobile qui est là pour rester, mais de trouver des solutions pour améliorer la vie en ville et le partage de la route.

Le problème ? Luc Ferrandez et son équipe ont décidé d’agir dans leur arrondissement puisque c’est le seul pouvoir qu’ils ont. Aurait-il pu consulter l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie et celui de Villeray ? Sûrement et travailler en concertation avec eux pour limiter le flot de circulation venant de Christophe-Colomb au nord. Mais ces deux arrondissements sont dirigés par Vision Montréal, alors que le Plateau est dirigé par Projet Montréal. Montréal n’est pas dirigé par un maire, mais par 19 maires. Ingérable.

Les changements sont difficiles à instaurer, surtout quand on touche à la sacro-sainte auto. Mon collègue et ami Pascal Henrard a mis les mots sur ce problème. Les gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et se braquent sans prendre la peine de discuter et de voir si on peut aller plus loin. La colère n’est jamais bonne conseillère. Et l’être humain n’aime pas les changements.

La situation ? Malgré les critiques qui le traitent pratiquement de dictateur, Luc Ferrandez semble écouter les gens et être ouvert aux critiques et aux suggestions. Il a quand même affronté une foule hostile lors d’une séance d’information qui s’est transformée en séance d’insultes et de défoulement collectif. Bel exercice démocratique.

Un élu se présente devant les citoyens pour les entendre et les écouter, mais ces derniers préfèrent l’insulter, lui couper la parole et chialer. Dire à une personne « Retourne en Espagne » en dit long sur l’esprit de fermeture de certains. Il en dit long aussi sur le peu de respect des citoyens envers leurs représentants et envers leurs semblables. Il est vrai qu’au fil des années, de nombreux élus ont aussi démontré leur peu de respect de la démocratie et des citoyens.

Sauf qu’il est totalement inadmissible de crier après un élu, de lui couper la parole, de l’insulter. Bien entendu, on peut lui exprimer vigoureusement son opposition et son point de vue. C’est même encouragé. Mais il est totalement désolant de voir les gens se comporter de manière si agressive et irrespectueuse. Surtout quand un maire n’a rien fait de si répréhensible et que ce dernier a le courage de faire face à ces décisions et qu’il a le courage d’organiser des rencontres avec les citoyens et d’assumer ses choix.

Comment voulez-vous que des gens intelligents et compétents se présentent en politique quand ils voient ce qu’on fait subir à ceux qui osent. Autant rester chez soi.

Le quotidien d’une cycliste: voies réservées interdites aux vélos = danger

Cet après-midi, Patrick Dion, un grand cycliste, posait une question sur Twitter au SPVM, service de police de Montréal. Il leur demandait si les cyclistes pouvaient emprunter les voies réservées pour les autobus et les taxis. Réponse du SPVM: non. Il est interdit de rouler en vélo sur des voies réservées. Les cyclistes doivent rouler à gauche de la voie réservée, au péril de leur vie.

Car se faire dépasser par un autobus est déjà une épreuve en soi. Se faire dépasser à droite par un autobus et à gauche par une voiture sera totalement kamikaze et extrêmement dangereux pour une cycliste. Quel règlement totalement désuet et vraiment dangereux. On devrait autoriser les cyclistes à utiliser les voies réservées, quitte à devoir laisser la priorité aux autobus ou qu’on élargisse les voies réservées. Tout comme les autobus, les cyclistes permettent d’éviter autant de voitures sur la route.

Dès lundi il y a aura une voie réservée aux autobus sur St-Joseph, les cyclistes devront donc rouler au milieu de la rue ? Les cyclistes peuvent prendre la majorité des voies réservées aux autobus à Paris, pourquoi pas à Montréal ? A-t-on un accident avant d’agir ou veut-on empêcher les cyclistes d’utiliser certaines rues ? Ainsi s’il y a un accident, on pourra dire que c’est de la faute du cycliste qui aurait dû prendre une voie plus sécuritaire…

Le quotidien d’une cycliste: l’intersection Papineau-Gauthier

Un beau mélange cycliste-piétons-automobilistes

Après avoir parlé d’une intersection mal planifiée hier, aujourd’hui c’est un passage sur la rue Papineau, à l’intersection de la rue Gauthier, qui est particulièrement bordélique. La rue Gauthier est à sens unique vers l’ouest. Deux bandes cyclables ceinturent cette rue, l’une dans le sens de la circulation, l’autre en sens inverse.

Ces bandes rejoignent la piste cyclable, ou du moins les bouts de piste cyclable qui passent à travers le parc Lafontaine. Pour les cyclistes qui vont en direction ouest, c’est moins problématique. Pour ceux qui se dirigent vers l’est, on ne s’est jamais par quel bout se rendre à la bande cyclable sur Gauthier. Car la piste cyclable de Lafontaine est du côté nord, alors que la bande cyclable sur Gauthier se dirigeant vers l’est se trouve du côté sud. Le vélo que l’on devine peint sur la chaussée nous indique de traverser l’intersection en diagonale. Je veux bien, mais quand?

Quand le feu est rouge sur Papineau, les piétons peuvent traverser, mais normalement pas les cyclistes. Sauf que c’est le seul moment qu’il est possible de le faire. Mais qu’il y a toujours bien des piétons, et des automobilistes bloquant l’intersection à l’heure de pointe.

Quand le feu est vert, il l’est aussi pour les automobilistes qui arrivent de Gauthier pour tourner sur Papineau. En allant prendre la bande cyclable du côté sud, on leur coupe la route. Sans compter ceux qui mordent allégrement sur la bande cyclable pour tourner.

Ce qui arrive souvent est que je prends la bande dans le sens inverse, puis que je me tasse dans celle direction est dès qu’il n’y a plus de voitures.

Et je ne vous parle pas de l’intersection la plus dangereuse: Des Érables-Gauthier. C’est pour une autre fois.

Le quotidien d’une cycliste: le bordel du carrefour De-Lorimier/René-Lévesque

Le bleu n'est qu'un vague souvenir...

Certains carrefours à Montréal sont mal organisé pour les voitures et encore plus mal foutu pour les cyclistes. L’un d’eux est la jonction de la rue De Lorimier et René-Lévesque, sous le pont Jacques-Cartier. Lorsqu’on arrive de la piste cyclable sur René-Lévesque et que l’on veut aller aller sur la piste qui longe Notre-Dame, on doit s’y prendre à trois fois pour traverser le carrefour de manière sécuritaire. Même chose quand on arrive de l’autre côté.

Pour une piste qui fait aussi partie de la Route verte, ce n’est pas très glorieux. Les cyclistes, qui sont toujours nombreux à l’heure de pointe, traversent donc un peu n’importe comment pour ne pas avoir à attendre de longues minutes et traverser en trois étapes. Et parfois, on roule sur le trottoir, parce que c’est bougrement plus sécuritaire et facile.

En plus, les zones bleues qui sont censées montrer la voie aux cyclistes sont effacées depuis belle lurette et n’ont pas été repeintes depuis encore plus longtemps. Laisser à l’abandon ce coin? Pas mal. Dommage pour ce qui est la jonction de deux pistes cyclables. Et après, on veut encourager les cyclistes à respecter la signalisation. Il faudrait aussi leur faciliter un peu la vie, et la rendre sécuritaire.

Le quotidien d’une cycliste: automobilistes attentionnés

Ce quotidien d’une cycliste ne sera pas que négatif. Car il existe aussi sur la route des automobilistes attentionnés qui partagent la route et qui ne nous envoient pas leur portière dans le nez. Des portières qui sont très dangereuses pour les cyclistes.

J’en ai rencontré deux aujourd’hui qui ont regardé dans leur rétroviseur et ont attendu que je passe avant d’ouvrir la portière de leur auto. Ça fait grand plaisir et je leur fais toujours un beau sourire, car ils montrent leur respect. C’est toujours plus encourageant d’avoir un respect mutuel. Merci à ces automobilistes. On apprécie.

Le quotidien d’une cycliste: une portière évitée

Avec les reflets, les vitres plus ou moins teintées, les appuis-tête, voyez comme il est difficile de savoir si une personne est assise dans la voiture. Sans compter qu'il faut aussi regarder où l'on va, faire attention aux piétons, aux autres automobilistes. Bref, pas évident!

Depuis plusieurs jours une idée trotte dans ma tête. Raconter sur ce blogue mon expérience de cycliste en ville, parfois en images ou vidéo. Car je crois que les automobilistes qui ne font pas de vélo en ville n’ont aucune idée de ce qu’on peut affronter. Ça sera donc dans la catégorie le quotidien d’une cycliste. Parfois, ça sera aussi pour signaler le manque de savoir-vivre des piétons et des cyclistes. Mais dans mon cas, quand je roule, ce sont les automobilistes qui sont les plus dangereux et qui mettent ma vie en danger. Ce sera donc de mon guidon que j’écrirais, enfin presque.

Les satanées portières. J’en ai vraiment très peur. D’ailleurs, j’ai failli en être victime il y a quelques minutes en roulant sur Des Érables dans le Plateau. Une voiture me double pour aller se stationner un peu plus loin. Je vais arriver à sa hauteur dans quelques secondes et le chauffeur va sortir. Étant donné que j’ai eu la chance de le voir se stationner, je sais que quelqu’un est dans la voiture. Comme je le fais toujours, je prends mes distances avec la voiture et je roule à une bonne distance de portière de la voiture. Dans les petites rues du Plateau, cela veut presque dire au milieu de la rue. Quelle bonne idée. Au moment où j’arrive à sa hauteur, le jeune homme au volant ouvre sa portière sans regarder et m’aurait envoyée sur l’asphalte si je n’avais pas été prévoyante.

Comme je le fais chaque fois, je lui signale qu’il aurait pu regarder avant d’ouvrir. Aucune réaction. Peu importe, ça me soulage de le dire. Je le fais sans agressivité, simplement pour tenter de le sensibiliser. Même si j’ai peu d’espoir. Parfois, quand j’ai vraiment eu peur, je suis moins zen. Parfois.

Le harcelèment est aussi un crime !

Et généralement, il précède l’agression sexuelle. Un homme qui harcèle une femme démontre son manque de respect total envers la femme. Plusieurs personnes répondent toujours qu’il est difficile de savoir ce qu’est vraiment le harcèlement. Oui, car le niveau de tolérance de chaque personne est différent. Mais chaque homme a des oreilles pour écouter et entendre ce que lui dit une femme. Et ces oreilles servent à entendre un NON. Car non ne veut pas dire oui, ça veut simplement dire Non.

Aussi la majorité des hommes savent qu’une femme qui ne répond pas à leurs avances n’est pas intéressée. Ils arrêtent là. Quand on continue, on devient harceleur. Quand on drague avec insistance une femme qui ne semble pas intéressée, la décence et le respect qu’entretient la majorité des hommes envers les femmes les font arrêter.

Et ça ne veut pas dire que les hommes doivent arrêter de draguer. Il faut juste savoir arrêter quand ça ne marche pas. Tout comme une femme doit aussi arrêter quand la réponse n’est pas positive, sinon elle aussi s’amène sur le chemin du harcèlement.

Le harcèlement existe quand une femme (ou un homme) est mal à l’aise devant une situation. Et cela devient du harcèlement quand la personne qui fait l’objet de ce désir répond par la négative et que l’homme continue. Le niveau de tolérance est différent pour chaque femme, chaque personne. Mais certains types de harcèlement sont assez évidents.

En France, le harcèlement et les agressions sexuelles sont traités plus légèrement qu’en Amérique du Nord.

Ce qui explique les réactions et le mutisme face à l’attitude de Dominique Strauss-Kahn.

Ce qui explique les réactions totalement dégoutantes de certaines personnes tel que le rappelle Jean Quatremer un journaliste de Libération: «J’ai entendu quelques réactions aujourd’hui qui n’honorent pas leurs auteurs : dans une société qui porte de plus en plus attention aux victimes, à juste titre, on semble oublier qu’il y a une victime dans cette affaire, une femme qui affirme avoir été agressée, et pas seulement un politique en détresse. J’ai cru me retrouver dans les années 70 où on affirmait que les femmes violées affabulaient la plupart du temps et qu’elles avaient dû le chercher. »

Désolantes, les blagues salaces sur les femmes, sur le viol. Car une agression sexuelle est une agression sexuelle, pas un problème privé, pas de la drague, non. C’est inacceptable.

Pluie de pub papier par la poste

Depuis longtemps j’ai un collant anti-pub sur ma porte d’entrée. Je refuse le publisac et toutes les autres publicités non sollicitées. Sauf bien sur l’information de la ville, du gouvernement, les dépliants des candidats aux élections et autres informations nécessaires. Je parle d’information et non de publicité.

Certains restaurants et commerces locaux passent outre cet autocollant, rarement et malgré le fait qu’ils sont obligés, eux aussi de s’y conformer.

Il est très dommage que le journal de quartier généralement distribué avec le publisac soit malheureusement inclus dans cette publicité. Bien que parfois, en le lisant, je pense lire un simple dépliant publicitaire où se glissent quelques articles. Trop peu nombreux.

Quelle ne fut pas ma surprise hier lorsque j’ai reçu pas moins de trois belles publicités dans mon courrier. Car il semble que les publicités de ces trois compagnies m’aient été livrées par mon facteur. Est-ce que Poste Canada n’est pas soumise à la réglementation sur l’auto-collant anti-publicité non sollicitée ? Il semble que le facteur doit aussi respecter le collant anti-publicité et ne pas livrer de publicité. Normalement mon facteur respecte le tout, mais hier il s’est laissé aller. Je vais donc remettre cette publicité non sollicitée dans une boîte aux lettres de Postes Canada.

Tout le monde est vert le Jour de la Terre et oublie le lendemain…

Aujourd’hui tout le monde est vert, tout le monde est écolo et toutes les entreprises nous bassinent avec leurs gestes écolos. C’est bien d’en parler, mais c’est aussi bien d’y penser à longueur d’année, sans en faire une maladie. Et surtout de penser que la modération, comme dans tout, à meilleur goût.

La modération dans la consommation, dans notre utilisation des ressources naturelles, dans notre utilisation des nombreux produits de nettoyage, cosmétiques et autres, dans les nombres de fois qu’on prend notre automobile, etc. On modère. C’est déjà un bon geste pour l’environnement.

Bref, en ce Jour de la Terre, faisons confiance à ceux qui parlent moins et qui agissent. Généralement, plus un commerce ou une entreprise se drape de vert et en beurre épais, moins c’est vert. Ceux qui agissent ne le crient pas sur tous les toits. Et n’hésitons jamais à poser des questions. Toujours demander et questionner.

Et que penser de notre campagne électorale et des politiciens qui parlent peu d’environnement, ce qui prouve que la population s’en moque et n’en fait pas un grand enjeu. Dans les débats il n’y avait aucune question sur ce dossier. Le seul moment où on en parle c’est aujourd’hui, car c’est le Jour de la Terre comme à l’émission Maisonneuve en direct.

D’ailleurs, je pense exactement comme André Boisclair qui soulignait à l’émission L’après-midi porte conseil que tout le monde est en faveur de l’environnement dans le confort de son salon, mais pour les autres.

Et profitez-en pour regarder le documentaire de Nicolas Boisclair, Cherchez le courant, ce soir à 18h30 à Radio-Canada sur la rivière La Romaine.

Allez bonne fête pauvre Planète…

Une loi pour moins de 2000 personnes? La France divague…

Aujourd’hui en France, une loi interdisant le voile intégral en public entre en fonction. Avec grand fracas puisque quelques-unes des 2000 femmes qui portent le voile intégral dans un pays de 63 millions de citoyens ont tenté d’affronter la loi et se sont fait arrêter. Certains chiffres parlent même de moins de 400 femmes.

Une loi pour moins de 2000 personnes? N’est-ce pas comme tuer une mouche avec un char d’assaut? Et le pire, c’est qu’une telle loi engendre l’intolérance, le racisme et bien d’autres sentiments pas très jolis et sympathiques.

Même si je ne suis pas une fanatique du voile, qui selon moi brime la femme, je ne suis pas très encline à l’interdire non plus. Car la très grande majorité des musulmans qui immigrent dans nos pays veulent justement fuir l’intégrisme, le voile et plus. Il n’y aura jamais une vague de femmes voilées dans nos rues, ici comme en France.

Malheureusement, outre d’attiser le racisme, de telles lois peuvent cimenter le radicalisme de certains musulmans plus modérés. Certaines femmes qui ne portent que le foulard peuvent sentir le besoin d’appuyer leurs “soeurs” voilées intégralement. Vive l’escalade.

D’autres personnes utilisent le prétexte que dans certains pays musulmans, les femmes occidentales doivent se voiler. Alors, pourquoi ne pas utiliser la même méthode et faire le contraire? Pas d’accord. Ce n’est pas en utilisant les mêmes méthodes que certains pays moins démocrates qu’on élève le débat. Au contraire. On doit prouver nos standards de liberté plus élevés.

Je n’aime pas voir une femme voilée, mais je ne suis pas prête à lui interdire de sortir ainsi. Je préfère la croiser dans la rue plutôt que de la savoir cloitrée chez elle.

Quand un match de hockey décide de la date d’un débat électoral

J’aime le hockey et j’adore les séries de la Coupe Stanley. Vraiment. C’est d’ailleurs l’un des seuls moments où je ne rate presque aucun match. Surtout quand le Canadien va affronter les Bruins de Boston pour le premier tour…

Mais déplacer le débat en français de la campagne électorale fédéral à cause d’un match de hockey? Je doute de notre sérieux. Je doute de nos priorités. Et on ne peut plus douter de la toute-puissance de la Ligue nationale de hockey. Pourquoi ne pas avoir déplacé le match Canadien-Bruins de jeudi à mercredi ? Ou de jeudi à vendredi ?

Franchement, c’est un peu gênant de voir la force de persuasion d’un simple match de hockey face à un débat électoral de quatre chefs de parti, donc l’un deux sera notre premier ministre pour quelques années. L’un deux sera celui qui mènera les destinés de notre pays. Rien que ça. Mais il semble qu’un match de hockey a plus d’importance.

Mais bon. Il fallait s’y attendre et on comprend le consortium. L’objectif est d’attirer le plus grand nombre de téléspectateurs, ce qui aurait été impossible quand on connaît l’attraction qu’exerce le hockey sur le peuple.

Mais bon, c’est décevant. Je crois qu’en plaçant le hockey devant la politique, on envoie le mauvais message. Et on se demande qui mène le pays, Gary Bettman ou Stephen Harper ? Qui est le chef de l’opposition: Michael Ignatieff ou Carey Price ? Qui est le meilleur défenseur : Jack Layton ou P.K. Subban? Quel est le meilleur attaquant : Gilles Duceppe ou Michael Cammalleri?

Pourquoi cibler les piétons et non les automobilistes?

Intéressant éditorial de François Cardinal hier dans la Presse sur le fait que la police de Montréal continue d’intensifier les mesures répressives contre les piétons alors que le nombre d’accidents ne fait qu’augmenter.

Dans la chaîne de vulnérabilité, les piétons sont les premiers, suivis par les cyclistes puis par les automobilistes. On voit que l’incivilité augmente dans les rues de Montréal. Les plaintes des citoyens sur les problèmes de vitesse des automobilistes dans les quartiers de Montréal sont très nombreuses. Il suffit d’assister aux réunions des conseils d’arrondissement comme je le fais pour celui de l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie pour s’en rendre compte.

Lundi soir lors du conseil, au moins quatre citoyens sont venus se plaindre des problèmes de circulation et de vitesse excessive dans leur quartier. Le problème est donc au niveau automobile et non piétons ou cyclistes. Pourquoi ne pas augmenter les opérations de contrôle de la vitesse dans ce cas ? François Cardinal souligne que la police a fait le contraire.

Au cours de la dernière année, la police a même augmenté le nombre d’opérations de sensibilisation et de contrôle des piétons… pendant qu’elle diminuait le nombre d’opérations de contrôle de la vitesse!

Une heure de noirceur, pourquoi pas à l’année longue?

Ce soir, c’est une heure pour la Terre lancée il y a quelques années par le WWF. L’objectif ? Éteindre les lumières pendant 1h pour montrer la consommation d’électricité la nuit et réfléchir à notre consommation d’énergie.

Un article du Figaro souligne que l’éclairage représente 1/5 de la consommation d’électricité mondiale. C’est aussi la source de la pollution lumineuse. Bref, on éclaire trop souvent la nuit pour rien. Et si on éteignait toute l’année et pas seulement pour 1h ?

Vive les rides!

Aujourd’hui dans La Presse, Marie-Christine Blais nous offre un portrait de Louise Latraverse, 70 ans. Inspirante Louise Latraverse dont la photo est magnifique. Un visage qui n’a subi aucune chirurgie.

On en veut plus des femmes comme elle. Des modèles positifs pour les femmes qui montrent que les rides ne sont pas une calamité. Que les rides ne sont pas laides. Que les rides sont le reflet et la mémoire de nos vies, de nos joies et de nos tristesses. Que les rides ne doivent pas être effacées à tout prix.

Quand est-ce que jeunesse est devenu égale à beauté et vieillesse à laideur?

Louise Latraverse est celle qui avait dit en 2007 en recevant son premier Gémeau qu’elle valait cher, très cher, car elle n’avait pas été remontée à 67 ans. Et j’adore cette citation: « … Que les autres continuent à aller en chirurgie, moi, je vais avoir tous les beaux rôles de vieilles! »

Encore des élections qui coutent cher

Encore des élections qui nous pendent au nez. Notre système politique montre de sérieux essoufflements et a vraiment besoin de réforme. Faisons simple. Les élections devraient être à date fixe, tous les cinq ans comme en France. Aucun moyen pour un gouvernement ou des partis d’opposition de souffler le chaud et le froid à la moindre tempête et de lancer les menaces d’élection à la pelle.

Par ailleurs, le fait que le gouvernement n’ait pas l’appui de la majorité ne devrait pas le faire tomber. Le gouvernement Harper est minoritaire, il devrait être obligé de s’entendre avec les partis d’opposition pour arriver à un budget de compromis. Quand un gouvernement est minoritaire, cela veut dire que les citoyens ont décidé de ne pas lui donner les coudées franches et qu’il doit composer avec les autres partis. Cette manière de faire serait la réelle et véritable démocratie.

Et tant qu’à faire, modifions le système électoral. Des élections avec le système proportionnel représenteraient mieux les choix réels des citoyens.

Profitons-en aussi pour améliorer le financement des partis politiques qui devraient être assumé par le gouvernement sans possibilité de participation pour les entreprises et les citoyens. En ayant un financement totalement public, on s’assure qu’il n’y aura pas de conflit d’intérêt et surtout de retours d’ascenseurs.

C’est assez de réformes non ?

Madamisation ou bonhomisation? Pourquoi pas ketainisation?

Depuis hier et l’article de Stéphane Baillargeon dans le Devoir, on ne parle que de ça. La madamisation des médias, la bonhomisation comme l’a appelé Simon Jodoin pour faire un équilibre des sexes. Et bien justement, je suis un brin et un tantinet tannée qu’on colle automatiquement un sexe à toute tendance ou à tout ce qui se passe dans la société.

ÇA VA FAIRE. J’aimerais que l’on me propose des sujets, des émissions, des articles, des dossiers en tant qu’être humain intéressé par la politique, l’économie, la psycho, le sport, la mode et bien d’autres choses, pas en tant que femme, mais en tant que personne.

Peut-on s’adresser à notre intelligence, à notre curiosité, et non à notre genre? Peut-on me parler en tant qu’être humain et non parce que je suis une femme ou un homme ?

Les magazines dits féminins ne m’intéressent pas dans leur ensemble, car les pages recettes, bouffe, mode et beauté ne me parlent pas. Mais je vais être intéressée par un sujet psycho ou décoration. J’aime aussi les sujets dits plus masculins, comme le bricolage, le plein air, la société. Et ça ne veut pas dire que je n’aime pas ce type de revue.

Une revue ou une émission ne peut proposer des sujets qui vont plaire à tout le monde. La diversité a meilleur goût. Mais on peut offrir du bon journalisme, de la bonne information, de bonnes discussions et moins d’opinions simples et non fouillées.

On peut, comme le disait Marie-France Bazzo, sortir des sentiers battus, inclure des femmes dans les émissions de hockey, des hommes dans les émissions soi-disant féminines, éviter les commentaires à l’emporte-pièce, proposer des réflexions poussées, éviter les sujets que l’on rabâche (maigrir, éliminer la cellulite par exemple, doit-on changer l’entraineur du Canadien), inviter plus de spécialistes, de penseurs, moins de vedettes, de commentateurs enflammés.

Plus de diversité. D’ailleurs, sur Facebook, hier j’ai réagi à ce texte. Voici ce que j’en disais: «Tout le monde semble encenser ce texte ce matin. Pas certaine moi. J’ai mes doutes. On tape sur la madamisation comme si c’était une maladie. Comme si une frange entière de la société avait la peste? Est-ce qu’on fait de la télé et de la radio pour s’écouter parler ou pour ceux qui nous écoute? Je prône la diversité. » 54 commentaires plus loin, j’aurai dû l’écrire ici… Surtout pour se faire citer par Patrick Lagacé et Simon Jodoin.

Mais surtout, peut-on arrêter de coller un genre à tout ça. Je n’en peux plus de ces catégorisations qui nous limitent dans notre rayonnement et nous enferment dans un cocon bien trop délimité. Un frein à notre créativité.

Un chargeur solaire efficace?

Le solaire commence a se faire une place. Même si de nombreux panneaux solaires et autres objets alimentés avec cette énergie sont faits en Chine et peu durable.

Pourtant le solaire est une belle avenue. Et du soleil, on en a pas mal au Québec, comme en France. On peut aussi remplir des batteries grâce au soleil pour utiliser l’énergie quand les nuages le cachent. Depuis quelques années, je cherche à acheter un chargeur solaire efficace et durable pour recharger en tout temps mon iPhone, mon MacBook et même la pile de mon appareil photo, peu importe où je me trouve.

Je n’ai pas encore trouvé. Il y en a de plus en plus comme le Solio ou le Freeloader Classic et tout ceux que l’on trouve sur cette éco-boutique en ligne française. En avez-vous déjà testé ? Utilisé ? Suggestions ?

Avoir 44 ans, mieux que 43 ou en attente du 45 ?

Pourquoi on fête plus les dizaines ou les 35, 45, 55 ans ? Pourquoi on ne fête moins les 44 ans, 33 ans, 66 ans, 22 ans ? Drôle non ? Pourquoi on aime cette journée où tout le monde s’arrête quelques secondes pour écrire un bonne fête ou joyeux anniversaire dans un courriel, sur Facebook, dans une carte ? Pourquoi on remarque plus les gens qui n’y pensent pas ? Qui oublie ? Est-ce si grave ?

N’est-ce pas mieux un ami qui nous appelle deux semaines en retard qu’une connaissance qui nous lance un bonne fête pour se débarrasser et remplir sa corvée de la journée ? Sur Facebook, lancez-vous des voeux à tout le monde ou simplement aux personnes qui sont importantes pour vous ? Et puis est-ce si dramatique de passer son anniversaire seule, sans personne pour organiser une fête, un souper ou quelque chose ? N’est-ce pas des journées comme celle de son anniversaire, de Noël, de la St-Valentin ou de l’Action de grâce que la solitude devient encore plus pesante ?

Les anniversaires sont des journées comme les autres. On agrippe une année de plus au passage, puis ? Et s’ajoute une ride charmante, une oreille plus sourde, un oeil avisé, une peau qui se relâche, la tête blanchit, le coeur s’allège, la raison s’apaise, la confiance s’encre au creux de son âme et le bonheur paraît un peu plus facile. Vieillir s’apprend. On s’endurcit. Tout simplement. Et la Lune se met à briller. Le cadeau ultime. Merci la vie. Merci les amis.

Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

Autres textes sur le journaliste à la pige:
Pourquoi signer ces contrats indignes?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Journalisme professionnel et contrat équitable
Gil Courtemanche et la solidarité à sens unique
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Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Les démarreurs à distance pollueurs me découragent…

Les démarreurs à distance me découragent totalement. Ça devrait être interdit. J’en ai parlé à multiples reprises, mais je me répète. En plus, ils engendrent encore plus de gaspillage d’essence, pollue notre atmosphère tant au niveau de l’air qu’au niveau sonore.

Quand les gens n’arrêtent pas de se plaindre à la moindre augmentation du prix de l’essence, je ne comprends pas pourquoi on démarre sa voiture à distance pour la laisser tourner 3, 5, 10 et parfois 15 et même 30 minutes. Tant que les démarreurs seront largement utilisés par la population, je n’aurai aucune pitié et aucune tristesse lors des augmentations du prix à la pompe. Avant de se lamenter, de chialer, consommons moins d’essence et les pétrolières nous écouterons peut-être. Je suggérai justement de ralentir et d’éviter de faire tourner son moteur quand on ne roule pas hier à l’émission d’Isabelle Maréchal.

Et ce n’est pas nécessaire. Plusieurs garagistes et concessionnaires automobiles m’ont souligné qu’il suffisait de laisser tourner le moteur 30 secondes et de rouler lentement. C’est la meilleure manière de réchauffer le moteur.

En plus, le prix du pétrole va augmenter avec ce qui se passe en Libye (gros producteur), au Bahreïn, en Iran et ailleurs dans ce coin du monde.

Par ailleurs, les démarreurs à distance encouragent les automobilistes à laisser tourner leur véhicule pendant de longues minutes alors que le gaz carbonique se répand dans l’atmosphère. Laisseriez-vous votre voiture tourner dans votre garage ? Non. Alors pourquoi dans notre grand garage collectif.

Vous avez peur d’avoir froid ? Habillez-vous calvaire comme le disait mon ami Pascal Henrard il y a quelques années. Vous avez peur que votre chérubin ait froid ? Habillez-le aussi. Ce n’est pas quelques minutes au froid qui fera une différence. On est au Québec, un pays où l’hiver est froid. On est équipé de bons manteaux, de bottes, et de caleçons longs. Portez-les et laissez-nous respirer sans nous empoisonner.

Sans compter la pollution sonore des voitures qui tournent devant notre fenêtre. Merci pour le réveil. Un ronronnement de moteur constant pendant de longues minutes est particulièrement désagréable, surtout quand on tente de se rendormir le matin à 6h. Pas très sympa.

Et puis, saviez-vous qu’il y a un règlement à Montréal et dans plusieurs villes du Québec qui interdit de laisser tourner un véhicule plus de trois minutes sans rouler ? Évidemment il y a des exceptions. Pour les travailleurs comme les taxis, les autobus et lorsque la température descend sous 10. Il est aussi évident que lorsque le véhicule est glacé, on doit le dégivrer.

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